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Petites joies d’automne

21 Oct

Les dernières semaines ont été particulièrement difficiles. C’est comme si j’avais un petit nuage gris au dessus de la tête. L’éternelle positive en moi s’acharne à se concentrer sur ce qu’il y a de beau et bon; j’ai un amoureux merveilleux, des amies en or, un emploi motivant, mais reste que ce n’est pas évident… On aimerait toutes appliquer le #LetGo, mais c’est plus facile à dire qu’à faire… Avec les journées qui raccourcissent, peut-être vous aussi aurez cette impression maussade?Je vous partage donc les petites joies de mon automne, qui me permettent de voir le soleil!

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Crédit photo : weheartit.com

Buts pour la journée + une intention :

Je fais tout nouvellement cet exercice (j’ai pris l’idée ici). Le matin n’est pas ma période préférée de la journée, alors en m’accordant ce petit moment, à la maison, dans le bus ou en arrivant au boulot, ça m’aide à l’apprécier. J’écris environ trois buts (tâches à accomplir, professionnellement ou personnellement) et une intention. L’intention est plus reliée à ma vie perso ou à mes émotions – téléphoner ma copine en peine d’amour, Facetimer avec ma mère, prendre du temps avec mon homme, etc.
L’air de rien, cette pratique me permet de garder le focus sur ce qui importe vraiment dans ma journée (et ça m’évite de faire une crise d’angoisse chaque fois que je n’ai pas complété ma to-do au boulot).

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Crédit photo : weheartit.com

Bouger :

À notre chalet d’été, ma copine Hallé était resplendissante! Tellement, que je lui ai demandé son secret… Elle m’a parlé de Julie Champagne, sa kinésiologue-kinésithérapeute. Julie l’a aidé à adopter des habitudes de vie plus saines, lui a monté des programmes d’entrainement, de nutrition, l’a motivé dans ses démarches… C’est exactement ce dont j’avais besoin! Julie et moi Facetimons maintenant 30 minutes chaque lundi. On fait le bilan de la semaine dernière puis on enligne la prochaine. Julie m’aide à garder le cap, à y aller une habitude de vie à la fois. La semaine passée, je devais boire 2 L d’eau par jour. Cette semaine je dois apprendre à me coucher plus tôt. Tout ça avec un programme d’entraînement et un groupe de motivation! D’ailleurs, elle cherche des femmes pour joindre son défi santé 90 jours

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Crédit photo : weheartit.com

Lire :

Parlant de livres, j’en ai toujours une pile qui m’attendent sagement. J’aime en lire plusieurs à la fois. Surtout l’automne. En ce moment, je lis Forêt contraire d’Hélène Frédérick, Sur la 132 de Gabriel Anctil, Histoire du Québec en 30 secondes de Jean-Pierre Charlant & Sabrina Moisan et Drama Queens de Vickie Gendreau. Je dois d’ailleurs me dépêcher de terminer ce dernier pour le remettre à sa propriétaire déménagée en Californie que je visiterai en novembre… (D’ailleurs, vous n’auriez pas une suggestion lecture de vacances pour moi?) Je viens aussi de terminer Une âme et sa quincaillerie d’Alain Labonté, que je vous recommande chaudement si vous n’avez pas peur de vider votre boîte de Kleenex.

C’est difficile de prendre le temps de lire. Même si chéri a installé une belle petite lampe pour compléter mon coin lecture, Netflix me fait toujours de l’œil (je suis en ré-ré-réécoute des Gilmore Girls!). Je m’oblige à choisir des moments et à les rendre hyper confo! Emmitouflée dans ma doudou, avec un thé et des chandelles… ❤

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Crédit photo : weheartit.com

Animer :

Chaque samedi sur les ondes de CIBL, je me joins à l’émission Montréal pour emporter pour jaser culture! Non seulement ça me permet de faire ce que j’aime le plus au monde (parler dans un micro, lol!),  mais ça « m’oblige » à entretenir mon amour pour la culture. Entourée de bellllllles personnes – Cindy Laverdière, Charline-Ève Pilon, Audrée Bellehumeur, Josiane Stratis, Karl Filion et Yan Daoust – je jette un œil sur l’actualité culturelle de la semaine, en plus de faire un retour sur un spectacle, un livre, un nouvel album, une pièce de théâtre, une exposition, un festival… Bref, ça me permet de rester à l’affût de ce qui se fait de beau et de bon dans la métropole! Écoutez-nous ce samedi, dès 13 h!

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Crédit photo : weheartit.com

Méditer :

Avant le dodo, je demande à mon amoureux quelles sont les trois choses qu’il a le plus aimé aujourd’hui. Je sais que ça le gosse un peu (pardon bébé!), mais j’ai l’impression que ça nous permet de terminer la journée sur une bonne note. Ensuite, j’ouvre mon application 5 minutes méditation plein conscience pour relaxation, bonheur et réduction du stress sur mon iPad. C’est fou comme ça me fait du bien… Ça m’aide à me recentrer, à me concentrer et à m’endormir rapidement. La méditation m’intéresse de plus en plus. Cette sensation qu’il y a au plus profond de nous-mêmes quelque chose à trouver, à cultiver. Ma mère m’a d’ailleurs offert le livre L’art de la méditation de Matthieu Ricard pour mon anniversaire. C’est ma prochaine lecture!

Et vous, quelles sont vos petites joies d’automne?

Souzie xox

Le maître des illusions

19 Oct

Il y a un petit bout temps, je vous présentais le dernier livre de Donna Tartt, Le Chardonnet que j’avais absolument adoré. Or, aujourd’hui je vais vous parler de son grand frère: Le maître des illusions que j’ai encore plus aimé. Bon, sûrement que quelques-uns vont me dire qu’un roman sorti il y a plus de vingt ans ne consiste pas en une nouvelle en soi. Mais il faut comprendre que lorsque j’ai acheté ce livre au Archambault il y avait une promotion 2 pour 25 $ et que franchement, je ne m’attendais à rien. Donc vous voyez sûrement où je m’en vais avec ce billet: c’est un livre incroyable dont je devais absolument vous partager et si vous aimez le style mystère/suspense vous allez apprécier!

Résumé

Richard vient d’un milieu pauvre de la Californie. Ses parents sont propriétaires d’une station-service, et pour eux, la vie de leur fils est toute tracée: il doit travailler dans l’entreprise familiale et voilà! Mais Richard voit les choses différemment. Pour lui il est très important de changer de milieu social et de se démarquer. Cette volonté devient si grande qu’il décide de s’inscrire dans une université privée de la côte est. Arrivé là-bas, il compte continuer ses études en grec ancien, mais n’entre pas qui veut dans ce programme à l’université d’Hampden. Seulement six étudiants ont droit à l’enseignement de l’illustre Julian. Qu’est-ce que ce groupe élitiste et fermé peut bien avoir de si spécial? Et surtout, qu’est-ce qu’ils peuvent bien cacher à leur nouveau camarade de classe?

Personnages 

Richard: jeune universitaire à la recherche de nouvelles expériences. Il souhaite devenir quelqu’un et tente d’y parvenir en faisant des études supérieures. Boursier, le milieu Université de Hampden le fait toutefois paraître comme un parvenu provincial.

Henri: l’étudiant le plus brillant de la classe de grec ancien. Un homme de type très cérébral qui passe des heures à lire et qui est plus intéressé par ce qui se passe dans les livres et dans la grande Histoire de l’humanité, que par les événements qui se déroulent sous yeux.

Bunny: c’est l’obligation qui a emmené Bunny à faire des études et le fait que sa famille en ait les moyens financiers. Il passe plus de temps à manger, boire et s’assurer que les autres font les choses à sa place qu’à réellement faire quelque chose de sa vie.

On aime

  • Le fait que l’auteure révèle le ton de son roman dès le début. Elle nous choque en partant et nous invite à découvrir toutes les ficelles de son histoire.
  • Le fait que Richard ne soit pas un héros typique. Il n’est jamais question de justifier ou de magnifier les événements. Il narre le tout avec détachement…ce qui rend le tout encore plus flippant!
  • La progression de l’histoire. Dans la première partie, l’auteure démystifie la situation et dans la deuxième, elle nous présente les conséquences des événements de la première partie.

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

« Toujours Alice »: Briser les tabous

5 Oct

J’avais hâte d’enfin lire et voir Toujours Alice / Still Alice. Mettre au centre d’une histoire un personnage atteint d’Alzheimer précoce était un pari risqué: la démence n’est pas un sujet très à la mode. Mais le pari est réussi haut la main par l’auteure Lisa Genova avec un roman touchant que l’on lit d’une traite. Comparaison avec le film.

En bref

Alice Howland, 50 ans, mère de trois enfants, est professeure d’université. Tout semble parfait, jusqu’au jour où elle commence à oublier. Des banalités d’abord, puis des choses de plus en plus importantes. Après s’être perdue dans son propre quartier, elle consulte un neurologue et le diagnostic tombe: Alzheimer précoce. Alice tente courageusement de continuer sa carrière universitaire, mais elle est vite forcée de se concentrer sur sa santé. Elle s’accroche de son mieux à ses souvenirs, mais ils s’envolent de plus en plus et même son corps la trahit. Une histoire criante de vérité, qui met en lumière le difficile parcours de tous les malades atteints d’Alzheimer qui, comme le dit Alice dans le film, ne peuvent pas compter sur la sympathie des autres face à leur maladie mais doivent plutôt affronter leur mépris et leur incompréhension.

Source: renaud-bray.com

Source: renaud-bray.com

Qui gagne? Le roman

Pourquoi?

La narration est férocement efficace. On suit la lente dégénérescence d’Alice comme dans une course contre la montre, alors que les indices de progrès de la maladie s’accumulent et que ses souvenirs s’étiolent. Tout au long du roman, l’émotion est palpable. La détresse d’Alice nous déchire le coeur. C’est une histoire qui touche, qui prend aux tripes, parce qu’elle fait écho à la réalité de tant de gens. C’est une histoire qui m’a touchée, moi, parce que mon grand-père est décédé de l’Alzheimer très jeune. En voyant les enfants d’Alice, je pensais à ma mère, dans la jeune trentaine, quand son père est tombé malade. Et je ne suis sûrement pas la seule qui reconnaît ses proches dans cette histoire.

Le film malheureusement peine à rendre justice à son matériel source. Les problèmes d’Alice défilent, mais on n’appuie sur aucun et on a l’impression finalement que toutes ces fois où elle oublie des choses importantes, où elle ne reconnaît plus sa propre fille, n’ont pas d’importance. Peut-être est-ce un effet de style: les petits drames quotidiens se perdent comme dans la mémoire effilochée d’Alice. Le drame est tout de même là et les critiques sont unanimes à déclarer ce film comme l’un des meilleurs de l’année. Je suis mauvais public, apparemment. 😉

Encore une fois, il faut saluer l’audace de l’auteure qui réussira peut-être à briser les tabous entourant cette maladie encore stigmatisée par notre société. Et il faut saluer aussi l’humanisme de cette oeuvre qui démontre bien qu’un malade reste un être humain à part entière jusqu’au bout -même si les souvenirs et les mots lui échappent.

Bonne lecture et/ou bon visionnement!

Anne-Sophie

Concerto à la mémoire d’un ange

18 Août

Personnellement, les recueils de nouvelles ne m’ont jamais vraiment attirés. Pourquoi? Aucune idée. Peut-être parce que je suis plus du genre « grosse brique » et que l’idée d’une petite histoire ça me rend triste puisque ça se termine trop vite. À peine on s’attache que c’est déjà terminé. Peut-être aussi que celles que j’ai lu dans le passé (bref comme lecture obligatoire à l’école) m’ont déprimé. Mais en même temps, qui ne serait pas déprimé par l’oeuvre d’un vieux russe alcoolique et suicidaire ou d’une histoire qui raconte comment un père tue son fils pour une histoire de chèvre volée (me semble que c’était ça l’histoire haha!). Bref! Tout ça pour dire que depuis peu j’ai recommencé à en lire pour mon bon plaisir. En grosse partie parce qu’une de mes amies fait sa maîtrise en littérature….et étudie la nouvelle. Alors je croule sous les recommandations! Ainsi donc, aujourd’hui je vous parle du recueil de nouvelles intitulé « Concerto à la mémoire d’une ange » écrit par Éric-Émmanuel Schmitt.

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Présentation du recueil

Bien que toutes les histoires présentées dans cet ouvrage, un total de quatre nouvelles, soient en apparence sans aucune rapport les unes avec les autres, elles font parties d’une même idée. Une sorte de continuation ou variation sur un même thème, car oui, il y a un thème. On nous présente des personnages qui ne sont si totalement bons ni totalement mauvais. Des personnages qui, le temps de quelques pages, évoluent voire se transforment. Chacune de ces petites histoires est belle à sa façon et porte le lecteur à réfléchir.

Nous avons ainsi en premier « l’empoisonneuse » (un titre assez évocateur merci!), suivi de « Le retour », puis de « Concerto à la mémoire d’un ange » et finalement « Un amour à l’Élysée ».

L’empoisonneuse 

Une vieille femme dans un petit village de province a été accusée d’avoir tué tous ses maris. Elle devient une curiosité locale et même une attraction touristique! Malgré sa réputation, elle reste une femme très pieuse, voire en paix avec elle-même…?

Le retour

C’est un homme qui travaille dur pour gagner sa vie. Un homme qui n’est que rarement à la maison. Pourtant, ce n’est pas la bonne compagnie qui manque à la maison. Pourquoi s’enfuir ainsi alors? Et surtout…pourquoi revenir?

Concerto à la mémoire d’un ange

Une rivalité adolescente peut-elle perdurer jusqu’à l’âge adulte? Est-ce que les conséquences de ce qui semblait presque innocent, de la compétitivité, peuvent changer les individus? Pourtant, dans le petit univers de la musique classique, une saine compétition entre étudiants ne fait que les stimuler…

Un amour à l’Élysée

Les relations changent avec le temps. Probablement parce que les gens changent. On grandit, on mûrit, on fait des choix et un beau matin: on ne se reconnaît plus. Que faire alors quand le miroir nous renvoie l’image de quelqu’un d’autre? Une personne pourtant importante, un personnage public, qui n’est finalement personne?

On aime

  • Tout! J’ai été complètement séduite! En fait, je dois l’avouer, je suis devenue complètement obsédée. je ne voulais pas lâcher mon livre avant d’avoir terminer ma nouvelle en cours.
  • Le journal d’écriture de l’auteur à la fin du recueil. Éric-Émmanuel Schmitt nous fait un beau cadeau en nous présentant ses notes et idées au fur et à mesure que son processus d’écriture avance.
  • Ma préférée, je l’avoue, est la première….ou serait-ce la dernière? C’est dur de choisir. Mais de toute façon les quatre sont bonnes!

Bonne lecture!

Camille xxx

Billet commun – Mon livre québécois préféré!

1 Août

Avez-vous entendu parler de l’événement le 12 août, j’achète un livre Québécois? Dans le cadre de cette initiative, nous avons décidé de se prêter au jeu et de vous proposer nos coups de coeur littéraires 100% faits au Québec. Parce que la Belle Province regorge d’auteurs de talent! #Kapow!

Là ouù la mer commence - Dominique Demers

❤ Lisa Marie: Quelle belle occasion pour vous plugger le livre La vie au pas de course, le premier roman de Julie Grenier. Un livre parfait pour l’été, sans compter que c’est ma cousine qui l’a écrit!

❤ Nadia: Difficile de faire un choix, mais la brise estivale me fait vous proposer  L’art presque perdu de ne rien faire , de Dany Laferière, où à travers réflexions, émotions, anecdotes, nous réapprenons à vivre. À prendre le temps. À se laisser aller. À profiter. C’est doux pour l’âme et ça fait sourire.

❤ Anne-Sophie: Pour agrémenter votre été, je vous suggère l’excellent ouvrage de Jean-François Lépine, Sur la ligne de feu. Dans une écriture efficace et imagée, Lépine nous entraîne à travers le globe durant ses années de correspondant à l’étranger, nous faisant vivre de l’intérieur plusieurs grands moments de l’Histoire. De quoi meubler les longues journées à la plage, ou les soirées de pluie.

❤ Suzie : J’adore les histoires d’époque qui se déroulent au Québec. Ça me donne l’impression de mieux comprendre d’où viennent mes parents, dans quelle réalité ils ont grandi. Le premier livre qui m’a réellement donné le goût de la lecture est Les années du silence, Tome 1: La Tourmente  de Louise Tremblay D’Essiambre. L’histoire débute dans la Beauce des années 40, on rencontre Cécile qui vit une grossesse non désirée (hors mariage) alors que son fiancé disparaît sans laisser de trace à la suite du débarquement sur les plages de la Normandie. Sortez vos mouchoirs!

❤ Camille: J’ai hésité vraiment longtemps avant de me décider. Mon coeur était déchiré entre plusieurs magnifiques ouvrages, mais finalement j’ai choisi un classique. Je vous suggère donc  La grosse femme d’à côté est enceinte  de Michel Tremblay. Premier tome de ses Chroniques du plateau Mont-Royal , cet ouvrage est en quelque sorte la genèse de toute son oeuvre. Un début qui choque par ses mœurs et qui attendrie par son humanité.

❤ Stéphanie: Quoi de mieux que la saison estival pour entreprendre de beaux projets. Je vous propose ici   Le guide du travailleur autonome 3.0, de Jean-Benoît Nadeau. La plume à la fois humoristique mais réaliste de l’auteur m’a conquise dès le premier coup d’oeil. En passant par des conseils en matière de négociation ou bien par les b.a. -ba d’un plan d’affaires, cet ouvrage saura vous guider vers la réalisation de vos projets.

❤ Laurie: Je lis principalement des romans québécois mais comme c’est l’été, j’ai envie de vous parler de deux lectures ULTRA MÉGA légères. Premièrement Ma vie amoureuse de marde, d’Anne-Marie Dupras. Sérieusement, l’humoriste et auteur est tellement réaliste dans ces propos, c’est du bon et j’étais crampée tout le long de ma lecture. Dans un deuxième temps, la BD La Célibataire d’India Desjardins est tellement drôle et réaliste, que toutes vos copines se reconnaîtront. (N-B : Je semble désespéré de l’amour vite comme ça, cependant que je suis nouvellement en couple, mes lectures ayant probablement aidé mon cheminement… lol joke).

❤ Chloé: L’année dernière, justement lors de la journée  Le 12 août, j’achète un livre québécois, je me suis procuré les deux tomes du livre Le Vide écrit par Patrick Senécal. Un drame policier qui nous fait assurément réfléchir quant à l’insouciance de notre génération et la vie moderne dans laquelle nous vivons. Le besoin et le désir de passer à des émissions de téléréalité simplement pour se sentir vivant, important aux yeux des autres. Simplement pour que l’on se fasse soit respecter, soit reconnaître. J’ai adoré ce suspense pour son jugement de notre monde futile à l’ère du 2.0 et les besoins illusoires que notre population continue de croire. Un livre un petit peu harsh, certes, mais totalement passionnant ! Bref, le genre de livre que tu ne peux te lasser de lire, peu importe le moment de la journée !

❤ Véronique: Même si je ne passe pas beaucoup de temps à lire, je suis de celles qui adore ça! Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager mon amour pour une écrivaine en littérature jeunesse. Il s’agit de Dominique Demers. Après des succès tels que Maïna, Ta voix dans la nuit ou la fameuse suite Marie-Tempête, on n’a plus besoin de présenter l’auteur. 😉 Les oeuvres de Dominique Demers ont joué un rôle très important dans ma vie d’adolescente. Mon préféré, Là où la mer commence est une histoire d’amour entre la une belle… et une bête, au Québec, dans les années 1900. Il m’a fait rire, pleurer, réfléchir. À lire, si comme moi, vous êtes une grande romantique.

Voilà qui termine notre liste de livres québécois à lire/acheter le 12 août prochain… et tout le reste de l’année! Et vous, participerez-vous à l’événements? Avez-vous des livres québécois à nous proposer?

Bonne lecture 🙂

Vos Rockalouves
xx

Le jardin d’Éden: la tentation prend toutes sortes de formes

31 Juil

Je viens de terminer mes vacances. Dans mon cas, qui dit vacances dit «farniente» au soleil (lol…) en lisant toute la journée au bord de la piscine (ha!) en sirotant des bloody ceasars (miam! ). Or, pour cette lecture providentielle, j’avais choisi un roman que j’ai acheté au Salon du livre de Québec en avril dernier: Le jardin d’Éden d’Ernest Hemingway.

Ernest Hemingway, source inconnue

Ernest Hemingway, source inconnue

Il y a un vieil adage qui dit « un lecteur avisé en vaut deux » et bien, chers amis, considérez-vous avertis. Ce roman est à la fois complexe, déroutant, choquant et un peu étrange. Que dire sinon que c’est un plaisir de voir un génie à l’oeuvre, mais une inquiétude de se demander tout le long de sa lecture où l’auteur s’en va. Il faut savoir que Hemingway s’est suicidé avant de l’avoir terminé et que le résultat est le produit d’une édition tardive et peut-être…généreuse. Ce qui expliquerait notamment les trous dans l’histoire.

Mais c’est bon pareil là! Lisez-le jusqu’à la fin!

Crédit photo: Babelio

Crédit photo: Babelio

Résumé

Catherine et David Bourne sont en lune de miel sur la côte d’Azur et en Espagne. Un décor en chanteur pour un couple jeune et à la mode. Lui est écrivain, elle, héritière. Il vient de sortir son deuxième roman, elle rêve de devenir noire. Ils passent leurs journées à manger, à boire, à se faire bronzer et à faire l’amour. Un vrai conte de fée pour jeune couple marié. Survient alors un changement dans la dynamique de leur relation: elle veut tout changer, se changer. Peut-être s’ennuie-t-elle? Peut-être est-ce pour ça qu’elle invite la jeune Marita à rester avec eux. Ou peut-être est-ce par défi qu’elle impose cette nouvelle compagne à leur couple, ouvrant ainsi de nouveaux horizons érotiques et étouffant leur quotidien…?

On aime

  • La langueur qu’il y a dans ces journées remplies de martinis, de caviar et de plage. Les jours se répètent mais ne se ressemblent pas. Hemingway arrive à nous faire sentir à la fois la paresse qui vient avec la chaleur et les vacances et l’urgence de vivre chaque instant pleinement.
  • La nouvelle histoire que David écrit. Ça parle de la chasse à l’éléphant avec son père en Afrique quand il était petit. Même si le sujet n’est toujours reluisant, la narration, elle, est incroyable.
  • L’intrigue qui se corse tranquillement et qui resserre son étau jusqu’au point de rupture. Après tout, le jardin d’Éden est connu pour ses péchés et ses tentations…

Qu’est-ce qui rend ce roman si intriguant?

Afin de répondre à cette question, j’ai dû faire quelque chose que je ne fais jamais, c’est-à-dire lire la préface (oui, oui…je sais!). Or, ce Michel Mohrt de l’Académie française m’a fait réaliser quelque chose: la majorité de l’action n’est pas écrite. C’est au lecteur de déduire les tenants et les aboutissants des décisions des personnages.  Dans le fond, c’est probablement ce qui rend le roman à la fois intéressant et déroutant!

Bonne lecture!

Camille xxx

Mon livre parfait: Du bon usage des étoiles

27 Juil

Je prends le relai de Camille Mathieu, notre LittéraLouve favorite, pour vous présenter cette semaine mon livre parfait : Du bon usage des étoiles, de Dominique Fortier. Une histoire de courage et d’amour impossible, et un fascinant voyage au bout du monde -et au bout de soi.

Image: editionsalto.com

Image: editionsalto.com

En bref

Du bon usage des étoiles, c’est un récit d’aventures et de solitude. Une histoire d’amour subtile et poignante. Tout au long du roman, deux histoires se déploient en parallèle : celle du capitaine Francis Crozier, parti en mer pour découvrir le passage du Nord-Ouest, et celle de Sophia Cracroft, dont il est éperdument amoureux –mais qui ne partage pas ses sentiments. Avec Crozier, on observe émerveillé les étendues sauvages de l’Arctique, la mer et la glace, et on assiste pétrifié à la longue agonie de l’expédition; avec Sophia, on s’oublie dans d’interminables réceptions, et on se plonge dans la vie mondaine typique de l’époque. Entre les deux, le temps de respirer quelques pages, avec un extrait du journal de bord du commandant de l’expédition, sir John Franklin, un dialogue à propos des aurores boréales ou une réflexion poétique sur le blanc insondable qui entoure les navires.

Pourquoi c’est mon livre parfait

Parce que rien n’est laissé au hasard : ce qui semble au départ un ramassis de scènes disparates prend finalement un sens si dense qu’on en a le souffle coupé, ébloui par tant de finesse. Au fil des pages, les histoires parallèles de Crozier et de Sophia se dévoilent; peu à peu, on retrouve çà et là des échos de l’un dans la vie de l’autre, subtils indices qui s’accumulent pour former un entrelacs délicat dévoilant lentement tout ce qui les lie.

C’est mon livre préféré de tous les temps aussi parce que les personnages évoluent subtilement, au gré des saisons qui se succèdent. Parce que les paysages glacés sont décrits avec poésie et originalité.

Une autre grande force de ce roman, c’est l’humour qui teinte chacune de ses pages: la plume de Fortier est habile, et l’humour parfois grinçant dont elle pare ses personnages les rend sympathiques et attachants. Certaines réflexions féministes de Sophia et de sa tante lady Jane Franklin, inhabituelles pour l’époque, nous font applaudir, et la timidité insurmontable de Crozier nous attendrit à coup sûr, particulièrement lorsqu’il tente de séduire (bien maladroitement) une Sophia sarcastique à souhait.

Partout, le style est fluide, gracieux, plein de souffle et de vie : on relirait certaines phrases encore et encore, simplement pour la poésie des mots agencés à la perfection dans une prose habile. Tout au long du roman, on sent que l’auteure s’amuse : avec les personnages, avec les mots, avec la forme (on retrouve même un poème, une recette de plum-pudding et une partition de Bach…).

Les icebergs qui dérivent lentement au large forment un décor mouvant dont on ne connaît point de semblable en Angleterre, ni d’ailleurs où que ce soit sur la terre ferme, où les montagnes ne se déplacent pas et restent sagement là où elles sont. Ce paysage arctique a ceci de particulier que c’est nous, qui le regardons, qui demeurons le plus souvent immobiles, emprisonnés par les glaces, tandis que lui avance, recule, se déploie et se resserre en une continuelle métamorphose, comme s’il était de quelque mystérieuse manière plus vivant que nous.

Comme si ce n’était pas assez, Dominique Fortier fait de ce roman une véritable fresque historique: la plupart des événements se sont passés dans la vraie vie (je le sais, parce que j’ai lu la biographie de Crozier). Alors, en lisant, dites-vous bien que Crozier a existé -ça rendra le tout encore plus dramatique. 😉

Avec Du bon usage des étoiles, Dominique Fortier réussit un véritable tour de force: entremêlant drame et humour, elle fait d’un récit tragique une histoire où l’espoir brille en filigrane, comme l’étoile Polaire au-dessus de l’Arctique. On referme le roman non pas triste, mais heureux d’avoir pu partager, ne serait-ce que quelques heures, le destin de ces hommes et de ces femmes plus grands que nature.

Anne-Sophie

 

P.S.: Au cas où vous aimez le roman autant que moi, réjouissez-vous: Jean-Marc Vallée a acheté les droits pour en faire un long métrage… ça promet! 🙂 Plus d’infos ici.

Je lève mon chapeau pour « Les luminaires »

27 Juin

Comment décrire le livre parfait? Qu’est-ce qui prime sur tout le reste et accroche les lecteurs de tous âges? Serait-ce une intrigue inspirante? Des personnages fascinants? Ou la capacité de l’auteur à créer des situations et nous faire vivre une émotion? Personnellement, je pense que le succès d’un livre réside beaucoup dans la façon dont le récit est conté, c’est-à-dire dans la manière dont l’auteur fourni l’information au lecteur. Plusieurs romans incroyables en sont la preuve: l’histoire la plus simple peut donner un chef-d’oeuvre à qui sait bien raconter et surprendre.

Dans un roman de grande envergure comme « Les luminaires » de Eleanor Catton, (et par grande envergure je veux dire une histoire qui est racontée en 1000 pages!!!), tenir le lecteur intrigué et curieux…cela relève tout simplement de l’exploit!

Source: les éditions Alto

Source: les éditions Alto

Résumé

L’histoire se déroule à la fin du XIXe siècle lors de la ruée vers l’or en Nouvelle-Zélande. Une petite ville minière de l’ouest est secouée par deux événements tragiques qui arrivent simultanément et dans des circonstances plutôt louches. En effet, au beau matin, un homme décède (assassiné?) et une prostituée est retrouvée inconsciente et à deux doigts de la mort. Les habitants de la ville secoués par tant de violence et de mystère se mettent en tête de découvrir ce qui s’est réellement passé. Tout le monde y va de ses suppositions et de ses connaissances de l’intrigue, mais le temps seul saura révéler les véritables connections entre les événements.

Personnages

Ce roman contient vingt personnages, tous aussi importants les uns que les autres. L’auteure aura eu la gentillesse de les détailler au début du livre avec leur profession et l’endroit où ils travaillent. Pour plus de détails, voir la photo.

La liste des personnages

La liste des personnages

On aime

– La prose. Quelle belle écriture! Cela fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de lire un roman aussi bien écrit que celui-ci.

– La psychologie derrière les personnages. L’auteure prend le temps d’expliquer qui sont ses personnages et les raisons qui les poussent à agir d’une telle façon. Rendant l’histoire d’autant plus cohérente.

– Les références aux astres. Je ne connais pas grand chose à l’astronomie et l’astrologie, mais ces références rendent le tout vraiment mystique.

– Les traductions à la fin (car mon mandarin et mon mauri sont un peu rouillés je dois l’avouer)!

– Qu’au début de chaque chapitre il y a quelques lignes indiquant ce qui va se dérouler dans les pages qui suivent.

Laissez-vous tenter! Bonne lecture!

Camille xxx

Action à l’américaine

18 Juin

Pour moi, l’été, c’est synonyme de films d’action et de lectures en série. Pour ceux et celles qui chercheraient une série de romans et/ou de films, je vous propose ce mois-ci la série Jason Bourne/Dans la peau, écrite par Robert Ludlum et Eric van Lustbader et portée à l’écran par divers réalisateurs depuis le début des années 2000.

En bref

Jason Bourne serait l’agent secret parfait: il parle couramment plusieurs langues, met K.-O. un adversaire en cinq secondes, sait passer inaperçu en toutes circonstances, ne montre aucune émotion… Or, il a perdu la mémoire. Lorsqu’on fait sa connaissance dans La Mémoire dans la peau, il n’est rien d’autre qu’un amnésique avec pour seul indice de son identité une puce intégrée sous sa peau. C’est là que s’engage une véritable course contre la montre pour comprendre qui il est, et ce qu’il doit faire, avant que ses ennemis le rattrapent. Au fil de la série, Bourne refait sa vie aux États-Unis, mais la tranquillité est toujours de courte durée: inévitablement, le passé revient le hanter, alors que ses vieux ennemis cherchent vengeance.

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Cela pourrait ressembler à n’importe quelle trame de roman d’espionnage. Or, Jason Bourne n’est pas un autre James Bond. S’ils partagent les mêmes initiales, ils n’ont pas grand-chose d’autre en commun. Bourne n’est pas le héros unidimensionnel auquel on s’attend : dans son esprit se côtoient deux personnalités distinctes, héritages d’un passé trouble. D’un côté, David Webb, diplomate, dont l’épouse et les enfants ont été tués par un raid de l’armée américaine. De l’autre, Jason Bourne, agent secret sans scrupules créé de toutes pièces par le gouvernement américain pour les opérations les plus périlleuses qui soient. Les deux personnalités se confrontent sans cesse, et le lecteur assiste, fasciné, aux dialogues intérieurs entre Bourne et Webb, alors que chaque décision peut causer sa mort ou celle d’un autre.

Les films, pour leur part, vont droit au but: Jason Bourne est un agent secret de la CIA, dangereux à souhait, et surtout, incontrôlable. Il fait un merveilleux personnage de film d’action, en effet, mais ça manque de profondeur comparé au roman. Toutefois, les amateurs de poursuites haletantes et de combats musclés ne seront pas déçus: il y en a des tonnes.

Mon verdict: Le roman, 100 fois

Voyez-vous, le problème de cette « adaptation », c’est que ce n’en est pas une. En fait, ça donne plutôt l’impression que le réalisateur a pris le personnage de Bourne -uniquement Bourne- et lui a donné son propre film. Pour le premier volet, ça passe: les divergences roman/film sont trop minces pour qu’on soit franchement outré. Mais pour la suite… Si vous avez lu les romans d’abord, attachez vos tuques, parce que vous allez vous arracher les cheveux. (Expérience vécue.)

Si vous n’avez pas lu la série et que vous voulez regarder un film d’action, par contre, allez-y sans réserve: vous ne serez pas déçu. On casse des gueules, on détruit de la carrosserie, et on fait exploser plein de choses.

Il se peut donc que vous deveniez fan de la série, que ce soit en version cinématographique ou littéraire. Sachez toutefois que les deux sont comme l’été et la pluie: ils se mélangent mal, même si, isolément, ils peuvent être agréables. 😉

Pour le lire

En français

La série Dans la peau, chez Grasset

Premier tome: La Mémoire dans la peau (Ludlum, 1980)

Dernier tome en date: La Traque dans la peau (Lustbader, 2011)

En anglais

La série Bourne chez Grand Central Publishing

Premier tome: The Bourne Identity

Dernier tome en date: The Bourne Ascendancy (Lustbader, 2014)

Pour le voir

The Bourne Supremacy / Jason Bourne: L’Héritage, dernier film en date, en DVD et Blu-Ray (et il y aura un autre film en 2016)

 

Bonne écoute/lecture!

Anne-So

À lire ou à voir: Mes incontournables de l’été

27 Mai

Bibliophiles, cinéphiles, unissez-vous! Pour vous préparer à la saison estivale qui approche à grands pas, je vous offre un panorama des adaptations cinématographiques à ne pas manquer cet été. Si jamais vous êtes en retard dans vos lectures, vous aurez quelques suggestions… à lire, de préférence, avant d’aller au cinéma.

Juin – Pause lecture

Hé non, il n’y a rien à signaler en juin. De quoi vous laisser le temps de vous mettre à jour pour le reste de l’été –ou même de l’automne, si ça vous tente.

Juillet – Sortez le popcorn!

 17 juillet : Mr. Holmes / Monsieur Holmes

Vous pensiez avoir tout vu de Sherlock Holmes, le fameux détective inventé par Arthur Conan Doyle? Eh bien, détrompez-vous. Dans cette nouvelle histoire inspirée du roman A Slight Trick of the Mind, paru en 2005, on retrouve un Sherlock Holmes âgé, affligé de trous de mémoire qui remettent en question son identité même : qui est Sherlock Holmes lorsque son esprit défaille? Lorsque sa logique ne le sert plus? Question plus qu’intéressante, à mon avis. Et pour ne rien gâcher, c’est Ian McKellen qui prêtera ses traits au célèbre détective.

 24 juillet : Paper Towns / La Face cachée de Margo

Adaptation du roman éponyme de John Green, c’est LE film que tous attendent cet été –surtout parce que Green est aussi l’auteur de Nos Étoiles contraires. Ça vous rappelle quelque chose?… Peut-être. Blague à part, La Face cachée de Margo raconte l’histoire de Quentin, amoureux de Margo depuis toujours, qui se retrouve son complice d’une nuit dans sa vengeance envers son ex-copain. Le lendemain, Margo a disparu, et Quentin part à sa recherche. En trame de fond, l’amour de Quentin pour Margo, et les amitiés improbables qui se nouent alors qu’il tente de la retrouver.

Août – Un petit dernier avant l’automne!

7 août : Dark Places / Les Lieux sombres

Si vous avez apprécié Gone Girl, vous aimerez sans doute Dark Places, l’adaptation d’un autre roman de Gillian Flynn. Seule survivante d’un drame familial, Libby affirme que c’est son frère aîné qui a tué ses parents et s’est ensuite suicidé. Des années plus tard, des adeptes de faits divers retrouvent des informations qui mettent en doute les dires de Libby. Je crois qu’il y a là tous les ingrédients d’un bon thriller –un drame mystérieux apparemment élucidé, une bande de délurés qui veulent découvrir la vérité et un suspect (Libby) récalcitrant à l’idée de déterrer des secrets bien enfouis.

Septembre – L’automne!

18 septembre – C’EST PAUL!

Je ne peux passer sous silence l’arrivée sur nos écrans de Paul à Québec, l’adaptation de la bande dessinée du même titre, écrite par le sympathique Michel Rabagliati. Le beau-père de Paul souffre d’un cancer. Toute la famille en est affectée, et chacun vit à sa façon la maladie qui empiète sur la qualité de vie de M. Beaulieu et de ses proches. Avec l’humanisme qui le caractérise, Rabagliati explore le thème de la mort, mais pas dans ce qu’elle laisse après : dans ce qu’elle amène avant, la lourdeur des jours qui s’essoufflent, et l’angoisse des cœurs qui se serrent. Si j’étais vous, je ne raterais pas ça.

En passant…

J’en profite pour vous dire que quelques romans québécois seront bientôt portés à l’écran –bientôt étant relatif, puisque la plupart de ces projets viennent tout juste d’être lancés.

Du bon usage des étoiles, de Dominique Fortier; réalisation: Jean-Marc Vallée

Et au pire on se mariera, de Sophie Bienvenue; réalisation, Léa Pool

La Petite fille qui aimait trop les allumettes, de Gaëtan Soucy; réalisation: Simon Lavoie

Et, si vous aimez Nelly Arcand, Anne Émond s’intéressera à l’univers particulier de cette auteure avec son prochain film, Nelly.

Bonne lecture, bon cinéma et… bon été! 🙂

Anne-Sophie

Lectures d’un jour: Barbe bleue

16 Avr

En ce vendredi 17 avril j’ai décidé de partir une espèce de petite chronique qui aura pour titre « Lectures d’un jour » et qui mettra en vedette des livres qui se lisent très rapidement (genre 200 pages et moins…un peu comme Le vieil homme et la mer dont j’ai déjà parlé).

Le soleil revient, le printemps s’installe tranquillement et la neige sur votre balcon assez fondue pour que vous songiez à sortir votre chaise de patio dehors…c’est le temps de sortir votre couverte, un bon roman, vos lunettes fumées et de lire toute la fin de semaine au soleil 🙂 Ainsi donc, petite suggestion lecture rapide: Barbe bleue d’Amélie Nothomb. Bon, je sais, la plupart d’entre nous avons été marqués par son roman Stupeur et tremblement au secondaire, mais si vous n’avez pas réessayé de lire cette talentueuse auteure belge depuis, je vous conseille de retenter le coup avec ma suggestion du mois!

amelienothombRésumé

Saturnine vient d’emménager à Paris, car elle a eu le poste de ses rêves. Elle travaille donc maintenant au centre-ville et habite sur le sofa d’une amie en banlieue…en attendant de trouver mieux. Or, un jour, elle voit une annonce dans le journal expliquant qu’un homme très riche cherche une colocataire pour le modique somme de 500 euros par mois: l’aubaine du siècle. Ce qu’elle apprendra lors de sa première visite des lieux c’est que toutes les colocataires précédentes ont disparues. Un fait très étrange, entendons-nous, surtout que, selon le propriétaires des lieux, « la femme est la colocataires idéale »…

Personnages:

Saturnine: Nouvellement en poste à l’école du Louvre, notre protagoniste est une jeune femme élégante, cultivée qui malgré qu’elle n’ait pas la langue dans sa poche, saura toujours trouver la tournure élégante pour exprimer sa pensée.

Don Elemirio: Aristocrate espagnol de la vieille école. Obsédé par les vieilles choses, l’inquisition et la couleur jaune, il n’est pas sorti de chez lui depuis très…très…très longtemps.

On aime:

– Les nombreux liens avec le conte éponyme qui continue à nous choquer à chaque fois qu’on y fait mention.

– Les conversations entre Saturnine et Don Elemirio. Superbement écrites, elles représentent le fond de la relation entre les deux colocataires: une entente improbable sur fond de rhétorique.

– Le dénouement de l’histoire qui est différent quoique tout aussi glauque que le conte dont le roman est inspiré.

Bonne lecture et vive le printemps!

Camille xxx

« Gabriel est perdu »: Écho d’une génération

13 Avr

Julien Roy, fondateur du blogue In the 10s, a lancé la semaine dernière son premier roman, Gabriel est perdu. À travers une trame narrative en deux temps, l’auteur propose un récit coup de poing, au style efficace et férocement contemporain. Retour sur le roman et rencontre avec son auteur.

Julien Roy, auteur de "Gabriel est perdu." Photo Anne-Sophie Gobeil

Julien Roy, auteur de « Gabriel est perdu. »
Photo Anne-Sophie Gobeil

En bref

Gabriel aime Fannie. À la folie. Alors qu’il sort à peine d’une rupture libératrice, il se jette corps et âme dans sa nouvelle relation, dans un tourbillon intense qui laisse le lecteur étourdi.

Mais on sait que, pour Gabriel et Fannie, il n’y aura pas de « Ils vécurent heureux »: on devine le drame sous-jacent qui hante Gabriel. On reste sur notre appétit jusqu’à la fin, impatient, angoissé, désespéré de savoir enfin ce qui s’est passé pour que Gabriel soit si malheureux. C’est là le dénouement de l’histoire -dénouement choc s’il en est.

Pour moi, Gabriel est perdu a été une lecture coup de poing. À travers le style vivant, punché et résolument moderne de Julien Roy, je reconnais toute une génération, la mienne, en quête de sensations fortes, rêvant de « pour toujours » mais manquant du courage et de la patience nécessaires pour faire durer le « maintenant ». Une génération d’instantanéité, où les émotions sont intenses, presque étourdissantes, même si elles ne durent pas. Une génération qui se cherche, et a bien du mal à se trouver.

Amours extrêmes

Après une fin de semaine chargée avec le lancement de son roman et sa première participation au Salon du livre de Québec en tant qu’auteur, Julien Roy a accepté d’accorder une entrevue aux Rockalouves.

Le propos du roman, pour lui, est clair : il veut représenter les extrêmes de l’amour. « Aujourd’hui, les amours naissent et meurent rapidement. Ce que je vois, ce sont des relations extrêmement puissantes, mais brèves », remarque le rédacteur publicitaire.

Avec sa trame double, savamment entrecroisée, Julien espérait mettre le lecteur dans la tête de Gabriel et ajouter à la tension dramatique. « Avec le mélange entre les deux temps, on sait que quelque chose va arriver. Je ne voulais pas cacher de grand secret, je voulais que le lecteur voit venir le rebondissement, qu’il soit déjà dans le bain », explique le trentenaire.

De « La Ruche » à la librairie

Gabriel est perdu a vu le jour grâce au sociofinancement, sur la plateforme La Ruche –c’est même l’un des premiers projets littéraires à se financer de cette manière. Maintenant associé à un éditeur, Julien Roy n’aura pas besoin de ce type de financement pour son prochain roman. « Je veux laisser la chance à d’autres. Ça m’a permis de me faire connaître dans le milieu littéraire, et c’est correct pour moi », explique-t-il. Grâce à l’avance de fonds ainsi obtenue, Julien a pu se consacrer entièrement à l’écriture du roman, qui est en librairie depuis le 9 avril.

Et le prochain roman, à quoi ressemblera-t-il ? « Il y a des thèmes secondaires dans Gabriel est perdu qui m’intéressent beaucoup, que je voudrais explorer plus, comme la foi et la mort », affirme le blogueur. Parler de foi en 2015? Surprenant, non? « L’amour amené à l’extrême, c’est une forme de foi. C’est incroyable de voir à quel point les gens blâment la religion, alors qu’ils croient en autre chose qui devient une forme de foi », explique-t-il.

Assurément, Julien Roy est un auteur à suivre.

Pour lire Julien Roy

Gabriel est perdu, publié chez XYZ, disponible en librairie et en version numérique

Son blogue In the 10s

Image: renaud-bray.com

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Le Jeu de l’imitation: À la perfection

10 Avr

Le film Le Jeu de l’imitation, mettant en vedette Benedict Cumberbatch et Keira Knightley, a reçu l’Oscar du meilleur scénario adapté en février dernier. « Adapté de quoi? » me direz-vous. D’une biographie d’Alan Turing écrite par Andrew Hodges, que j’ai lue pour vous. À la fois portrait de cet être d’exception qu’était Turing et chronique de la société britannique de 1910 à 1960, Le Jeu de l’imitation et son frère littéraire valent le détour.

Image: renaud-bray.com

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En bref

Alan Turing est un génial mathématicien britannique au parcours atypique. Passionné de maths dès sa plus tendre enfance, il a du mal à s’adapter aux conventions sociales qui garantiraient le succès de sa carrière. Au début de la Deuxième guerre mondiale, il est pourtant recruté par les services secrets britanniques pour « craquer » le code utilisé par les nazis pour la transmission de leurs messages militaires. Avec l’aide d’une petite équipe de scientifiques, Turing met au point la première « machine de Turing », ancêtre de l’ordinateur (au cas où ça vous rappellerait quelque chose…).

Parmi son équipe, Alan peut compter sur Joan Clarke, jeune femme douée et indépendante. Pour éviter qu’elle rentre chez ses parents, Alan va jusqu’à la demander en mariage, malgré son homosexualité. Ensemble, rien ne peut les arrêter -pas même les codes nazis, qu’ils finiront par décrypter, écourtant la guerre et préservant des milliers de vies.

Qui gagne? Le film

Pourquoi?

Parce que… on plonge directement dans la Deuxième guerre, retrouvant un Alan Turing sûr de lui et de sa valeur intellectuelle, un peu détestable. Les retours en arrière permettent peu à peu de comprendre son parcours si particulier.

Parce que… la musique est merveilleuse. Alexandre Desplats s’est surpassé. Dès les premières minutes, j’ai été surprise par l’intensité et la justesse de la trame sonore.

Parce que… les dialogues sont efficaces, transmettant l’émotion à coup sûr, sans tomber dans le stéréotype ou la facilité.

Parce que… Benedict Cumberbatch est poignant de vérité. Turing est un personnage complexe, difficile à cerner, et Cumberbatch nous le rend sympathique.

Évidemment, la biographie en soi n’est pas dénuée d’intérêt. Mais les nombreuses théories et démonstrations mathématiques rendent la lecture laborieuse –même si elles sont nécessaires pour bien comprendre tout le génie d’Alan Turing. Il faut plus de 200 pages pour en arriver à la guerre, et ces 200 pages sont assez ardues pour rebuter quiconque ne serait pas un pro des maths ou n’aurait pas vu le film au préalable. Mais une fois ces 200 pages passées, on se retrouve au coeur des opérations de décryptage, et c’est fascinant.

Pour la petite histoire, Alan Turing est décédé en 1954, à 41 ans. Le film est sorti en salles à la fin 2014, soit soixante ans après le décès de son personnage principal.

Pour le lire :

En français : Alan Turing. Le génie qui a décrypté les codes secrets nazis et inventé l’ordinateur, par Andrew Hodges, chez Michel Lafond

En anglais : Alan Turing. The Enigma, chez Vintage UK

Pour le voir:

The Imitation Game / Le Jeu de l’imitation, disponible en DVD et Blu-Ray depuis le 31 mars

Bonne lecture/écoute!

Anne-Sophie

Insurgés: Adaptation libre

25 Mar

Insurgés, second volet de l’adaptation cinématographique de la série Divergence, est sorti en salles le 20 mars dernier. Je le dis tout de suite : j’avais très hâte, parce qu’Insurgés est mon roman préféré de cette trilogie dystopique écrite par Veronica Roth. Retour sur le roman et son adaptation cinématographique.

En bref

Après l’attaque des Altruistes, le système des factions est sur le point de s’écrouler: les Érudits ont pris le pouvoir, les Altruistes sont décimés, et les Audacieux divisés entre loyaux et traîtres à la solde de la faction dominante. Après la mort de ses parents et de son meilleur ami, Tris peine à trouver ses repères, mais devra stopper la quête de pouvoir de Jeanine Matthews, qui cherche maintenant à assurer son contrôle sur l’ensemble de la population, par n’importe quel moyen. Pour l’arrêter, Tris est prête à tout – même sacrifier sa vie.

Le roman

Insurgés peut compter sur deux éléments majeurs : la complexité de Tris, la narratrice, et la subtilité de sa trame.

Rongée par la culpabilité après la mort de ses parents et de son meilleur ami Will, qu’elle a tué d’une balle dans la tête par légitime défense, Tris est plus vulnérable que jamais, mais refuse de le faire voir. On la suit tout au long du roman alors qu’elle essaie d’y voir clair au milieu du chaos, cherchant la vérité entre trahisons et nouvelles alliances, entre ses impressions et la réalité. Comme dans Divergence, elle évolue tout au long du roman, et c’est ce qui la rend si intéressante.

La trame narrative est elle aussi complexe, entremêlant les histoires mineures qui s’influencent entre elles dans un entrelacs complexe de rebondissements et de dénouements successifs. Entre la soif de pouvoir de Jeanine, la culpabilité de Tris, les hésitations de Quatre et l’allégeance changeante des sans-faction, il y a en masse de stock pour un roman solide.

Image: renaud-bray.com

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Le film

Le film perd beaucoup de la subtilité de sa source : pour qui a lu le roman, la trame semble grossière et simpliste. Toutefois, en tant que film, il se tient mieux que le précédent et présente plus d’action.

Dans les ruines du quartier des Altruistes, Jeanine (Kate Winslet) retrouve une boîte contenant un message important pour la population de la ville, laissé par ses fondateurs. Pour l’ouvrir, toutefois, elle doit trouver le Divergent ultime. Tris (Shailene Woodley) étant la plus forte Divergente de la ville, c’est d’elle dont Jeanine a besoin. S’enclenche une course contre la montre pour trouver Tris et ouvrir la boîte qui pourrait bien contenir un message complètement différent de ce que Jeanine espère.

Le film vaut la peine d’être vu, notamment pour les effets spéciaux spectaculaires. Aussi, la performance de Shailene Woodley est tout à fait remarquable, notamment dans la séquence du sérum de Vérité, où Tris est forcée d’exposer tous ses secrets.

Qui gagne? Le roman
Pourquoi?

Parce que… la trame y est plus subtile et plus complexe.

Parce que… les personnages sont denses et pleins de caractère.

Parce que… la relation entre Tris et Quatre est vraisemblable. Ils passent leur temps à se disputer, mais ils trouvent des solutions, et ils restent ensemble.

Le film est un bon divertissement en soi. Ne vous attendez pas toutefois à un reflet très fidèle du roman – c’est plutôt une adaptation libre, même si l’essence de l’intrigue et des personnages est toujours là. Il y a tout de même de quoi satisfaire un plus grand public que le premier volet.

Pour le lire: Insurgés, de Veronica Roth, publié chez Ada

Pour le voir: en salles depuis le 20 mars, en 2D et 3D

Bonne lecture/écoute!

Anne-Sophie

Le dernier banquet

17 Fév

Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous ont lu (et aimé) le roman Le parfum de Patrick Süskind, mais personnellement c’est un livre qui se situe dans mon top 5 des meilleurs ouvrages que j’ai lu DE MA VIE! Alors quand j’ai vu que la critique avait qualifié Le dernier banquet de Jonathan Grimwood de « digne héritier du Parfum de Süskind. », je ne me suis pas posée de questions et je l’ai acheté.

Maintenant que je l’ai terminé, je peux affirmer qu’à mon humble avis, c’est une très belle lecture divertissante…mais de là à parler d’héritier…ça reste à voir. Je vous le présente tout de même parce que c’est bon : ça parle de bouffe, d’aventures passionnées, d’espionnage et d’animaux exotiques!

 

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Résumé

Le marquis Jean-Marie d’Aumout n’a pas toujours été l’homme riche et prospère, propriétaire d’un château et très bien marié, qu’il était lorsqu’il est mort. Né de nobles ruinés et trouvé dans le fumier à l’âge de cinq ans par Monsieur le Régent, on ne peut pas dire que le début de sa vie annonce une suite débordante de luxe…mais pourtant notre curieux protagoniste nous réservera plusieurs surprises. Que ce soit par ses amitiés singulières, ses amours ou son penchant unique (je ne saurais pas comment le dire autrement) pour tout ce qui se mange, on suit la vie de cet homme du fumier à la mort.

Personnages

Je suis face à un problème. Dans ce roman, il y a plusieurs personnages qui sont d’importance moyenne. Puisque l’histoire tourne autour d’un seul homme, dépendant des phases de son existence (enfance, jeune adulte, etc.), les personnages changent. En voici tout de même un échantillon représentatif:

 Jean-Marie: un peu excentrique, très attachant (surtout quand il est petit), curieux, inventif…tant de caractéristiques qui font de Jean-Marie un personnage principal intéressant. Malgré nous, on a envie de savoir la suite du livre.

Charles: probablement le meilleur ami que Jean-Marie aura dans toute sa vie. Ils se rencontrent à l’adolescence alors qu’ils sont à l’académie militaire. Lui est fils d’aristocrate, non excusez-moi, fils de Duc. Il est donc d’une classe à part dans le cercle de Jean-Marie et sera la cause de bien du bonheur (et du bidou) dans sa vie.

Émile: ami d’enfance de Jean-Marie. Émile est fils d’avocat. Il est riche. Mais son nom n’est pas celui d’un noble (il n’a pas la particule « de » devance son nom. Ainsi, bien que d’origine plus aisée avec des parents aimants pourvoyant à ses besoins, Émile aura toujours plus de difficultés à évoluer dans le même cercle que Jean-Marie.

Tigris: le bébé tigre que Jean-Marie adopte. Tel Jasmine dans Aladin, il a un tigre qui le suit partout et qui l’aime 🙂

On aime

  • Le style biographie romancée du livre. Le dude a vraiment existé et on a vraiment trouvé sa biographie. C’est l’histoire de quelqu’un d’ordinaire…à la vie extraordinaire.
  • Les recettes. hihi. Jean-Marie mange de tout et fait des essais qu’il note dans un cahier. L’auteur nous fait part de quelques-unes de ses expériences qui sont à la fois saugrenues, un peu dégoûtantes et ma foi, bien drôles.
  • Qu’au dos du livre, ils se soient trompés dans le nom du protagoniste, le débaptisant Jean-Charles d’Aumout haha!

Bonne lecture!

Camille xxx

 

Big brother ou l’occident et la nourriture

10 Jan

Manger. Être en santé. Être performant. Manger. Répondre aux attentes. Être heureux. Manger. Se planter. Gâcher sa vie et manger et encore et encore…et encore…Entre l’image perfectionnée que les médias nous envoient et la réalité parfois bien blessante qui se reflète dans le miroir, un écart subsiste. Notre ère est celle de tyrannie de la nourriture. Un paradoxe très drôle à regarder quand on s’y attarde un peu. Les étagères regorgent de livres de recettes dans les librairies, on parle de la mode « foodie » et on pinterest une tonne de recettes à la minute. Mais d’un autre côté, le monde occidental engraisse à vue d’oeil et les compagnies de régime vendent du rêve et font des millions. Un sujet bien d’actualité et fort intéressant pour qui, non seulement s’y attarde, mais sait aussi bien traiter la complexité de la nature humaine que l’auteur Lionel Shriver (que certains connaissent comme l’auteur de livre   » Il faut qu’on parle de Kevin « ).  Vous aurez compris que le prochain livre dont je vais vous parler est le dernier ouvrage de Shriver Big brother que nous avons affectueusement surnommé dans ma famille, le livre de gros.

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Résumé

Pandora vit une vie tranquille, mais tout de même empreinte de succès, dans l’Iowa avec son mari Fletcher et ses deux ados, Cody et Tanner. Un jour, elle apprend que son frère, un pianiste de jazz célèbre (vraiment?) est dans une mauvaise passe et qu’il aurait besoin de « vacances ». N’écoutant que son coeur, elle décide d’inviter son grand frère, Edison, qu’elle n’a pas vu depuis quatre ans à séjourner chez elle, le temps qu’il reprenne du poil de la bête. Quel fût donc son choc quand l’homme qui descend de l’avion n’est pas l’homme nonchalant, svelte et plein de swag « salut je suis pianiste de jazz », mais un très gros monsieur en chaise roulante qu’elle n’arrive même pas à reconnaître. Une fois le choc initial passé, elle s’engage à l’aider à perdre du poids. Y arrivera-t-elle? Réussira-t-elle à sauver son frère de lui-même?

Personnages principaux

Pandora: la jeune quarantaine, du genre gourmande coupable. Elle a quelques kilos en trop, mais ne peut s’empêcher de goûter aux petits plaisirs de la vie, et de s’en vouloir une fois l’assiette terminée. D’un naturel doux et généreux, elle souhaite vivre de manière ordinaire et transparente.

Edison: pianiste de jazz, grand jouisseur de la vie. Il est parti de la maison à l’âge de 17 ans pour tenter sa chance à New York. Définitivement du genre à faire les choses en grand.

Fletcher: père de deux ados, du genre strict et déterminé. Il est un grand adepte de vélo et de nourriture santé. Il suit une diète rigoureuse afin d’éliminer tout aliment nocif de son alimentation. Il a épousé Pandora suite à la mort de sa première femme.

On aime:

  •  que ce soit Pandora qui fasse la narration du livre. Elle nous livre en quelque sorte un témoignage sur cette partie de sa vie.
  • les distinctions marquées de l’auteur entre les différents personnages qui représentent, si on veut, trois archétypes du mangeur (surtout que de telles extrêmes dans une même maison, ça crée du drama!).
  • que le regard très critique porté dans cet ouvrage n’enlève rien à l’histoire elle-même. C’est le bon dosage entre le romancé du roman et le sérieux d’une critique sociale.

Bonne lecture!

Camille xxx

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