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Une professionnelle maman ou profession : maman ?

5 Avr

La fin de vingtaine et le début de la décennie suivante sont une période particulièrement décisive dans la vie. La fin des études, l’envie de voyage, le début d’une carrière ou l’installation lente d’une vie « d’adulte », autant de choix s’offrent pour l’avenir. Dans cette pléthore d’opportunités, une question s’impose parfois d’elle-même: une carrière, une famille, les deux?

Avoir un enfant, c’est parfois planifié… ou pas… ou presque. On peut prévoir le projet, mais rarement le délai. Quant à la carrière, le chemin vers l’accomplissement est parsemé d’imprévus et d’opportunités. Quand nos jeans se sont usés pendant de longues années sur les bancs d’école et que, ô grand bonheur, les portes d’une carrière prometteuse s’ouvrent, la motivation professionnelle est à son paroxysme. On s’investit souvent sans compter, pour prouver aux autres et pour se prouver notre valeur. Ces paradoxalement dans ce même laps de temps que la petite graine d’idée familiale commence à germer lentement. Chaque année compte pour une femme… il paraît qu’il y a une date de péremption sur la capacité d’enfantement! Et elles passent vite ces années!

Rapidement, on arrive à la croisée des chemins, ma carrière ou une famille? C’est possible de faire les deux?

Bébé #1 s’est installé doucement au printemps. L’annonce de sa venue était un grand bonheur, mais comme toute première grossesse, un petit bagage d’inquiétudes et d’incertitudes s’installait aussi. Je suis passionnée par mon travail et j’ai la chance d’occuper un poste me permettant d’être constamment en développement de projet. L’arrivée d’un petit être signifiait de mettre sur pause ma carrière dans laquelle je m’investis avec ardeur, et de peut-être, laisser passer des opportunités pendant mon absence. Mon cœur me disait pourtant que l’humain en construction dans mon bedon était la véritable priorité, et que rien d’autre n’aurait d’importance tant que lui, son papa et moi étions ensemble et en santé.

Crédit : SimplyCasual

Ce questionnement est celui de nombreuses femmes à cette étape de vie, si l’on en croit un sondage d’une valeur scientifique inexistante réalisé sur les réseaux sociaux, par ma petite soeur, interpelée elle aussi par cette question. Le potentiel papa, malgré tout l’avancement dans le dossier des congés parentaux, ressent probablement moins cette pression. L’impact sur la carrière est souvent moindre, l’absence au travail étant plus courte ou davantage planifiée. C’est une décision importante que celle de fonder une famille, et le désir de s’y engager est fort, mais je constate qu’il semble complexe de s’investir à 100% dans deux projets aussi opposés.

Deux années ont passé depuis l’annonce de l’arrivée de fiston. Je suis de retour au travail, aussi passionnée qu’avant ce congé d’un an dont j’ai profité pleinement. J’ai toujours la chance d’occuper un poste qui me convient et qui me permet de m’accomplir. Un malaise revient toutefois quand, des collègues ou des patrons me pose la question: «Tu en veux un autre? Quand?». Bien que mes relations de travail soient très bonnes, je ne laisse comme réponse qu’une affirmative vague et incertaine. Je me questionne toujours sur l’intention d’une telle question, sur les opportunités que je pourrais manquer, sur ce qui pourrait ne pas revenir…

Le soir, quand je rentre à la maison, je retrouve un petit rouquin plein de vie qui me rappelle qu’être une maman, c’est le meilleur rôle. Mes doutes quant à mes choix s’évanouissent, pourtant mon malaise demeure. Il est impossible de choisir, ma réalisation professionnelle fait partie de moi, et ce « moi » a besoin d’être complet pour être une bonne maman. Donc, la carrière ou la famille? Je dis les deux, et c’est là que le défi commence!

Ah, culpabilité et remise en question quand vous nous tenez…

Mariève

Bonjour la pression

28 Jan

Pour la première fois depuis que j’ai l’âge de travailler, j’ai pris la décision de m’arrêter, de prendre le temps de chercher ce que je veux vraiment et je me sens… méga coupable.

 

La vie (oui, oui) a fait en sorte que mon plan « d’après-contrat » tombe à l’eau. Je vais vous paraître méga ésotérique, mais j’y crois, moi, à ce pouvoir qu’a la vie de défaire les directions qu’on veut emprunter qui ne font pas de sens. Bref, je viens de terminer un contrat, le prochain (à l’étranger), ne s’est pas concrétisé et je me retrouve le bec à l’eau à penser, penser beaucoup, car je n’ai rien à organiser, je n’ai pas de ligne d’arrivée à franchir : dans un mois, personne ne m’attend plus nulle part… C’est à moi de me lancer dans une aventure, de trouver la bonne direction. Intense cette réflexion, hein?

Bonjour la pression.

 

Le billet de ma co-louve Laurie m’a fait réfléchir. « Ceci [la vie] n’est pas un sprint ». La vie n’est pas un sprint, mais on est les meilleures personnes pour s’imposer la course, la pression. Aujourd’hui, je vous partage ce qui me met de la pression. Peut-être que ça vous parlera!

Pression #1

Les passions. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, moi, les gens qui ont des passions claires et qui les mettent de l’avant haut et fort, ça m’énerve ROYALEMENT. Pourquoi? Parce que j’ai l’impression de ne pas avoir de passions. Je ne joue pas de piano, je ne capote pas sur la peinture, je ne dévore pas 5 romans par semaine, je ne fais pas du snow ou du ski 25 fois par mois et je n’avance pas que j’ai hâte au ski de printemps, je ne vais pas courir aux p’tites heures du matin parce que j’aime vraiment ça, je, je… Voyons je suis dont ben plate!

Ne vous méprenez pas, j’aime plein de choses, mais à petite dose. J’aime beaucoup, beaucoup de trucs, mais rien de bien particulier, de bien défini. Et savez-vous pourquoi ça me met de la pression? J’ai l’impression que les gens avec des passions claires font en sorte de les retrouver dans leur carrière professionnelle et BOOM, ils savent ce qu’ils veulent faire dans la vie. La voilà, la pression #2.

Pression #2

Savoir ce que tu veux faire dans la vie. Mon doux, cette question-là. Quand j’étais petite, je disais vouloir être vétérinaire, c’était la chose la plus claire dans ma tête d’enfant et mes parents me disaient : « Bin oui! Tu peux faire ce que tu veux! » Pourquoi, quand on vieillit, on devient trop conscient? On se met à analyser nos choix, à se poser beaucoup trop de questions, à mettre les choses en perspectives et à se dire : « Ce n’est pas possible ». J’analyse beaucoup trop… peut-être. Reste qu’en ce moment, je ne suis pas vétérinaire, mais là n’est pas la question. Au moment où j’ai une page blanche devant moi, où je peux prendre le temps de réfléchir à ce que je veux… Je ne vois pas clair. Quels sont vos trucs?

Pression #3

Être consciente de la pression que l’on s’impose. Paradoxal, non? Quand on s’impose trop de pression, on se met à relativiser : « Bin voyons, j’en ai des passions, je vais trouver ce que je veux faire dans la vie, il faut que j’arrête de me mettre autant de pression. » C’est un cercle vicieux, puis on se sent coupable de passer une journée devant Netflix à ne pas vivre de sa passion. Retour à la case départ de la pression #1. 😉

Pour 2016, je nous souhaite (si vous vous êtes reconnus dans mon texte) de la zénitude ; de passer des journées devant Netflix sans culpabilité, d’aimer encore plus de trucs différents et de faire un pied de nez aux passions. Pis, si je ne sais pas ce que je veux faire de la vie, je pourrai me plaire à faire un milliard de choses différentes. C’est pas ça, la beauté d’avoir des possibilités?

giphy

Source : giphy.com/

D’accord, Yoda.

Bonne journée, calme.

Karyan

 

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