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Ma rencontre avec le Nicaragua

30 Mai

Fidèle à ma bucket list de janvier dernier, au début du mois de mai, je me suis envolée pour 16 jours de chaleur (35 à 42 degrés !), de découvertes et d’épanouissement. C’est en Amérique centrale, dans un pays où la population t’accueille comme si tu étais de la famille, que mon choix s’est arrêté. Le Nicaragua, je n’en connaissais que le nom et pourtant, je m’y sentais appelée. En quelques lignes, mon récit ainsi que mes must see de ce fabuleux pays.

FreeSpirit

Free Spirit Hostel – El Transito | Crédit : Pascale Marquis

Surf & Yoga

J’ai débuté mon parcours à El Transito, un petit village situé dans la ville de León. J’y suis resté six jours pour prendre part à un camp de surf et de yoga. Depuis longtemps l’envie d’essayer le surf me titillait. The Free Spirit Hostel est un endroit parfait pour les débutants. En plus d’avoir l’océan Pacifique comme voisin immédiat, la plage est très peu achalandée et la mer exempte de coraux. Les vagues sont belles et constantes et juste assez grosses pour les greens comme moi. Qu’on se le dise, ce n’est pas si facile ! Mais j’ai vraiment aimé mon expérience. Et que dire des séances de yoga au soleil couchant, tout simplement magique !

Ce que je retiens de mon passage au Free Spirit, c’est l’esprit de famille. Les propriétaires sont des Québécois, ce qui a une influence directe sur le type de clientèle. Bénévoles et personnel sont chaleureux et la nourriture y est très bonne. Chaque soir nous avons droit à un grand souper en famille, ce qui a beaucoup de charme !

Les couchers de soleils sont sublimes, surtout lorsque l’on marche jusqu’aux piscines naturelles. Il y a également possibilité de visiter la ville de León et sa superbe cathédrale, ainsi que de faire du volcano boarding sur le Cerro Negro, le plus jeune volcan d’Amérique centrale. C’est d’ailleurs le seul endroit au monde où cette activité est possible sur un volcan toujours actif. Petit conseil, eau et crème solaire en quantité plus qu’abondante !

Volcano boarding – Cerro Negro | Crédit : S – Travel & Tours (eh oui, c’est moi!)

Viva la playa!

Deuxième arrêt, San Juan Del Sur, une ville à proximité de plusieurs plages, prédestinée à la fête. Important de garder cet aspect en tête surtout si, comme moi, tu préfères de loin te lever au rythme du soleil et non t’y coucher. En plus du célèbre Sunday Funday, la ville grouille de bars et d’occasions pour se déhancher sur les notes de Despacito (prépare-toi à l’entendre 72 fois par jour !).

Heureusement pour moi, le Casa Oro Eco Hostel où je résidais était un peu plus calme. Comme les dortoirs sont grands (on y dort 10 par chambre) on y rencontre des gens du monde entier. C’est fabuleux de pouvoir échanger et apprendre sur tant de différentes cultures à la fois !

Avec l’aide du personnel, je me suis prélassée sur le sable chaud de trois différentes plages de la région : Playa San Juan Del Sur, à quelques minutes de marche de l’hostel, Playa Hermosa et finalement, ma préférée, Playa Maderas, très bien pour les surfeurs.

Une île, deux mondes

Je dois avouer que j’avais énormément d’attentes envers ma troisième destination. La petite Isla de Ometepe m’a charmée dès mon arrivée. Une île érigée par deux volcans et qui offre deux atmosphères complètement différentes.

Le Concepción est le plus haut des deux volcans, avec ses quelque 1600 mètres. Il est situé du côté quelque peu plus développé de l’île. On y mange comme des rois. GROS coup de cœur pour les déjeuners du Cornerhouse Coffee et les crêpes repas du Mar Dulce.

En tuk tuk, je me suis rendue à la Punta Jesús Maria, l’un des rares points de vue permettant d’observer les deux volcans au même moment. Note aux amoureux, c’est un endroit hyper romantique.

Il est facile et abordable de se procurer un scooter pour visiter différents attraits de l’île. Je me suis arrêtée à Ojo de agua, une sublime piscine naturelle formée d’eau volcanique. J’ai également exploré la réserve naturelle de Charco Verde où j’aurais aimé passer une journée entière. C’est d’ailleurs à cet endroit que j’ai rencontré mon nouvel ami Benoît (nommé par moi-même), le singe hurleur.

Le Maderas est un volcan un peu plus petit (près de 1400 mètres). Faune et flore dépaysantes en tout point, c’est la jungle qui nous attend. Pour une raison qui m’échappe encore aujourd’hui, je me sentais éprise de nouveautés. J’ai donc décidé de pousser l’expérience plus loin et de loger au El Zopilote Organic Farm. Un hostel situé au beau milieu de la jungle nicaraguayenne. Il faut marcher (escalader serait plus juste) 1,5 km seulement pour arriver à la réception. Le site est sublime. Attendez-vous à y faire des rencontres exotiques. Se réveiller et avoir à nos pieds une araignée aussi grosse que notre main est un exemple que je peux désormais qualifier de vécu (OMG !).

Volcan Concepción + Punta Jesús Maria + Ojo de agua – Isla de Ometepe | Crédit : Pascale Marquis

Architecture & couleurs

Dernière ville, Granada la sublime. Aux premiers instants où mes pieds ont frôlé les rues, je m’y suis sentie bien, chez moi et en toute quiétude. J’avais l’impression de revenir à la maison après un long voyage. Probablement que l’effet post-jungle y est pour quelque chose.

Tellement de beautés à voir. Tes deux pieds seront ton meilleur guide. J’ai visité entre autres la Iglesia La Merced ainsi que la Cathedral of Granada, toutes deux offrant des points de vue en hauteur sur la ville, le ChocoMuseo et toutes les saveurs qui l’accompagnent, la rue piétonnière La Calzada qui regorge de restaurants et de boutiques d’artisans. J’ai même fait un arrêt dans une école pour écouter des enfants répéter leurs chants de chorale.

Si tu es une lève-tôt, prends-toi un café au Nicafe Hotel Real la Merced (j’y suis allée trois fois !), puis marches à travers les rues. Tu verras la ville s’activer et prendre forme. C’est réellement impressionnant.

À quelques pas du Nicafe se trouve l’Hostel De Boca En Boca. J’ai tout simplement adoré y séjourner. Le propriétaire, un français aux lunettes en bambou rouges, est vraiment charmant. Conseil d’amie, réserve avant de t’y rendre.

J’ai profité de mon séjour à Granada pour relaxer au Laguna de Apoyo, un lac d’origine volcanique. J’ai également assisté à l’impressionnant spectacle de nuit qu’offre le volcan Masaya. Comme il est toujours actif, on peut voir la lave bouillonner. Mon séjour s’est terminé par une randonnée en kayak à travers les Isletas de Granada situées dans le lac Nicaragua. Le guide était fantastique et nous a appris énormément sur la culture et l’histoire de ces îles.

Nicaragua, je t’aime et tu me reverras assurément.

Pascale

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Granada | Crédit : Pascale Marquis
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Et la fois où j’ai cru mourir dans un volcan

17 Sep

Cet été, je suis partie en Indonésie avec mon amie. Je pense qu’elle aurait bien voulu un ratio plage plus élevé que l’itinéraire que je lui ai proposé, mais j’ai quand même insisté pour faire au moins 50/50 en visites et excursions par rapport au temps passé à la plage. Et une chance, parce que même si on a cru mourir au volcan Kawah Ijen, au final, ça aura été notre gros highlight du voyage.

En me renseignant sur le pays, j’avais entendu parler de ce volcan qui permet de voir du feu bleu. C’était assez weird pour piquer ma curiosité et convaincre mon amie de non seulement faire une excursion au Kawah Ijen, mais bien entendu de le faire de nuit pour avoir la chance de voir ce phénomène surréaliste !

Le départ se fait donc à 1h du matin depuis notre hôtel pourri de Banyuwangi, car le but est aussi d’assister au lever de soleil en haut du cratère après y être descendu. Une fois arrivées au pied du volcan, on se rend compte que la montée serait plus ardue et longue qu’on ne le croyait ! Après une heure ou deux (on sait plus, c’était juste long et éprouvant !), on arrive enfin au sommet avec notre guide d‘Ijen Miners Tours qui a été d’une grande aide, et qui nous permet aussi de descendre dans le cratère, une descente pas évidente non plus entre les touristes et le sentier de pierres pas super safe. L’odeur de soufre se faisait déjà sentir depuis un moment, alors on avait sorti nos beaux masques à gaz pour se balader avec style.

Hiking in style

Une fois en bas, on s’approche du solfatare (c’est la source du soufre, merci Wikipedia !), avec les mineurs qui extraient le minerai dans des conditions vraiment désolantes. Ça fait un peu mal au cœur de les voir travailler si fort, sans masques adéquats alors que les yeux nous brûlent déjà après 5 minutes, pour ensuite transporter des paniers remplis de souffre et pesant plus de 40 kilos à travers ces cons de touristes que nous sommes… et en même temps, je m’émerveille de ces lueurs bleues qui apparaissent derrière la fumée, même si c’est pas aussi net et assez long pour que j’immortalise ça en vidéo ou en photo (d’autres ont réussi mieux que moi, ici par exemple !).

Mais c’est là aussi que j’ai cru mourir dans le fond d’un cratère, en pleine nuit, à l’autre bout du monde.

C’est arrivé tout d’un coup, une bourrasque de vent qui nous a tous plongé dans la fumée de soufre. On ne voit plus rien, parce que ça pique d’abord les yeux et parce qu’on n’a plus d’autre choix que de les fermer ensuite. Moi qui a du mal à faire du snorkeling sans hyper-ventiler, le masque à gaz me faisait un peu le même effet, et dans la fumée complète, il ne filtrait plus grand-chose. On a donc vraiment du mal à respirer, je pense étouffer alors je retire le masque en me bouchant le nez mais en avalant une bonne goulée de fumée qui me brûle la gorge. Mon guide qui me dit de m’accroupir. Je ne sais pas si je vais vomir ou juste arrêter de respirer drette là et mourir bêtement dans mon masque plein de larmes et de morve.

Un peu glauque comme place pour y mourir!

Heureusement, la fumée a fini par se dissiper. Je suppose que ça n’a même pas duré plus que 30 secondes, peut-être même moins, mais ça m’a paru aussi long que ma montée de l’Adam’s Peak ! J’ai retrouvé mon amie qui en menait autant pas large que moi, et on ne s’est pas trop fait prier pour remonter aussi vite que possible ! On se remettait de nos émotions au fur et à mesure que le ciel s’éclaircissait, et en voyant le paysage qui s’offrait à nous,  on n’avait pas d’autre choix que d’oublier la panique 20 minutes plus tôt. La vue était juste MA-GNI-FI-QUE. Le contraste de couleurs, la joie de respirer à nouveau même si on pue le soufre et qu’on a la gorge qui pique encore, la satisfaction d’être là debout devant l’immensité du volcan et de son lac turquoise, l’envie de contempler ça pour toujours…

Le Kawah Ijen dans toute sa splendeur au petit matin

J’ai cru mourir au fond d’un volcan, mais au final, je me suis sentie crissement vivante à son sommet !

Avez-vous déjà eu ce feeling-là?

Lisa Marie

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