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Des Oscars à la page

12 Fév

Les Oscars, c’est pour les films. Mais oui, je sais. Toutefois, si la littérature n’était pas là pour fournir une bonne dose d’inspiration aux réalisateurs de ce monde, la cérémonie aurait une toute autre allure cette année. Tour d’horizon des finalistes aux racines littéraires.

Room, Emma Donoghue

Nominations : Meilleur Film, Meilleure Actrice (Brie Larson), Meilleur Réalisateur (Lenny Abrahamson), Meilleur scénario adapté

En bref : Jack, 5 ans, habite seul avec sa mère. Dans une seule pièce. Depuis toujours. Sa mère lui fait croire que le monde se résume à cette pièce, jusqu’à ce qu’elle décide de lui donner sa chance et de l’aider à s’échapper.

Brooklyn, Colm Toibin

Nominations : Meilleur film, Meilleure actrice (Saoirse Ronan)

En bref : Une jeune Irlandaise se retrouve à New York en quête de travail, rencontre un Italien dont elle tombe amoureuse, s’habitue tranquillement à sa nouvelle vie, jusqu’à ce qu’elle soit rappelée au pays à cause de la mort de sa sœur. Choix déchirants en vue.

The Revenant / Le Revenant, Michael Punke

Nominations : Meilleur film, Meilleur acteur (Leonardo DiCaprio), Meilleur réalisateur (Alejandro G. Inàrritu), Meilleure photographie, Meilleur acteur de soutien (Tom Hardy)

En bref : 1832, Missouri. Hugh Grass, trappeur, est blessé par un ours lors d’une expédition plus que périlleuse. Abandonné par les deux hommes qui avaient promis de veiller sur lui, le trappeur doit se débrouiller seul pour survivre, avec sa soif de vengeance pour alliée.

Steve Jobs, Walter Isaacson

Nominations : Meilleur acteur (Michael Fassbender)

En bref : La biographie du fondateur d’Apple. Faut-il que j’explique davantage? 😉

Danish Girl, David Ebershoff

Nominations : Meilleur acteur (Eddie Redmayne), Meilleure direction artistique, Meilleure actrice de soutien (Alicia Vikander)

En bref : Pour aider sa femme à terminer le tableau d’une cantatrice, Einar accepte de se vêtir comme une femme pendant quelques heures –quelques heures qui vont changer sa vie. Lentement, Einar se transforme en Lily, mettant en péril son mariage et remettant en question son identité même. Inspiré d’une histoire vraie.

The Price of Salt / Carol, Patricia Highsmith

Nominations : Meilleure actrice (Cate Blanchet), Meilleure bande originale (Carter Burwell), Meilleure photographie, Meilleure actrice de soutien (Rooney Mara)

En bref : Therese, employée de magasin, rencontre Carol, une femme mariée en instance de divorce, dans le magasin où elle travaille. Elles ne devraient rien ressentir l’un pour l’autre, et pourtant des sentiments forts se développent entre elles. Mais, avec Carol qui craint de perdre la garde sa fille si on venait à découvrir leur relation, les choses ne sont pas simples.

The Martian / Seul sur Mars, Andy Weir

Nominations : Meilleur acteur (Matt Damon), Meilleur scénario adapté, Meilleure direction artistique

En bref : Après une violente tempête qui force ses coéquipiers à quitter la planète Mars, Mark se retrouve seul et sans ressources, coupé de tout. Il devra trouver les moyens d’affronter les problèmes apparemment insurmontables qui se posent sur son chemin dans une tentative désespérée de revenir sur Terre.

Hé bien! Maintenant, vous pourrez regarder les Oscars en sachant que, sans le génie des auteurs de romans, la cérémonie aurait une toute autre allure. 😉

Anne-Sophie

 

Oscars 2014 : Aucune surprise, quelques moments touchants… et beaucoup de tweets!

3 Mar

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«And the oscar goes to…»

Cinq petits mots qui précèdent si bien nos noms, lorsque nous sommes plus jeunes et rêveurs. Je le sais, j’ai pratiqué souvent. J’ai même une fausse statuette dorée pour le prouver. On parle quand même ici d’un des événements les plus prestigieux d’Hollywood : un tapis rouge, des bijoux précieux, des légendes du cinéma, des kodaks par milliers…n’oublie pas ton petit soulier!

Les films sont universels. Ils sont rassembleurs. Ils sont porteurs de messages. Ils sont à l’image de notre génération. Et clairement, la tendance de notre génération est au réel. Quand la réalité dépasse la fiction, littéralement. La majorité des films en lice sont inspirés de faits vécus, 12 Years a Slave, Dallas Buyers Club, Philomena, NebraskaNous sommes dans l’ère du réel. Nous voulons de l’authenticité. De la «vraie vie». (Cela veut aussi dire parfois, à l’ère des remakes, à l’ère où il est inutile de pousser l’imaginaire encore plus loin, encore plus haut…)

Émotions

Normal alors, que les moments les plus touchants et forts d’une telle soirée soient les speechs des vainqueurs.  Ces segments sont les plus spontanés et expressifs de la soirée, à l’image contraire des visages plastico-platrés des vedettes souhaitant à tout prix défier les effets du temps. Jared Leto, Lupita Nyong’o, Matthew McConaughey ont bien retenu notre attention après avoir monté sur les marches pour recueillir leur trophée.  Car mis à part ces moments touchants, les selfies des vedettes, la prestation contagieuse de Pharrell ou la commande de pizza d’Ellen DeGeneres, l’animatrice de la soirée, il n’y a eu aucune surprise quant au contenu des enveloppes.

Les artisans de Gravity retournent à la maison avec la majorité des statuettes techniques, ainsi que celle du meilleur réalisateur, décernée à Alfonso Cuaron. Dallas Buyers Club s’est illustré avec ses costumes et ses maquillages, ainsi qu’avec ses performances d’acteurs. Il devait y avoir un méchant bon réalisateur à la barre de ce film pour les diriger, n’est-ce pas ? 12 Years a Slave n’a rien à envier à personne, puisque le film repart avec le grand titre convoité du meilleur film de l’année et ajoute son nom parmi Gladiator, American Beauty, Schindler’s List, Braveheart, Forrest Gump, The Departed…

 

La soirée dorée en rafale :

  • L’humour de malaise d’Ellen DeGeneres. «It’s going to be an exciting night. Anything can happen, so many different possibilities. Possibility No. 1: 12 Years a Slave wins best picture. Possibility No. 2: You’re all racists. And now please welcome our first white presenter…»
  • Nous avons eu droit à un monologue d’Ellen, mais où était le numéro d’ouverture? Si j’étais vous, membres de l’Académie, je lâcherais un petit coup de fil au duo des Satiriques
  • Une performance juste et touchante de Somewhere Over The Rainbow par la talentueuse et athlétique Pink.
  • Le segment «In memoriam» où malheureusement, années après années, on reconnaît de plus en plus de visages…
  • Le conte de fée de Barkhad Abdi, en nomination pour le meilleur acteur de soutien, pour son rôle dans Captain Phillips
  • Oscar a encore échappé aux mains de Leonardo Dicaprio ! Soyons sans crainte, son tour viendra…
  • Où était Jack Nicholson avec ses lunettes fumées ?

Soyez pour ou soyez contre, mais je vous en prie, regardez les films avant de les juger.

Et mettez-vous au défi de consommer pleins de genres et de styles différents pour vous bâtir une solide opinion.

It’s a wrap.

JP

Gravity: Retomber les pieds sur terre

31 Oct

 

Capture d’écran 2013-10-30 à 16.16.37

Presqu’un mois après sa sortie, le film Gravity du réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, a effectué tout un décollage et a séduit le public. Le réalisateur James Cameron en a fait l’éloge et de nombreux astronautes ont souligné le réalisme du film. Plusieurs rumeurs courent même au sujet de potentielles nominations aux Oscars, notamment pour les catégories meilleure actrice et meilleur film, des exploits jamais encore atteints pour un film de science-fiction.

En 2 lignes

Une mission dans l’espace tourne mal. Une astronaute néophyte (Sandra Bullock) tente de revenir sur terre, avec l’aide d’un astronaute vétéran (Georges Clooney) sur le point de prendre sa retraite.

Une mission visuelle réussie

Si vous devez voir un film en IMAX 3D, c’est celui-ci. Les capacités technologiques à reproduire parfaitement la réalité sont à couper le souffle. Campés dans leurs sièges, les spectateurs ne ressentent aucune barrière physique et baignent littéralement dans l’espace. On flirt avec le vertige plusieurs fois durant le film.

Sandra Bravo Bullock et George Lightyear Clooney   

Bullock est peut-être perdue dans l’espace, mais elle sait très bien où elle amène les spectateurs : la panique – le calme, la volonté – le lâcher prise, la vie – le deuil… Ces contrastes renforcent son jeu. Elle nous fait oublier quelques écarts de conduite sur sa filmographie et nous rappelle son talent.

Clooney, quant à lui, est plutôt effacé. Même les grandes étoiles d’Hollywood ne peuvent pas toujours briller. Toutefois, on peut apprécier sa prestance naturelle qui nous fait penser à un certain Buzz Lightyear. Il s’agit peut-être d’un choix de direction, mais sa performance est…prudente.

«Cuaron, we have a problem.»

Les faiblesses du film résident définitivement dans le scénario. On tente d’ignorer une panoplie de clichés qui testent, un à un, notre implication dans l’histoire. Et comme si le défi n’était pas assez grand, on assiste à une suite (une trilogie !) d’événements catastrophiques, chaque fois plus grave et important que le précédent.

Coups de cœur 

Les plans-séquences, la pause fœtus et la réplique «No hablo chino».

En résumé

On applaudit la technologie.

On salue le jeu de Sandra.

On ferme les yeux sur quelques passages du scénario.

It’s a wrap, JP.

Joyeuse Halloween

P.S. En cette journée d’Halloween, je vous laisse sur un extrait du film Hocus Pocus. Les soeurs Sanderson sont les meilleurs alliées pour cette journée! D’ailleurs, la version québécoise de notre enfance est si difficile à trouver…

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