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Safia Nolin: diamant brut, émotion pure

3 Mar

J’aimerais faire une introduction stylée. J’aimerais présenter Safia Nolin aussi bien qu’elle le mérite, mais les mots me manquent. Je me contenterai de dire que j’ai assisté au spectacle de l’artiste originaire de Limoilou, samedi dernier, au Bistro Café Summum de La Baie, et que c’était merveilleux. Envoûtant. Et surtout, authentique.

Authentique, c’est ce qui me reste en tête après cette soirée magnifique. Ça n’a duré qu’une heure, et j’en aurais pris plus. J’aurais voulu rester là, à écouter la voix claire et puissante de Safia, jusqu’à ce qu’elle se lasse et me jette dehors.

Limoilou

Le premier album de Safia Nolin, Limoilou. Source: bonsound.com

Un talent brut

Safia Nolin a du talent. Un talent brut, immense, éblouissant. Tout chez elle semble instinctif, de la manière dont elle joue de la guitare à la façon simple et efficace qu’elle a d’interpréter ses chansons. C’est instinctif, c’est vrai, et c’est pour ça que c’est si bon. Les chansons sont tristes, déchirantes, transpirant un mal-être profond qui nous donne la chair de poule. Les interprétations sont candides, authentiques, viscérales, et touchent droit au cœur.

L’honnêteté de Safia Nolin bouscule, ébranle, déstabilise, lorsqu’elle chante et lorsqu’elle se risque à quelques mots entre deux pièces. Avec son rire clair, contagieux, et sa franchise inimitable, Safia inspire une sympathie instantanée, en même temps qu’elle étonne. Le contraste est frappant : lorsqu’elle parle, elle semble timide, mal assurée, se tournant vers son inséparable acolyte Joseph Marchand pour l’aider; lorsqu’elle chante, elle est confiante, la voix solide, la main sûre sur sa guitare. Tellement confiante, qu’elle ose même s’attaquer à un classique de Céline Dion, My Heart Will Go On, dans la seule reprise de la soirée. Je n’ai jamais été une fan finie de cette chanson, mais l’interprétation de Safia, sans artifices, simple, honnête, avait de quoi me donner des frissons.

Une artiste à voir absolument

J’avais entendu de nombreuses critiques extrêmement positives de Safia Nolin, et j’étais déjà conquise par ses mélodies aux accents mélancoliques. Mais rien ne peut se comparer à l’expérience live. Si vous n’êtes pas convaincus, si vous croyez qu’il y a là un buzz inutile, prenez la peine de sortir, et allez la voir en show. Vous ne serez pas déçus. Safia Nolin, c’est un diamant brut dont le talent aux mille facettes n’a pas fini d’éblouir.

Pour la voir

4 mars, L’Anglicane (Lévis)

5 mars, Vieux-Clocher (Magog)

11 mars, Théâtre Desjardins (Montréal)

12 mars, Centre des Arts Shenkman (Ottawa)

Et d’autres dates sur sa page Facebook. 🙂

Anne-Sophie

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Découvrir de nouveaux artistes: mes secrets dévoilés !

16 Déc

J’ai un besoin vital de dénicher de nouveaux talents et je suis plus qu’heureuse lorsque des artistes comme Lana Del Ray ou X Ambassadors parviennent à se frayer un chemin dans l’industrie quelques années après que j’aie apprécié pour la première fois leur musique. Parfois on me demande comment je fais pour découvrir des artistes musicaux bien avant qu’ils gagnent en popularité et qu’ils deviennent l’intérêt du grand public.

Non, je n’ai pas une connexion neurologique avec tous les grands manitous de l’industrie de la musique (bien que j’aimerais!). Voici donc quelques-unes de mes façons pour découvrir de nouveaux talents avant qu’ils ne jouent en boucle dans tous les diffuseurs.

 

  1. Espionnez les réseaux sociaux de vos artistes favoris

Vos idoles ont eux-aussi des idoles et des artistes favoris. L’industrie de la musique est un petit monde qui rassemble les plus grands noms et les artistes émergents. Espionnez les comptes sur les réseaux sociaux de vos artistes favoris ou lisez les entrevues qu’ils accordent où souvent leurs inspirations ou leurs coups de cœur du moment leur sont demandés. Parmi leur playlist vous pourrez faire de belles découvertes musicales! C’est d’ailleurs une mention sur le compte Twitter de Taylor Swift qui m’a permis de connaître James Bay.

  1. Consulter les sites web de maisons de disques

Il est plutôt rare d’avoir le réflexe de naviguer sur les sites web de maisons de disques québécoises ou internationales, mais ça vaut le coup! Ils ont tous une section qui liste les artistes qu’elles produisent, diffusent ou représentent dans laquelle on peut piger de belles trouvailles musicales! C’est ainsi que j’ai découvert Rita Ora qui fut signée par Roc Nation, une maison de production fondée par Jay-Z. Commencez par les maisons de disques associées à vos artistes favoris et ensuite osez découvrir une maison de disques inconnue et les talents qu’elle représente.

  1. Être attentif aux bandes sonores de films, de séries télé ou même de publicités

Rares sont ceux qui demeurent attentifs lors du générique d’un film. Eh bien, moi j’attends impatiemment le moment où les chansons utilisées lors de la projection sont décrites! Particulièrement dans les émissions ou les films moins commerciaux, la musique qui habille les scènes est souvent jouée par des artistes relativement peu connus. De cette façon, il y a quelques années, j’ai découvert l’auteur-compositrice-interprète Gemma Hayes choisie pour la chanson d’ouverture du film (un peu quétaine!) Flicka.

  1. Faire le plein d’artistes lors de galas musicaux

Moment phare où plusieurs grands noms sont réunis, accompagnés des artisans de l’industrie de la musique et… d’artistes émergents! Surprenez-vous à écouter un gala qui porte sur un style musical qui vous est moins familier. Par exemple, vous connaissez peu le country? Les CMA Awards initiés par la Country Music Association vous mettront à jour sur l’industrie de la musique country et les favoris de l’année. Je vous invite à consulter mon article  » La saison des galas musicaux s’annonce » qui vous liste les galas les plus populaires à noter à vos agendas.

  1. Arriver en avance à votre prochain spectacle

Nous vivons dans un monde de dernière minute, courant toujours pour arriver à notre prochain rendez-vous. Lorsque vient le temps d’assister à un spectacle souvent les spectateurs arrivent à la dernière minute pour la prestation de l’artiste principal. Ils sont peu intéressés par la ou les premières parties, car ils n’ont que des yeux pour leur artiste favori. Pourtant il m’est arrivé d’apprécier davantage une première partie que le spectacle principal! Par exemple, si vous êtes de ceux qui ont récemment acheté leur billet pour assister au spectacle de Maroon 5 à Montréal en septembre prochain, je vous invite découvrir (si ce n’est pas déjà fait) la pétillante Tove Lo qui sera leur première partie.

  1. Connaître par cœur la programmation des festivals

Les festivals d’ici ou d’ailleurs sont une occasion en or de faire des découvertes musicales, en plus d’apprécier les prestations d’artistes que vous chérissez déjà. J’ai un amour particulier pour les festivals Osheaga et Coachella. La saison des festivals est terminée? Consultez les sites web pour relever des trouvailles musicales au sein des éditions passées. N’oubliez pas certains concours musicaux qui prennent la forme de festival. Je pense notamment au festival de la Chanson de Granby qui a révélé plus d’un talent de la francophonie!

  1. Se perdre dans YouTube et ses recommandations

Lorsque vous consulter un vidéoclip, YouTube vous suggère dans la colonne de droite des recommandations d’autres vidéos associés au contenu que vous visionnez, je vous invite à cliquer sur les vidéoclips OFFICIELS d’artistes qui vous sont complètement inconnus. Ainsi, de vidéoclip en vidéoclip, d’artiste en artiste, vous tomberez assurément sur une découverte. Comme ce fut le cas en 2005 où j’ai découvert une certaine Katy Perry avec un style nettement plus rock qu’aujourd’hui ou en 2011 où j’ai découvert une certaine Iggy Azalia qui avait encore peine à se faire connaître. Attention toutefois de consulter seulement le matériel officiel afin de ne pas vous perdre dans tous les autres contenus douteux sur YouTube. Bref, flânez intelligemment!

  1. Se laisser bercer par une application qui vous propose des playlists

Mon coup de cœur actuel est l’application Songza qui vous permet d’écouter la musique de divers styles gratuitement selon votre attitude ou votre activité du moment. Mais il y a aussi, Soundcloub, Spotify, Deezer, Rdio, Live365, pour ne nommer que ceux-là. Laissez-vous bercer par la playlist de ces applications ou l’accès à des chaines radios jusqu’ici inconnues qu’elles permettent. Et lorsqu’une chanson vous plait particulièrement, notez de quel artiste il s’agit pour ensuite faire une petite recherche sur ce dernier.

  1. Avoir l’air un peu fou en pointant son cellulaire un peu partout

Shazam est une application gratuite qui vous renseigne sur la musique autour de vous en mentionnant l’artiste et le titre à l’origine de la chanson. Bien que cet outil ait ses failles, il est surprenamment efficace. Soyez celle ou celui qui pointe constamment son cellulaire dans les airs pour connaitre qui est la source de la musique ambiante que ce soit dans un restaurant, une boutique branchée ou une salle d’attente. C’est ainsi que j’ai entendu pour la première fois les Hay Babies. Vous aurez peut-être l’air étrange, mais vous ferez des trouvailles musicales qui impressionneront vos amis à coup sûr!

Vous détenez désormais mes trucs (jusqu’ici conservés bien secrets!) pour découvrir la prochaine vedette musicale et devenir un fin connaisseur qui vous mènera peut-être à alimenter un blogue sur la musique vous aussi! 😉

Cath xxx

Tellement Cliché

9 Nov

 

Ces temps-ci, j’ai envie de renouveau, de découverte, de vent frais. Je lis donc beaucoup de magazines et j’arpente le web, à la recherche de nouveaux sons, idées décos, sports ou événements. Et tant qu’à être ouverte à la nouveauté, autant vous partager le fruit de mes recherches ! Rencontrez aujourd’hui, vous aussi, la musique du duo de Québec : Cliché !

 Cliché

Dites-nous qui vous êtes en une phrase. A/S/V? (Âge/Sexe/Ville)

Frédérique Cliche, 23 ans de Québec

David Latulippe, 24 ans de Québec

On est Cliché, un duo pop/ambiant/électro de Québec qui gagne à être connu à travers le monde! (hahaha) (joke mais pas joke, on le croit pour vrai 😉 )

 

Votre projet musical, Cliché, a pris son envol en octobre. Qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur de celui-ci?

Fred : L’élément déclencheur a vraiment été il y a 1 an et demi, lorsqu’on a découvert que la voix à David et la mienne se mélangeaient parfaitement! On a enregistré un cover de «Counting Stars» de One Republic et les visionnements ont boomées de façon assez impressionnante! On est maintenant à 14 000 vues sur Youtube et ça nous a vraiment donné l’élan pour se lancer ensemble dans un projet qui nous parle! On avait également de très bons commentaires et on avait tellement de plaisir à chanter et jouer ensemble qu’on a décidé de partir notre projet personnel, qui s’appelle Cliché.

 

Qu’est-ce qui vous gosse le plus du milieu musical au Québec?

David : Il y a beaucoup de musique et surtout beaucoup de mauvaise musique. C’est souvent géré par de grosses machines pour faire le plus de profit possible, ce qui fait qu’on perd l’essence même de la musique.

Fred : Je pense que ce qui me gosse le plus, c’est qu’on est limité. En ce moment on compose en anglais parce que c’est vers ça qu’on tend le plus et qu’on entend les choses pour le moment. Tous les groupes et les artistes qui nous influencent le plus dans notre processus de création chantent en anglais, c’est donc plus naturel pour nous de pencher vers l’anglais en ce moment. On ne délaisse pas le français du tout, on compose en français aussi mais l’anglais nous attire plus effectivement. Au Québec ce qui est difficile quand tu composes en anglais, c’est que tu es limité dans la diffusion de ta musique. Déjà qu’à la radio à Québec c’est difficile de faire entendre tes idées lorsqu’elles sont en français, donc imaginez en anglais…

Quand on explore ailleurs, dans d’autres coins de pays, les gens sont ouverts à découvrir des bands musicaux qu’ils ne connaissent pas. Ce n’est pas rare pour eux d’aller voir un band inconnu dans une petite salle de concert au coin de la rue. À Québec, je pense que les gens sont plutôt conservateur à ce niveau-là, qu’ils aiment mieux connaître et ensuite aller écouter que d’écouter pour ensuite connaître. C’est donc plus difficile de remplir une salle de spectacle lorsqu’on n’est pas connu et de faire découvrir notre musique au plus grand nombre de personnes possible.

 

Parce que tout le monde rêve secrètement d’être Taylor Swift … Quels sont les avantages et inconvénients d’être musiciens?

David : Avantages : faire ce que j’aime le plus comme métier. Je n’ai pas à faire de la musique d’un côté et de faire une autre job de l’autre, je fais juste ça. C’est parfait !

Fred : Avantages : On fait ce qu’on aime le plus au monde, jouer de la musique. C’est tellement libérateur et c’est pour ma part la meilleure façon que j’ai de m’exprimer et de me faire entendre. La musique est universelle comme moyen de communication et c’est pourquoi c’est tellement beau! On est chanceux de pouvoir s’exprimer de la façon qu’on veut sans restriction et de parler de choses qui nous touchent vraiment.

Inconvénients : On ne se le cachera pas, le milieu de la musique est instable. Il n’y a également pas de routine de travail, ça peut changer de semaine en semaine et même de jour en jour; on ne sait jamais à quoi s’attendre. Ça peut donc être stressant, mais en même temps on aime vivre au jour le jour sans avoir une routine fixe. Maintenant il y a tellement beaucoup de gens qui font de la musique que ça devient de plus en plus difficile de se démarquer. Monétairement c’est certain que ce n’est pas toujours évident non plus… Avec toutes les plateformes présentes aussi de nos jours, c’est de plus en plus difficile de vendre notre musique.

 

En vous suivant, à quoi peut-on s’attendre? (pitch de vente assumé)

On peut s’attendre à une musique ambiante axée sur les harmonies vocales et sur l’émotion avec une touche actuelle plus électronique. On chante vraiment ce qui nous parle, des sujets «Clichés» sur l’amour et sur les moments plus difficiles, des relations qui occupent beaucoup de place dans la vie de tous les jours.

 

Vous mangez quoi pour être musicalement inspirés de même?

Fred : David, chaque jour et chaque fois qu’on pratique, va se chercher un bagel fromage à la crème et un café deux sucres, une crème! (hahaha! Je suis très sérieuse !)

Pour vrai, souvent ce qui arrive c’est que j’écris ce qui me passe par la tête et souvent il me vient une mélodie à mettre sur les mots selon ce que j’ai envie de créer comme atmosphère. Ensuite on travaille ça ensemble autour du piano et on crée autour du noyau.

On se rend compte qu’on vit tous les mêmes difficultés et que c’est un sujet de discussion récurent. Chaque relation est tellement différente et semblable à la fois, c’est pour ça qu’on parle de sujets qui se ressemblent mais qui diffèrent dans chaque relation. C’est vraiment ça qui nous a donné une lancée pour écrire et composer. On s’inspire également de nos vies personnelles ainsi que de celles de notre entourage.

On est toujours en train de s’envoyer des idées, des chansons qu’on vient de découvrir qui nous inspirent pour d’autres choses! C’est vraiment l’fun et ça n’arrête jamais! En fait c’est ça qui est malade du processus de création c’est qu’il n’a jamais de fin. Ça peut aller à l’infini et tu peux faire des dizaines de versions avant d’avoir un produit fini qui te plaît !

On est toujours en train de penser (même durant la nuit des fois j’ai des idées qui me pop dans ma tête!) parce qu’on veut pas laisser une bonne idée s’échapper.

 


 

 

Suivez-les via leur page Facebook et Youtube. Leur premier single sortira bientôt et sérieusement, vous ne voulez pas manquer ça!

D’autres découvertes automnales suivront bientôt…

Laurie xx

La saison des galas musicaux s’annonce

2 Oct

Crédit photo : http://www.metronews.fr

Les festivals souvent associés à la saison estivale se feront un peu plus rares au cours des prochains mois. Pour y remédier, quoi de mieux que de s’emmailloter au chaud dans une couverture, couché sur le divan, un thé ou un sac de chips à la main en écoutant un gala musical !

Voici donc 10 galas musicaux populaires facilement accessibles sur nos écrans de télé:

  1. BBC Music Awards : La première célébration a eu lieu en décembre 2014. Pour la toute première fois BBC One, BBC Radio 1 et BBC Radio 2 s’unissent pour honorer la musique populaire britannique. Déjà 4 millions de personnes ont regardé le gala en direct où notamment Ed Sheeran et Pharrel Williams se sont vus récompensés.
  2. Brit Awards : Toujours du côté britannique, surnommé « The Brits » est un gala par la British Phonographic Industry depuis 1978. D’ailleurs saviez-vous que Robbie Williams y détient le record de récompenses avec un total de 18 trophées. Ne soyez pas surpris de voir le logo Mastercard un peu partout lors du gala, il s’agit d’un commanditaire de longue date… La cérénomie équivalente au Brit Awards pour la musique classique est le Classic Brit Awards qui a lieu à chaque mai.
  3. CMT Music Awards : Pour les amoureux du country, vous connaissez sans doute la chaîne CMT (country music télévision) qui depuis 2002 récompense son industrie en direct de Nashville. J’apprécie particulièrement la catégorie « wide open country video » qui honore la musique non diffusée sur les ondes radios commerciales.
  4. Grammy Awards : Aussi surnommée « Grammies », cette cérémonie américaine dont les origines remontent aux années 50 récompense non seulement les artistes s’étant le plus démarqués, mais aussi les techniciens du domaine musical. Ailleurs sur la planète, vous trouverez l’équivalent des « Grammies », notamment le ARIA Awards en Australie, Premios Oyes ! au Mexique et les Victoires de la musique en France.
  5. Juno Awards : Ô Canada ! Chaque année, ce gala musical honore des artistes canadiens en direct sur CTV. Les gagnants sont déterminés par l’Académie canadienne des arts et des sciences de l’enregistrement (CARAS). Le titre « Juno » provient d’un diminutif pour rendre hommage à Pierre Juneau qui, dans les années 70, était chef du CRTC et qui a participé aux règlements sur la musique produite et diffusée au Canada.
  6. MTV Video Awards : Êtes-vous fous des vidéoclips comme moi?! Si oui, alors voici votre gala ! Cette cérémonie moins conventionnelle se tient chaque août depuis 1984 pour récompenser les meilleurs vidéos. « Moins conventionnelle » est une façon polie de dire qu’il se passe bien des choses lors de ce gala : du baiser entre Madonna, Britney Spears et Christina Aguilera en 2003 au twerk de Miley Cyrus auprès (très près!) de Robin Thicke en 2013, en passant par la robe en viande de Lady Gaga en 2010. Madonna est d’ailleurs la grande championne de ce gala avec son cumulatif de 21 prix.
  7. ADISQ : Plus près de chez nous, le gala ADISQ et l’Autre gala ADISQ qui sont déjà rendus à leur 38e édition célèbrent la musique québécoise et ses artisans à chaque automne en direct de Montréal. Je vous laisse deviner qui a servi d’inspiration pour nommer les trophées « Félix »…
  8. NRJ Music Awards ou Prix de la Musique NRJ : Ce gala qui a lieu en janvier en direct de Cannes récompense des artistes français et internationaux par des votes du public avant et pendant la cérémonie. C’est évidemment à la station de radio NRJ que nous devons sa création depuis 2000 avec comme partenaire la chaine télévisuelle TP1.
  9. Billboard Music Awards : Le fameux Billboard est reconnu par ses classements hebdomadaires, mensuels et annuels qui identifient les titres les plus écoutés. Les BMA’s sont tenus chaque année aux États-Unis depuis 1990.
  10. American Music Awards : Contrairement aux gagnants des Grammys qui sont déterminés par les membres du National Academy of Recording Arts and Sciences, ceux des AMA’s sont attribués par le public et des investisseurs dans le domaine musical sur des critères tel que les ventes ou les statistiques sur le web et les réseaux sociaux. Ainsi, les AMA’s honore le succès commercial des artistes plutôt que leurs qualités artistiques.

Bonne écoute !

Cat xxx

La playlist qu’il vous faut pour traverser la mélancolie de fin d’été !

4 Sep

Déjà la rentrée se pointe! J’ai l’impression que l’été a passé en un claquement de doigts… OK, je l’avoue, je suis un peu mélancolique à l’idée que l’été tire à sa fin. Je me remémore, avec un mélange de tristesse et de joie, les bons moments passés en vacances sur le bord de l’eau ou encore lors des festivals endiablés. Je suis convaincue de ne pas être la seule à vivre cette mélancolie estivale en cette période où l’on retrouve la routine et où l’on doit ranger nos jolies sandales.

sunset

Crédit photo : wallspick.com

Afin de traverser ensemble cette mélancolie passagère, je vous propose la liste de 8 groupes qui forment ma playlist affectueusement nommée « J’ai envie de pleurer car l’été tire à sa fin, mais maudit que les derniers mois furent plaisants! » qui mélange joie et tristesse dans une ambiance atmosphérique. À écouter paisiblement, un breuvage à la main, en rêvassant à l’été passé et à celui à venir!

  1. FM HI LOW : Ce groupe montréalais propose un enveloppant mélange de rock, d’électro et de reggae. L’ensemble de leur EP « Everyone » composé de 6 chansons amène à rêvasser et nous transporte ailleurs l’espace d’un moment.
  2. The Neighbourhood ou The NBHD : Connu du grand public grâce à la chanson « Sweater weather », ce groupe californien propose un rock alternatif planant. Un de mes favoris !
  3. Sunrise and Good People : Originaire de chez nous, le groupe se qualifie d’électronique-tribal-rock cherchant à s’éloigner des clichés. En effet, leur musique est recherchée et mélange diverses influences.
  4. Night Terrors of 1927 : L’indie pop que nous présente ces musiciens de Californie serait parfaite pour une bande-annonce de film. Ils n’hésitent pas à utiliser souvent des chœurs, afin de donner un petit quelque chose de grandiose à leur son.
  5. Groenland : Cette formation pop-indie-orchestrale montréalaise a lancé son premier album « The Chase » en avril 2013 et, depuis, elle a reçu plusieurs mentions telles que le Single of the week sur iTunes et la nomination pour Album de l’année -Anglophone à L’Autre Gala de l’ADISQ.
  6. Little Daylight : Originaire de New York, ce groupe nous offre une musique alternative pop avec parfois des touches de rock. Tiré de leur premier album « Hello Memory », le single « Overdose » a connu un franc succès.
  7. Equinox : Cette formation montréalaise a réussi son objectif d’avoir un son unique à la fois pop, vintage et moderne. C’est grâce à l’émission télévisuelle « OuiSurf en Asie » où le groupe figure abondamment sur la bande-sonore qu’il a pu grandement augmenter sa popularité.
  8. Pif Paf Hangover : J’ai une fixation sur la chanson « whatever works » de cette formation montréalaise au style pop-rock-électro coloré qui connaitra une année 2015 chargée, car ils sont occupés à créer un second album et à collaborer avec Toast Dawg et Artist Of The Year pour faire une version revisitée (remix) de leur premier album lancé au printemps 2014.

Et vous, quels sont vos remèdes pour soigner la mélancolie passagère de la fin d’été?

Cath xxx

Découvertes pop et leurs goûts sucrés

22 Août

Je vous propose de découvrir 4 groupes aux influences pop et pour vous imagez leur musique, pourquoi ne pas leur associé un goût sucré!?! Étrange, peut-être…Amusant, certainement !

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Crédit photo : yearsandyearsofficial.com

Years & Years : du bonbon !

Ce trio britannique s’est fait connaître avec la chanson King sortie en février dernier. C’est le genre de chanson dont on oublie toujours le titre et l’interprète, mais que nous fredonnons par cœur après l’avoir entendu mainte fois à la radio. Le groupe composé d’Olly Alexander au chant et au clavier, de Mikey Goldsworthy à la basse et d’Emre Turkmen au synthétiseur existe depuis 2010 et nous a présenté son premier album Communion le 10 juillet dernier. Leur électropop me rappelle des bonbons sucrés : leur musique est agréable à l’écoute, et puis on en veut encore et encore, et puis ça tombe sur le cœur et on n’en veut plus du tout. Il suffit de laisser passer quelque temps et l’envie des bonbons nous revient de plus belle, jusqu’à ce qu’on s’écœure de nouveau et ainsi va ma relation avec les rythmes agréables, mais à écouter avec modération de Years & Years !

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Crédit photo : prioryband.com

Priory : un cocktail de fille !

Priory nous présente un électropop plus planant que celui de Years & Years avec des influences indies et une guitare bien présente. Vous devez connaitre sans doute le single Weekend qui a connu un vif succès en 2014. Ce titre se retrouve sur l’album Need to know lancé en avril 2015 par le groupe composé de Brandon Rush et Kyle Sears, tous deux originaires de Portland. Leur art me fait penser à un cocktail de fille, le type de cocktail sucré qui semble être du jus jusqu’à ce que tu réalises que tes pommettes deviennent rosées et que tout semble plus léger. Alors là, tu te rappelles qu’il y a de l’alcool dans ce joli cocktail qui mine de rien t’affecte un peu et te transporte ailleurs. Bref, écouter Priory permet de s’évader légèrement, mais encore une fois à consommer avec modération, autrement le plaisir se transformera est maux de cœur.

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Crédit photo : misterwives.com

MisterWives : un cupcake !

Le groupe new-yorkais MisterWives s’est formé en 2012 d’une façon originale : Mandy Lee (la chanteuse du groupe) voulait un groupe de reprises des années 80 pour son party d’anniversaire. C’est ainsi qu’elle a fait la connaissance de deux musiciens (Etienne Bowler aux percussions et  William Hehir à la basse) qui formeront ainsi le début du groupe. Plus tard, deux autres musiciens ( le multi-instrumentiste Jesse Blum et le guitariste Marc Campbelle)se joignent à eux pour compléter la formation MisterWives comme nous la connaissons maintenant. À noter que le saxophoniste Mike Murphy se joint parfois à eux. En janvier 2014, MisterWives nous présente leur indie pop à travers le EP Reflections suivi de leur premier album Our own house un an plus tard.  J’associe leur musique à un mignon cupcake avec d’abondants crémages. Bien que leur sonorité est mignonne, une fois que tu y croques à pleine dent tu réalises qu’il y a trop de crémage et que ça en devient presque dérangeant. Bref, MisterWives a quelque chose d’intéressant mais me laisse un peu sur ma faim…

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Crédit photo : purityringthing.com

Purity Ring : une meringue !

C’est deux musiciens, Megan James à la voix et Corin Roddick aux instruments qui se cachent derrière les sons futurepop de Purity Ring. Le duo existe depuis 2010 et nous pouvons être fières puisqu’ils sont canadiens, plus précisément d’Edmonton. Ils nous offrent un second album en mars dernier qu’ils ont eux-mêmes produit intitulé Another Eternity qui suit Shrines lancé en 2012. Je qualifierai la pop du groupe « d’électro atmosphérique » digne d’une bande-sonore d’un film moderne. L’écoute est facile et nous transporte ailleurs, c’est pourquoi je l’associe à une meringue, cette pâtisserie très légère, très fine et parfois poudreuse. Purity Ring me donne l’impression de planer sur un cumulus tout comme manger une meringue me donne l’impression de croquer dans un nuage.

Et vous, quel est votre groupe pop du moment ?

Cath xxx

Tête à tête avec Michaël L.H. du DesBouleaux Fest

11 Août

Vous êtes en quête d’un festival humoristique et musical qui vous fera apprécier le plein air du même coup? Le DesBouleaux Fest est alors certainement un événement qui vaut la peine d’être découvert! Tenu annuellement dans les Laurentides, le DBF en sera à sa 5e édition lors des 21 et 22 août prochain à l’aréna Jean-Laurin de Mirabel. Un festival abordable et offert à un public de tout âge qui nous donne envie d’aller faire une petite escapade dans ce beau coin de pays. Curieux d’en savoir plus? Voici mon tête à tête avec le créateur du festival, Michaël Lagacé Henripin.

Bonjour Michaël, tu vas bien?

Salutations Chloé, je magasine des lavabos en ce moment, fallait que je t’en parle, je trouve ça weird d’être rendu là dans ma vie, mais sinon ça va super bien !

Parle-nous donc un peu de ton projet, qu’est-ce que le DesBouleaux Fest?

Le DBF est un festival de musique et d’humour qui en sera à sa 5e édition et qui aura lieu à la fin août à Mirabel. Lors de l’événement, on vous propose une programmation plutôt diversifiée musicalement ainsi qu’un côté humoristique qui ajoute, selon moi, une valeur ajoutée au festival, le tout à 20$ seulement en prévente. Nous avons comme têtes d’affiche musicales Unearth (métal), Koriass (hip-hop), Fit For An Autopsy (death métal), Dance Laury Dance (hard rock) et plus d’une vingtaine de groupes à découvrir. Nous accueillerons d’ailleurs Alex Douville, Sam Breton, Guillaume Pineault et Simon Boisvert comme humoristes, le tout animé par Frank Grenier.

Comment l’idée du festival t’est-elle venue et qu’est-ce qui vous a poussé à concrétiser ce projet à Mirabel?

Ça faisait un bon moment que l’idée me trottait dans la tête suite à ma visite au Wacken Open Air 2008 en Allemagne, mais c’est vraiment au mois de juillet 2011 que le projet est né lors d’une soirée un peu arrosée avec des amis et quelques « t’es pas game ». Le lendemain de cette soirée, j’ai été acheter du bois, des vis et des advils pour construire une scène sur le terrain de la maison de mes parents sur la rue des bouleaux à Saint-Augustin (village de Mirabel). Après ça j’ai écrit à mon ami Bine de Harriers et des amis humoristes pour savoir s’ils voulaient embarquer dans mon délire et ils ont dit oui. Au début je n’avais aucune intention d’en faire une autre année consécutive, je me suis dit que c’était un one shot deal, mais après le succès de la première édition, j’ai décidé d’en faire une deuxième. C’est à la troisième édition que nous avons déménagé le site du festival derrière l’aréna Jean-Laurin et que nous avons décidé de devenir le phare de la culture alternative dans la région des Laurentides. J’habite ce village depuis 26 ans et j’étais tanné que les gens nous connaissent seulement à cause d’un aéroport abandonné, haha. En plus on est chanceux, c’est sur le coin de la rue des bouleaux donc je n’ai pas eu à changer le nom!

En trois mots, comment décrierez-vous votre festival?

Drôle, convivial et décontracte.

Qu’est-ce qui différencie le DesBouleaux Fest des autres festivals en région?

Je crois que c’est le côté convivial et relaxe de l’événement qui rend l’expérience unique avec le festival. La proximité avec les artistes est un facteur important que les festivaliers apprécient bien puisqu’il n’y a pas de barricades entre la foule et la scène.

Quels sont tes coups de cœur pour la prochaine édition des festivités? 

Je te dirais que de voir Unearth se stationner dans le parking de l’aréna est un moment que j’appréhende beaucoup ! Je vais seulement y croire quand ce moment va arriver. Il y a aussi Koriass et Caravane que j’ai très hâte de voir. Je crois que Antillectual et Hollow Earth vont agréablement me surprendre !

Où pouvons-nous nous procurer des billets pour le festival?

En personne au PLX Sport à Saint-Eustache ainsi qu’au EXO Shop de Québec et en ligne sur lepointdevente.com

Si le DesBouleaux Fest était un plat culinaire, quelle serait sa recette?

Un kebab végétarien, parce que c’est funky, c’est quand même exotique, c’est pas tout le monde qui connait ça, ça rend les gens curieux quand t’essayes de leur expliquer pis tu finis par puer après en avoir mangé, un peu comme le festival, haha!

 

Source | fabri-k

Les billets en prévente se vendent à 20 $ seulement, le tout pour une fin de semaine plutôt décontracte dans les Laurentides! Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page Facebook ou sur le site internet de l’événement.

#STAYDBF

– Chloé

À Osheaga, tu ne seras pas…

30 Juil

Comme Catherine nous partageait son dernier article de la série Osheaga il y a peu de temps, c’est signe que ça approche drôlement! C’est EN FIN DE SEMAINE. Pour souligner l’occasion, voici un doux billet.

Il est possible que je sois une personne dotée d’une patience limitée lorsque je me retrouve dans une foule. Soit. En même temps, cela me rend très observatrice. Après avoir foulé les plaines plus d’une fois et les autres scènes du Festival d’été de Québec, qui s’est terminé dernièrement, j’ai assez de stock pour vous dire ce qui tape un peu sur les nerfs lors d’un festival. À la veille d’Osheaga, je crois qu’on peut ensemble s’amuser à répertorier le tout!

Concert crowd http://barnimages.com/

Crédit : barnimages.com

Voici un top 15 de ceux qui gossent dans une foule :

1 – Ceux communément appelés les « fumeurs/danseurs un peu chauds »Résultat : 3-4 trous dans mon chandail et une brûlure. Tu es dans une foule contrôle ta cigarette et ton équilibre.
P.S. Si tu as payé 200$ pour être là, essaie de t’en souvenir!

2- Ceux qui se prennent pour le chanteur du band. Perso, je mesure 5′ 2″, quand tu t’époumones on t’entends davantage que les speakers. Fun fact de petite personne : arriver à la hauteur des épaules des gens crée une certaine barrière auditive. Le son est pas mal moins bon. Surtout si tu chantes. Surtout.

3- Celui qui apporte ses jumelles pour voir les écrans et qui est déçu que les gens se mettent dans son champ de vision. Pour vrai? C’est juste non.

4- Ceux qui font semblant de connaître quelqu’un dans la foule et qui se déplace en chenille humaine. Le classique qu’on a tous déjà fait, mais au combien gossant.

5- Ceux qui parlent plus fort que la musique. Je ne tiens sincèrement pas à connaître la biographie complète du groupe ou ta toune préférée. Ton ami non plus. Juré.

6- Ceux qui jouent du coude pour avoir un cercle vital. On est dans une foule de 80 000 personnes, laisse ta claustrophobie à la maison.

7- Ceux qui s’assoient au milieu de la foule. Si tu te fais marcher dessus, tu ne peux juste pas être en maudit. Pire idée.

8- Ceux qui s’époumonent à soupirer dans ton oreille quand tu tentes de quitter. Ben la…

9- Celles perchées sur les épaules de leur ami parce que c’est leur touuuuuunePlease. C’est toute notre toune, c’est le 2e rappel.

10 – Ceux qui enregistre le show au complet sur leur cellulaire. Vas-tu vraiment réécouter ça?

11- Ceux qui prennent des photos avec leur iPad. En tout temps.

12- Ceux qui prennent un appel pendant le show. #grosbonsens

13- Ceux qui crie après la personne qui vend de la bière. Rien à rajouter. Voir le P.S. du point 1.

14 – Ceux qui callent toutes les petits joints qui s’allument. « Oh, ça sent le printemps! » Oué, oué.

15 – Ceux qui gueulent la toune qu’ils veulent entendre au bandJe suis certaine qu’ils prennent votre recommandation en note. Certaine.

Autre(s) chose(s) à ajouter?

Bon Osheaga! 😉

Ah oui! Et laissez votre couronne de fleurs à la maison.

OkBabye #grumpyKaryan

P.S. J’aime ça les festivAUX là! 🙂

PRIMEUR FOÉ 2015 | Tête à tête avec Milk & Bone

28 Juil

EH OUI! Les organisateurs du Festival de l’Outaouais Émergent (FOÉ) nous ont dévoilés en primeur le retour du duo montréalais Milk & Bone lors de la 8e édition du festival! Si on a eu la chance de découvrir Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin lors de leur tout premier spectacle en tant que duo en Outaouais l’année dernière, nous aurons l’opportunité de savourer l’entièreté de leur album lors de la prochaine édition du FOÉ 2015!

Les deux chanteuses et claviéristes performeront le jeudi 10 septembre dans la région de la capitale-nationale et la programmation entière du festival sera dévoilée le 4 août prochain.

Source | nightlife.ca

Par les temps qui courent, vous avez fort probablement déjà entendu parler du duo distingué Milk & Bone, qui a lancé son premier album, Little Mourning, en mars dernier. Ces déesses musicales, comme j’aime bien les appeler, nous font découvrir un pop électro enchanteur qui s’assure de nous donner des frissons dès sa première écoute. Voici donc mon entretien avec les filles lors de leur retour du Festif de Baie St-Paul, le tout dans leur vanne avec comme trame sonore le nouveau Tame impala.

CP = Camille Poliquin
LLB = Laurence Lafond-Beaulne


Premièrement, quelle est la principale raison de votre union et qu’est-ce qui vous a poussé à produire votre musique ensemble? 

L’amitié et le désir de faire de la musique pour le plaisir. Le projet est vraiment né d’une envie de partager nos idées musicales ensemble pour le fun et finalement, ça a pris une tournure plutôt imprévue!

En peu de temps, vous avez réussi à grandement faire frissonner le public et à vous créer une certaine notoriété au Québec. Comment vivez-vous cette ascension vers la popularité?

Honnêtement on ne sent pas tellement la différence. On continue à travailler aussi fort et rester focus sur notre musique. La seule chose qui est toujours impressionnante est de voir le nombre de gens qui se déplacent pour venir nous voir en spectacle!

En trois mots, comment décrieriez-vous Milk & Bone?

Onirique

Mélancolique

Rêveur

L’un de vos premiers spectacles s’est tenu en Outaouais lors du Festival de l’Outaouais Émergent 2014 lorsque vous n’aviez que quelques chansons de complétées à ce moment. De même que pour toi, Camille, lors de ta prestation avec ton deuxième projet, KROY, au bar Le Petit Chicago dans le cadre des soirées découvertes offertes par L’Ambassade Culturelle. Étiez-vous surprises de constater que vous aviez déjà une scène à combler en région avant même la sortie de votre album?

Oui, c’est toujours une surprise de voir des gens dans nos salles quand on sort de notre ville (Montréal)!

Quels sont vos plus grandes inspirations musicales et quel est l’album ou l’artiste qui vous a le plus marqué personnellement ?

LLB : C’est difficile d’en choisir seulement un, mais ces temps-ci je crois que je devrais y aller avec Sufjan Stevens. J’ai vraiment trop écouté son dernier album. Ses arrangements, ses mélodies et ses textes me bouleversent.

CP: Je crois que c’est impossible de nommer un artiste ou un album qui m’a le plus marqué. Certains albums me marquent par leur franchise, d’autres par leurs arrangements, certains me bouleversent à cause de la voix de l’interprète. Il m’est impossible de n’en choisir qu’un.

Que devons-nous attendre de la part de Milk & Bone dans la prochaine année?

Pour cette année ce sera surtout des shows et du développement. On se déplace souvent à NY pour aller développer ce territoire et on aimerait voyager le plus possible avec notre spectacle. On continue toujours à écrire en même temps, mais c’est une année de spectacles surtout!

Source | Bruce Destombes

Si vous pouviez vivre dans une ère différente, dans quelle période de temps aimeriez vous être et pourquoi?

LLB : Je pense que j’aurais beaucoup aimé vivre dans les années 70. Une époque de grand changements, de révolte, de musique qui crie et qui dénonce, ça devait être plutôt fou être jeune dans ces années. Tout ça m’aurait certainement beaucoup inspiré.

CP: Right now’s fine.

Quel métier auriez-vous voulu pratiquer plus jeune?

CP: Je rêvais d’être chanteuse d’opéra et de tenir une pâtisserie. Biologiste marine, aussi.

LLB : Plus jeune j’étais très fan de Missy Elliot, je voulais donc être rappeuse.

Quels sont vos comptes Instagram favoris? 

CP: @oaknyc @ceeesk @frederiqueleg 

LLB : @Hsiaoroncheng @textsfromyourex @stylepx

Quel(s) artiste(s) ou quelle(s) chanson(s) font partie de votre répertoire de guilty pleasure?

CP: Coldplay.

LLB : Je me sens jamais mal de rien écouter. Par contre j’ai un amour incompris pour la chanson « Crapa Pelada » du Quartetto Cetra, un quatuor vocal italien. Je n’arrive pas à expliquer mon amour pour cette chanson. Chaque fois que j’essaie de partager mon enthousiasme avec les gens, ça rend les gens un peu mal à l’aise…

Vous êtes plus du style à aller faire du parachute ou relaxer sur la plage?

CP: Relaxer sur la plage. S’il fait 14 degrés et qu’il y a beaucoup de nuages. Et que j’ai une grosse couverte.

LLB : Sauter sur une plage. Je sauterais pas en parachute, quelle drôle d’idée, et je n’aime pas particulièrement rien faire sur une plage, je suis trop hyperactive pour ça.

Source | Bonsound

Ne manquez pas Milk & Bone dans le cadre des festivals Osheaga le 31 juillet, La Grosse Lanterne le 8 août ainsi qu’au FOÉ le 10 septembre prochain! D’ici là, vous devriez certainement en profiter pour aller vous procurer leur album, Little Mourning, dans un détaillant prêt de chez vous.

Chloé 

SÉRIE OSHEAGA – Coasts, CRi, Gary Clark Jr. et EZ3kiel

16 Juil

Le décompte est parti en vue du festival Osheaga qui se déroulera dans 2 semaines. Voici donc le dernier article de la série Osheaga (5/5). J’espère que vous avez eu autant de plaisir à lire cette série que j’en ai eu à l’écrire. Et surtout, j’espère vous avoir permis de dénicher de nouvelles perles musicales !

http://coastscoastscoasts.tumblr.com/

Crédit photo : Coasts Coasts Coasts

Coasts

Coasts est un groupe originaire d’Angleterre qui nous donne le goût d’être jeunes, rebelles et libres aux rythmes de leur musique indie pop/alternative rock. Formé en 2011, le groupe de 5 musiciens qui se sont connus à l’université présente leur première chanson « Stay » en 2012 en Europe. C’est seulement 2 ans plus tard que leur musique est distribuée en Amérique du Nord. En juillet 2014, iTunes nomme le groupe « Ones to Watch ». Coasts prévoit lancer leur premier album en septembre 2015. D’ici là, 4 EPs (« Paradise », « Oceans », « Coasts » et « Rush of blood») sont à notre disposition pour notre plus grand plaisir !
Mes chansons favorites : A rush of blood et Oceans

CRi

Crédit Photo : Cri Music

CRi
Originaire de Québec et résidant désormais à Montréal, Christophe Dubé, connu sous le nom de CRi, produit de la musique électronique plutôt atmosphérique. Le genre de musique de fond qui rend un souper entre amis ou une ambiance de restaurant encore plus agréable ! En 2012, CRi entreprenait des études en musique numérique à l’Université de Montréal. Son premier EP intitulé « Eclipse » est paru en avril 2013, suivi de « Oda » en mai 2014 qui a contribué à l’augmentation de sa popularité. Il a même été choisi comme bande sonore par Louis Vuitton pour la saison automne/hiver 2013 présenté sur leur site web. Plutôt que de remixer des chansons populaires, CRi préfère créer de la musique pour des films ou autres productions vidéos. Fait cocasse : CRi est un peu en marge des autres producteurs, car plutôt que d’être un oiseau de nuit reconnu pour ses soirées de déboire, il se lève très tôt le matin et produit jusqu’en après-midi, une tasse de thé à la main. Bref, un producteur d’exception qui n’a pas fini de faire parler de lui !
Mes chansons favorites : Pearl et Oda

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Crédit Photo : Site web officiel Gary Clark Jr

Gary Clark Jr

Gary Clark est reconnu pour sa voix soul et sa guitare distorsionnée. Ce musicien du Texas nous offre des rythmes aux influences blues, jazz, soul et même rock-n-roll. Ayant débuté en 1996, il a eu l’occasion de faire de nombreuses performances au côté des grands noms tel que les Rolling Stones et de collaborer avec des artistes comme Alicia Keys, Sheryl Crow et même les Foo Fighters. C’est en 2010 qu’il sera plus connu du grand public. Il a d’ailleurs remporté le Grammy Award pour « Best traditional R&B performance » en 2014 pour sa chanson « Please Come Home », en plus d’une nomination pour «Best Rock Song» avec «Ain’t Messin Round» en 2013 au même gala.
Ma chanson favorite : Bright Lights

ez3kiel

Crédit photo : EZ3kiel.com

EZ3kiel
EZ3kiel n’en est pas à sa première année dans l’univers de la musique. Depuis 1993, ce groupe français nous présente une symbiose entre l’image et le son lors de leur spectacle, en prêtant une attention particulière à chacun de ces deux aspects. C’est pourquoi bien que leurs albums soient agréables à l’écoute, c’est surtout en spectacle que l’effet EZ3kiel se révèle. Le groupe participe même à des expositions et des collaborations multimédias. Sur le plan musical, il s’agit d’un mélange entre musique électronique, dub, rock, voire même classique et symphonique. Sur le plan visuel, ils ont su se développer une identité graphique bien à eux d’un univers fantastique mis en scène lors de leur spectacle. EZ3kiel n’est donc pas seulement un groupe de musique, mais bien une expérience artistique complète qui sort des terrains connus à vivre en spectacle au moins une fois dans sa vie !
Ma chanson favorite : L’œil du cyclone

Autre qu’Osheaga, quels sont vos festivals musicaux coup de coeur à voir cet été?

Cath xxx

Jesse Cook au Festival de Jazz: Une soirée mémorable

8 Juil

Les 2 et 3 juillet derniers, Jesse Cook se présentait pour une série de concerts au Festival de Jazz de Montréal. C’était la troisième fois que j’assistais à un de ses spectacles et, comme à chaque fois, j’en suis ressortie émerveillée par le talent et le charisme de ce guitariste de renommée internationale.

Jesse Cook ne rate jamais la cible : à chaque concert, le public est conquis, ravi, accroché à chacune des notes –parfois trop rapides pour les compter- qu’il réussit à extraire de sa guitare flamenco. Il tient littéralement le public dans sa main, agrémentant le spectacle de quelques anecdotes racontées à moitié en français et à moitié en anglais –ce qui donne parfois lieu à des malentendus hilarants.

Le tour du monde en musique

Disons-le tout de suite, le guitariste ontarien sait comment faire lever un show, et il l’a encore prouvé le 2 juillet. Mélangeant adroitement anciennes nouvelles pièces, il trouve le moyen de nous faire taper des mains à chaque chanson ou presque, nous entraînant littéralement dans un tour du monde musical avec ses rythmes inspirés de Colombie, d’Espagne ou du Moyen-Orient. Revenant seul après l’entracte, il fait entrer un par un ses musiciens, au fil des morceaux, dans un crescendo qui atteint son paroxysme avec l’arrivée du batteur Chendy Leon et l’envolée dramatique de Luna Llena, un classique de son deuxième album, Gravity.

C’est à partir de là que le spectacle prend vraiment son envol : lançant l’iconique Mario Takes A Walk (que vous pouvez entendre ci-dessus) par une longue introduction qui nous laisse sur le bout de nos sièges (ou plutôt, sur la pointe des pieds, puisque nous étions déjà debout), Cook ne ménage pas ses effets, et enchaîne les pièces à un rythme infernal, sans une seconde de pause. Quarante-cinq minutes qui ont passé comme l’éclair.

Bien sûr, il y a eu rappel. J’attendais ce moment avec impatience, parce qu’à chaque fois, Jesse Cook et ses acolytes débranchent leurs micros et jouent quelques chansons a cappella, dont la merveilleuse Fall At Your Feet, que Chris Church, violoniste et homme à tout faire du groupe (il joue de trois ou quatre instruments), chante à la perfection. Cette fois, nous avons eu droit en plus à la pétillante Cecilia, reprise de Simon & Garfunkel, sur laquelle nous avons chanté joyeusement. Et, grande nouveauté, surtout : Jesse Cook lui-même a chanté! En trois fois, je ne l’avais jamais vu fredonner la moindre mélodie. La surprise était totale –et agréable!

Vous l’aurez compris depuis longtemps, j’ai été une fois de plus conquise par Jesse Cook et par ses exceptionnels musiciens –notamment Nicholas Hernandez, dont vous pouvez admirer le talent dans la vidéo ci-dessous.

Si jamais vous avez l’occasion, écoutez donc une ou deux pièces, vous serez surpris. Les pièces instrumentales, pour Jesse Cook, ne sont jamais ennuyeuses -tout comme les concerts. 😉

Anne-Sophie

SÉRIE OSHEAGA – Lion Babe, Ryn Weaver, Chet Faker et Catfish and the Bottleman

28 Juin

Dans un peu plus d’un mois se déroulera le populaire festival Osheaga et question de vous mettre dans l’ambiance, voici des artistes de la programmation qui en sont tous à leur premier album à découvrir dans le cadre de cette série Osheaga (4 de 4) !

Le soul aérien de Lion Babe

Lion Babe est composé de la chanteuse à l’imposante chevelure Jillian Hervey et de Lucas Goodman, l’homme derrière le beat. Ensemble, ils réinventent le soul en se servant de leurs multiples influences (folk, hip-hop, rock, indie) pour créer avec une approche nouvelle.Il y a environ trois ans, Jillian était destinée à devenir danseuse professionnelle et Lucas travaillait en tant que producteur dans des studios. Un jour, Lucas s’amusait à créer des beats et Jillian a commencé à chanter, donnant naissance sans trop le savoir au premier succès « Treat me like fire » inclus dans leur EP de 4 chansons lancé en 2014. BBC a pointé ce duo new-yorkais parmi les nouveaux artistes à suivre. Jillian s’est même vu attribuer des comparaisons avec Erykah Badu et Beyonce… Bref, ce n’est qu’un début pour Lion Babe !

Ma chanson coup de cœur : Little dreamer

 La pop de Ryn Weaver

La californienne Ryn Weaver, du vrai nom de Erin Michelle Wüthrich, a d’abord étudié le théâtre avant de se faire connaître comme auteure-compositrice-interprète en 2014 avec sa chanson « Octahate ». Cette chanson pop attire rapidement l’attention du public et d’artistes comme Charli XCX, Jessie Ware et Hayley Williams de Paramore. Elle se classe #1 au Billboard Emerging Artists Chart en 2014. Le 16 juin dernier, le talent de Ryn Weaver éclate au grand jour avec son tout premier album pop « The Fool » qui connait déjà un vif succès !

Ma chanson coup de cœur : The Fool

 L’électro de Chet Facker

J’ai un coup de cœur pour la chanson « Gold » entendue par hasard et c’est ainsi que j’ai connu le musicien australien Chet Faker qui nous propose une musique électronique avec des touches groove que j’apprécie particulièrement. Son premier album « Built On Glass » a été lancé en 2014 et fut acclamé par la critique. Faker a notamment remporté 5 prix ARIA  et a été nommé « artist to watch » en 2015 par The Guardian. Vous êtes seul chez vous et vous souhaitez mettre un peu d’ambiance? Chet Faker est de mise !

 L’indie rock de Catfish and the Bottleman

Catfish and the Bottlemen figure désormais dans ma liste « à écouter lors d’un road trip ». Il s’agit d’un groupe britannique qui a débuté en reprenant les classiques des Beatles pour ensuite créer leurs propres compositions dans le sous-sol des parents d’un des membres…Le joli cliché! Leur nom de groupe provient d’un souvenir d’enfance du chanteur où un musicien ambulant à Sydney jouait de la musique avec des bouteilles de bière et se nommait Catfish and the Bottleman. Le groupe a donc repris ce nom. Leur premier album « The Balcony » lancé en 2014 se retrouve rapidement dans les palmarès britanniques. C’est seulement en 2015 que l’album traversa l’océan pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Depuis, le groupe n’a pas cessé de créer de nouvelles compositions, si bien qu’il semblerait qu’ils ont déjà assez de matériel pour produire trois autres albums. Nous n’avons pas fini d’entendre parler d’eux!

Mes chansons coup de cœur : Cocoon et Pacifier

Bonnes découvertes musicales !

Et vous, quel artiste de la programmation mourez-vous d’envie de voir lors du festival Osheaga?

Cath

SÉRIE OSHEAGA – Milk & Bone, X Ambassadors et G-Eazy

8 Juin

Vous cherchez une occasion d’entendre des artistes aux styles diversifiés connus ou moins connus, et ce, au même endroit? En bien, c’est possible. Il suffit de participer au festival Osheaga!

Je vous invite dans ce troisième article de la série Osheaga (3 de 4) à découvrir Milk & Bone, X Ambassadors et G-Eazy qui figure au programme de ce festival « Coachella » montréalais !

Milk and bone

Image : bonsound.com

Milk & Bone : made in Montréal !

Nous avons vraiment de quoi être fiers des artistes de chez nous ! Milk & Bone est un exemple qui s’ajoute à la liste de nos talentueux artistes québécois. Formé de Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin, le duo montréalais a lancé en mars dernier « Little mourning » sous l’étiquette Bonsound qui regroupe des artistes comme Lisa Leblanc, DJ Champion, Yann Perreau et Coral Egan. Les deux chanteuses et claviéristes ne sont pas étrangères au monde musical québécois puisqu’elles ont toutes deux été musiciennes de studio et de tournée notamment au côté de Alex Nevsky, Karim Ouellet, Les soeurs Boulay et Misteur Valaire. Unissant leurs talents, elles nous proposent une pop électro parfois sensuelle parfois mélancolique avec des textes poignants et des harmonies vocales envoûtantes bien mise de l’avant. Celles qui ont fait connaissance dans un programme de musique au cégep sont engagées dans toutes les étapes de production et de marketing. En 2014, Milk & Bone a lancé leurs premiers extraits, « New York » et « Coconut Water», qui ont rapidement connu du succès au Québec comme à l’international. Plus récemment, le duo nous a offert « Pressure » qui a joué plus de 1 million de fois sur Soundcloud. Au cours des prochaines semaines, les deux amies assureront la première partie de certains spectacles d’Ariane Moffat. Comme Laurence de Milk & Bone le mentionne : «Depuis cinq ans, il y a plus de place pour des artistes féminines qui font de la pop de qualité avec des textes plus poignants et audacieux» (source en hyperlien), et ce, pour notre plus grand plaisir !

X Ambassadors : le coup de cœur d’Imagine Dragons

X ambassador

Image : xambassadors.com

X Ambassadors est un groupe de rock alternatif américain qui a fait ses débuts avec le single «Tropisms » suivi de «Unconsolable » en 2012. Fait cocasse : Après avoir entendu une version acoustique de «Unconsolable » lors d’une performance de X Ambassadors dans une radio locale, le groupe bien connu Imagine Dragons a demandé à la populaire maison de disque Interscope Records de signer rapidement le groupe. Interscope Records a bien fait de répondre à cette demande, car la popularité d’X Ambassadors est grandissante depuis! En 2013, le groupe figure sur l’album «The Marshall Mathers LP 2» de Eminem avec une collaboration pour la chanson « Wicked Way ». Cette même année, le groupe offre leur deuxième album «Love Songs Drug Songs », suivi de «The Reason » l’année suivante avec le single « Jungle » en collaboration avec Jamie N Commons et Jay Z. Je suis impatiente d’écouter leur nouvel album prévu pour le 30 juin « VHS » ! Déjà nous pouvons en entendre un avant-goût avec le single « Renegades ». Pour terminer, saviez-vous que Sam Harris, membre de X Ambassadors a participer à l’écriture de la chanson « American oxygen » de Rihanna qui figure actuellement dans les palmarès? Eh oui! Le monde artistique est beaucoup plus lié qu’on le pense…

G-Eazy : rappeur d’exception

G-Eazy

Image : be-street.com

G-Eazy a retenu mon attention, car il s’éloigne des stéréotypes associés aux rappeurs. Il est diplômé de l’Université de Loyola du programme sur l’industrie de la musique, il est rappeur et producteur, en plus d’avoir un style parfois gentleman, parfois bad boy qui séduit la gente féminine. En 2011, avec un diplôme récent en poche,  il produit, écrit, enregistre et vend lui-même l’album indépendant «The Endless Summer » via son site officiel. En 2014, après avoir une tournée, G-Eazy, du vrai nom Gerald Earl Gillum lance son premier album studio « These Things Happen » qui se classe rapidement dans les palmarès. Les critiques ont apprécié le style du rappeur californien : Billboard déclare, dans un reportage, que le rappeur est le jeune Elvis et le New York Times affirme que G-Eazy est « intelligent, accessible et extrêmement lisible ». Cette année, il a collaboré avec la chanteuse australienne Grace sur une reprise de la chanson des années 60 « You Don’t Own Me » de Lesley Gore déjà certifiée disque platine avec plus de 70 000 exemplaires vendus en Australie. Envie d’en apprendre un peu plus sur sa vision des choses? Je vous laisse sur une citation tirée d’un entrevue qu’il a accordée au magazine RollingStone : « I want to be a star. I want to be a fucking DiCaprio of this shit. I don’t want to be a small time independent successful rapper. The ultimate challenge to that equation is finding a way to play the game but by my rules. To bring my music without dumbing myself down and making bubblegum pop in exchange for becoming famous. I want to bring my world to the major leagues. » (source).

Êtes-vous maintenant prêt pour Osheaga? De quoi se compose votre horaire idéal?

Bonnes découvertes,

Cath 

Tête à tête avec Philippe Roy sur l’Ambassade Culturelle

27 Mai

facebook_1432736340847Avec le lancement de leur nouvelle programmation dimanche dernier au bar Le Petit Chicago dans la région de l’Outaouais, l’Ambassade Culturelle, l’initiative de trois entrepreneurs gatinois, nous en a mit plein la vue avec la présence du groupe montréalais Secret Sun. Déterminé à faire refléter la région de par la mise en place de spectacles à prix modiques, Philippe Roy, Steven Boivin et Philippe Gaudreault se sont unis avec l’intention de rendre l’Outaouais un portail musical pour les artistes d’ici et d’ailleurs.

Steven Boivin et Philippe Roy, faisant partie pour la deuxième année consécutive de la cohorte du Festival de l’Outaouais Émergent (FOÉ) (Half Moon Run, Milk and Bone, Kandle, Ill Scarlett, Alaclair Ensemble, Philippe B et +) ont, depuis la dernière année, pris l’habitude de nous faire groover grâce à leurs nombreux spectacles musicaux offerts pour tous les types de mélomanes. (On vous en parlait d’ailleurs ici et ici!)

Les Grosses Soirées présentées majoritairement les samedis soir au bar Le Petit Chicago et dans quelques bars de la région auront comme invités des groupes établis nationalement qui donneront certainement un vent de renouveau sur la région. Notamment avec Pif Paf Hangover, Alaclair Ensemble, Pandaléon, Les Anticipateurs et bien plus.

Affiche : Guillaume Perreault | guillaumeperreault.com

Également organisé par l’Ambassade, les soirées découvertes Trash ta vie aux deux dimanches permettent aux groupes locaux d’accompagner des artistes de la province pour des prix modiques (5$/ la soirée). Nous avons récemment pu découvrir Kroy (2e projet de Camille Poliquin de Milk & Bone), Eldorado (groupe local et gagnants de l’Omnium du rock), Harfang et une panoplie d’artistes.

Affiche : Guillaume Perreault | guillaumeperreault.com

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Philippe Roy concernant l’Ambassade afin d’y poser quelques questions:

Bonjour Philippe tu vas bien?

Salut Chloé, il fait chaud, c’est l’été. Oui ça va bien!

Alors, comment l’idée de l’Ambassade vous est-elle venue et qu’est-ce qui vous a poussé à concrétiser ce projet dans la région?

Steven Boivin et moi avons fait le Festival de l’Outaouais Émergent (FOÉ) ensemble l’an dernier et on a pris sur nos épaules ce que peu d’entrepreneurs avaient fait jusqu’à présent dans la région de l’Outaouais : une entreprise de gestion d’événements musicaux à récurrence hebdomadaire. En gros, ça veut juste dire qu’on en fait tout le temps [rires]… Phil Gaudreault s’est joint à nous et on s’est lancé dans notre passion.

En trois mots, comment décrieriez-vous l’Ambassade?

BONNE MUSIQUE, BONNE BIÈRE, BONNE COMPAGNIE.

Où voyez-vous votre entreprise dans 5 ans?

Disons qu’on décolle présentement avec une formule assez intense avec près de 50 shows dans la première année, avec des gros noms (Anti Flag, Odd Future, Loud Lary Ajust, Dance Laury Dance, Pépé et Sa Guitare, Ill Scarlett). On fait embarquer tout le monde dans le projet et ensuite on veut leur rendre la pareille avec des plus gros shows dans le centre-ville. On regarde pour ouvrir une salle où il sera possible de faire entrer de 600 à 800 personnes, salles qui se font très rares [ou qui coûtent très cher] dans la région. On a deux grands centres culturels autour de nous avec Montréal et Ottawa… On va s’inspirer et mettre notre touche pour créer des projets funky et intéressants pour le artsy people de la région. On met en place des événements auxquels on aurait le goût d’aller. Dans cinq ans, certains projets seront de plus grande envergure, on aura fait des partenariats et les autres villes seront envieuses de la vie culturelle à Gatineau.

Quels groupes aimeriez-vous booker si vous aviez un budget des plus extravagant?

Steven voudrait [je réponds pour lui sans son consentement] fort probablement voir Incubus, mais très certainement qu’on s’entendrait pour que Radiohead remplisse le Parc La Baie ou une future giga salle en Outaouais. Si on pouvait mettre Radiohead, Brand New, Incubus, Oasis, Bon Iver, Beyoncé, CCR, Slayer et Justin Timberlake ensemble le temps d’un weekend, on pourrait tous et toutes mourir en paix. Je n’aurais pas le choix d’inviter Kenny Rogers pour faire plaisir à mes parents, je leur dois bien ça.

Quels spectacles vous ont le plus marqué lors de vos soirées et pourquoi?

J’ai l’impression que les groupes et spectateurs comprennent que nos événements c’est la place pour se vider la tête et faire le party. Le set de Solids (groupe de Montréal) est l’un des meilleurs shows que j’ai vu. Des gens qui sautent partout, bière à la main, qui se pendent au chandelier en chantant de leur best par-dessus la loudness du spectacle. Sinon, le show sold-out d’Anti Flag au Bistro, ce n’est pas à négliger! Tout le monde avait l’air tellement heureux d’être là!

Alexandre Voyer | iamnophotographer.com

Et dans le summum de la relaxation lors de nos soirées découvertes, que dire de Chupacabras, deux gars de la région, qui ont apporté leur sofa et leur fondue au bœuf pendant leur performance, fondue dans laquelle les spectateurs pouvaient se gâter et se faire leur propre collation.

Alexandre Voyer | iamnophotographer.com

Alexandre Voyer | iamnophotographer.com

Vous avez une excellente brochette d’artistes à nous faire découvrir lors des prochains mois, quels sont vos coups de cœur à ne pas manquer?

Merci! Vraiment, on book ce que l’on aime, donc c’est difficile de répondre, mais j’avoue que les albums de Chérie, Jesse Mac Cormack, Alaclair Ensemble et Fire/Works jouent à répétition dans ma voiture par les temps qui courent. Un petit clin d’œil à The Pinsents, qui n’ont pas d’enregistrement encore, mais qui feront fureur, j’en ai un bon pressentiment [rires].

J’ai entendu des rumeurs comme quoi vous faisiez quelque chose de particulier pour accueillir les artistes lors de vos soirées, serait-ce possible d’élaborer à ce sujet?

On s’est assagi un peu dernièrement, parce que ça s’en venait dangereux [rires] mais on offrait toujours une noix de coco aux artistes, sans outils pour l’ouvrir… et on regardait ce qu’il se passait. Est-ce qu’on va la ramener cet été? Peut-être…

Qu’est-ce qui vous différencie des projets musicaux offerts par la Ville de Gatineau?

Notre projet vise les 16-35 ans, pas mal comme la Scène1425, projet de musique émergente guidé par la Ville de Gatineau. Nos événements se distinguent particulièrement par l’ambiance, au sens où ce n’est pas pareil dans un bar (offert par l’Ambassade) que dans une salle de spectacles (offert par la Ville de Gatineau). Nos prix sont généralement plus modiques et on fait en moyenne cinq spectacles pour les 16-35 ans par mois, dans tous les styles musicaux. On aime bien les projets de la ville, ce serait cool de s’associer dans un avenir rapproché. On offre nos services aux entreprises ou organismes qui désireraient avoir des artistes de renoms lors de leur(s) événement(s).

Quelles demandes d’artistes vous a le plus étonné jusqu’à présent et pourquoi?

Les artistes québécois ne sont pas trop compliqués en général. Parfois, je dois courir 4-5 places pour trouver la bonne marque d’eau de noix de coco, mais bon… ça c’est juste moi qui suis dévoué à la tâche de faire plaisir à nos artistes. Certains demandent des sous-vêtements… j’ai toujours le goût d’en acheter des vraiment laids, mais non, des Calvin Klein noir, tu ne te trompes pas. J’ai vu des demandes du style : Un sofa en forme de cœur avec un spa et trois roulottes, mais on n’est pas rendu là…encore!

Finalement, je n’ai pas le choix de faire un lien à la gastronomie puisque habituellement, c’est mon sujet d’article alors si l’Ambassade était un plat culinaire, que serait sa recette?

Une pizza 8-fromages [mozzarella, roquefort, brie, emmental, cheddar, suisse, chèvre et feta] parce que du fromage c’est tout le temps bon et tu n’es jamais déçu, peu importe la variété du cheeeeese. Tu manges la pizza, t’es heureux, tu sors de l’un de nos shows, t’es heureux. Calcul fort simple [rires].

Photo : Melik Benkritly | melikbenkritly.com

Pour plus d’information, visiter la page Facebook ou le site Internet de L’Ambassade Culturelle.

Chloé

SÉRIE OSHEAGA – Banks, FKA Twigs et Stromae

19 Mai

L’été a commencé à se montrer le bout du nez et déjà je rêve aux nombreux festivals qui font que l’été des Montréalais passe si vite ! Parmi eux, le populaire festival Osheaga célèbre son 10e anniversaire  et en hommage à ce rendez-vous art et musique, je vous invite à découvrir ou redécouvrir des artistes qui y performeront cette année.

Osheaga

Source : muchmusic.com

Pour ce deuxième article de la série Osheaga (2 de 4), voici le portrait de Banks, FKA Twigs et Stromae.

Docteur, est-ce normal d’écouter Banks en boucle ?

Originaire de Los Angeles, Jillian Rose Banks est une auteure-compositrice-interprète qui hante mes oreilles depuis quelques semaines. C’est presque dangereux à quel point j’écoute en permanence les mêmes chansons sans me lasser ! Je ne suis pas la seule à apprécier son premier album « Goddess » paru le 5 septembre 2014. Depuis son lancement, elle reçoit d’excellentes critiques : FoxWeekly l’a nommée « Artist to Watch », iTunes l’a listée dans « New Artists for 2014 », Shazam l’a incluse dans la liste « 2014 Acts to Watch », Spotify l’a nommée dans «Artists Under the Spotify Spotlight for 2014 », BBC l’a nommée «Sound of 2014 » et elle a fait partie des «Brand New Nominee » de MTV.

Celle qui a fait la première partie de The Weeknd en 2013 nous propose un style mélangeant R&B, pop et alternatif. Billboard la décrit comme «magnetic writer with songs to obsess over ».  Sa chanson « Waiting Game » a d’ailleurs séduit la compagnie Victoria’s Secret qui l’a choisie pour sa publicité du temps des fêtes.

Je ne suis donc pas la seule à être obsédée par les chansons de Banks! Je vous invite à vous laisser séduire vous aussi, mais sachez que je ne serais pas responsable de toute possibilité de dépendance. Vous êtes avertis !

Le monde éclectique de FKA Twigs

FKA Twigs est un drôle de spécimen qui a piqué ma curiosité. D’origine britanno-jamaïco-espagnole, elle déménage à Londres pour faire carrière en danse. Elle a travaillé comme danseuse de second plan dans plusieurs vidéoclips notamment pour Kylie Minogue, Ed Sheeran, Taio Cruz et Jessie J. C’est en août 2014 qu’elle présente son talent d’auteure-compositeure-interprète avec l’album « LP1 ». Tout comme son style vestimentaire, sa musique est éclectique et nous transporte dans différentes sonorités, dont le R&B, le pop et l’électro.

Son nom provient du sigle « FKA » qui peut être interprété comme « Formerly Known As » (en français « précédemment connu(e) sous le nom de) tandis que « Twigs » rappelle sa carrière de danseuse où elle s’est fait connaître sous ce nom dû à son habitude de faire craquer ses articulations.

Un potin pour conclure ? La chanteuse britannique a récemment dévoilé lors du gala MetBal 2015 sa bague de fiançailles offerte par nul autre que Robert Pattinson, le fameux acteur de la saga Twilight avec qui elle entretient une relation depuis un bon moment ! D’ailleurs, la robe qu’elle portait pour l’occasion, du créateur Christopher Kane, était particulièrement originale. On pouvait y voir sur le côté un dessin de pénis qui a surpris tous les spectateurs de cette cérémonie…

Mes chansons préférées de FKA Twigs ? « Two Weeks », « Pendulum » et « Hide ».

Stromae, encore et toujours !

Stromae s’est fait connaitre par la chanson « Alors on danse » en 2009 tirée de son album « Cheese » qui a connu un succès instantané en Europe et au Canada. Depuis 2009, il amasse les récompenses année après année. Charmé par la force de ses textes et son talent pour harmoniser les sonorités hip-hop, pop, new beat, électronique et musique du monde, son public montréalais pourra l’entendre 2 fois au Centre Bell en septembre prochain en plus d’être également de passage à Osheaga.

En 2013, l’auteur-compositeur-interprète et producteur belge lance son deuxième album « Racine carrée », incluant le succès « Papaoutai » aux influences africaines, cubaine, électro, pop et avec un peu de rumba congolaise. Récemment, il a présenté son nouveau vidéoclip pour la chanson « Carmen » qui aborde la dépendance aux réseaux sociaux vus près de huit-millions de fois en 2 jours seulement !

Saviez- vous que Stromae a déjà été ingénieur de son et qu’il a fait des études en cinématographie ? De plus, il a lancé en 2014 sa première marque de vêtements prêt-à-porter « Mosaert » (anagramme du nom du chanteur) !

Il entreprend actuellement sa première tournée en Afrique dans sept capitales, dans le cadre de sa tournée « Racine Carrée » qui aura totalisé près de 200 dates dans plus de 25 pays.

Bonnes découvertes!

Catherine

L’Opéra de Montréal présente Silent Night

18 Mai

Quand les chefs de meute m’ont demandé si j’étais intéressée à aller voir la première de Silent Night à l’Opéra de Montréal, j’ai évidemment sauté sur l’occasion. Ce n’est pas tous les jours en 2015 qu’on a l’occasion d’aller voir une œuvre opératique écrite à notre époque. En effet, plusieurs compositeurs ont déjà fait leurs preuves dans les siècles précédents (genre Mozart ou Verdi) et il est plus facile d’aller voir une série de chefs-d’œuvre qui ont déjà fait leurs preuves, qu’un opéra récent. Ainsi, samedi soir dernier, Michèle et moi on s’est fait une soirée de louves souper/opéra et on a ca-po-té. C’était vraiment magnifique.

Silent Night reprend un fait singulier qui a eu lieu durant la Première guerre Mondiale, fait qui a d’ailleurs été mis en film il y a une dizaine d’années sous le nom de « Joyeux Noël ». Donc, mise en contexte : nous sommes en Belgique un 23 décembre. Français, Écossais et Allemands se livrent bataille depuis des semaines. Chacune des nations a perdu beaucoup d’hommes et les choses ne s’en vont pas en s’améliorant. Heureusement pour eux, la venue de Noël et des festivités met un peu de lumière dans leur quotidien violent et macabre. Parallèlement à ce côté de l’histoire qu’on pourrait qualifier de « politique », nous suivons les amours d’un couple de chanteurs d’opéra allemands. Lui a dû s’engager durant la conscription et elle, tente de le sortir de cet enfer afin qu’ils puissent être ensembles. Tous ces personnages se retrouveront ensembles pour le jour de Noël, le cœur à la fête. C’est alors que quelque chose d’inattendu se produit, les hommes de toutes les nations entament des chants de leur pays pour finalement réaliser qu’ils souhaiteraient davantage s’amuser que s’entre-tuer. Une trêve s’amorce donc et on assiste à une scène humaine et touchante où des ennemis deviennent soudainement des amis, échangeant photos, anecdotes et victuailles le temps de la nuit de Noël.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Je lève mon chapeau au compositeur, Kevin Puts, qui a su avec brio nous faire sentir une foule d’émotions et évoquer à la fois des états d’âmes, des tensions, des situations et des lieux, parfois avec la partie orchestrale seule. Pensons notamment au début fracassant avec ce chœur d’hommes explosant soudainement en une scène de guerre sanglante où on se croirait davantage devant un film qu’à l’opéra. Également, ce moment où il enchaîne les valses viennoises avec une dispute entre nos deux amoureux où la musique regorge de dissonances, ce qui nous donne l’impression, en tant que spectateurs, de vivre deux émotions à la fois: le décorum presque ridicule qui règne au bal des officiers allemands, et les tensions et le mal-être des personnages principaux. Ceci est sans parler du travail extraordinaire du librettiste Mark Campbell qui a réussi un tour de force en écrivant un opéra en quatre langues (français, anglais, allemand et latin) tout en faisant ressortir les caractéristiques de chaque peuples. Caractéristiques davantage mises en évidence par le choix des mots et expressions de M. Campbell que par la musique, il faut l’avouer. Également, quelques blagues venaient régulièrement alléger et détendre l’atmosphère, rendant donc le sujet de l’opéra moins triste.

Il faut aussi souligner la mise en scène très efficace  d’Eric Simonson. Il faut dire que les décors et costumes empruntés à l’Opéra du Minnesota rendent le spectacle intéressant et l’histoire facile à suivre. Avec sa plateforme tournante, ses tranchées et ses trois postes de garde distincts, le tout bouge de manière fluide et les changement sont faits de manière fluide afin de rendre l’expérience cohérente pour le spectateur.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

L’orchestre et les interprètes font un travail incroyable et unifient l’œuvre, rendant l’histoire touchante et humaine. Devant cette partition souvent difficile à chanter (parole de chanteuse!) chacun y va de ses forces et la puissance dramatique des protagonistes rend l’histoire très poignante. Je parle ici de Marianne Fiset, Joseph Keiser, Phillip Addis, Alexander Hajek et Daniel Okulitch. Ces derniers sont accompagnés par un chœur d’hommes nombreux et solide. Notons aussi que la distribution est entièrement canadienne (!).

Silent Night est le dernier opéra de la saison 2014/2015 et sera présenté pour encore trois soirs, soit les 19, 21 et 23 mai 2015 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Allez-y et profitez d’une soirée remplie d’émotions!

Camille xxx

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