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Billet commun – Mon livre québécois préféré!

1 Août

Avez-vous entendu parler de l’événement le 12 août, j’achète un livre Québécois? Dans le cadre de cette initiative, nous avons décidé de se prêter au jeu et de vous proposer nos coups de coeur littéraires 100% faits au Québec. Parce que la Belle Province regorge d’auteurs de talent! #Kapow!

Là ouù la mer commence - Dominique Demers

❤ Lisa Marie: Quelle belle occasion pour vous plugger le livre La vie au pas de course, le premier roman de Julie Grenier. Un livre parfait pour l’été, sans compter que c’est ma cousine qui l’a écrit!

❤ Nadia: Difficile de faire un choix, mais la brise estivale me fait vous proposer  L’art presque perdu de ne rien faire , de Dany Laferière, où à travers réflexions, émotions, anecdotes, nous réapprenons à vivre. À prendre le temps. À se laisser aller. À profiter. C’est doux pour l’âme et ça fait sourire.

❤ Anne-Sophie: Pour agrémenter votre été, je vous suggère l’excellent ouvrage de Jean-François Lépine, Sur la ligne de feu. Dans une écriture efficace et imagée, Lépine nous entraîne à travers le globe durant ses années de correspondant à l’étranger, nous faisant vivre de l’intérieur plusieurs grands moments de l’Histoire. De quoi meubler les longues journées à la plage, ou les soirées de pluie.

❤ Suzie : J’adore les histoires d’époque qui se déroulent au Québec. Ça me donne l’impression de mieux comprendre d’où viennent mes parents, dans quelle réalité ils ont grandi. Le premier livre qui m’a réellement donné le goût de la lecture est Les années du silence, Tome 1: La Tourmente  de Louise Tremblay D’Essiambre. L’histoire débute dans la Beauce des années 40, on rencontre Cécile qui vit une grossesse non désirée (hors mariage) alors que son fiancé disparaît sans laisser de trace à la suite du débarquement sur les plages de la Normandie. Sortez vos mouchoirs!

❤ Camille: J’ai hésité vraiment longtemps avant de me décider. Mon coeur était déchiré entre plusieurs magnifiques ouvrages, mais finalement j’ai choisi un classique. Je vous suggère donc  La grosse femme d’à côté est enceinte  de Michel Tremblay. Premier tome de ses Chroniques du plateau Mont-Royal , cet ouvrage est en quelque sorte la genèse de toute son oeuvre. Un début qui choque par ses mœurs et qui attendrie par son humanité.

❤ Stéphanie: Quoi de mieux que la saison estival pour entreprendre de beaux projets. Je vous propose ici   Le guide du travailleur autonome 3.0, de Jean-Benoît Nadeau. La plume à la fois humoristique mais réaliste de l’auteur m’a conquise dès le premier coup d’oeil. En passant par des conseils en matière de négociation ou bien par les b.a. -ba d’un plan d’affaires, cet ouvrage saura vous guider vers la réalisation de vos projets.

❤ Laurie: Je lis principalement des romans québécois mais comme c’est l’été, j’ai envie de vous parler de deux lectures ULTRA MÉGA légères. Premièrement Ma vie amoureuse de marde, d’Anne-Marie Dupras. Sérieusement, l’humoriste et auteur est tellement réaliste dans ces propos, c’est du bon et j’étais crampée tout le long de ma lecture. Dans un deuxième temps, la BD La Célibataire d’India Desjardins est tellement drôle et réaliste, que toutes vos copines se reconnaîtront. (N-B : Je semble désespéré de l’amour vite comme ça, cependant que je suis nouvellement en couple, mes lectures ayant probablement aidé mon cheminement… lol joke).

❤ Chloé: L’année dernière, justement lors de la journée  Le 12 août, j’achète un livre québécois, je me suis procuré les deux tomes du livre Le Vide écrit par Patrick Senécal. Un drame policier qui nous fait assurément réfléchir quant à l’insouciance de notre génération et la vie moderne dans laquelle nous vivons. Le besoin et le désir de passer à des émissions de téléréalité simplement pour se sentir vivant, important aux yeux des autres. Simplement pour que l’on se fasse soit respecter, soit reconnaître. J’ai adoré ce suspense pour son jugement de notre monde futile à l’ère du 2.0 et les besoins illusoires que notre population continue de croire. Un livre un petit peu harsh, certes, mais totalement passionnant ! Bref, le genre de livre que tu ne peux te lasser de lire, peu importe le moment de la journée !

❤ Véronique: Même si je ne passe pas beaucoup de temps à lire, je suis de celles qui adore ça! Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager mon amour pour une écrivaine en littérature jeunesse. Il s’agit de Dominique Demers. Après des succès tels que Maïna, Ta voix dans la nuit ou la fameuse suite Marie-Tempête, on n’a plus besoin de présenter l’auteur. 😉 Les oeuvres de Dominique Demers ont joué un rôle très important dans ma vie d’adolescente. Mon préféré, Là où la mer commence est une histoire d’amour entre la une belle… et une bête, au Québec, dans les années 1900. Il m’a fait rire, pleurer, réfléchir. À lire, si comme moi, vous êtes une grande romantique.

Voilà qui termine notre liste de livres québécois à lire/acheter le 12 août prochain… et tout le reste de l’année! Et vous, participerez-vous à l’événements? Avez-vous des livres québécois à nous proposer?

Bonne lecture 🙂

Vos Rockalouves
xx

Mon livre parfait: Du bon usage des étoiles

27 Juil

Je prends le relai de Camille Mathieu, notre LittéraLouve favorite, pour vous présenter cette semaine mon livre parfait : Du bon usage des étoiles, de Dominique Fortier. Une histoire de courage et d’amour impossible, et un fascinant voyage au bout du monde -et au bout de soi.

Image: editionsalto.com

Image: editionsalto.com

En bref

Du bon usage des étoiles, c’est un récit d’aventures et de solitude. Une histoire d’amour subtile et poignante. Tout au long du roman, deux histoires se déploient en parallèle : celle du capitaine Francis Crozier, parti en mer pour découvrir le passage du Nord-Ouest, et celle de Sophia Cracroft, dont il est éperdument amoureux –mais qui ne partage pas ses sentiments. Avec Crozier, on observe émerveillé les étendues sauvages de l’Arctique, la mer et la glace, et on assiste pétrifié à la longue agonie de l’expédition; avec Sophia, on s’oublie dans d’interminables réceptions, et on se plonge dans la vie mondaine typique de l’époque. Entre les deux, le temps de respirer quelques pages, avec un extrait du journal de bord du commandant de l’expédition, sir John Franklin, un dialogue à propos des aurores boréales ou une réflexion poétique sur le blanc insondable qui entoure les navires.

Pourquoi c’est mon livre parfait

Parce que rien n’est laissé au hasard : ce qui semble au départ un ramassis de scènes disparates prend finalement un sens si dense qu’on en a le souffle coupé, ébloui par tant de finesse. Au fil des pages, les histoires parallèles de Crozier et de Sophia se dévoilent; peu à peu, on retrouve çà et là des échos de l’un dans la vie de l’autre, subtils indices qui s’accumulent pour former un entrelacs délicat dévoilant lentement tout ce qui les lie.

C’est mon livre préféré de tous les temps aussi parce que les personnages évoluent subtilement, au gré des saisons qui se succèdent. Parce que les paysages glacés sont décrits avec poésie et originalité.

Une autre grande force de ce roman, c’est l’humour qui teinte chacune de ses pages: la plume de Fortier est habile, et l’humour parfois grinçant dont elle pare ses personnages les rend sympathiques et attachants. Certaines réflexions féministes de Sophia et de sa tante lady Jane Franklin, inhabituelles pour l’époque, nous font applaudir, et la timidité insurmontable de Crozier nous attendrit à coup sûr, particulièrement lorsqu’il tente de séduire (bien maladroitement) une Sophia sarcastique à souhait.

Partout, le style est fluide, gracieux, plein de souffle et de vie : on relirait certaines phrases encore et encore, simplement pour la poésie des mots agencés à la perfection dans une prose habile. Tout au long du roman, on sent que l’auteure s’amuse : avec les personnages, avec les mots, avec la forme (on retrouve même un poème, une recette de plum-pudding et une partition de Bach…).

Les icebergs qui dérivent lentement au large forment un décor mouvant dont on ne connaît point de semblable en Angleterre, ni d’ailleurs où que ce soit sur la terre ferme, où les montagnes ne se déplacent pas et restent sagement là où elles sont. Ce paysage arctique a ceci de particulier que c’est nous, qui le regardons, qui demeurons le plus souvent immobiles, emprisonnés par les glaces, tandis que lui avance, recule, se déploie et se resserre en une continuelle métamorphose, comme s’il était de quelque mystérieuse manière plus vivant que nous.

Comme si ce n’était pas assez, Dominique Fortier fait de ce roman une véritable fresque historique: la plupart des événements se sont passés dans la vraie vie (je le sais, parce que j’ai lu la biographie de Crozier). Alors, en lisant, dites-vous bien que Crozier a existé -ça rendra le tout encore plus dramatique. 😉

Avec Du bon usage des étoiles, Dominique Fortier réussit un véritable tour de force: entremêlant drame et humour, elle fait d’un récit tragique une histoire où l’espoir brille en filigrane, comme l’étoile Polaire au-dessus de l’Arctique. On referme le roman non pas triste, mais heureux d’avoir pu partager, ne serait-ce que quelques heures, le destin de ces hommes et de ces femmes plus grands que nature.

Anne-Sophie

 

P.S.: Au cas où vous aimez le roman autant que moi, réjouissez-vous: Jean-Marc Vallée a acheté les droits pour en faire un long métrage… ça promet! 🙂 Plus d’infos ici.

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