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FEQ: Époustouflante P!nk

10 Juil

Pyrotechnie, projections, acrobaties aériennes et surtout, une voix solide et une performance efficace: tout était là pour faire du spectacle de P!nk sur les Plaines une réussite absolue. Pour une réussite, c’en était toute une!

Je ne m’attendais à rien de particulier de la part de la chanteuse américaine: je connaissais plusieurs de ses succès radio, que j’aimais bien, alors je me suis dit tout simplement « Tant qu’à avoir une passe, allons-y. »

Mais quelle idée de génie j’ai eue!

Le spectacle a démarré en trombe, avec un Get The Party Started plus qu’à propos. Je suis restée là, éblouie, à écouter la chanson en tapant des mains un peu stupidement: je n’en revenais pas d’un départ de spectacle aussi canon. Je n’avais jamais vu ça: P!nk avait l’air aussi réchauffée que si on était à la fin du spectacle, et ce n’était que la première chanson!

La chanteuse américaine de 37 ans a définitivement mis le paquet pour impressionner les dizaines de milliers de fans présents sur les Plaines: un lance-flamme, des feux d’artifices, des images d’arrière-plan parfois surréalistes, une troupe de danseurs aux chorégraphies parfaitement orchestrées… et même des bracelets lumineux, remis aux 50 000 premiers arrivés, synchronisés avec le spectacle! J’aurais tellement voulu en avoir un, je ne peux pas vous dire comment -mais je n’étais pas assez fan de P!nk avant le spectacle pour arriver parmi les premières (maintenant, probablement que oui!).

P!nk n’a pas non plus lésiné pour mettre le public dans sa poche: elle avait l’air franchement heureuse d’être là, souriant doucement entre les chansons, même entre deux couplets, saluant de la main et faisant des « Hey! » à ses fans lorsqu’elle s’approchait davantage. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi sympathique. Naturelle, à l’aise, elle a vraiment fait sienne l’énorme scène des Plaines -scène dont la taille n’a pas dû l’impressionner, elle, mais qui, à moi, semble immense.

Crédit vidéo : Nova Film | Festival d’été de Québec

Ce dont je me rappellerai, aussi, c’est l’énergie incomparable de la chanteuse, qui s’est amenée sur les planches comme si elle les possédait depuis toujours, le pas souple sur ses bottillons noirs. Elle était toute là, à nous balancer ses hits à la figure comme autant de boules d’énergie, et on répondait tous en criant, en tapant des mains ou en chantant. P!nk possède chacune de ses chansons, bouge merveilleusement bien, et est modeste en plus! Hé oui, elle s’est excusée d’oublier quelques paroles parce qu’elle était « rouillée » après presque quatre ans sans apparition sur scène.

Le spectacle était rodé à la perfection, les chansons s’enchaînant sans heurt pour créer un ensemble harmonieux et énergique, avec quelques pièces acoustiques bien équilibrées, qui donnaient toute la place à la voix puissante de P!nk -voix qu’elle sait faire fragile lorsque la chanson le demande. Tout un tour de force.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré mon spectacle. C’était une soirée mémorable, dont je me souviendrai longtemps… aussi à cause de l’envol de P!nk, qui s’est transformée en acrobate aérienne le temps de So What, voltigeant au-dessus des spectateurs, pirouettant sans rater une parole, éclatant de rire parfois. Ce segment, qui a clos le spectacle, était franchement exceptionnel, et tout le monde était renversé. Il y avait de quoi, d’ailleurs, puisque P!nk a passé plusieurs minutes dans les airs, l’air presque aussi confortable que sur terre.

De mon côté, je pense qu’une part de moi est restée plantée sur les Plaines, quelque part sous les étoiles, éblouie par une performance inoubliable, rêvant de m’envoler avec P!nk.

À défaut de m’envoler, je peux toujours réécouter les chansons. Ça devrait suffire.

Anne-Sophie

Psst : Au cas où vous vous demandez quelles chansons elle a jouées, les voilà:

Get the Party Started
U + Ur Hand
Just Like a Pill
Trouble
Leave Me Alone (I’m Lonely)
Try
Just Give Me a Reason
How Come You’re Not Here
Funhouse / Just A Girl (reprise de No Doubt)
Who Knew
F**kin’ Perfect
Me and Bobby McGee (reprise de Kris Kristofferson)
Babe, I’m Gonna Leave You (reprise de Joan Baez)
Sober
River (reprise de Bishop Briggs)
Just Like Fire
Blow Me (One Last Kiss)
Raise Your Glass
So What

Source: 99secenes.com

Oscars 2014 : Aucune surprise, quelques moments touchants… et beaucoup de tweets!

3 Mar

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«And the oscar goes to…»

Cinq petits mots qui précèdent si bien nos noms, lorsque nous sommes plus jeunes et rêveurs. Je le sais, j’ai pratiqué souvent. J’ai même une fausse statuette dorée pour le prouver. On parle quand même ici d’un des événements les plus prestigieux d’Hollywood : un tapis rouge, des bijoux précieux, des légendes du cinéma, des kodaks par milliers…n’oublie pas ton petit soulier!

Les films sont universels. Ils sont rassembleurs. Ils sont porteurs de messages. Ils sont à l’image de notre génération. Et clairement, la tendance de notre génération est au réel. Quand la réalité dépasse la fiction, littéralement. La majorité des films en lice sont inspirés de faits vécus, 12 Years a Slave, Dallas Buyers Club, Philomena, NebraskaNous sommes dans l’ère du réel. Nous voulons de l’authenticité. De la «vraie vie». (Cela veut aussi dire parfois, à l’ère des remakes, à l’ère où il est inutile de pousser l’imaginaire encore plus loin, encore plus haut…)

Émotions

Normal alors, que les moments les plus touchants et forts d’une telle soirée soient les speechs des vainqueurs.  Ces segments sont les plus spontanés et expressifs de la soirée, à l’image contraire des visages plastico-platrés des vedettes souhaitant à tout prix défier les effets du temps. Jared Leto, Lupita Nyong’o, Matthew McConaughey ont bien retenu notre attention après avoir monté sur les marches pour recueillir leur trophée.  Car mis à part ces moments touchants, les selfies des vedettes, la prestation contagieuse de Pharrell ou la commande de pizza d’Ellen DeGeneres, l’animatrice de la soirée, il n’y a eu aucune surprise quant au contenu des enveloppes.

Les artisans de Gravity retournent à la maison avec la majorité des statuettes techniques, ainsi que celle du meilleur réalisateur, décernée à Alfonso Cuaron. Dallas Buyers Club s’est illustré avec ses costumes et ses maquillages, ainsi qu’avec ses performances d’acteurs. Il devait y avoir un méchant bon réalisateur à la barre de ce film pour les diriger, n’est-ce pas ? 12 Years a Slave n’a rien à envier à personne, puisque le film repart avec le grand titre convoité du meilleur film de l’année et ajoute son nom parmi Gladiator, American Beauty, Schindler’s List, Braveheart, Forrest Gump, The Departed…

 

La soirée dorée en rafale :

  • L’humour de malaise d’Ellen DeGeneres. «It’s going to be an exciting night. Anything can happen, so many different possibilities. Possibility No. 1: 12 Years a Slave wins best picture. Possibility No. 2: You’re all racists. And now please welcome our first white presenter…»
  • Nous avons eu droit à un monologue d’Ellen, mais où était le numéro d’ouverture? Si j’étais vous, membres de l’Académie, je lâcherais un petit coup de fil au duo des Satiriques
  • Une performance juste et touchante de Somewhere Over The Rainbow par la talentueuse et athlétique Pink.
  • Le segment «In memoriam» où malheureusement, années après années, on reconnaît de plus en plus de visages…
  • Le conte de fée de Barkhad Abdi, en nomination pour le meilleur acteur de soutien, pour son rôle dans Captain Phillips
  • Oscar a encore échappé aux mains de Leonardo Dicaprio ! Soyons sans crainte, son tour viendra…
  • Où était Jack Nicholson avec ses lunettes fumées ?

Soyez pour ou soyez contre, mais je vous en prie, regardez les films avant de les juger.

Et mettez-vous au défi de consommer pleins de genres et de styles différents pour vous bâtir une solide opinion.

It’s a wrap.

JP

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