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Faire du camping autrement

6 Juil

Envie d’un petit séjour sauvage? Orphelin de tente? Pourquoi ne pas essayer un hébergement insolite? Ça sort un peu de l’ordinaire. Ça fait changer d’air. Le Québec nous offre une nature riche et des sites bucoliques pour en profiter. Les petits villages n’attendent que ça, de nous voir arriver un peu endimanchés, le sourire aux lèvres, prêts à changer de décor. Cet été, partez sur les routes du Québec pour du camping qui sort des sentiers battus!

 

Aux Tipis de la Rivière Sauvage, St-Romain

Quand s’évader rime avec simplicité! Les tipis de la Rivière Sauvage, c’est un peu le tout-inclus du camping. Dès notre arrivée, on nous a enveloppés. C’était doux, chaleureux et pas compliqué. Petite visite des sentiers, du poulailler avant de nous diriger vers notre terrain. Spacieux, intime et accessible, on ne peut pas demander mieux. Le soleil levant, c’est le p’tit nom de notre tipi. On sait déjà qu’on va être bien ici. Un lit suspendu, un petit futon, une table de bois sculptée des mains du papa de la propriétaire, un petit coin pour faire sa toilette et c’est tout. Tout propre. Parsemé de petits objets porteurs d’histoire, plumes, capteurs de rêve, fourrures, encens, ça réchauffe le coeur. Hiver comme été, Les Tipis de la Rivière Sauvage nous accueillent dans un lieu de ressourcement et nous chouchoutent pour nomadiser sans tracas. Tout est à portée de main pour cuisiner, ils ont même pensé à l’eau pour s’hydrater. Un gazebo pour s’installer loin des bestioles, un coin feu pour prolonger la soirée, puis un accès à la rivière qui coule doucement et qui n’attend que l’envie folle de s’immerger.

Vous pouvez les suivre sur Facebook ici!

 

Yourte Domaine Ô naturel, St-Léon-de-Standon

Du camping en plein hiver, oui, à la condition que ce soit chaud, douillet et facile d’accès. Les Yourtes du Domaine Ô naturel répondent en tout point aux conditions essentielles pour passer un séjour loin des fracas de la ville. En mettant les pieds dans la yourte, c’est comme si on s’était tissé un cocon. On s’est enveloppés, on a mis du bois dans le foyer, puis on a fait l’éloge encore une fois de la simplicité qui nous permet de nous évader. On s’est patenté une fondu qu’on a mangé presque tout nu tellement la combustion se faisait aller. Entouré de sentiers, on a enfilé nos raquettes pour une promenade entre pins et sapins. En gros, c’est la recette parfaite pour passer du bon temps en amoureux ou en famille sans se casser le bolo et renouer avec l’hiver. Il faut simplement aimer vivre avec proximité dans 150 pieds carrés (ou plutôt ronds)!

 

Quelques idées d’hébergements insolites qui vous feront oublier la monotonie de votre lit:

  • Une maison de hobbit aux Écogites en forêt de Entre Cîmes et Racine, Laurie vous en avait parlé ici !

  • Une cabane dans un arbre chez Kabania, pour les grands enfants et les plus petits!

  • Une bulle vitrée dans un arbre, chez Canopée-Lit!

  • Un camion romanichel, au Rond Coin de St-Élie-de-Caxton…le village de Fred Pellerin!

 

Et vous, avez-vous déjà essayé ce genre d’hébergement?

Bon camping!

Laura

Témoignage camping glamour.

20 Juil

C’est dans un esprit assez bûcheron que nous avons l’habitude de partir camper. Dormir à même le sol sans pensées princesse-au-petit-pois, se réveiller les yeux dans la graisse de bine et cuisiner son déjeuner dans un gras assez similaire qui grésille au fond d’une casserole noire et cabossée de vécu. Faire un feu le matin, le midi et le soir avec trois allumettes, ranger sa bouffe sur le très haut d’une branche d’épinette et, néanmoins, se faire dévorer les pains à hot-dog donc ne manger que les saucisses au bout d’un bâton sec. Suer, puer et ne pas se raser.

 

Il y a également de ces petites natures qui s’aventureront dans le vaste monde du sauvage avec cinq bouteilles de chasse-moustique, un sac de couchage -30° en plein été parce qu’au mois d’août -leur a-t-on dit- les nuits sont plus fraîches et que le froid ce n’est pas l’idéal déjà qu’il y a les orignaux, les ours, les loups, les ratons-laveurs, les écureuils, les terribles fleurs et les affreux papillons. Et puis, est-ce qu’il y a du réseau dans la forêt pour que j’instagram mon bonheur d’être coureur des bois?

 

J’ai toujours été davantage aventurière dans mes méthodes de campement: se laver avec du sable, utiliser la fumée comme citronnelle et ne même pas dire lapin-lapin quand la boucane s’en prend à ma face et mes yeux. Méga fan de la brume sur le lac au matin et d’une bonne saucette dans l’eau frette pour remplacer un café. Envoyer le canot dans les rapides puis prendre une gorgée d’air frais quand le courant s’est calmé.

Il m’a donc fallu vivre un deuil quand mon père m’a confirmé la location d’une yourte près de laquelle seraient stationnées les deux voitures, contenant quatre glacières, trois bombonnes de propane, deux barbecues et une seule lampe de poche. En résumé, pas besoin de monter une tente… alors qu’on va faire du camping! 

Puis, le mot a résonné dans la tête des mes trois frères et moi. Cette récente et (ô combien) actuelle mode dans le monde du campement, nous allions y goûter. Mordre la poussière du fameux glamping. Tragédie s’abattant sur nous, malheur et désespoir.

 

Quatre jours plus tard, redéfinition complète de mon idée du camping. Tout était différent, donc tout a changé. Rien ne sera plus jamais pareil. Car, je suis maintenant persuadée que ce n’est pas l’isolation de la tente, l’utilisation d’essence ou tout autre gaz à émissions polluantes, la quantité de nourriture achetée, cueillie, pêchée ou chassée, le transport du point A au point B à jus de bras, de pédale ou de volant, enfermer son matériel dans des barils hermétiques ou dans une voiture qui s’hermétise en appuyant sur le cadenas du démarreur à distance et toutes les autres modernités qui s’opposent au primitif de ce qu’a toujours été le camping jusqu’à ce jour. Ce n’est pas ça qui change profondément la signification du séjour.

Ce sont les gens, leur présence.

 

Se taire en même temps pour écouter la faune et la flore pendant très longtemps et laisser le courant nous porter. Se plaire dans ce silence d’être bien accompagné. L’entente naturelle de la répartition des tâches qui, honnêtement, ne se fait pas aussi bien à la maison. Choisir avec le sourire qui pagaie et qui navigue parce qu’on se fait mille fois confiance. Ramer pendant cinq heures sous la pluie et ne jamais se plaindre parce qu’un feu nous attend, aussi réconfortant que toute la fierté du monde qu’on ressent à garder le cap malgré le mauvais temps.

Chanter autour du feu notre traditionnel hymne familial qui, je-sais, vient du radio portatif où est branché un IPod. Pis ça? Sourire en vous écoutant ronfler d’épuisement sur de la literie et des matelas fournis oui-oui-ouiii, sous un toit en bois au centre duquel il y a un foyer. Pis ça? Se raconter nos vies et trouver qu’on est une fraternité qui vieillit très bien autour des bières qu’on est allé, je me confesse, s’acheter au dépanneur en rentrant de la descente. Pis ça?

 

Ça, c’est le bonheur! Du bonheur réchauffé par les flammes. Et, croyez-moi, ce n’est pas le plus-ou-moins, le pas-pantoute, le surtout-beaucoup ou le rien-que glam de votre séjour de camping qui en est le bois de chauffage. Alors n’ayez pas peur de tenter le coup, de sauter sur l’occasion ou de toujours refuser de vous abaisser à cette mondanité. Vous ferez, de votre expérience, un témoignage. Point final.

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Crédit photo: Papa Neault

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