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Votre horrible majesté

4 Avr

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À tous les coups, la cruauté du médiéval fait écho aux atrocités d’aujourd’hui parce que les coups portés par l’épée sont ceux des abus de pouvoir. Nous devenons sensibles au fait que la beauté de la plume de Shakespeare n’est pas due aux procédés littéraires qu’il employait, mais à cet inquiétant de constater que son discours s’applique encore aux plus ratoureux,  vilains et violeurs de nos jours. Comme si Richard III avait été le père fondateur de tout le perfide des malheurs humains.

Sébastien Ricard avait manifestement envie d’être méchant et ingrat – de faire violence à un jugement que plusieurs ont probablement porté sur lui. Au commencement, il est ivre. Il se moque et nous balance trois-quatre insultes pour être bien certain que, pour les nombreuses minutes qui suivront, nous l’écouterons. Il est difforme, le dos Quasimodo et une jambe trop courte compensée par un soulier plate-forme. Son bras paralysé s’avère menaçant, comme s’il allait se mettre à tuer tellement son envie est titanesque. Et, cette menace et cette diformité, Sébastien les joue merveilleusement bien et -surtout- longtemps. Il est voûté et hideux du début à la fin.

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Crédits photo: Yves Renaud

 

Ce que cette peuplée distribution raconte et vit, ce sont des trahisons, d’autres trahisons, encore des trahisons et une vingtaine de deuils. Ce qui est narré devant nous ne tient qu’au discours malin d’un seul et même être. Comme un chef qui serait le diable, comme un président qui serait assassin, comme un ministre qui serait rapace. Richard III réussit à convaincre chaque humain dans son entourage qu’il est un homme de confiance et qu’adhérer à ses propositions mène nécessairement à la victoire contre l’opposition. Il arrive même à se fiancer à une jeune veuve esseulée qui lui crachait au visage, l’acte précédent. Et c’est mal, vraiment très mal. Parce qu’on a tous été convaincus par quelqu’un ou ce Quelque chose que l’on a regretté. On nous a tous promis une victoire qui n’est jamais venue, assombrie par la culpabilité de s’être laisser porter. La honte.

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Crédits photo : Yves Renaud

Comme j’apprécie beaucoup quand le théâtre est plus «traditionnel», je souligne le parfait d’un décor des plus simplistes, d’une scène aménagée pour s’agencer à la mise en scène et de l’éclat des costumes en vrai tissu. Pas (de feux) d’artifices virtuels pour que l’on comprenne bien que la personne est triste, pour qu’on s’assure que le spectateur fait le chemin vers l’émotion. Non, au contraire, l’émotion réelle dans un décor concret par des personnages animés. L’émotion telle que, assise sur mon siège, j’arrive à la vivre lorsqu’elle m’est directement livrée, sans le détour des nouvelles technologies.

Richard III – TNM – du 10 mars au 4 avril

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Les gros malaises du malheur des autres

16 Mar

C’est sordide, tellement sordide d’entendre une grand-mère parler de coups de couteau, ceux de Guy Turcotte; aux côtés de son fils qui prétend que c’est un bête dérèglement dans un morceau de cerveau, que son geste en est un – dans le spectre de la folie passagère – de compassion. Il dit compassion, elle coups de couteau et, n’empêche, on s’esclaffe de rire quand elle tient mordicus à ce qu’il soit un tueur en série. Elle mime le premier meurtre, elle mime immédiatement ensuite le second, puis demande combien il faut en tuer pour que ce soit considéré «en série» et nous, on rit. On rit sans culpabiliser parce que ça fait sûrement assez longtemps que c’est arrivé cette affaire-là. Me semble que oui, pour qu’on en parle dans une pièce, qu’on se dit.

Pour qu’on en parle dans un scénario de pièce de théâtre, Ennemi public dans le cas échéant, alors qu’on en a clairement parlé chacun son tour. On en a peut-être fait des blagues comme pour Cedrika Provencher, Julie Surprenant ou les autres bébés morts. Alors, oui, c’est sordide d’en rire autant. C’est glauque par moment, c’est surtout un trash assez mielleux. Une famille, mamie qui veut donc que sa petite-fille mange de la crème à glace, ses trois enfants avec des troubles bien camouflés derrière les remparts de leur culture générale et les deux petits d’une préadolescence exubérante à tour de bras et de va chier pis de téléphones intelligents. Et on rit encore parce qu’on a tous un peu martyrisé nos cousins plus jeunes et que, au fond et malheureusement, quoi de plus banal que la violence. Après tout ça n’a rien à voir avec les grosses guerres d’ailleurs. Et nous, on rit.

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Crédit photo: CTD’A

 

On rit d’un père qui engueule son gars devant les proches, d’un écureuil écrasé par un balai et d’une carte de débit quasi-presque volée pour une commission à faire. Une burlesque belle-sœur qui met tout le monde mal à l’aise, même la bouffe sur la table refroidit tellement elle jase toute seule. Elle est grosse, badigeonnée de maquillage et provoque les plus gros silences jamais connus dans cette famille alors que, pourtant, ils ont une beurrée de tensions jamais réglées. Et nous, on continue à rire.

Des rires francs parce que voyons-franchement, des rires jaunes parce que ce serait pire de ne pas en rire, un ou deux souffles retenus avec des grincements de dent à profusion si ce n’est pas à perpétuité grâce – et je dis «grâce» parce que, franchement, c’est délicieux de ne pas contrôler autant le confort de son émotif – au texte et à la mise en scène de Olivier Choinière qui me devient le dramaturge à surveiller. Et que je cite tellement j’aime :

«Face à la complexité de questions politiques et sociales qui demandent une profonde réflexion, nous préférons personnaliser les enjeux, nous camper dans une position tranchée et, tel un épouvantail, faire apparaître l’ennemi public, figure qui a l’avantage d’être à la fois rassembleuse, libératrice et pacificatrice (tant il constitue un formidable défouloir et exutoire de passions), mais qui a le désavantage de ne pas être total : jamais un seul groupe, voire une seule personne, tel un super vilain, ne saurait contenir toutes nos détestations. Il faut donc en trouver un autre, dans l’espoir que ce sera le bon.»

Imaginez un scénario basé sur ce propos et enfermé dans la maison de la matriarche, Muriel Dutil que j’avais sous-estimée dans Nouvelle adresse et qui a – eurêka – explosé de talents devant moi. Emblématique personnage de la femme libérée dont le combat se poursuit et s’étend parfois où le linge sale est pourtant propre. Elle est hallucinante et un peu la grand-mère de tout le monde. Ça la rend encore plus attachante et paradoxalement crue. Vive Muriel Dutil et l’idée que je me fais du Québec : une grand-mère beaucoup trop gâteau pour compenser parce que tellement en furie contre l’horreur du monde qui en vient à bafouer le malheur des siens.

Le malheur des siens (rires).

P.s. un de mes très rares : à voir absolument.

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Crédit : Centre du Théâtre d’aujourd’hui

Ennemi public, texte et mise en scène d’Olivier Choinière
Jusqu’au 25 mars 2015, au Centre du Théâtre d’aujourd’hui

 

Marie-Philippe

 

 

Discours d’un cancer

9 Mar

W;T ou Wit qui veut dire esprit. Beaucoup d’appréhension parce que la pièce porte sur le cancer et que je m’effondre en larmes à chaque fois que j’écoute Nouvelle adresse et que je participerai à mon second Relais pour la vie cette année parce qu’il s’y produit de sombres miracles et des instants magiques.

Que je n’y comprends rien à cette démone de maladie, parce qu’il n’y a rien à comprendre. Je prends une grande respiration et je m’installe au Théâtre de la Bordée qui présente la pièce jusqu’au 28 mars.

Vivian Bearing est -était- professeure de littérature à l’université, une sommité dans son milieu que les étudiantes et étudiants redoutaient et dont ses collègues jalousaient la rigueur d’une aussi vaste connaissance de la poésie anglaise de XVIIe siècle. Cette caractéristique pourrait la différencier de la femme conventionnelle alors que, au contraire, elle en fait une dame puissante et dévouée. À l’image de bien des femmes que nous côtoyons – mères, tantes, cousines, les âgées et les juvéniles, les ancêtres et celles à venir. Et tandis que nous arrivons aisément à la comparer à cette femme dans nos vies, nous sommes pris au piège. Si Viviane ressemble à votre mère, alors vous la verrez apprendre qu’elle a le cancer à cinquante ans. Si Viviane s’apparente à votre meilleure amie, alors vous la verrez disparaître sous une faiblesse due aux douleurs accumulées. Pris au piège et emportés dans cette noirceur qu’est la condamnation que vivent celles et ceux, leur famille et leurs proches sur qui tombe le diagnostique d’un cancer. Déportation de sa propre vie à l’extérieur de son corps malade. Un naufrage pénible.

Alors, quand cette férue de littérature annonce clairement qu’elle s’adressera à nous avec ironie, personne n’a le coeur à rire. Mais, nous avons ri, beaucoup. Elle tourne au ridicule les docteurs qui l’examinent comme un cobaye à qui ont a injecté un vaccin récemment cuisiné. Les docteurs doutent, ils ignorent les effets qu’auront les fameux médicaments. On l’observe, on l’examine, on s’assure qu’elle urine autant qu’elle boit. Et elle arrive à le rendre comique.

Crédit : Nicola-Frank Vachon

Crédit : Nicola-Frank Vachon

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Crédit : Nicola-Frank Vachon

Loin de vouloir banaliser ce drame, elle parvient aussi à nous faire pleurer car, au fond, elle agonise. Ses élans littéraires sont de moins en moins passionnés, ses phrases sont plus courtes comme son souffle. Son tout petit souffle à la fin qu’on attend – et qu’on entend- s’éteindre à tout moment.

Les mots sont beaux et percutants. Leur effacement l’est tout autant. Et tous ces gens en larmes dans la salle, tous en colère contre le cancer.

Honnêtement, aussi morbide que cela puisse paraître, c’est une pièce libératrice que j’aurais aimé voir si ma mère ou ma meilleure amie avaient cette maladie. Je voudrais savoir avant de dire que j’aurais aimé savoir. Connaître tous les regards possibles qu’il me serait possible de poser sur cette guerre acharnée contre un corps.

Pour un extrait de la pièce :

 

Marie-Philippe

Voir Annexe

9 Fév

Il n’y a que du lugubre dans la Seconde Guerre mondiale. On a beau pouvoir l’expliquer par un raisonnement de causes et de conséquences; reste que c’est d’un incompréhensible dégoûtant.

Des gens sont morts parce que d’autres croyaient qu’ils devaient mourir. Comme on croit qu’il y a un monstre sous notre lit quand on a quatre ans et qu’on ne sait pas que les dangers sont franchement plus grands, qu’il n’y a que le cœur chaud de maman pour nous apaiser doucement. Leur malsain besoin de croire qui a pourtant les mêmes fondements que l’espoir.

Sous la plume d’Eric-Emmanuel Schmitt, qui assure la pérennité des confidences d’Anne Frank à la demande de la Fondation qui porte le même nom, un scénario s’impose. Remémorer la vigueur du témoignage de l’enfant qu’elle était, l’adolescente qu’elle est devenue et la femme qu’elle n’aura jamais été. Évoquer le fabuleux du discours revendicateur d’une gamine, les éclats de rire étouffés, ses réponses crues qu’on lui reprochait, la noirceur et la déprime. Rappeler au public un livre que tout le monde a lu ou, du moins, connu. Faire de cette connaissance une amitié intime. Devenir Kitty à qui Anne se confiait dans son journal.

Levée du rideau. M. Otto Frank –Paul Doucet- attend à la gare. Il est seul parce qu’il sait que sa femme est morte et qu’il espère que ses deux filles reviendront, qu’elles n’ont pas péri. Il espère l’espoir. Miep Gies –Sophie Prégent- l’attend au bureau. Elle est d’un optimiste tragique. Des dizaines reviennent chaque jour, mais des milliers ne réapparaîtront jamais. Elle lui remet le journal. Elle dit qu’elle lui remet le journal. Elle explique qu’elle lui remet le journal. Pourtant, c’est une évidence pour nous. Qui n’aurait pas compris qu’il s’agissait du fameux journal?

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Beaucoup de mots écrits dans ce scénario auraient pu être remplacés par des silences sur scène pour faire usage du pouvoir de la gestuelle au théâtre.  M. Frank vient d’apprendre que ses filles sont disparues pour toujours. Miep lui offre le journal, muette. M. Frank reste silencieux devant cet interdit. Miep disparaît. De longues secondes plus tard, M. Frank débute la lecture. Pas un mot dans cette version. J’aurais préféré que certains se taisent pour accorder davantage de force aux mots d’Anne. Comme les (trop peu de) fois où les comédiens rentraient sur scène en marchant sur la pointe des pieds. Ne s’agit-il pas de l’issu de cette pièce? Une vie sur la pointe des pieds? Anne et sa petite voix dans l’insalubre humanité?

Néanmoins, c’est une belle audace que d’imaginer l’après quand le père découvre les secrets de sa défunte fille, qu’ils lui redonnent vie. Elle renaît tout comme lui. Mince, mais sincère consolation. Elle l’aimait tant, à défaut d’éprouver le même amour pour sa mère. Anne –Mylène Saint-Sauveur- comprenait des choses et force est de constater en assistant à cette pièce. Au secondaire, lecture obligatoire, plus occupée à me morfondre sur mon moi et d’autres méconnaissances sur  ces années 39-45. Puis, d’autres films et d’autres documentaires, des livres aussi témoignages que ce journal. Voyage en Europe où un ancien me remercie, moi-Canada, d’être venu leur prêter main forte en 44. Les plages du débarquement aussi. La visite de l’Annexe à Amsterdam.

Alors, hier, assise sur mon confortable fauteuil, je prenais plaisir et tristesse à mêler nos deux souvenirs. Ses mémoires et mon vivant. Je n’aimais pas Augusta Van Pels – Marie-Hélène Thibault- lui vole la vedette avec son exubérance. Je n’ai pas trop compris ce que M. Schmitt voulait nous faire comprendre. Qu’il n’y avait pas qu’Anne qui était cachée? Pas que les enfants? Mais des femmes et des hommes aussi, des mères et des pères. Tous, terrés comme des proies. Sort inhumain et incertain dont on liste et scelle le destin à la toute fin. Alignés l’un derrière l’autre, énumération de leur disparation par M. Frank. Chacun s’engouffre sous la scène après avoir arraché leur étoile, arraché leur cœur.

Anne qui reste. Dernière scène avec elle. Elle qui dit, sur le quai de la gare qui la mène vers la mort, qu’elle est profondément heureuse. Qu’on peut détruire, qu’on peut la Guerre, mais que le bonheur intouchable et inviolable c’est d’être libre de penser, de ressentir, d’écrire et de se souvenir.

Otto referme le journal. Otto le donne à Miep. Miep l’ouvre. Et Anne dit.

Marie Philippe

Mea culpa de ma mi-cinquante.

26 Jan

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Mea culpa. Mon second. Avons-nous un quota de mea culpa dans une vie? Ceci étant dit – mais peu élaboré- j’en suis à mon second mea culpa. L’automne et le presque hiver sont passés sans que j’ai pu écrire une once de mots sur les trois pièces auxquelles j’ai assistées. Mon métier négligé par l’austérité et d’autres préoccupations m’ont tenu occupée. Ça et le fait que je n’ai pas apprécié ces trois pièces. Celles où tu regardes ta montre, tu ne ris pas en même temps que les autres spectateurs ou pas du tout et tu ne te lèves pas à la fin pendant l’ovation – s’il y en a eu une.

Et puis, pouf, magie. Jeudi passé. «Sœurs» de Wajdi Mouawad. J’ai les attentes dans le tapis, encore plus depuis mes trois pièces pourries.  Et même davantage parce que la première pièce de théâtre qui m’a donné la piqûre était «Incendies» du même auteur. Incendies avant le film, mes sept derniers abonnements au TNM et la fin de la fin de ma puberté. J’avais pleuré parce que le comédien nous tirait dessus, que c’était une guerre crue et un viol horrible devant mes yeux et à l’intérieur de mes oreilles.

Alors, jeudi passé, j’ai des attentes grosses comme ça qui vont exploser et je m’attends au meilleur du meilleur et encore des pleurs. J’ai hâte, je suis excitée et je me dis qu’enfin je vais pouvoir vous écrire un petit quelque chose de bien beau et de bien vrai. Je me dis qu’enfin. Mais, finalement. Bof.

J’écris pour ne pas prolonger le culpa de mon silence. Mais j’écris par vengeance. C’est un pari très audacieux de vouloir se satisfaire d’une pièce de théâtre. Il n’y a pas de volume à augmenter, de pause/play, le popcorn pour s’en remettre à la consommation de nourriture ou quitter de façon subtile sans provoquer la colère de Dionysos. Il n’y a rien pour se consoler d’une pièce peu appréciée que l’espoir des prochaines meilleures ou le souvenir des excellentes.

«Sœurs», donc. Pardon. Un texte d’une grande remise en question où personnages doutent de leur identité propre, de leurs origines et se sentent en exil dans une chambre d’hôtel d’Ottawa – la capitale pourtant. Texte interprété par Annick Bergeron grâce à la mise en scène de l’auteur, Wajdi. Elle joue tous les personnages dont les deux femmes principales aux langues maternelles bafouées par les autres, ceux d’ici sans souvenir de séparation et ni de guerre.

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Elles sont âgées, elles vont avoir cinquante ans et elles aimeraient encore avoir les parents d’antan. Elles font encore le deuil des enfants qu’elles ont été. Une sœur autochtone perdue à tout jamais dans une rudesse digne de la réalité, une mère morte qui demande à être remplacée par une gamine qui se doit d’être aussi forte sauf la maladie. Elles pleurent sur l’épaule de l’une et de l’autre. Elles se disent des milliers de secrets, profonds et vrais. C’est d’un cru assez admirable.

Mais, je n’ai pas cinquante ans. Je suis toute jeune, la moitié de cinquante, la mi-cinquante.  Mes parents sont encore beaucoup mes parents et je suis née où je vis. C’est plutôt de voyager que j’ai envie, ici et tous les autres milliers de paradis. Alors, malgré le parfait de certains choix qui font de ce scénario un vrai trésor, il ne s’adresse pas à moi.

En cela, tout l’audace du pari. Ce n’est pas d’être assis devant la scène qui garantit la sensibilité de votre ouïe. Il y a des discours intemporels qui font des classiques des éternels. Et ces discours plus actuels qui en font des quêtes plus personnelles.

Je me souviendrai de «Sœurs» quand je fêterai mes cinquante ans, que ma mère sera là et qu’elle me prendra encore dans ses bras. Je finirai par entendre le message qu’elles ont soupiré jeudi passé.

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Marie Philippe 

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