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Quinze pour cent

18 Mar

Hier soir j’ai lu un livre. Au complet. Oui oui! J’ai soupé, pris une marche, lu un livre, écouté une série et fait dodo. Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas transformée en superman de la lecture. Mon livre ne faisait que 68 pages! Il s’agit d’un roman de Samuel Archibald qui s’appelle Quinze pour cent.

Quinze pour cent

Résumé

L’inspecteur-chef Leroux enquête sur une violation à domicile qui a très mal tourné dans un petit village du Lac-St-Jean. Leroux est un vieux de la vieille. Il connaît son travail, a de nombreuses connexions et malgré son air taciturne, presque désintéressé, il sait exactement mener son enquête. Véritable voyage dans les merveilleuses régions de l’Est du Québec, ce petit roman policier est un petit bijou du genre.

Personnages 

Inspecteur-chef Mario Leroux : homme divorcé de 54 ans. Il est policier depuis assez longtemps pour se permettre quelques connexions douteuses et un sens de la justice bien à lui. Bien meilleur avec les criminels qu’avec les demoiselles, il a fait de son travail le centre de sa vie depuis que sa femme l’a laissé.

Sergent-détective Dave Rathé : il fut un temps où il était le jeune protégé de Leroux. Maintenant, avec les années qui passent il est devenu « celui qui a un énorme réseau de gens dangereux et qui commet des actes plutôt limites pour un membre des forces de l’ordre. » Bref, efficace et bien connecté, mais pas trop recommandable.

Caroline : serveuse dans un steakhouse et éternelle étudiante, Caroline est celle qui occupe les nuits de l’inspecteur Leroux.

On aime

  • Que le livre ne fasse que 68 pages. Est-ce une nouvelle? Est-ce un roman? En tout cas, c’est juste assez long pour occuper une des dernières soirées d’hiver qu’il nous reste.
  • Que pour un roman aussi court, l’histoire et les personnages soient aussi bien campés.
  • Que le tout se déroule entre le Saguenay-Lac-St-Jean, la Beauce et Québec. Une petite intrigue policière bien de chez nous avec ses lieux et son accent.

Bref, je vous le recommande fortement, une superbe lecture pour ce petit week-end de mars!

Bonne lecture!

Camille xxx

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Troublant cauchemar

26 Fév

Entrevue avec le comédien Dany Michaud et retour sur la pièce Saint-André-de-l’Épouvante

Éteignez les lumières. Allumez vos lampes de poche. Collez-vous un peu. C’est le temps des histoires de peur.

Nous avons tous déjà partagé de bonnes vieilles histoires de peur autour d’une table, d’un feu ou d’un verre. C’est exactement l’univers dans lequel nous fait basculer la pièce Saint-André-de-l’Épouvante.

L’atmosphère qui y règne en un GIF:

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SAINT-ANDRÉ-DE-L’ÉPOUVANTE
Texte : Samuel Archibald
Mise en scène : Patrice Dubois
Avec :
Miro Lacasse, André Lacoste, Dany Michaud, Bruno Paradis, Dominique Quesnel
Une coproduction Théâtre PÀP + Théâtre À tour de rôle + Théâtre La Rubrique
Pièce présentée au théâtre Espace GO jusqu’au 12 mars

« C’est du théâtre de peur, de peur intérieure »

À la fois directeur artistique et comédien, Dany Michaud nous résume le synopsis de la pièce : « Cinq personnages se rencontrent un soir de déluge. Pu d’électricité. Un seul repère dans le village : le bar le Crystal. Ça amène un climat de confidence. Au début, ils se racontent des histoires loin d’eux autres. Mais ça devient de plus en plus près des personnages… »

Archibald et son baptême du texte dramatique

Pour la première fois au service du théâtre, la plume de Samuel Archibald dessine et moule des personnages qui, chacun leur tour, partagent une légende, une histoire, un « j’ai entendu dire que…». « Samuel aime mettre des personnages du quotidien en scène. Ça peut être toi, ça peut être moi », nous raconte Dany.

C’est après avoir découvert l’habileté de l’auteur saguenéen dans son recueil Arvida que Michaud lâche un coup de fil illico à Archibald. « J’aimerais ça que tu écrives pour le théâtre », lui a-t-il annoncé. Sachant que l’auteur donne des cours à l’UQAM sur la science-fiction, le fantastique et d’autres formes de littérature populaire dont le cinéma d’horreur, on comprend bien comment Saint-André-de-l’Épouvante a vu le jour.

ART-THEATRE-SAGUENAY

© Photo courtoisie théâtre La Rubrique

Une malédiction contagieuse ?

Le fait de travailler dans le monde de la peur a généré dans la troupe des incidents qui auraient bien pu venir à bout de la production. Changement de l’actrice principale à quelques jours de la première, comédien coincé entre sa voiture et son chalet, comédien ayant subi un accident de vélo, incendie dans les rideaux lors d’une représentation… « C’était vraiment l’épouvante », rigole Dany.

« Il mouille tout le long »

La scénographie est particulièrement réussie dans la pièce. Un long mur de verre témoigne de la mauvaise température qui règne au village. Les effets de lumières et la trame sonore ambiante instaurent un climat hostile, de peur, qui devient rapidement contagieux.

Fac’ Dany, c’est quoi, Saint-André-de-l’Épouvante ?

« C’est une charge émotive. C’est un théâtre d’étrangeté, pas un film d’horreur. Les gens sont un peu sous le choc. C’est du théâtre de peur, mais de peur intérieure. »

Si les liens entre chacun des « contes » — si on peut les appeler ainsi — d’Archibald manquent un tantinet de fluidité, et que le jeu d’acteur semble relever, à certains moments, d’un registre qui manque d’homogénéité, on assiste toutefois à une production qui se distingue par son rythme et par son silence lourd d’électricité. On nous invite à plonger tête première dans le côté obscur des choses.

***

J’ai entendu dire que cette pièce de théâtre fantastique a été jouée pour la première fois l’été dernier sur les planches de Carleton-sur-Mer, avant de visiter le Saguenay, l’automne dernier. Semblerait-il que la production est débarquée dans la métropole pour la première fois cet hiver, et on raconte qu’elle sera présentée jusqu’au 12 mars prochain à l’Espace GO. Je vous l’dis. Je vous l’jure. C’est l’ami d’un ami qui me l’a dit.

J & O, xxx

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