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NomadTALKS : une soirée qui donne des fourmis dans les jambes!

16 Sep

Quand je ne suis pas en voyage, je suis en train de préparer le prochain. Pour moi, c’est primordial. C’est vital. Quand je reviens d’un pays lointain, il me faut une date pour le prochain départ. Sinon, j’ai un méga blues.

Depuis des années, je m’inspire des voyages des autres pour composer les miens. Je suis des blogueurs voyages, je parcours des comptes Instagram et je me perds dans les histoires des autres. Ça me donne 1000 idées et des crampes. Des crampes de fille trop excitée. Ouep, même mon corps réagit quand je vois des images d’ailleurs. 🙂

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Image tirée de Pinterest

 

J’ai découvert dernièrement les Nomad Talks. Ces soirées sont organisées par les voyageurs derrière le site Nomad Junkies et ont comme objectif de réunir des passionnées de voyage pour des soirées décontractées au cours de desquelles des conférenciers viennent partager leur expériences de backpackers. Le genre de soirée de laquelle tu sors avec 14 000 nouvelles destinations en tête et des fourmis dans les jambes. Tsé, une belle soirée. 😉

J’ai assisté à l’événement Nomad Talks du 6 septembre dernier au Cabaret Lion d’Or. L’équipe de Nomad Junkies avait réuni sur scène trois voyageurs au parcours bien différent. Nous avons eu droit aux aventures d’un ingénieur devenu photographe de voyage, aux anecdotes d’une sympathique hippie qui prépare un roadtrip en van à travers les États-Unis et aux péripéties d’un fleuriste voyageant six mois par année. Trois façons de voyager, une même passion.  C’est en toute simplicité et avec beaucoup d’humour que les trois conférenciers ont dévoilé les dessous de leur vie de nomade. J’aurais clairement pu m’asseoir de longues heures avec chacun d’eux et les écouter me raconter leurs aventures jusqu’aux petites heures du matin.

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Des Nomad Talks ont déjà eu lieu à Québec et Montréal. Le temps de partir quelques mois explorer de nouveaux coins de la planète et l’équipe de Nomad Junkies reviendra au Québec pour plancher sur de nouvelles soirées de rencontres prévues pour le printemps prochain.

Vous cherchez à vous faire rassurer sur la possibilité de voyager à temps plein? Vous êtes curieux de savoir comment on s’y prends pour partir l’esprit en paix à l’autre bout du monde? Les Nomad Talks, véritables incubateurs à idées d’aventures, vous charmeront à coup sûr.

Suivez Nomad Junkies et les soirées Nomad Talks sur Facebook pour ne rien manquer et… bon voyage! 🙂

Andrée-Anne Brunet

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Parcourir l’eau… pour la musique

31 Mai

Je vous ai déjà parlé de mon désir de réaliser des rêves, chaque année. Des petits, des gros, des vieux, des nouveaux. Un de ceux-là est d’apprendre à naviguer, de vivre un grand voyage sur la mer. Non, je ne vous annonce pas que je pars seule sur un voilier pour une durée indéterminée !

À la fin de mes études universitaires, ma famille m’a offert un kayak de rivière, pour que je puisse m’amuser là où je me sens le mieux : dans l’eau. J’en ai fait plusieurs fois, j’adore ça! Or, comme je vous l’indiquais plutôt, je recherchais un nouveau défi, une nouvelle façon de me dépasser. Je surveillais depuis l’an dernier le Défi Kayak Desgagnés, qui en était à sa première édition en 2015. L’objectif est simple (mais grand), soit traverser le fleuve entre Montréal et Québec en kayak, tout en ramassant des sous pour Jeunes Musiciens du Monde. Facile? Pas vraiment non!

Ma dernière sortie sur la rivière St-Charles!

Ma dernière sortie sur la rivière St-Charles!


Un organisme qui a de l’oreille

J’ai découvert Jeunes Musiciens du Monde par des amis qui y sont impliqués, à Québec. L’organisme est aussi implanté à Montréal et en Inde ! C’est dire que le projet est parti d’un voyage fait là-bas. Ayant moi-même été initiée jeune à la musique (au violon !) Je vous fais part de la mission dont ils se sont dotés, que je trouve trop parfaite pour résumer.«Jeunes musiciens du monde vise à permettre aux jeunes issus de milieux à risques de développer leurs capacités et leurs aspirations en offrant gratuitement des cours de musique, des activités d’expression musicale et un accompagnement personnalisé. Jeunes musiciens du monde accompagne les jeunes de la petite enfance à l’âge adulte. Chacune des écoles est implantée dans un milieu où les problèmes socioéconomiques sont nombreux et dont l’offre en activités culturelles est largement insuffisante». Pour moi, ce sont des intervenants qui offre un modèle d’accomplissement à des jeunes de familles moins nantis, une chance de se découvrir un talent, de découvrir un monde de possibilités. Mathieu Fortier, fondateur de Jeunes musiciens du monde, étant un kayakiste aguerri, a décidé de créer un événement bénéfice qui allierait ses deux passions. Le Défi Kayak est né d’une ambitieuse idée qui poussera tous les participants à se dépasser. 

Saluuut!

Saluuut! J’ai mal aux bras!

Le périple

Alors, vous vous doutez bien de la suite, je suis embarquée pieds joints dans l’aventure, depuis avril dernier. En 3 semaines, j’ai amassé les 2000$ nécessaires au Défi, des sous qui iront à cet organisme que j’admire et qui me permettront de participer à cette traversée unique. J’ai commencé mon entraînement puis les sorties en kayak se multiplient. Je me suis alliée d’un partenaire de choix, Jean-François Vachon, qui sera avec moi dans un kayak double. Pour m’endurer et qu’on travaille en équipe, l’essence même de ce défi! Vous pouvez d’ailleurs contribuer à sa levée de fonds ici! Un petit 5-10$ va loin 😉

J’ai peur, j’ai hâte, je suis anxieuse et stressée mais surtout plus qu’énervée à l’idée de franchir le Pont de Québec, pagaie à la main. Se dire qu’on doit sortir de sa zone de confort est une chose, le faire en est une toute autre. Il me semble que ce sera un beau projet pour cet été, mais capoté ben raide, j’en conviens!

J’avais envie de vous parler de ce magnifique défi qui m’habite depuis quelques temps, et vous invitez à me suivre sur Instagram pendant les trois prochains mois, où je vous partagerai mes entraînements et sorties jusqu’au jour P (P pour Peur).

On se reparle le 22 août, si je survis? 😉

J’utilise aussi ma tribune ici pour remercier chacune des personnes qui ont donné très (trop) généreusement pour me permettre d’accomplir ce défi!

Merci à Julien, Monique, Mariève, Jocelyn (papa), Jocelyn (beau-papa), J-F, Marie-Andrée, Elise, Ariel, Roxane, Jacques, Marielle, Ginette, Sylvie, Catherine, Estelle, Guylaine, Annie, Raymond, Chloé, Jessica, Marie-Ève, Olivier, Gabrielle, Pascale, David, Michou, Dallie, Anouk, Bernard, Mathieu, Laura, Cassy, Droue-Anne, Maude, Jean-Charles, Mélissa, Yanick, Kim, David, Catherine, Lauréanne, Audrey, Patricia, Tommy, Simon et Josée ❤

Laurie-Louve xxx

Juste une page

30 Mai

Les journées rallongent. En sortant de mon studio d’entraînement, il faisait encore soleil. Avec cette belle luminosité, je ne me résignais pas à rentrer à la maison pour me doucher et me mettre en pyjama. Je voulais profiter des quelques rayons et de l’air vivifiant. Je me suis rendue à la marina, près du studio où je sue trois fois par semaine.

Des garçons faisaient des tours de BMX dans le stationnement, un couple de touristes prenait les bateaux en photo. Je me suis assise sur un banc au bout du quai et j’ai regardé l’horizon.  Je me sentais étrangement zen. Comme si j’étais un peu décalée.

Et puis, sorti de nulle part, cette question m’est venue en tête : «Si tout devait s’arrêter demain, que regretterais-tu de ne pas avoir fait?».

Ayoye. Moi qui voulais juste prendre de grandes bouffées d’air avant d’aller rejoindre ma chatte Rita pour une fin de soirée sous les couvertures. Visiblement, l’ambiance était aux réflexions profondes.

Si aujourd’hui était ma dernière journée, est-ce que je regretterais quelque chose? Je ne regretterais absolument rien de ce que j’ai fait. Sauf peut-être d’avoir brisé le coeur au même garçon deux fois. J’étais au secondaire, je ne savais pas ce que je voulais…

Mais y avait-il une chose que je souhaitais faire et que je n’avais pas encore osé faire? Oui. Vous aussi probablement.

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Photo provenant du site Flickr.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souhaité écrire un livre. De quel type et pour quel public? Aucune idée. Mais écrire une histoire qui pourrait intéresser les gens, ça a toujours été un rêve. Or, n’écrit pas qui veut. Il faut de la détermination pour se rendre au bout du projet. Et il faut aussi avoir une histoire à partager. Le projet dormait depuis bien longtemps dans un recoin de ma tête. Le rêve persistait, mais il restait au stade de rêve.

Sauf que depuis mon retour du Bélize, une histoire me trottait en tête. Un petit bout d’histoire qui me hantait doucement mais avec lequel je ne faisais rien. Peut-être que j’avais la frousse de m’asseoir devant mon ordinateur et de commencer quelque chose d’un peu effrayant. Parce qu’écrire, pour moi, c’est un peu comme se mettre à nu. Et la nudité et moi, on s’apprivoise tranquillement.

Lors de cette soirée ensoleillée, assise face à la rivière, j’ai réalisé que je ne voulais pas regretter de ne pas avoir au moins essayé d’écrire. Je ne voulais plus courir le risque que tout s’arrête demain sans avoir fait une tentative de création littéraire. Alors je suis rentrée à la maison, j’ai ouvert mon ordinateur et j’ai commencé à aligner des mots. Sans me juger, sans me mettre de  pression. Je me suis lancée le défi d’écrire une page, une seule. Et puis d’écrire une seconde page le lendemain et une troisième le surlendemain. D’écrire une page par jour et de voir ce qui allait se passer. Que cette expérience se termine en livre ou pas, ce n’était pas important.

Depuis cette première page écrite dans un état d’urgence et de grande libération, j’en ai noircit une dizaine d’autres. Ce soir-là, je ne suis pas devenue écrivaine. Mais je suis devenue la femme qui ose faire un pas vers la concrétisation d’un rêve de fillette. Pour que, si demain tout s’arrête, je puisse dire que j’aurai au moins essayé. Et que je n’ai pas de regret.

Andrée-Anne Brunet

QUEUE CERISE : le plaisir d’être dégouté

30 Jan

« Chacun a une manière différente de cacher son malaise. Ou de le tolérer. »
– Amélie Dallaire

À un peu plus de 24 heures de la première de la pièce Queue Cerise, présentée dans la salle Jean-Claude Germain au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, nous avons eu la chance d’avoir une conversation Skype avec l’auteure et comédienne, Amélie Dallaire. Nous avons oublié de prendre une capture d’écran et de l’utiliser comme photo de l’entrevue. (Nous avons bien failli rappeler Amélie, mais nous avons douté de la pertinence de notre second appel…) Nous avons donc fait un joli montage, pour que vous ayez, vous aussi, l’impression d’y être.

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© PAINT

***

Jani: Merci beaucoup pour ton temps, Amélie. Aimerais-tu qu’on t’envoie l’entrevue avant de la publier sur le blogue? Si jamais tu veux y apporter des corrections ou modifier des trucs…

Amélie: Non. Non, pas besoin.

Odile: Ok, alors on peut dire que ta pièce c’est un éloge de… de… (temps) Maudit, je cherchais une blague à faire, mais je n’en ai juste pas trouvée!

Amélie: Mais en fait, ça, ça pourrait être dans Queue Cerise. C’est dans ma pièce ça. Des gens qui essaient de faire des blagues, mais qui n’y parviennent pas. Des bévues, des faux pas, des malaises. Personnellement, je suis souvent mal à l’aise dans la vie. Pour moi, écrire est donc un geste vraiment libérateur. J’ai l’impression de donner vie à des gens et à des moments que je vis quotidiennement. C’est comme l’Albatros de Baudelaire. C’est un oiseau qui a de belles grandes ailes, mais quand il est sur un voilier, il s’enfarge partout. Il est maladroit et incompris. Comique et laid. Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

***

 

Inspiré par le fantastique et la science-fiction, l’univers d’Amélie Dallaire s’adresse à l’inconscient du spectateur en mettant de l’avant des personnages singuliers, maladifs et énigmatiques qui déambulent dans un monde où les pulsions ne sont plus refoulées, un monde peu raisonnable. Quoique disjonctés, les thèmes et les idées abordés dans Queue Cerise évoluent dans un quotidien aux allures usuelles et même banales. L’idée de départ : Michelle débute un nouveau boulot. Cette réalité se transforme cependant très vite en une sorte de rêve ou de cauchemar éveillé.

UNE HÉROÏNE MAL À L’AISE

« Je pense que Michelle a un désir refoulé et qu’elle s’y ouvre. Elle n’est pas victime de ça, c’est une héroïne. Mon héroïne! Je pense qu’elle a une quête. Une quête intérieure qui l’amène à se métamorphoser. Cependant, ce n’est pas une quête qui l’amène à prendre des décisions ou à faire des choix : elle n’est pas conduite par sa volonté. Ce n’est pas son cerveau qui domine, mais plutôt son côté reptilien; son cerveau reptilien. Elle est très coincée et vulnérable face aux autres. Elle commence un nouveau travail et elle essaie simplement de bien faire les choses… Personnellement, je trouve ça insupportable de commencer une nouvelle job. Souvent, les autres employés ne sont pas très enthousiastes non plus à l’idée de donner une formation. J’ai toujours l’impression de poser trop de questions, d’exaspérer les autres et de n’être jamais assez efficace. Michelle est comme ça. Elle essaie de créer des liens, mais elle est tributaire de l’humeur des autres. »

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Louise (Karine Gonthier-Hyndman), Curtis (Julien Storini), Carl (Olivier Morin), Marie-Gilles (Amélie Dallaire), Michelle (Ève Duranceau) –  CRÉDIT PHOTO: David Ospina

LE DÉSORDRE INTUITIF

Plusieurs tableaux régis par la logique du rêve, les contours deviennent facilement flous. « L’image que j’ai trouvée pour parler de ma démarche pour Queue Cerise, c’est le ruban de Möbius. Comme si l’inconscient était une face du ruban et que le conscient était l’autre. Il n’y a plus de frontière entre les deux. Et cela donne naissance à un nouveau langage, en quelque sorte. J’ai toujours aimé essayer de prendre des choses et des situations improbables et de les mêler avec des dialogues quotidiens, comme si on parlait toutes les trois ensemble, simplement. J’aimerais beaucoup écrire un roman un jour. »

Une fois l’écriture achevée, il fallait confier la mise en scène à un esprit audacieux, quelqu’un qui réussirait à superposer les scènes naturellement. « Olivier [Morin] est fou. Il a fait une job de fou. C’est lui qui a fait les décors, c’est lui qui a fait la musique. Il est tellement talentueux. Il a été très audacieux dans sa mise en scène. D’ailleurs, ce qui est là, aujourd’hui, ce sont les idées qu’il a eues dès le départ. C’est sa vision du début. Je l’admire tellement d’avoir été aussi visionnaire, d’avoir eu cette vision de mon texte, alors qu’il n’y avait encore rien. »

Et quand on lui demande comment elle a géré à la fois son rôle de comédienne? « Au début des répétitions, je regrettais presque de jouer dans mon texte parce que je voulais seulement regarder. Je regardais les comédiens. Et je les trouvais tellement bons. Je trouvais qu’ils amélioraient mon texte, qu’ils lui donnaient une troisième dimension, qu’ils lui donnaient plus de substance. »

 

INTRIGANT VOYEURISME

« Je pense que dans la vie on est souvent mal à l’aise… c’est juste que chacun a une manière différente de cacher son malaise. Ou de le tolérer. J’espère que les gens vont trouver ça beau tellement ils vont être mal à l’aise. C’est étrange, mais je crois que c’est très accessible parce que c’est drôle. Je ne sais pas, je ne sais plus. Il me semble. Je n’ai pas de recul pour le moment. Je peux seulement m’abandonner à ce qu’on a fait et y aller à fond. »

***

Jani: Un gros merde pour demain.

Amélie: D’accord.

***

QUEUE CERISE
Texte: Amélie Dallaire
Mise en scène: Olivier Morin
Interprétation: Amélie Dallaire, Ève Duranceau, Karine Gonthier-Hyndman, Olivier Morin, Julien Storini
Durée: une heure et quart

Pièce présentée dans la salle Jean-Claude Germain du Théâtre D’Aujourd’hui du 26 janvier au 13 février 2016

Notre critique en un GIF:

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Courez-y. C’est magique de banalité!

J & O

J’aime ma job : Histoire d’une génération qui veut vivre de ses passions.

13 Mai

Je parle rarement de mon boulot. Pourtant, c’est l’endroit où je passe le plus de temps dans une semaine et c’est une pièce de ma vie qui me rend particulièrement heureuse.

Souvenir été 2014- Tournage de la nouvelle vidéo promotionnelle.

Souvenir été 2014- Tournage de la nouvelle vidéo promotionnelle.

Dernièrement, je lisais que la plupart des jeunes ne souhaitent plus utiliser le verbe travailler, mais employer l’expression «Vivre de ses passions». Honnêtement, j’y crois. Cette idée de vouloir faire toujours ce qu’on aime, ce qui nous valorise, ce qui nous permet de voyager, ce qui nous inspire. Bref, on ne veut pas se faire chier (je ne trouvais pas de meilleure expression). Probablement l’histoire de ma génération et encore plus de celles qui suivront.

Tournage de la vidéo par une magnifique journée d'été.

Tournage de la vidéo par une magnifique journée d’été.

J’aime ma job. Je ne sais pas ce que veulent dire détester les lundis et rêver aux vendredis. Je suis dans le même bureau depuis bientôt 6 ans, avec les mêmes collègues. Ils me voient rire, particulièrement fière, des fois fâchée, mais  presque toujours joyeuse. Je n’envie pas les autres amis dans mon domaine, je les admire. Je suis passionnée et il me fait plaisir de répondre à un courriel le samedi à 20 h. Je ne remets pas tout en question. Je ne cherche pas à être ailleurs. Pour moi, c’est une job de rêve. Tsé, un rêve tangible qui me permet d’acheter des bananes toutes les semaines pis de prendre l’avion à l’occasion.

Shooting photos dans un chalet avec les amis Crédits: Jeff Frenette

Shooting photos dans un chalet avec les amis
Crédits: Jeff Frenette

Je ne sais pas si c’est de la chance ou une histoire de mérite, mais il faut croire que  j’étais à la bonne place au bon moment. J’ai étudié en journalisme. Jamais, je ne pensais qu’un emploi qui allie tourisme et communication allait m’épanouir autant. Il faut croire que mon gentil patron a vu des yeux brillants en la jeune femme de 22 ans que j’étais. Je suis reconnaissante et il le sait.

Tout n’a pas toujours été rose. J’ai travaillé 3 jours dans une station de radio. Bien que je croyais qu’il s’agissait de ma voie, ce fut les 3 pires quarts de travail de ma vie de jeune professionnelle. J’ai pleuré, angoissé et je fus aussitôt  soulagée de me faire montrer la porte. Cette même journée de la fin août, on m’offrait un poste d’un an en remplacement de congé de maternité. J’y suis encore. Si on est certain de préférer la tourbe et de ne pas avoir le profil pour les semences. Laisse-toi suspendre.

Je parle de mon boulot, parce que j’ai encore des grands moments de reconnaissance. L’été dernier, j’ai travaillé sur un projet qui me tenait à cœur depuis mon arrivée en poste. Je n’ai jamais cessé d’y croire et pis là boom, le résultat est ici. Ce n’est pas au premier refus qu’il faut baisser les bras. Je sais, il y aura toujours des déceptions, quelques doutes, mais on peut aussi appeler ça la vie.

Coordination du gala des Grands Prix du tourisme de la Chaudière-Appalaches.

Coordination du gala des Grands Prix du tourisme de la Chaudière-Appalaches.

Le mari de ma cousine, devenu un bon ami, vient de remporter deux prestigieux prix en journalisme. À 22 ans, il, remplissait la salle du CÉGEP avec ses films mettant en vedette des itinérants. À 25 ans, il vendait des assurances. À 28 ans, il était de retour sur les bancs d’école. Les mêmes que moi. Souvent, on s’assoyait ensemble. À 34 ans, il est vidéo-journaliste pour une grande société canadienne. J’ai comme envie de croire que tout est possible. C’est le genre d’histoire qui me touche.

Je te souhaite d’aimer ta job au point de ne presque jamais avoir l’impression de travailler. J’ai bien écrit presque. Il ne faudrait tout de même pas se sentir en congé toute l’année. Il serait ben plate de ne plus ressentir le sentiment incomparable d’être en vacances.

Sarah xx

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