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Hoop Montréal ou comment devenir accro du hula-hoop

24 Avr

C’était la fin de l’hiver et je flânais sur les interwebs à la recherche d’une nouvelle passion pour revigorer mon esprit qui s’était littéralement enfoncé dans les abîmes de l’hibernation. J’avais une envie profonde de cultiver mon petit jardin de bonheur intérieur. À partir de là, une idée de génie m’est apparue, comme si Aladdin m’avait permis de toucher sa lampe magique. Je me suis dit que j’allais me lancer dans l’apprentissage du hula-hoop.

Et là, je ne parle pas de faire un concours de celui ou celle qui le fait tourner le plus longtemps autour de sa taille, non, je parle du hula-hoop tel qu’il est en tant que discipline dansante et énergisante.

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Photo Dominique Tapin

 

Je me suis alors mise à faire des recherches et j’ai atterri sur l’entreprise Hoop Montréal, qui offrait des cours professionnels avec un professeur qualifié. C’est là que je me suis lancé dans l’aventure du hula-hoop et que je suis tombée en amour avec un sport pas comme les autres.

C’est jeudi dernier qu’a eu lieu le grand lancement de Hoop Montréal. C’était bon, il y a avait de ces belles personnes et puis il y avait Dominique, ma professeure et aussi copropriétaire de Hoop Montréal. Je me suis entretenue avec elle, le temps de lui poser quelques questions, pour qu’elle puisse nous parler de ce que Hoop Montréal représente.

Bonne lecture!

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Photo Luc Delorme

  1. Hoop Montréal, c’est quoi au juste?

Hoop Montréal, c’est la seule école de hula-hoop à Montréal. Nos instructrices passionnées sont formées par l’école afin d’offrir une pédagogie unique et adaptée à tous.  De plus, notre Hoop boutique permet de se procurer un cerceau de qualité pour adulte ou encore un DVD pour débutants.

  1. Pourquoi le hula-hoop?

Le hula-hoop s’avère à la fois sport, méditation et danse.  C’est ce qui m’a séduite lors d’un atelier dans le cadre du festival Montréal Complètement Cirque, édition 2012. Après avoir développé mon apprentissage, je suis devenue instructrice en 2016 chez Studios Vert Prana, pour le plaisir de partager ma passion. Je suis maintenant la nouvelle copropriétaire.

  1. Qu’est-ce qui (ou qui!) a été l’élément déclencheur de ce projet?

Nathalie Veilleux, fondatrice des Studios Vert Prana!  Nathalie m’a d’abord offert la formation d’instructrice, puis elle m’a proposé de prendre le relais du volet hula-hoop des Studios Vert Prana, devenu Hoop Montréal.  Fait cocasse : Nathalie et moi avons formalisé le transfert devant notaire le 10 avril, jour de nos anniversaires !

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Photo Luc Delorme

  1. Est-ce que c’est accessible à tout le monde?

Absolument! Le hula-hoop est une activité ludique, accessible à tous, où les apprentissages sont infinis.  Il permet aux plus jeunes et aux moins jeunes de développer leur coordination, leur souplesse, leur créativité et surtout, de se garder en forme par le plaisir!  Et bien que la gent féminine y soit majoritaire, les hoopeurs masculins sont bienvenus dans la communauté!

  1. Quels sont les cours offerts?

Nous offrons des cours de groupe ou privés pour tous les niveaux, de débutant à avancé. De plus, nous sommes fiers d’offrir en exclusivité l’entraînement par le cerceau : le Hoop Fitness, accessible à tous, même aux débutants!

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Photo Luc Delorme

  1. Y aura-t-il des événements de Hoop Montréal bientôt?

Le 30 avril, Hoop Montréal participera à la journée portes ouvertes de Studio Bizz Mont-Royal en offrant une classe gratuite de Hoop Fitness. En plus des cours d’initiation et de Hoop Fitness réguliers, nous offrirons une série de trois cours pour débutants à St-Hyacinthe dès le 18 mai.  De plus, une classe intensive de niveau intermédiaire aura lieu les 27 et 28 mai.  D’autres cours et événements sont prévus pour cet été, notamment au parc Lafontaine.

  1. Où peut-on être au courant de ce qui se passe avec Hoop Montréal?

 Sur le site web Hoopmontreal.com, sur la page Facebook Hoop Montréal, ou encore en s’inscrivant à notre Hoop bulletin à l’adresse inscription@hoopmontreal.com

Vanessa

 

Prendre le temps du temps des fêtes pour donner du temps.

25 Déc

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Au début je voulais sincèrement écrire un papier humoristique sur le dernier sprint d’achats de cadeaux. Je voulais écrire une liste de 30 choses à offrir en bas de 5 piastres.

Je voulais écrire ça de façon niaiseuse, par exemple : numéro 3 : donner un bâton de marche naturel à ton hôte que tu auras préalablement volé à un écureuil frustré et dont tu auras joliment enjolivé le manche à l’aide de plasters récupérés, ou bedon numéro 7 : une statuette religieuse de toi en train de cueillir des champignons sauvages en gommes ballounes mâchées.

Je devais avoir au moins 50% de mon texte cogité dans ma tête; les idées toutes les plus niaiseuses et croches possibles les unes que les autres. Mon imagination n’avait aucune limite, à la limite du j’avais l’air folle de rire de mes propres blagues très, trop noires. Et puis j’ai vu le message d’une amie sur Facebook qui demandait de l’aide pendant le temps des fêtes pour venir enjoliver ce moment, qui est censé être festif, dans un centre pour personnes âgées. C’était un message lourd de sens, c’était un message qui nous fait reprendre contact avec certaines situations dont on fait souvent fit, c’était un message presque à l’aide qui m’a semblé beau et m’a touché directement. Comme si j’avais pu être à 4000 km d’ici et qu’une perche longue d’amour m’avait transpercée. Puis je lui ai répondu oui, puis j’ai laissé tombé mon texte niaiseux.

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Voici donc une liste de 20 choses à faire pendant le temps festif des fêtes, bonnes pour l’âme (un peu moins cheap que la lignée de livres bouillon de poulet) et avec des répercussions directes sur l’environnement. Rien de triste ou de trop intravertissant. Des fois on à simplement besoin de prendre le temps de prendre le temps, avec nous et puis avec les autres. Et si ça peut en devenir une habitude, un pas à la fois, et bien moi j’aurai fait ma bonne action.

Passez un joyeux temps des fêtes enrichissant.

  1. Prendre une soirée pour faire Opération Nez Rouge et s’assurer du retour intact de personnes ayant un taux d’alcoolémie élevé. Plaisir garanti.
  2. Écrire une lettre de bons vœux et la remettre à une personne de la rue.
  3. Il vous reste des restants de nourriture pour nourrir le Nigéria au complet? Pas de panique, allez le porter à une association caritative qui va la redistribuer par la suite.
  4. Faites le ménage de vos vêtements et allez les porter à l’église du coin.
  5. Prenez plaisir à faire du bénévolat. Peu importe où : pour un festival, pour une œuvre caritative, pour un voisin, une tante, un ami…
  6. Prenez le temps d’écouter vos grands-parents, ils sont des livres et des livres d’histoires remarquables que tu ne vivras probablement jamais parce qu’ils l’ont vécu dans un autre contexte.
  7. Prenez une longue marche et souriez, aux autres et à vous mêmes. Le sourire est extrêmement contagieux et même forcé, il déclenche la sécrétion de la sérotonine dans ton cerveau.
  8. Un p’tit 2$ à une personne de la rue qui peut ben demander une cigarette si ça lui fait plaisir.noel-le-temps-les-rockalouves-03
  9. Prenez le temps de profiter des moments en famille. Laissez le cell dans la sacoche ou le sac à dos et concentrez-vous sur les discussions. Prenez part aux discussions et riez.
  10. Jouez avec des enfants et riez comme eux.
  11. Allez encourager un groupe local et si vous jouez de la musique, participez à un open mic quelque part.
  12. Si vous avez la place dans votre appartement, offrez une nuit ou deux à quelqu’un via un site de voyageurs. En plus d’en apprendre sur un autre environnement, tu agrémentes le voyage d’une autre personne.
  13. Apprenez quelque chose à quelqu’un.
  14. Faites la lecture à un enfant.
  15. Intéressez-vous à la passion de quelqu’un d’autre et essayez, pour un instant, d’en faire la vôtre.
  16. Déneigez l’entrée d’un voisin ou le véhicule d’un ami.
  17. Offrez un café. Simple, mais on sait que le café fait pousser un soleil parmi des nuages.
  18. Réparez quelque chose.
  19. Faites une surprise, peu importe sa valeur. Quelque chose d’inattendu.
  20. Écouter quelqu’un qui en a besoin et de façon active.

 

Joyeuses fêtes ❤

Vanessa

Partir seule en Amérique du Sud quand t’es une fille? Facile… ou presque.

17 Oct

Toute seule, en étant une fille qui n’a pas suivi de cours de jujitsu pendant 10 ans et qui a juste une ceinture blanche barre jaune au taekwondo, il est facile de partir en voyage, à condition d’être préparée et de parler aux inconnus. C’est donc avec mon sac à dos rempli de bobettes propres, de Peptobismol et de bas de rechange que je suis partie, le 23 août dernier, au Pérou pour ce qui allait être un voyage d’aventures, rien de moins.

Il n’existe jamais assez d’histoires racontées par les voyageurs qui ont visité un pays X ou Y. Rien de plus motivant que de s’asseoir un café à la main, avant de choisir une destination ou de planifier celle déjà choisie, pour lire les comptes-rendus faits par d’autres wanderlust aguerris.

*Toutes les photos sont les miennes, en passant! 

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C’est de ce pas que je vais vous conter, à mon tour, le voyage que j’ai décidé de faire en achetant mon billet d’avion deux jours avant mon départ. Le coût de mon voyage fut de 2000$ pour 16 jours. Ce montant inclut mes deux billets d’avions, nourriture, logements et activités.

Avant de partir au Pérou, c’est très important de penser à ça :

  • Tes vaccins contre la fièvre jaune et la malaria si tu prévois visiter l’Amazonie.
  • Une lampe frontale.
  • Des paires de bas de laine. Ça doit sécher vite. Il n’est pas rare que tes pieds se baignent.
  • Un sachet de soupe Lipton au cas où ton corps déciderait de faire faire un u-turn à la nourriture dans ton estomac.
  • Un système de purification d’eau comme de la Pristine (à ne pas confondre avec Cyprine, ça fait drôle au magasin).
  • Un imperméable.
  • Des photocopies de ton passeport et de tes cartes importantes.
  • De l’argent américain.
  • Pour tout le reste, Mastercard ou Visa, oui merci beaucoup.

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23 août: le grand départ

C’est sous deux Attivan pis du Gerry Boulet que je suis partie à bord d’un Boeing de la compagnie AeroMexico. Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas eu à sortir mes bras de l’avion pour le stabiliser. Au contraire, j’ai reçu de la nourriture et une (des) boisson(s) alcoolisée(s), dans ma bouche, gratuitement. Il était 8h du matin. J’ai oublié ma peur en même temps que ma première gorgée. Je suis arrivée à Lima, la capitale du Pérou, vers les 23h le soir même. J’ai rencontré deux gringos, masculins, dans la file pour déclarer un abus de bobettes propres. Puisque j’avais vraiment, mais vraiment rien réservé pour ce soir-là, je suis embarquée avec eux, dans un autobus de nuit de la compagnie la plus réputée du Pérou, Cruz Del Sur, pour ma première destination : Huacachina, ou comment avoir du sable à l’intérieur de la rétine pour 20$.

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24-25-26 août: Huacachina et son désert de sable

  • 6 heures d’autobus
  • Une petite ville construite en demie-lune autour d’un étang qui diminue d’année en année. En fait, l’eau qui devient stagnante est directement pompée de la nappe phréatique sous le sable. Question d’en mettre plein la vue aux touristes (jusqu’à épuisement des stocks).
  • Un désert accessible à pied ou en sandboogie amusant.
  • Faire du sandboard (planche à sable) et ramasser l’équivalant d’une pépine de sable dans les souliers. Parfait pour ouvrir une verrerie de retour au Québec.
  • Les meilleurs falafels sont à La Casa de Bambou.
  • Le seul endroit au sud du Pérou où tu n’auras pas besoin de ta petite laine.

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27-28 août : Arequipa et sa Plaza de Armas historique

  • 12 heures d’autobus demi-cama (inclinaison de 160 degrés)
  • Un excellent arrêt pour habituer son corps et son esprit à l’altitude avant de se rendre à Puno, le point le plus élevé du Pérou.
  • Les pizzas maison sont excellentes.
  • Il y a le couvent Santa Catalina, le plus grand monastère encore utilisé du monde. Encore une quarantaine de carmélites y habitent aujourd’hui.
  • Goûtez à l’infusion de feuilles de coca: la boisson augmente le taux d’oxygène dans le sang et permet une adaptation plus facile aux effets de l’altitude.

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29-30 août : Puno, le lac Titicaca et les îles flottantes

  • Après avoir passé la première nuit à chercher mon souffle, j’ai pu visiter la ville tissée serrée de Puno.
  • Une patte de poule dans une soupe.
  • Les îles flottantes, faites à partir d’une plante marine, sont très touristiques, mais restent un incontournable. J’ai eu la chance de manger un repas 100% typique sur l’île naturelle de Amantani. J’ai même eu droit à un retour en barque avec les habitants.
  • Beaucoup de chiens errants. Tenez votre cœur serré.
  • Leur fromage, c’est un aliment qui se garde au chaud, frotté au sel, vendu dans la rue, à mi-chemin entre un vieil oka et du féta sec. Un must.

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31 août et 1er septembre : Cusco et la recherche d’une agence pour faire le Jungle Trail

  • Il y a un McDonald’s, c’est le temps de renflouer les coffres de croquettes.
  • La Plaza de Armas, la place centrale de la ville, est bourrée de bâtiments historiques très baroques, imposants. De toute beauté.
  • Encore, buvez, dégustez des infusions de coca. L’altitude est sournoise mes ami(e)s.
  • Il y a un restaurant, le Green Spot, où sont servis des repas 100% végétariens et extrêmement goûteux. Loin du cochon d’Inde que j’ai eu aucun plaisir à grignoter.
  • Le cochon d’Inde, le repas « typique » du Pérou est un classique pour Instagram mais un désastre pour l’estomac et les papilles. Un savant mélange de poivre et d’un trop-plein de peau.
  • Pour vous amuser, l’auberge de jeunesse Pariwana est un incontournable. Par contre, si tu recherches aussi les bénéfices d’un sommeil réparateur, quitte le projet. Quatre heures de l’après-midi ou 4 heures du matin, même histoire.

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2-3-4-5 septembre : L’ascension du Machu Picchu, du rafting, du vélo de montagne, de la zipline et 30 kilomètres de marche

Le plus gros de mon budget est passé dans l’chat d’un tout-inclus de type aventure. Pour environ 240$ canadien : 4 jours, 3 nuits, repas inclus, logée dans des auberges de jeunesse correctes, billet pour le Machu Picchu, 40 kilomètres de descente de vélo de montagne, du rafting, de la zipline et environ une trentaine de kilomètres de marche dont quelques-uns sur la route originale des Incas. Vous ne me le referez pas dire, c’est pas un choix, mais une obligation.

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En bref, cette aventure se résume en :

  • Tout ton équipement dans un petit sac à dos.
  • Être créatif avec peu. Un chandail devient un chapeau et une gourde d’eau un récipient à vomi.
  • Avoir l’impression d’être plus en forme que ce que tu t’imaginais.
  • Vivre en commune avec une dizaine d’étrangers et qu’à la fin, tu les considères comme de la famille.
  • Faire une collection de piqûres d’insectes dans le creux de ton genou. Parfait pour vendre sur Kijiji au retour.
  • Boire un shooter d’un alcool louche avec un serpent venimeux à l’intérieur. Aucun risque, son venin avait été retiré à l’aide du lait.
  • Goûter à du chocolat 100%. Rien à voir avec mon péché de Kinder Surprise.
  • Manger du riz blanc, des avocats, du riz blanc, des aubergines, du riz blanc, des pâtes, des crêpes et du riz très blanc et blanc couleur neige sur la palette SICO.
  • Monter une centaine de marches inégales pour aller sur le site du Machu Picchu, sous une pluie torrentielle quand il n’avait pas plu depuis le début du voyage, à 5h du matin, en ayant oublié sa lampe frontale. Du génie. Mon téléphone tousse encore.
  • Un party de ponchos laids rendu en haut. Ressentir une jalousie extrême des personnes aux ponchos laids. Avoir une piscine dans ses souliers. Se rendre compte que le protège sac à dos que tu avais était rendu en boule sous le sac : très utile, aucun vêtement sec. Faudra endurer la grande.
  • Regarder le Machu Picchu et trouver ça beau. Ça en valait bien toute cette sueur. Trouver ça tellement beau qu’en clignant des yeux un verre de contact fugitif a quitté mon iris. Ça n’arrive pas, ces affaires-là, sauf devant une des merveilles du monde. Pas le choix.

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Je suis retournée à Lima de Cusco en avion question de sauver 23 heures d’autobus pénibles longeant des précipices sans fin et sans espoir. À Lima, j’ai fait un arrêt d’une journée pour acheter tous les cadeaux que mes ami(e)s m’avaient suppliée de ramener, me faire tatouer la divinité des Incas, le Pachamama et donner de l’amour à une abondance de chats errants, au parc Kennedy, dans le district de Miraflores.

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Les voyages en solitaire apportent son lot de bons et de mauvais côtés. Parfois, on se sent vide et on s’en veut de pas avoir attendu que sa meilleure amie veuille aller ailleurs que dans un tout-inclus en Jamaïque. D’autres fois, on fait le point avec soi-même, on s’aime davantage, on pousse ses propres limites à en rire et pleurer, on rencontre des gens différents, trop même parfois, mais c’est dans la différence que réside la beauté du partage. Avec un peu d’organisation, de détermination, de débrouillardise et une pincée de courage, tes limites disparaissent. Quelles limites, toi, veux-tu faire disparaître?

Pour voir l’intégrale de mes photos de voyage, sois curieux (se) et rends-toi sur mon instagram!

Vanessa

Ma tournée houblonnée des microbrasseries avec le Passeport en fût

26 Sep

J’ai roulé dans le vice de l’abus et j’ai testé 3 bières de 3 microbrasseries qui participent au projet plus-que-wow du Passeport en fût. Ne vous inquiétez pas (surtout toi maman), j’ai fait toute cette aventure à pied. Même que ça m’a permis d’apprendre plusieurs choses…

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  1. On boit beaucoup plus vite quand on est seul(e). La Flash de la pinte finie.
  2. Juger devient une activité stimulante; de la couleur du tapis à la texture de la IPA, tout y passe.
  3. S’enfarger dans les craques (de la microfissure à l’excavation d’une mine de charbon) du trottoir devient tout d’un coup facile. Est-ce qu’elles se créent entre mes deux pas?
  4. Les gens pensent que quelqu’un va venir te rejoindre et ça n’arrive pas. Ça, c’est drôle.
  5. Tu peux te concentrer sur le goût réel de ta bière. Tu bois pas juste parce que quelqu’un te parle et que tu dois t’occuper ailleurs parce que t’as un trouble de l’attention (ou juste parce que l’autre est plate).
  6. Les bartenders te racontent leur soirée.

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Voici le résumé de mes dégustations par microbrasserie :

Le Saint-Houblon, 1567 rue Saint-Denis

Pale Ale QC, 5,5%, IBU 56 – Les Trois Mousquetaires

L’endroit est très chaleureux et avec la terrasse extérieure, c’est très facile d’y être attiré. Le design du genre chalet nous réconforte autant que la bière. J’ai sélectionné, parmi plusieurs choix offerts en format verre, la Pale Ale offerte par la microbrasserie de Brossard Les Trois Mousquetaires. À la première gorgée, on la sent bien ronde en bouche, le goût amer se pointe sur nos papilles seulement vers la fin et ne reste pas longtemps. À moitié chemin entre une bière liquoreuse et pétillante, elle ne surprend pas par son effervescence, mais plutôt par le fait qu’elle nous fait saliver. Presque sucrée, c’est une bière à boire en deuxième tour, après une blonde ou en fin de repas.

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Le Réservoir, 9 avenue Duluth Est 

Pale Ale au pamplemousse avec houblon mosaïc, 6,5% – Le Réservoir

 

Le réservoir c’est le type d’endroit ou tu veux amener ton premier rendez-vous. C’est intime et il y a des grandes fenêtres si tu cherches quelque chose à dire. J’ai choisi la Pale Ale au pamplemousse qui d’ailleurs, venait tout juste d’être relâchée cette journée-là. Laissez-moi vous dire que j’étais excitée en ti-péché, car, j’aime la bière et le pamplemousse mêlées au houblon américain très agrume mosaïqué, ça ne pouvait qu’être magique. On la reçoit en pinte et à l’odeur, on dirait un mauvais souvenir d’une Saint-Jean sur la tornade. On passe vite à autre chose, car la première gorgée est remplie à craquer de la saveur du pamplemousse. Juteuse et pétillante, on garde que le bon arôme et on s’imagine manger une poignée de bonbons, sans l’effet suret. Il y a un goût subtil de malt qui reste en bouche. Ce n’est pas désagréable, mais cela à pour effet de nous restreindre de passer une soirée à boire que cette bière. Une c’est assez, en ouverture.

Pub West Shefford, 1562 avenue du Mont-Royal Est

Pretty Bastard, stout 5,5% – Les Brasseurs de West Shefford

L’environnement me rappelle une soirée arrosée du secondaire. Des beaux gens, de l’attitude et des rires forts. Je m’assois au bar et je sélectionne, parmi toutes les bières de la brasserie artisanale Les Brasseurs de West Shefford, la stout. Après deux bières plutôt piquantes, j’opte pour quelque chose de crémeux. Du crémage, en v’là. Le serveur prend un gros 5 minutes à remplir la peinte, car l’azote, qui crée le col mousseux de la bière, est très présent et rend le remplissage plus lourd. Aucune raison de s’affoler ici, l’attente en vaut la peine parce qu’à seulement me tremper les lèvres dans la mousse, j’ai eu envie d’enlever mon top. J’avais chaud avec toute cette crème. Donnez-moi une cuillère quelqu’un! L’envie de fringale disparaît automatiquement. Cette stout permet de la satisfaire avec son épaisseur et son goût de chocolat noir. Elle rajoute une couche sur mon duvet de lèvre. Je ne pognerai pas cette soirée-là. On arrive à sentir des notes de torréfaction. Un savant mélange de pain grillé avec de la vanille. J’ai un faible pour les foncées et celle-là, laissez-moi vous dire qu’elle m’a laissé la bouche à terre.

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Le passeport en fût est encore disponible au coût de 40$ et offre une bière parmi un choix prédéfini par la microbrasserie dans un éventail de 12 participantes et ce, jusqu’au 23 décembre 2016. Allez, faites-vous plaisir!

Vanessa

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