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Et la fois où je jouais avec des bébés gros chats

29 Sep

Une chose qui est depuis longtemps sur ma bucket list, c’est de prendre un gros bébé félin dans mes bras. J’aurais pu le faire en Thaïlande, dans les fameux parcs de tigres, mais bon, quand on s’informe un peu sur ces endroits et la façon dont les animaux y sont traités, ça ne donne pas spécialement envie de les encourager. Même si ce n’était pas l’envie qui me manquait d’avoir un bébé tigre dans les mains et de lui faire des bisous sur son gros nez ! En attendant que ça se produise dans la réalité et pas juste dans ma tête, j’ai tout de même trouvé une alternative plutôt sympathique au cours de mon dernier passage au Québec : le Zoo de Falardeau.

Avec ma mère et ma tante, aussi fan (folles?) de chats que moi, on a fait un aller-retour dans la journée pour se rendre au zoo, qui est en fait un refuge à la base, et qui se doit donc d’avoir des valeurs à la bonne place pour les animaux!

Si vous avez l’occasion d’y aller, je vous recommande de faire la visite guidée, question de comprendre de quelle façon et pourquoi les animaux se trouvent là. Que ce soit un tigre dont la carrière à Bollywood est terminée et qui risquait de terminer en tapis, des animaux précédemment maltraités dans un cirque, un orignal à la patte cassée rescapé alors qu’on le destinait à mourir, etc., on trouve un peu de tout et c’est intéressant, en plus d’être satisfaisant d’encourager le zoo à poursuivre sa mission – sauver des animaux, quels qu’ils soient !

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Mais le clou de ma visite et sans doute de celles de plein d’autres, c’est quand les bébés animaux sont de « sortie ». Avant d’y aller, on nous avait dit qu’il y avait un bébé lion blanc, et un bébé lynx à caresser. En effet, on n’allait pas pouvoir les prendre dans nos bras, donc mon rêve ne serait qu’à demi réalisé, mais on avait quand même très très hâte de les voir de près!…

A notre arrivée, c’était Perle, le bébé lion blanc de 5 mois qu’on a amenée sur le catwalk (c’est le cas de le dire !). L’employée du zoo lui a donné son biberon, puis l’a ensuite laissée jouer un peu sur la table, et c’est là qu’on pouvait y toucher, le prendre en photo, et surtout envier l’employée à qui le lionceau faisait plein de câlins !  J’avais été un peu choquée de la trouver dans une cage dans le bâtiment d’entrée en arrivant au zoo, mais on nous a rassurés sur le fait qu’on la faisait sortir dehors régulièrement, et qu’elle allait bientôt rejoindre son enclos spacieux à l’extérieur dans les jours qui venaient. J’étais au final plutôt rassurée en la voyant joueuse, et clairement pas malheureuse !

Perle, le lionceau de 5 mois

Perle, le lionceau à 5 mois

Au retour de la visite, presque tout le monde était parti pour mon plus grand bonheur, et c’était au tour du bébé lynx de 3 mois, Patte Blanche, de venir faire le beau pour nous. L’employé a vraiment été top, elle nous a laissé profiter assez longtemps de cette petite boule de poil qui était tellement adorable, on ne voulait plus repartir (et je me faisais vraiment violence pour ne pas le prendre dans mes bras et m’enfuir avec !).

Patte Blanche, le lynx de 3 mois

Patte Blanche, le lynx de 3 mois

Bref, si je deviens multimillionnaire un jour, je vais ouvrir un refuge pour gros chats et passer le reste de ma vie à les prendre dans mes bras et leur faire des bisous !

Petit bébé lynx

Moi trop heureuse avec bébé lynx

 

Gros bébé lion

Moi trop heureuse avec bébé lion

 

Lisa Marie (le chat)

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Et les fois où je suis une freak de la planification

24 Août

Mon premier grand voyage sac à dos, c’était au Cambodge. Je n’avais pas trop planifié à l’avance, sinon un vague itinéraire avec 3-4 villes à faire sur deux semaines, et j’avais réservé uniquement l’hôtel pour notre arrivée qui était tard le soir. Le reste, on improvisait. C’était facile, ce n’était pas encore la haute saison, il y avait des guest houses partout à 5$ USD, et on avait le temps.  Mais de plus en plus, j’ai envie de voir un maximum de choses dans les pays où je vais, donc de maximiser le temps qui passe toujours trop vite sur place.

C’est peut-être juste aussi que je me fais vieille aussi (hehe), mais je me suis donc mise à organiser un peu plus mes voyages avant de partir, jusqu’à ce que je me retrouve à faire des circuits dignes des agences de voyage – ou selon certains, d’une maniaque.

Les vrais aventuriers crieront au scandale, que c’est nul de tout prévoir à l’avance. C’est sûr que d’y aller au feeling, ça peut avoir son charme. Mais quand tu pars en haute saison, pendant un festival, ou que tu n’as pas beaucoup de temps sur place, ça devient plus compliqué de trouver un hébergement au dernier moment, à un prix qui reste dans ton budget. Et je n’ai plus toujours envie de perdre du temps à chercher un hôtel pour la nuit suivante, surtout quand on n’a pas accès à internet ou qu’il est dysfonctionnel. Je n’ai pas envie non plus de me retrouver coincée une journée de plus à un endroit où j’ai déjà fait le tour de ce que je voulais faire, parce qu’il n’y a pas de bus ce jour-là pour ma prochaine destination. En plus, en préparant à l’avance, et en prépayant certains transports ou hôtels, ça permet d’absorber les coûts du voyage sur une plus longue période ; par exemple, le voyage en Argentine que je prépare actuellement pour les Fêtes et dont les billets d’avion à l’intérieur du pays me refont payer le billet principal une 2e fois. Bref, avoir un planning me donne des contraintes sur place, mais aussi la tranquillité de savoir que j’aurai une place dans mon bus ou mon hôtel au moment prévu.

Plus t'es préparée, mieux tu peux profiter du temps que tu as sur place!

Plus t’es préparée, mieux tu peux profiter du temps que tu as sur place!

En général, je détermine mon itinéraire en me servant des recommandations du site Routard (pas le bouquin, j’ai pas envie de trimballer un guide pour avoir toujours le nez dedans non plus). Je google un peu les endroits proposés, et si ça me plaît, je prends ! TripAdvisor  est aussi d’un grand recours, tant pour les attractions que les restos à faire en ville, ou pour les avis sur les hôtels que je trouve principalement sur Booking (ou Agoda pour l’Asie). Je ne suis pas trop Airbnb ou CouchSurfing pour des longs voyages, toujours en raison des contraintes pour l’heure d’arrivée et la remise de clés, et du fait que certains peuvent annuler au dernier moment, ce qui n’est pas le cas pour un hôtel. Pour les billets d’avion, j’ai un faible pour SkyScanner pour trouver les vols à mon goût, niveau durée, escale, temps total, etc. grâce à ses options de recherches qui sont pratiques. Mon allié principal reste quand même Google Maps, où je peux identifier avec une belle étoile les endroits que je veux voir, où se trouve mon hôtel, les gares et les aéroports, etc. Ce n’est pas que je veux faire de la pub pour ces sites, mais ils restent franchement pratiques !

Mes constellations Google Map

Mes constellations Google Map

Il y a des endroits où c’est plus facile de tout prévoir : le Japon en est l’exemple parfait. Tu peux avoir les horaires de trains 6 mois à l’avance, à la minute près, et tu sais que rien ne changera et que tu arriveras pile poil à l’heure prévue. J’ai pu prévoir un circuit de 2 semaines, avec pratiquement aucun changement à l’itinéraire! D’autre pays sont plus compliqués à organiser, parce que les compagnies de bus ou de train n’ont pas toujours de site internet, ou ils en ont qui ne sont pas d’une grande utilité ; dans ce cas-là, les forums de voyage peuvent souvent aider pour savoir comment les autres se sont dépatouillés pour voyager d’une ville à l’autre !

Le jour du départ, je me retrouve avec bel itinéraire et un beau dossier tout prêt : réservations d’hôtels, billets d’avion ou de train ou de bus, voucher pour certaines activités, plans, liste de choses à voir, etc. qui ressemble à ça:

Planning

Un aperçu de mon itinéraire avec les éléments importants

La maniaque de l’organisation en moi est satisfaite, et je pars en toute sérénité. Enfin presque, parce que je sais très bien qu’il y aura tout de même de l’imprévu ! Mais au moins j’aurai plus de temps pour y faire face…

Des bisous bien alignés,

Lisa Marie

PS: Je vous laisse avec quelques exemples de circuits que j’ai fait: Japon, Costa Rica, Sri Lanka, et mon moins organisé, le Cambodge.

Et la fois où je prenais le pouvoir à King’s Landing

26 Juil

Si vous vous demandez où se trouve King’s Landing, je vais devoir vous juger un peu, car ça signifie que vous ne regardez pas la série Game of Thrones, ou (presque) pire, que vous la regardez en français ! Le reste d’entre vous me verront donc venir avec une autre visite dans un lieu de tournage de la série.

*** Spoiler alert si vous n’êtes pas à jour dans la série!***

En effet, après avoir déjà partagé avec vous ma visite à Dorne/Séville, c’est cette fois à Dubrovnik que je me rendais enfin pour découvrir cette ville qui non seulement fait partie du patrimoine de l’Unesco, mais est aussi devenue une des villes clés dans la réalisation de GoT.

Bien entendu, je n’allais pas à Dubrovnik uniquement pour la série. Je savais que cette ville était à découvrir, et je n’ai pas été déçue par les quelques jours passés là-bas. Ok, juste un peu par les plages de galets et non de sable… mais la couleur de l’eau pourrait presque nous faire oublier cet inconvénient ! Cette ville a vraiment du cachet, depuis ses hauteurs ou depuis la mer.

Dubrovnik depuis les remparts

Dubrovnik depuis les remparts

La vieille ville est assez petite, donc on peut en faire le tour assez rapidement. Comme j’avais fait une petite recherche sur Internet avant mon départ, je savais déjà où ouvrir les yeux pour identifier les lieux de tournages de la série, et ils sont assez faciles à trouver au cours d’une visite régulière de la ville. Franchement pas nécessaire de payer un tour plutôt cher, sauf si vraiment vous voulez voir le moindre coin de rue apparaissant à l’écran. De mon côté, les sites principaux me convenaient très bien !

Depuis l’aéroport, un bus nous amène à l’entrée de la ville, Pile Gate, alors on commence tout de suite l’immersion !

Rue de King's Landing / Pile Gate

En commençant par une balade sur les remparts entourant la ville, on aura déjà une très bonne vue du Fort Lovrijenac, qui représente le Red Keep dans la série, avec quelques retouches numériques bien entendu.

Port de King's Landing / Fort Lovrijenac

Juste à côté, le quai où on voyait Sansa et Littlefinger discuter, et le Fort Bokar où c’était au tour de Tyrion et Varys de papoter.

Harbor

Fort

Plus loin, on trouvera la tour Minčeta, où Daenerys demande conseil à la House of the Undying. Ce qui est ironique c’est qu’il y avait un poste mobile de la Croix-Rouge au lieu de notre Khaleesi. On ne veut vraiment pas que vous y mourriez !

À l’autre extrémité de Pile Gate, on trouve St Dominika Street où se sont retrouvés les Manteaux d’Or, mais il y a aussi le fameux escalier où a commencé la Walk of Shame de Cersei Lannister !

Dominika

WalkOfShame

Finalement, j’ai aussi passé une journée sur l’île de Lokrum, qu’on atteint avec une balade de 10 minutes en traversier depuis le port. C’est très sympa d’y faire le tour, entre son jardin botanique, ses nombreux coins pour la baignade ou la bronzette, pour monter jusqu’au fort qui donne une vue superbe de la côte, ou pour voir des lapins et des paons se balader librement…

Vue depuis le fort de Lokrum

Vue depuis le fort de Lokrum

Mais aussi, parce que le monastère est aussi l’endroit où Daenerys a visité les pureborn de Qarth !

Monastère

Pour finir, on y trouve un petit centre d’interprétation qui vous raconte l’histoire de l’île, mais qui diffuse aussi  des vidéos sur le making-of de la série, où les acteurs louangent Dubrovnik et la Croatie en général… mais le plus fun, une copie du fameux Trône de fer ! Bon, en y regardant de plus près, elle n’est pas terrible, mais avec un éclairage tamisé, ça passe très bien pour une petite séance photo.

Comme vous pourrez le constater, c’est donc en visitant Dubrovnik que je me suis retrouvée Reine des Sept Couronnes !

GoT

Valar Morghulis!

Lisa Marie

Et les fois où je me suis baladée à dos de dromadaire

23 Juin

C’est peut-être par soif de soleil (l’été semble bien ne jamais vouloir s’installer à Paris…), mais j’avais envie de retourner dans le désert avec ce court article pour partager avec vous ma première (et deuxième) expérience à dos de dromadaire.

Après quelques expériences plus ou moins réussies à cheval (je vous raconterai peut-être un jour !), j’étais un peu dubitative quant à l’idée d’une balade sur une bosse qui me paraissait encore moins confortable et surtout, plus en hauteur !

C’est donc en 2008, au cours de mon premier grand voyage après m’être installée à Paris, que j’ai pu tester l’expérience. En effet, je n’avais pu résister à l’appel de l’Égypte et son prix beaucoup plus abordable depuis la capitale française que depuis le Québec. Au milieu de cette semaine de croisière franchement géniale, nous avions donc droit à ladite balade avec ces étranges bestioles. Ce qui est impressionnant déjà, c’est de monter la bête ! En effet, les dromadaires se relèvent pattes arrières en premier, pattes avant ensuite ! C’est aussi plus haut qu’un cheval, mais on y était plutôt bien installés. Une chance, parce que le chemin qu’on empruntait longeait un escarpement qui descendait vers le fleuve beaucoup plus bas et ça me donnait un peu le vertige! Peut-être que le temps adoucit aussi les souvenirs, mais je n’ai pas eu l’impression d’avoir été aussi inconfortable que sur la selle rigide d’un cheval qui trotte (ou pire galope). J’avais trouvé le déplacement plutôt smooth, à mon grand étonnement ! J’étais bien contente d’avoir payé le petit extra pour cette excursion, contrairement à certains membres du groupe qui nous suivaient en bateau !

Egypte 2008

Egypte 2008

Ma deuxième expérience fut l’année suivante, en Tunisie, aux portes du désert dans les environs de Douz. Toujours aussi sympa, et cette fois, il n’y avait vraiment que du sable autour : pas de gens, pas d’habitation, pas de route. Que notre petit groupe et du sable à perte de vue – le vrai désert quoi ! Et on nous avait prêté des tenues qui nous donnaient un air beaucoup plus stylé et sympa pour les photos !

Fashion 2009 à Douz, Tunisie

Fashion 2009 à Douz, Tunisie

Tunisie 2009

Ici, on monte derrière la bosse!

Le mieux dans tout ça ? Je ne me souviens pas avoir eu de courbatures le lendemain, ce qui n’était mon cas après de longues balade à cheval ! Vive les dromadaires !

Lisa Marie

Et la fois où je nageais avec plein de poissons

27 Mai

Je ne suis pas douée dans tout, et même si j’adore la mer, je suis un peu moumoune aussi de m’y aventurer car je ne suis pas vraiment une super nageuse. J’avais essayé le snorkeling pour la première fois au Cambodge en 2009, et ça n’avait franchement pas été un succès.

D’une part, j’hyper-ventilais en essayant de respirer avec le tuba, et d’autre part, j’étais un peu inquiète d’être lâchée au milieu de la mer au-dessus d’un paquet d’oursins qui semblaient en vouloir à mes pieds ! Je n’avais donc pas spécialement apprécié l’aventure, et pendant longtemps, je n’ai pas tenté d’en refaire. Jusqu’à ce qu’un produit miracle arrive sur le marché et me réconcilie avec le snorkeling !

Non, je ne vais pas vous faire une info-pub ! Mais quand j’étais aux îles Gili en Indonésie l’été dernier, je me suis rendue compte que certaines personnes avaient de drôles de masques de plongée. Une gentille dame m’a d’ailleurs offert de l’essayer pour observer une grosse tortue qui se baladait tranquillement tout près de la rive… et là, ce fût la révélation ! J’avais trouvé un masque qui me permettait de respirer normalement sous l’eau, par le nez ou par la bouche, et pour une fois de profiter de la vue sans avoir peur de mourir noyée ou asphyxiée : le masque de snorkeling Easybreath Tribord. Bon, ça ne donne pas un look d’enfer et on se fait regarder un peu bizarrement lorsqu’on l’enfile, mais pour les débutants comme moi, c’est juste MAGIQUE ! Je regrettais tellement de ne pas en avoir entendu parler avant pour en profiter en Indonésie…

Look d'enfer!

Look d’enfer! Crédit photo : Lisa Marie

Heureusement, je repartais en Thaïlande en automne, et cette fois, j’étais bien décidée à profiter de mon masque d’extra-terrestre ! C’est donc depuis la plage de Koh Samui que mon amie et moi avons décidée de booker un tour de snorkeling vers Koh Pha Ngan. C’était une bonne approche, mais la mer était malheureusement un peu sale. On s’est donc reprises depuis Koh Lanta, avec le tour des 4 Islands.

Le premier stop était au milieu de la mer, depuis le bateau et j’étais encore un peu hésitante, mais une fois rassurée par le fait que je flottais, j’ai pu commencer à profiter… mais c’est lors de l’arrêt suivant, depuis la plage, que j’ai vraiment KIFFÉ (en bonne française que je suis !).

La vision était meilleure, il y avait plein de corail, de plantes, et des poissons de styles et de couleurs différents. Le coin était tranquille alors je pouvais profiter tranquillement du silence comme si j’étais seule au monde parmi les poissons. J’aurais pu rester comme ça pendant des heures, mais il fallait bien repartir !

Je partage avec vous deux vidéos (qui ne rendent pas aussi bien, évidemment!) mais qui vous donneront un aperçu !

Et vous, vous avez déjà fait du snorkeling?

Lisa Marie

Et la fois où j’ai marché pendant 3 jours

21 Avr

Après vous avoir raconté mon vol en montgolfière à Bagan, je poursuis avec une autre histoire sur mon voyage au Myanmar. En effet, il y avait encore une nouveauté pour moi dans cette aventure : un trek de trois jours pour se rendre de Kalaw au Lac Inle. Pour moi qui aime bien mon petit confort minimum – toilette, douche et lit, c’était un nouveau challenge!

Faute de temps pour ce voyage, j’ai dû enchaîner ce trek après une nuit en bus depuis la capitale. Arrivée en plein milieu de la nuit dans la petite ville de Kalaw, je trouve le seul café ouvert pour manger un morceau, avant de trouver un hôtel qui daignera bien me laisser une chambre (pré-utilisée pour un gros 3€!) pour 1h ou 2, question de prendre une dernière douche chaude avant le départ – vous aurez compris que je redoute un peu l’hygiène dans les 72h à venir !

Je retrouve donc l’agence Eversmile, qui formera deux groupes de 12 personnes (un peu plus gros qu’à l’habitude en raison de la fin de saison). Moi qui n’ai pas trop l’esprit de communauté, je sens que ce sera déjà un challenge de me taper un tel groupe pendant trois jours… Après avoir fait ses réserves de papier de toilette – on nous avertit qu’il n’y en aura pas en route, c’est le grand départ !

La première journée commence doucement, les paysage ne m’impressionnent pas encore, mais la marche est tout de même sympathique. Heureusement, car 6-7 heures de balade nous attendent! Pour la pause déjeuner, on était plutôt choyés, c’était bon et généreux, je ne comprends toujours pas pourquoi j’avais entendu de mauvais commentaires sur la bouffe au Myanmar. Mais c’est vraiment en fin de journée (le soleil se couche tôt quand même) que je commence à apprécier le décor, avec le soleil qui décline sur les champs de riz et les montagnes.

Jour 1

Jour 1 Crédit : Lisa Marie

On arrive enfin à notre premier hôtel 5 étoiles… je rigole, c’est chez l’habitant que nous passerons la nuit. Une maison en bois, avec à l’étage un tas de matelas (enfin, épaisseur tapis de yoga, on s’entend !) et des couvertures. La nuit tombe vite et la seule « douche » (un bac rempli d’eau avec un petit bol en plastique pour verser l’eau) ne suffit pas pour tout notre groupe avant qu’il ne fasse noir et froid. Ce soir, ce sera une douche aux lingettes humides ! La grande fan de camping en moi doit prendre sur elle, surtout du fait de ne pas pouvoir se laver les cheveux. Faut dire que la marche se fait au gros soleil et souvent dans des sentiers poussiéreux. Mais bon, c’est l’aventure !

La nuit chez l'habitant

La nuit chez l’habitant Crédit : Lisa Marie

Le deuxième jour, je me réveille avec le soleil avant tout le monde (enfin, sauf la famille qui nous accueille, bien entendu). J’apprécie ce moment de tranquillité, qui donne l’impression d’être vraiment seule et loin de tout. Après un bon petit déjeuner, c’est reparti pour un autre 6-7 heures de marche. Les paysages me semblent plus beaux cette journée-là, et je papote un peu avec notre gentille guide sur sa vie et son pays. Bref, c’est une belle journée, mais bien fatigante aussi !

Jour 2

Jour 2 Crédit : Lisa Marie

Le soir, je prendrai la douche la plus pittoresque de ma vie : non seulement c’est encore un bac d’eau, mais contrairement à celle de la veille qui était tout de même isolée, cette fois le bac se trouve entre 4 murs de planches pas trop étanches, pratiquement dans le milieu de la cour. Bref, de là où on dormait à l’étage, si quelqu’un avait eu la bonne idée de sortir sur le balcon, il aurait eu droit à tout un show !

Douche à gauche, toilette à droite...

Douche à gauche, toilette à droite… Crédit : Lisa Marie

Le 3e jour, on se réveille une fois de plus à l’aube. Les paysages sont très différents ce jour-là, tandis que nous approchons de notre destination. Nous avons tout de même quelques heures de marche encore devant nous, bien sûr ! A l’heure du lunch, on retrouve un peu plus la civilisation pour manger dans un vrai resto. Ensuite, c’est en bateau que nous traversons le lac Inle pour atteindre la ville de Nyaung Shwe. Ce qu’il y a de particulier sur ce lac, ce sont les pêcheurs et leur façon de se tenir en équilibre tout au bout de leur embarcation ! Après une petite heure de traversée, c’est la fin officielle du trek.

Maisons sur pilotis du lac Inle

Maisons sur pilotis du lac Inle Crédit : Lisa Marie

 

Pêcheurs du lac Inle

Pêcheurs du lac Inle Crédit : Lisa Marie

 

Je peux enfin rejoindre mon hôtel, et sous une vraie douche bien chaude, oublier les ampoules, les muscles des jambes endoloris, les coups de soleil, ces trois jours de toilettes turques, et effacer toutes ces traces de poussière sur mon corps. Ce qui ne s’effacera pas toutefois, ce sont les souvenirs de cette excursion inoubliable!

Et vous, plutôt roots ou grand luxe?

Lisa Marie

 

Et la fois où le ciel était constellé de lanternes

24 Fév

En novembre dernier, je cherchais une destination qui n’avait pas trop mauvaise réputation pour ce qui est des femmes voyageant seules, ce qui devait être mon cas une fois de plus. Je n’avais jamais été spécialement attirée par la Thaïlande, qui me paraissait trop touristique, la place où tout le monde va… Je me suis décidée à y aller seulement pour y être à la pleine lune de novembre, quand se tiendrait le festival Yi Peng qui coïncide avec un autre festival, le Loy Krathong. En gros, le festival des lanternes.

Au final, mon amie a rejoint l’aventure, et c’est ensemble qu’on s’est envolées pour la Thaïlande. Dès notre premier jour à Bangkok, on pouvait voir les préparatifs de la fête : décorations dans les rues et préparation des krathong (les petits paniers fleuris destinés à être lâché sur l’eau). Le lendemain, on repartait déjà pour la ville de Chiang Mai, plus réputée que la capitale pour les festivités.

Le premier soir, on s’installe devant l’hôtel de ville, car on nous annonce de la danse. Il y a déjà de la musique traditionnelle, et lorsque le soleil commence à décliner, on allume des lanternes colorées tout autour de nous. Après un speech qui nous semblait sans fin par des gens importants de la ville, nous avons assisté à une prière bouddhiste qui aurait presque pu nous envoyer en transe ! Les locaux apportaient leurs petits lampions et ça devenait de plus en plus joli à voir.

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Certaines lanternes ne s’envolent pas!

Nous avons ensuite eu droit à la fameuse danse, qui consistait en une centaine de jeunes filles dansant avec des chandelles dans les mains. C’était très beau !

Une fois terminé, on s’est dirigées vers un temple bouddhiste, le Wat Phantao, repéré l’après-midi. Une cérémonie avec les plus jeunes moines bouddhistes s’y déroulait, et le décor était enchanteur. Puisqu’une image vaut mille mots, voici un peu de quoi ça avait l’air :

Wat Phantao

Cérémonie au Wat Phantao

Pour le moment le plus important du festival (celui où les lanternes sont principalement lâchées), je voulais aller à l’Université de Mae Jo qui est the spot, mais nous avons appris que c’était maintenant payant (100$ US quand même !) et surtout qu’il fallait réserver presque un an à l’avance. On s’est donc rabattues sur l’alternative d’un pont qui serait un bon point de vue en ville. En route, nous sommes tombées sur une parade haute en couleurs, en costumes et en lumières!

110 - Kotchasan Rd

Parade sur Kotchasan Road

On se rapproche finalement du pont, guidées par les petits points lumineux qui commencent à s’élever dans le ciel. Plus on se rapproche, plus il y a de monde, évidemment. Une fois atteint, on le traverse doucement au milieu de la foule de gens qui allument leurs lanternes en essayant d’éviter qu’elles ne prennent feu. C’est vraiment incroyable!

147 - Lantern Release

C’est comme ça que les constellations se forment?

Peut-être pas aussi léché et tranquille que dans Raiponce quand elle est sur le lac avec son chéri, mais ça reste franchement beau et impressionnant; le ciel est constellé de lanternes! Moi qui ai toujours aimé regarder les étoiles, il y en avait des dizaines et des dizaines de nouvelles qui s’envolaient à la minute! C’était tellement beau que, comme à mon habitude, j’aurais pu verser une petite larme tellement j’avais le cœur gros et que j’étais contente d’être là, à ce moment exact de l’année.

Après avoir pris plein de photos floues avec mon appareil et plein de photos mentales beaucoup plus réussies, on a fini par quitter ce bain de foule (un peu étouffant je dois dire) pour rentrer doucement à notre hôtel, le cœur léger et les yeux plein d’étoiles… enfin, de lanternes !

157 - Lantern Release

Dernier regard sur le ciel avant de rentrer…

Et une vidéo réalisée avec une GoPro pendant le festival:

Et vous, des souvenir d’un festival à l’international ?

Lisa Marie (ou Lisa Madie en Thaïlande !)

Et les fois où on me dit que je suis brave (mais que c’est pas vrai)

23 Jan

Je voyage beaucoup seule. Je me suis rendue compte un jour que, si j’attendais après les autres pour partir, eh bien, j’irais nulle part (ou presque). Quand les gens me demandent avec qui je suis partie à tel ou tel endroit et que je réponds « Personne », on me sort presque invariablement la même chose « Wow, t’es brave ».

Ben non, j’pas brave.

La première fois que je me suis retrouvée seule en voyage, c’était à Londres. J’avais déjà fait un stage en Equateur et j’avais passé un été en France et en Belgique, mais il y avait toujours quelqu’un qui m’attendait sur place. Même à Londres, je devais rejoindre ma cousine et son copain pour souper car ils s’y trouvaient encore pour une soirée. C’était l’fun, mais une fois séparés, mon périple en solo commençait.

Il faisait noir, il pleuvait, l’arrêt de métro de mon auberge de jeunesse était fermé alors j’avais dû descendre à celui d’avant, et mon plan pour me guider n’était plus trop utile puisque je ne savais pas où j’étais (je n’avais pas de smartphone jadis!). J’ai fini par trouver mon chemin, à mon grand soulagement. Mais du haut de mes 23 ans, je n’avais jamais été en auberge, et je trouvais ça un peu déstabilisant. Je suis arrivée dans ma chambre (il n’y avait encore personne, heureusement) et j’avais juste envie de pleurer. Quelle idée de partir pour Londres toute seule alors que j’avais plein d’amis déjà à Paris ? Je me suis couchée anxieuse et franchement pas dans un bon état d’esprit.

Le lendemain, je me suis réveillée, et le soleil était revenu, accompagné de ma raison. Je me suis dit What the fuck? Je suis à Londres! Une ville qui est réputée pour être cool, la ville de Bridget Jones et de Harry Potter, une ville que tout le monde veut voir! Je suis partie à l’aventure, et j’ai marché jusqu’à ne plus pouvoir marcher du tout. J’ai vu tellement de belles choses qu’au final, mes angoisses de la veille m’ont paru vraiment ridicules. Et j’ai trippé pour le reste de la fin de semaine à me balader dans la ville et assister à un show du Blue Man Group.

Mon premier stop à Londres, direction Hogwarts!

Mon premier stop à Londres, direction Hogwarts! – Crédit photo: Lisa Marie Grenier

C’était la première fois que je partais seule en voyage, mais c’était loin d’être la dernière!

Et pour ceux qui pensent encore que c’est une question de bravoure, bah vous avez tort. Ça m’est arrivé encore par la suite, des petits moments d’angoisse où j’ai dû prendre de grandes respirations et me dire que tout allait bien, ce qui était toujours le cas ensuite. Si je pars seule, ce n’est pas par bravoure. C’est parce que souvent, personne ne peut venir avec moi, donc c’est partir seule ou pas du tout.

Mais surtout, c’est parce que mon besoin de partir est plus fort que mon besoin d’être accompagnée, pis c’est tout ce qui compte.

Par contre, c'est juste compliqué d'avoir des photos de soi quand tu voyages solo qui ne soient pas des selfies ou des réflections de miroir!

Par contre, c’est juste compliqué d’avoir des photos de soi quand tu voyages solo qui ne soient pas des selfies ou des reflets dans le miroir! Crédit photo: Lisa Marie Grenier

Lisa Marie

Et vous, les voyages c’est plutôt en solo ou en groupe?

Et la fois où je passais un dimanche parfait à Trakai

12 Nov

Vous aurez sans doute constaté que je voyage pas mal, et c’est souvent avec un rythme assez soutenu pour essayer de maximiser mon temps lors de mes courts séjours, surtout en Europe. Mais parfois, j’ai envie de prendre ça un peu relax. Et parfois, je me retrouve dans un endroit parfait pour ça, comme lors de mon dernier week-end à Vilnius, où j’ai décidé de faire un petit tour à Trakai pour ma 2e journée en Lituanie.

Je me lève quand même tôt pour aller prendre le minibus à la gare de Vilnius qui mène à ma prochaine destination. Le tout pour un gros euro! Le samedi avait été pluvieux, mais 30 minutes plus tard, le soleil avait clairement décidé de m’accompagner jusqu’à Trakai. Il est 10h, et la ville me semble déserte. Je monte la rue principale, bordée de ses cottages en bois coloré et de ses églises. Les locaux émergent doucement, mais je profite du calme par cette belle journée d’automne, en faisant un crochet par le lac tout aussi endormi que la ville.

Lac Galvė qui entoure Trakai

Lac Galvė qui entoure Trakai

Une fois arrivée près du Château (l’attraction principale de la ville), il y a un peu plus de gens, mais tout le monde semble heureux d’être là. Je fais un tour, c’est très joli et on a même droit à une reconstitution de combat de chevaliers !

Le Château de Trakai

Le Château de Trakai

Je me dirige ensuite vers un resto recommandé, question de goûter quelques spécialités locales. Je suis un peu déçue par le kininai, qui me rappelle un pâté à la viande dans une forme plus originale. Je me régale des blinai, un type de crêpe de patates farcies avec du porc, et je complète avec des dumpling de porc gratinés… Parce que c’est toujours bon des dumplings ! Le tout agrémenté d’un petit verre de vin, bien sûr. Comme si ce n’était pas assez ou que je ressentais le besoin de faire des provisions pour l’hiver, je me prends un petit dessert de ricotta aux baies.

Petit lunch léger

Repue et pleine de félicité, je repars tranquillement en longeant le lac pour retourner au bus. Une charmante balade d’environ 30 minutes, au calme parmi les arbres colorés et le soleil d’automne. Je respire à grande bouffée sachant que, le soir-même, je serai de retour en ville, à Paris. Il n’y avait rien de très spécial à voir le long de cette balade, c’était que pour le bien-être que ça procurait. Et aussi pour digérer un peu !

Parfois, je fais rien de spécial en vacances, mais c’est justement ça qui rend le moment spécial.

Et vous, plutôt voyage intense ou farniente ?

Lisa Marie

Et la fois où j’ai amené mes linges à vaisselle au Parthénon

15 Oct

J’ai la chance d’avoir encore ma grand-mère paternelle, ma grand-maman Monique. En plus, elle est cool, elle a même son propre Facebook ! Comme toute bonne grand-maman digne de ce nom, elle aime gâter ses petits-enfants. Un jour que je passais la voir dans le temps des fêtes, elle me sort un beau petit kit de linges à vaisselle aux couleurs de Noël ; mais avant de me les donner, elle tenait à s’assurer que je les utiliserais… Cré grand-maman!

Ben oui, j’allais les utiliser ! J’en avais justement des vieux pas beaux à la maison, alors ça tombait bien! Mais comme elle ne pouvait pas savoir que j’étais vraiment sincère dans ma promesse de les aimer, les chérir, et potentiellement les utiliser pour essuyer ma vaisselle, il fallait bien que je lui prouve.

Son anniversaire de 75 ans arrivait bientôt, et toute ma famille serait réunie pour elle. Sauf moi, qui rate tout, comme d’habitude, parce que je suis à Paris. J’allais donc faire une petite vidéo (question que toute ma famille puisse rire de mon pseudo accent français) pour lui souhaiter bonne fête. Mais bon, c’est un peu plate de faire une vidéo juste pour dire « Bonne fête » alors je voulais le personnaliser un peu.

Revenons-en à nos torchons ; je voulais donc lui prouver que j’étais contente de les avoir, et je partais à Athènes à cette période-là, alors je me suis dit que j’allais les sortir un peu et que ça me ferait une niaiserie à dire dans ma vidéo.

Je les ai donc trimballés avec moi jusqu’au Parthénon, où j’ai fait l’effort (pour une fois!) de demander à un autre touriste de me prendre en photo avec lesdits torchons. Concept pas évident à expliquer sous son regard incrédule, mais ce n’est pas comme si j’allais revoir tout ce beau monde qui me regardait et devait se dire que ce n’est pas pour rien si je voyage seule…

Bref, j’étais contente de montrer fièrement ma photo avec mes linges à vaisselle dans ma vidéo pour ma grand-maman, ce qui établissait officiellement que je les aimais tellement, que je les amenais même avec moi en voyage !

Ce qui est con, c’est que c’est la seule photo que j’ai de moi à Athènes, avec des torchons dans les mains!…

Mes linges à vaisselle et moi, c'est l'amour depuis 4 ans!

Mes linges à vaisselle et moi, c’est l’amour depuis 4 ans!

 

Pas facile d’avoir des photos de soi en voyageant seule… je devrais peut-être investir dans un selfie stick! Mais c’est contre mes principes! Et vous?

Lisa Marie

Et la fois où j’ai cru mourir dans un volcan

17 Sep

Cet été, je suis partie en Indonésie avec mon amie. Je pense qu’elle aurait bien voulu un ratio plage plus élevé que l’itinéraire que je lui ai proposé, mais j’ai quand même insisté pour faire au moins 50/50 en visites et excursions par rapport au temps passé à la plage. Et une chance, parce que même si on a cru mourir au volcan Kawah Ijen, au final, ça aura été notre gros highlight du voyage.

En me renseignant sur le pays, j’avais entendu parler de ce volcan qui permet de voir du feu bleu. C’était assez weird pour piquer ma curiosité et convaincre mon amie de non seulement faire une excursion au Kawah Ijen, mais bien entendu de le faire de nuit pour avoir la chance de voir ce phénomène surréaliste !

Le départ se fait donc à 1h du matin depuis notre hôtel pourri de Banyuwangi, car le but est aussi d’assister au lever de soleil en haut du cratère après y être descendu. Une fois arrivées au pied du volcan, on se rend compte que la montée serait plus ardue et longue qu’on ne le croyait ! Après une heure ou deux (on sait plus, c’était juste long et éprouvant !), on arrive enfin au sommet avec notre guide d‘Ijen Miners Tours qui a été d’une grande aide, et qui nous permet aussi de descendre dans le cratère, une descente pas évidente non plus entre les touristes et le sentier de pierres pas super safe. L’odeur de soufre se faisait déjà sentir depuis un moment, alors on avait sorti nos beaux masques à gaz pour se balader avec style.

Hiking in style

Une fois en bas, on s’approche du solfatare (c’est la source du soufre, merci Wikipedia !), avec les mineurs qui extraient le minerai dans des conditions vraiment désolantes. Ça fait un peu mal au cœur de les voir travailler si fort, sans masques adéquats alors que les yeux nous brûlent déjà après 5 minutes, pour ensuite transporter des paniers remplis de souffre et pesant plus de 40 kilos à travers ces cons de touristes que nous sommes… et en même temps, je m’émerveille de ces lueurs bleues qui apparaissent derrière la fumée, même si c’est pas aussi net et assez long pour que j’immortalise ça en vidéo ou en photo (d’autres ont réussi mieux que moi, ici par exemple !).

Mais c’est là aussi que j’ai cru mourir dans le fond d’un cratère, en pleine nuit, à l’autre bout du monde.

C’est arrivé tout d’un coup, une bourrasque de vent qui nous a tous plongé dans la fumée de soufre. On ne voit plus rien, parce que ça pique d’abord les yeux et parce qu’on n’a plus d’autre choix que de les fermer ensuite. Moi qui a du mal à faire du snorkeling sans hyper-ventiler, le masque à gaz me faisait un peu le même effet, et dans la fumée complète, il ne filtrait plus grand-chose. On a donc vraiment du mal à respirer, je pense étouffer alors je retire le masque en me bouchant le nez mais en avalant une bonne goulée de fumée qui me brûle la gorge. Mon guide qui me dit de m’accroupir. Je ne sais pas si je vais vomir ou juste arrêter de respirer drette là et mourir bêtement dans mon masque plein de larmes et de morve.

Un peu glauque comme place pour y mourir!

Heureusement, la fumée a fini par se dissiper. Je suppose que ça n’a même pas duré plus que 30 secondes, peut-être même moins, mais ça m’a paru aussi long que ma montée de l’Adam’s Peak ! J’ai retrouvé mon amie qui en menait autant pas large que moi, et on ne s’est pas trop fait prier pour remonter aussi vite que possible ! On se remettait de nos émotions au fur et à mesure que le ciel s’éclaircissait, et en voyant le paysage qui s’offrait à nous,  on n’avait pas d’autre choix que d’oublier la panique 20 minutes plus tôt. La vue était juste MA-GNI-FI-QUE. Le contraste de couleurs, la joie de respirer à nouveau même si on pue le soufre et qu’on a la gorge qui pique encore, la satisfaction d’être là debout devant l’immensité du volcan et de son lac turquoise, l’envie de contempler ça pour toujours…

Le Kawah Ijen dans toute sa splendeur au petit matin

J’ai cru mourir au fond d’un volcan, mais au final, je me suis sentie crissement vivante à son sommet !

Avez-vous déjà eu ce feeling-là?

Lisa Marie

Et la fois où je faisais un tour dans le sud de Westeros

9 Juil

Au cours de mes nombreux voyages, il m’arrive de visiter des lieux de tournage. C’est généralement de façon volontaire, par exemple à Londres où j’avais fait mon petit pèlerinage jusqu’à la maison de Bridget Jones, ou encore dans le désert de Tunisie pour voir le village Mos Eisley dans Star Wars. Mais ce qui est encore mieux, c’est quand je visite un endroit qui devient par la suite un lieu de tournage d’un film ou d’une série très cool, par exemple Game of Thrones !    

En septembre 2014, j’ai eu la chance de visiter Séville en Espagne. Avec 30 degrés, c’était encore l’été et donc week-end parfait pour découvrir cette superbe ville et ses nombreux charmes, des plus classiques aux plus modernes. En plus on y mange plein de bonnes choses pour pas très cher, mais bon, cet article n’est pas dédié à la bouffe comme celui de Porto !

J’ai donc fait la visite du Real Alcázar de Sevilla, un palais qui date de l’an 844 bien qu’il ait été un peu retapé et modifié depuis. C’est ce qui explique son style unique vu toutes les influences subies au fil du temps. On se croirait plutôt en Turquie qu’en Espagne lorsqu’on le visite d’ailleurs ! Bref, il est vraiment magnifique et ses jardins le sont tout autant.  Mais ce que je ne savais pas encore à ce moment-là mais que j’ai appris peu de temps après, c’est que l’Alcázar allait en fait devenir les Water Gardens de Dorne en vue de la saison 5 de la série Games of Thrones !

Il aura quand même fallu que j’attende 6 mois avant de pouvoir voir le résultat… Et je dois avouer que j’étais un peu trop enthousiaste dès qu’une scène se déroulait dans la plus chaude des régions de Westeros!

Water Gardens of Dorne

Ma photo du Real Alcazar

L’arrestation d’Ellaria Sand

Ma photo des bains de Donia María de Padilla

Donc voilà, j’y étais et peut-être que sans le savoir, j’attendais mon chéri Oberyn Martell?

Oberyn Martell, aussi hot que Dorne!

Lisa Marie de Dorne

 

En attendant, j’ai bien envie d’aller à Dubrovnik pour visiter King’s Landing…

Bon voyage!

Lisa Marie

Et la fois où je faisais des bulles de savon à Angkor

17 Juin

Quand j’étais petite, en feuilletant une revue (le Lundi ou le 7 Jours, sûrement !), j’étais tombée sur un reportage à propos de la cité d’Angkor. Le sort en était jeté, un jour, j’irai la visiter. Ça a pris du temps, mais en 2010, j’ai fini par réaliser ce rêve au cours d’un voyage de deux semaines au Cambodge.

On est parfois un peu déçu quand on a plein d’attentes pour quelque chose, mais dans ce cas-ci, j’ai vraiment adoré l’expérience, et le pays en général. Pour une première visite en Asie, ça n’allait pas être la dernière.

Bon Om Touk, la Fête de l'Eau

Bon Om Touk, la Fête de l’Eau

Je passe quelques jours dans la capitale à profiter des festivités organisées pour le Bon Om Touk (la fête de l’eau) : des courses de pirogues le jour, et des bateaux illuminés qui descendent la rivière Tonlé Sap avec un feu d’artifice le soir. Magnifique !

Puis c’est enfin temps de partir pour Siem Reap, la ville principale près des temples d’Angkor. Les festivités ne sont pas encore terminées, alors on profite de l’animation du village et d’un petit fish pedicure agrémenté d’un massage de dos. Le lendemain, il faudra se lever tôt pour assister au lever de soleil aux portes de la cité.

Il fait encore noir, notre chauffeur de tuk tuk nous mène jusqu’au guichet pour acheter le billet d’entrée (l’entrée pour 3 jours est un must même si on n’y reste que 2 jours !). Notre chauffeur nous accompagnera toute la journée de temple en temple,  mais il nous laisse d’abord devant Angkor Wat, le temple principal pour assister au lever de soleil. Ok, honnêtement, ce n’est pas le plus beau lever de soleil de ma vie et une partie de la façade du temple était en rénovation, mais j’étais tellement contente d’être là que ça m’était bien égal !

C’était à la fin du mois de novembre, et même s’il y avait beaucoup de monde, ce n’était pas le chaos non plus et on réussissait à visiter tranquillement et prendre des photos sans attroupements, pour mon plus grand bonheur. Parmi les plus beaux temples visités, il y a Bayon avec ses centaines de visages sculptés,  et le fameux Ta Prohm, celui qu’on voit partout sur les photos avec des arbres qui poussent au travers des cailloux… En dehors des temples les plus connus, on en visite des plus petits mais qui ont tous leur charme… celui qui a l’air d’une petite pyramide maya, le bassin des éléphants, etc. Il faut au moins y passer 2 jours pour bien profiter, ce qui permet aussi d’aller faire la petite randonnée vers la chute de Kbal Spean. C’est vraiment original comme endroit, le lit de la rivière est sculpté, et quand on s’y baigne, un tas de papillons orange viennent ensuite se poser sur nous !

Temple de Ta Prohm

Temple de Ta Prohm

Mais que viennent faire les bulles de savon dans cette histoire ? Et bien en fait, lors d’un voyage en Équateur, j’avais vu un monsieur apporter des petites choses à offrir pendant la visite d’une famille autochtone où il y avait des enfants, et il y avait entre autres une bouteille pour faire des bulles à savon. Les enfants trippaient et j’avais trouvé que c’était une super idée. Je m’étais donc équipée d’une petite bouteille, spécial princesse Disney, avec l’objectif de faire sourire quelques gamins pendant le voyage. Mais comme je ne suis pas très fan des photos classiques de « moi qui souris devant un bel attrait », je me suis dit que ce serait peut-être beau de prendre des photos dans les temples en faisant des bulles et profiter d’une superbe lumière. Ce sont finalement mes photos préférées de moi de tout le voyage ou presque ! (Je n’en ai malheureusement plus qu’une à vous montrer vu que mon ex garde en otage toutes les autres…)

Bulles de savon à Angkor Wat

Bulles de savon à Angkor Wat

Avant de repartir, j’étais aussi tombée sur un groupe d’enfants et, question que ça ne profite pas juste à moi, j’ai donc ressorti mes bulles. Moi qui n’a pas trop le tour avec les enfants même chez nous,  ça donné un super moment avec eux, même sans devoir parler ! Après tout, il y a des choses qui sont universelles, comme les sourires et les bulles de savon…

Lisa Marie

Et la fois où j’ai mangé comme une cochonne à Porto

8 Mai

Je sais, si on pense à la ville de Porto, on s’imagine plutôt en train de boire que de manger. Mais moi, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt de boire du vin accompagné de chocolat.

Et pendant mon week-end à Porto, mon coup de cœur n’a pas été la dégustation de porto aux Caves Kopke (même si c’était très sympathique), mais plutôt la découverte de la Taberna Santo Antonio !

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Dégustation de Porto

En effet, je suis arrivée à Porto en fin de soirée avec mon amie, et il pleuvait tellement que nous avions juste envie de trouver notre hôtel, aller manger, et rentrer. Sur les bons conseils du réceptionniste, on se dirige vers ce restaurant (qui n’en avait pas vraiment l’air vu de l’extérieur) et on y entre sans trop de conviction. Et c’est là que la magie a commencé ! On se rend compte que l’endroit est géré par une famille (qui parle français en plus !). Le garçon au service et la mère en cuisine. On est accueillies comme si on était de vieux amis, gentiment mais sans chichis, et on nous fait goûter le vinho verde tout en nous expliquant le menu. En effet, pas de menu traduit en anglais pour les touristes. Ici, le menu écrit en portugais change tous les jours en fonction des envies de la mamã. On commence donc avec nos entrées, et notre quart de vin chacune (pas de vinho verde pour moi, ce sera du rouge !). On passe ensuite au plat principal… My God, c’est immense !

J’avais opté pour la francesinha, question de commencer par un plat typique. On pourrait comparer ça un à genre de croque-monsieur (pain, jambon, fromage), servi avec un œuf sur le dessus et plein de sauce. Servi avec des frittes, au cas où ça ne suffirait pas… Mon amie avait quant à elle opté pour un autre classique, le bacalhau (morue) accompagné de arroz de feijão (riz aux haricots). Je ne pourrais pas dire pour le poisson, mais le riz était tellement bon que j’en ai mangé malgré ma propre assiette d’ogresse ! Je pense qu’à ce moment-là, on avait déjà dû déboutonner nos pantalons… Mais quand on nous a offert le dessert, on ne pouvait juste pas refuser.  Cet endroit était reconnu pour sa mousse au chocolat, il y avait même un article de journal sur celle-ci accroché au mur, alors il fallait bien tester !

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Notre repas « léger »

La soirée avançait, et à force de discuter avec le serveur et la mère qui venait s’assurer qu’on se régalait, et de prendre des photos avec eux, on se sentait vraiment comme à la maison. On prend donc le digestif, une eau de vie qui nous a bien arrachés la gueule (même pour des alcoolo comme nous !). Mais il fallait bien quitter à un moment ou à un autre (pour mieux revenir !), alors on finit par demander l’addition : un gros total de 23 euros. On regarde et regarde encore, on se dit qu’ils ont dû oublier quelque chose ! Mais non. Entrée, plat, dessert, quart de vin et digestifs en quantité et qualité ; le tout dans une ambiance des plus chaleureuses pour un gros 11.50 euros par personne. Porto, je t’ai aimé dès le premier soir !

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Lisa Marie xx

Et la fois où j’ai joué avec des gros guns en robe de soirée

9 Avr

Comme j’ai presque autant de plaisir à préparer mes voyages qu’à les vivre, j’utilise beaucoup les sites comme le Routard pour avoir une idée d’itinéraire à adapter, ou TripAdvisor pour me donner des idées de choses à faire.

En général, les activités proposées en top 10 sont généralement sans grande surprise : principaux monuments, châteaux, musées, parcs… D’où mon étonnement le jour où j’ai voulu planifier mon long week-end à Budapest où se trouvait en première place le Celeritas Shooting Club. Comprenant qu’il s’agissait d’un club de tir (d’armes à feu), je suis un peu perplexe, et je me dis que jamais je n’allais faire ça. Mais ma curiosité est piquée ; les commentaires sont excellents, tant par ceux qui venaient célébrer des enterrements de vie de garçon que par des femmes.

Cinq minutes plus tard, je réservais une session, décidant que ce serait mon challenge du week-end. (En vérifiant aujourd’hui, le numéro un sur TripAdvisor est un musée de machines à boule. Original, mais l’expérience n’aurait surement pas été la même !)

J’arrive donc à Budapest, une ville magnifique soit dit en passant, et après avoir retrouvé mon studio à deux pas du Parlement, je me balade un peu avant qu’il soit l’heure de me diriger au club. C’est en dehors du centre, donc environ 1h avec le tramway et le RER (un train qui semble sortir d’une autre époque). Au moment de descendre, je me retrouve dans ce qui semble être un parc industriel, pas trop bien indiqué, et à ce moment-là je me demande si je ne vais pas me retrouver victime d’un film du genre Hostel.

Une fois l’entrée trouvée, on se retrouve dans le sous-sol vouté d’un bâtiment, dans une salle d’attente avec une grille du genre prison qui nous sépare de la « zone armée ». On remplit un formulaire avec quelques notions de sécurité, et surtout une clause de non-responsabilité ! (Est-ce que j’avais prévenu ma mère que j’allais là, moi ?). On vient enfin nous chercher, avec les lunettes et le casque pour protéger nos tympans, et on nous fait passer du côté de la salle de tir. Toutes les armes sont étalées sur la table et on nous fait une belle présentation, comme si c’était des Tupperware. Il y a tout un choix de packages selon les armes qu’on veut essayer. Personnellement, j’avais opté pour le « Greatest Hits » qui me semblait contenir tous les noms que je connaissais grâce aux films et aux romans : Ruger, Glock, Smith & Wesson… et dans les plus gros, un Uzi, une Kalashnikov et un fusil à pompe ! Moi qui ne peux m’empêcher de fermer les yeux chaque fois que je donne un coup de marteau, ce n’était pas gagné…

Armes & Balles

Crédit : Lisa Marie

Malgré la fraîcheur de la cave, j’ai l’impression que les 40˚ de l’extérieur nous rattrapent. Je n’ai jamais trippé sur les armes en général et j’avais vraiment la chienne (de tuer quelqu’un involontairement, bien entendu). Mais les gars du club sont des pros, et je me porte finalement volontaire pour tirer en premier. Consignes de bases : ne vise pas le plafond, ni le plancher, et pointe toujours l’arme devant toi. Simple mais efficace.

Je commence donc avec le plus petit. Bon ok c’est pas si pire… puis un semi-automatique… « Place bien ta main si tu veux pas te faire arracher la petite peau entre le pouce et l’index avec le recul du chargeur ! »… Puis vient le calibre Magnum. Il est lourd. J’ai les mains moites et je sens que je vais l’échapper. Quand je tire, je vois le feu exploser un peu trop proche de mes lunettes embuées par ma sueur. Et le gun remonte à 90 degrés vu la force du tir. Je capote un peu! Je ne peux pas encore dire que j’aime ça à ce stade-là, mais je peux dire que je réalise vraiment tout ce que ça implique d’avoir une arme à feu entre les mains ! Puis on passe aux gros guns qu’on voit dans les films de guerre. J’ai mal partout (mine de rien c’est lourd tout ce bordel !) et je suis toujours aussi stressée. Après un coup de fusil à pompe, je dois le redéposer parce que j’ai plus de force. C’est là que le gars me propose de le tenir au niveau de la hanche, charger et tirer. Et là je me suis vraiment trouvée cool !

Une fois terminé, je peux enfin relaxer, car c’est maintenant le temps du shooting photo ! Pas mal moins stressant quand toutes ces belles armes sont enfin déchargées ! C’est d’ailleurs là que la robe de soirée intervient.

J’avais une amie à l’époque qui avait visité le Portugal, et sur les photos je la voyais en petit talons hauts… Je lui disais que ça n’avait aucun sens de visiter une ville comme ça, et que dans ce cas j’irais bien tirer en robe. J’ai sans doute eu l’air un peu fou devant le reste du groupe, mais telle Mme Smith (sans son Mr Smith, par contre), j’ai pu faire un shooting très drôle et ça m’a fait des souvenirs plus originaux encore !

Mme Smith

Crédit : Lisa Marie

Car comme disait le gars qui prenait des photos vraiment chouettes : « Qu’est-ce qui est mieux qu’un Smith & Wesson ?… Deux Smith & Wesson ! ».

Lisa Marie alias Mme Smith

NB : J’espère que vous aurez compris que je ne fais pas du tout l’apologie des armes à feu dans ce texte ! Je continue à en avoir un peur, et même si dans un contexte bien encadré comme celui-là j’ai pu (finalement) prendre plaisir à essayer de viser le front de ma cible en papier, tu prends vraiment conscience du fait que ce n’est pas un jouet, que c’est pas aussi simple à manier que ce que les jeux vidéo ou le ciné nous laissent croire, mais surtout que le danger est sérieux. Je continue toujours de penser que ça devrait être interdit partout dans le monde ! Mais l’expérience en valait la peine… Peace !

Je vous laisse d’ailleurs sur une petite vidéo qui vous montre mon désespoir à la dernière seconde!

Shooting @ Celeritas Shooting Club from Lisa Marie on Vimeo.

Et la fois où j’ai mangé une grosse araignée pas belle

3 Fév

Bienvenue à notre nouvelle louve, Lisa Marie, qui nous partage ses aventures de voyages! Voici son premier texte. 

Quand je pars en voyage, j’essaie toujours de me dépasser à un niveau quelconque, parce que je suis un peu moumoune dans la vie, alors je me lance des petits défis, aussi banals qu’ils puissent sembler pour certains. Et je m’assure de bien en parler autour de moi avant de partir, question de bien me mettre la pression et de ne pas pouvoir faire marche arrière. C’est comme ça que je me suis retrouvée à manger une mygale au Cambodge.

Je suis comme à peu près tout le monde par rapport aux araignées : je trouve ça dégueulasse et ça m’écœure d’en trouver chez moi, même petites. Mais avant de partir, j’avais appris que les mygales étaient une spécialité locale, servies même dans les restaurants gastronomiques du pays. Bien évidemment, j’ai commencé à me vanter devant mes collègues de travail que j’allais en manger une, et plus ils me disaient que j’étais folle, plus j’en remettais une couche. Toujours facile à dire quand t’es en train de manger tranquillement ton steak-frites à la cantine…

Dès les premiers jours de mon voyage, je me retrouve devant une table remplie de bibittes prêtes-à-manger et plus dégueulasses les unes que les autres, étalées comme dans un présentoir à bonbons : les fameuses mygales, des espèces de cloportes, des petits serpents piquées sur un bâton, etc. J’avoue que devant ce tableau, je me suis bien dégonflée et que j’ai dit à mon ami « Ok, peut-être pas tout de suite… ».

Photo Lisa Marie Grenier

Photo Lisa Marie Grenier

Deux semaines plus tard, je me sens cheap de ne toujours pas être passée à l’action. Le soleil décline déjà et je repars le soir-même. Je fais le tour du marché à Phnom Penh, qui est en train de fermer, en demandant « Spiders ? » à tout le monde. La seule réponse positive a été d’une femme qui m’a présenté un sac plastique bien remplis et qui grouillait encore… ça n’allait pas être possible ! Je retourne donc à l’hôtel avec mon ami pour attendre le tuk tuk qui devait nous conduire une heure plus tard à l’aéroport pour rentrer à Paris, la queue entre les jambes devant mes collègues qui n’avaient pas cru à mon audace avec raison. Je m’en voulais de ne pas avoir réussi à relever le seul défi que je m’étais donné pendant ce voyage.

Alors dans un élan soudain de détermination, j’ai demandé au premier tuk tuk du bord de m’amener au Palais Royal. Je savais qu’il y avait toujours des vendeurs installés là-bas… je me retrouve donc à nouveau confrontée à une belle table pleine de délicatesses locales. Pour un gros 25 cennes US, on me remet une belle grosse mygale frite dans un petit sac plastique. Sur le chemin de retour, j’avoue que je m’inquiète un peu du moment fatidique ou je devrai mettre ça dans ma bouche. On s’y prend comment d’ailleurs, avec ces grandes pattes qui partent dans tous les sens ?

Photo Jonk

Photo Jonk

Je commence donc justement par une patte, pour avoir une idée. Bon, c’est crunchy et on goûte presque juste l’huile à friture… mais il reste le corps, ça va pas être tout gluant ça ? C’est ce que j’ai découvert tandis que mon ami filmait l’expérience (ça prenait des preuves quand même non ?). Ce n’était pas si mal que ça finalement, c’était croustillant partout, et la seule chose qui finit par écœurer est le goût d’huile (je n’avais pas de petite sauce au poivre comme dans les restaurants moi !).

Comme disait la plupart des gens après avoir vu la vidéo : « Que tu y aies goûté, ok. Mais pourquoi tu l’as mangé au complet ? ». Bonne question. Parce que même si c’était moins pire que ce à quoi je m’attendais, et qu’on ne peut pas le voir sur la vidéo… j’avais les mains qui shakaient ben raide pendant que je la mangeais ! Et même après cette expérience, je suis toujours aussi écoeurée de trouver des petites bibittes chez nous…

Question de finir en beauté, je vous fais cadeau de la vidéo, en tenant à spécifier que je mange pas toujours la bouche ouverte comme ça, c’était juste pour ajouter une touche de drama!

Dégustation de mygale en 5 étapes from Lisa Marie on Vimeo.

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