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Oscars 2014 : Aucune surprise, quelques moments touchants… et beaucoup de tweets!

3 Mar

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«And the oscar goes to…»

Cinq petits mots qui précèdent si bien nos noms, lorsque nous sommes plus jeunes et rêveurs. Je le sais, j’ai pratiqué souvent. J’ai même une fausse statuette dorée pour le prouver. On parle quand même ici d’un des événements les plus prestigieux d’Hollywood : un tapis rouge, des bijoux précieux, des légendes du cinéma, des kodaks par milliers…n’oublie pas ton petit soulier!

Les films sont universels. Ils sont rassembleurs. Ils sont porteurs de messages. Ils sont à l’image de notre génération. Et clairement, la tendance de notre génération est au réel. Quand la réalité dépasse la fiction, littéralement. La majorité des films en lice sont inspirés de faits vécus, 12 Years a Slave, Dallas Buyers Club, Philomena, NebraskaNous sommes dans l’ère du réel. Nous voulons de l’authenticité. De la «vraie vie». (Cela veut aussi dire parfois, à l’ère des remakes, à l’ère où il est inutile de pousser l’imaginaire encore plus loin, encore plus haut…)

Émotions

Normal alors, que les moments les plus touchants et forts d’une telle soirée soient les speechs des vainqueurs.  Ces segments sont les plus spontanés et expressifs de la soirée, à l’image contraire des visages plastico-platrés des vedettes souhaitant à tout prix défier les effets du temps. Jared Leto, Lupita Nyong’o, Matthew McConaughey ont bien retenu notre attention après avoir monté sur les marches pour recueillir leur trophée.  Car mis à part ces moments touchants, les selfies des vedettes, la prestation contagieuse de Pharrell ou la commande de pizza d’Ellen DeGeneres, l’animatrice de la soirée, il n’y a eu aucune surprise quant au contenu des enveloppes.

Les artisans de Gravity retournent à la maison avec la majorité des statuettes techniques, ainsi que celle du meilleur réalisateur, décernée à Alfonso Cuaron. Dallas Buyers Club s’est illustré avec ses costumes et ses maquillages, ainsi qu’avec ses performances d’acteurs. Il devait y avoir un méchant bon réalisateur à la barre de ce film pour les diriger, n’est-ce pas ? 12 Years a Slave n’a rien à envier à personne, puisque le film repart avec le grand titre convoité du meilleur film de l’année et ajoute son nom parmi Gladiator, American Beauty, Schindler’s List, Braveheart, Forrest Gump, The Departed…

 

La soirée dorée en rafale :

  • L’humour de malaise d’Ellen DeGeneres. «It’s going to be an exciting night. Anything can happen, so many different possibilities. Possibility No. 1: 12 Years a Slave wins best picture. Possibility No. 2: You’re all racists. And now please welcome our first white presenter…»
  • Nous avons eu droit à un monologue d’Ellen, mais où était le numéro d’ouverture? Si j’étais vous, membres de l’Académie, je lâcherais un petit coup de fil au duo des Satiriques
  • Une performance juste et touchante de Somewhere Over The Rainbow par la talentueuse et athlétique Pink.
  • Le segment «In memoriam» où malheureusement, années après années, on reconnaît de plus en plus de visages…
  • Le conte de fée de Barkhad Abdi, en nomination pour le meilleur acteur de soutien, pour son rôle dans Captain Phillips
  • Oscar a encore échappé aux mains de Leonardo Dicaprio ! Soyons sans crainte, son tour viendra…
  • Où était Jack Nicholson avec ses lunettes fumées ?

Soyez pour ou soyez contre, mais je vous en prie, regardez les films avant de les juger.

Et mettez-vous au défi de consommer pleins de genres et de styles différents pour vous bâtir une solide opinion.

It’s a wrap.

JP

Gravity: Retomber les pieds sur terre

31 Oct

 

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Presqu’un mois après sa sortie, le film Gravity du réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, a effectué tout un décollage et a séduit le public. Le réalisateur James Cameron en a fait l’éloge et de nombreux astronautes ont souligné le réalisme du film. Plusieurs rumeurs courent même au sujet de potentielles nominations aux Oscars, notamment pour les catégories meilleure actrice et meilleur film, des exploits jamais encore atteints pour un film de science-fiction.

En 2 lignes

Une mission dans l’espace tourne mal. Une astronaute néophyte (Sandra Bullock) tente de revenir sur terre, avec l’aide d’un astronaute vétéran (Georges Clooney) sur le point de prendre sa retraite.

Une mission visuelle réussie

Si vous devez voir un film en IMAX 3D, c’est celui-ci. Les capacités technologiques à reproduire parfaitement la réalité sont à couper le souffle. Campés dans leurs sièges, les spectateurs ne ressentent aucune barrière physique et baignent littéralement dans l’espace. On flirt avec le vertige plusieurs fois durant le film.

Sandra Bravo Bullock et George Lightyear Clooney   

Bullock est peut-être perdue dans l’espace, mais elle sait très bien où elle amène les spectateurs : la panique – le calme, la volonté – le lâcher prise, la vie – le deuil… Ces contrastes renforcent son jeu. Elle nous fait oublier quelques écarts de conduite sur sa filmographie et nous rappelle son talent.

Clooney, quant à lui, est plutôt effacé. Même les grandes étoiles d’Hollywood ne peuvent pas toujours briller. Toutefois, on peut apprécier sa prestance naturelle qui nous fait penser à un certain Buzz Lightyear. Il s’agit peut-être d’un choix de direction, mais sa performance est…prudente.

«Cuaron, we have a problem.»

Les faiblesses du film résident définitivement dans le scénario. On tente d’ignorer une panoplie de clichés qui testent, un à un, notre implication dans l’histoire. Et comme si le défi n’était pas assez grand, on assiste à une suite (une trilogie !) d’événements catastrophiques, chaque fois plus grave et important que le précédent.

Coups de cœur 

Les plans-séquences, la pause fœtus et la réplique «No hablo chino».

En résumé

On applaudit la technologie.

On salue le jeu de Sandra.

On ferme les yeux sur quelques passages du scénario.

It’s a wrap, JP.

Joyeuse Halloween

P.S. En cette journée d’Halloween, je vous laisse sur un extrait du film Hocus Pocus. Les soeurs Sanderson sont les meilleurs alliées pour cette journée! D’ailleurs, la version québécoise de notre enfance est si difficile à trouver…

Prisoners : Un labyrinthe à résoudre

25 Sep

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Deux disparitions. Deux familles. Un détective. Des suspects. Une justice.

Suffisamment de mots pour situer Prisoners et préserver vos réactions spontanées pour votre visionnement. (On adore les previews, mais des fois, ne rien savoir sur le film rend l’expérience encore plus intéressante.)

Drame d’enquête portant sur la disparition de deux fillettes, un genre plutôt difficile à révolutionner… Mais l’exploitation de Denis Villeneuve pour son premier film hollywoodien, permet à celui-ci de se distinguer. En effet, Prisoners n’a aucun «barreaux» dans les roues et se fait applaudir par les critiques.

Une dame bien pertinente m’a appris que nous nagions présentement dans un courant cinématographique naturaliste. Le jeu au naturel où les défauts des gentils sont dévoilés, mais aussi les qualités des méchants. Beaucoup plus représentatif de la vraie vie, non ? Nous sommes loin de The Good, the Bad and the Ugly. Ce qui laisse le spectateur se poser beaucoup plus de questions… Prisoners utilise cette façon de jouer. Et ses protagonistes nous offrent des performances poignantes, réelles, nuancées. 

Après seulement une dizaine de minutes, les spectateurs sont déjà installés devant une histoire positionnée, où l’on se met déjà en mode résolution, à la recherche de la vérité et de la justice, de la sortie du labyrinthe. Éthiquement, le film nous fait vivre plusieurs questionnements où l’on arrive mal à trancher sur ce qui est bien ou non, sur ce que nous ferions ou non…Comme pouvait laisser présager le titre, nous pouvons tous devenir prisonniers d’une colère, d’une douleur, d’une incompréhension…

Dans un décor gris de chez gris, reflet assez juste des portraits et des positions nuancés du film, Villeneuve nous manipule ingénieusement et nous rend fatigués…fatigués d’être autant sur le bout de son siège durant plus de deux heures ! Et il n’est pas le seul coupable : Hugh Jackman & Jake Gyllenhaal nous offrent des performances incroyablement précises. Comme tout le reste de la distribution d’ailleurs, une distribution «pare-balles». On sent déjà la statuette dorée…

 It’s a wrap! JP

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