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Entre cîmes et racines… le bonheur

13 Avr

J’ai passé un hiver de fou pendant lequel se déroulait la fête de mon amoureux. Comme nous manquions de temps pour nous retrouver à ce moment-là, je lui ai offert un week-end dans une yourte, à la Vallée-du-bras-du-Nord. J’avais bien hâte de vous parler de notre expérience ! Or, comble du malheur, la rivière qui borde la vallée a décidé de déborder le jour de notre départ.

Femme d’événementiel que je suis, mon homme et moi nous sommes revirés sur un 10 sous pour trouver un plan B. L’auto était déjà pleine de bagages, alors pas question de rester en ville. Deux heures plus tard, nous avions réservé quelque part dans les Cantons-de-l’est, pour un week-end en nature. L’entreprise d’écogîtes Entre cîmes et racines a été notre hôte pour ces trois jours et honnêtement, quel endroit merveilleux ! On pouvait lire sur leur site Web : « À une heure de Montréal, les 12 écogîtes favorisent la détente, l’évasion et un contact privilégié avec la nature. L’offre est une invitation à décrocher, se ressourcer en toute saison sur un domaine forestier de 175 âcres. ». Et honnêtement, y’a pas meilleure description.

L'amoureux en question, au top du Mont Chagnon

L’amoureux en question, au top du Mont Chagnon

Chassez l’ordinaire

Leur slogan, « Chassez l’ordinaire », décrit complètement l’épopée dans l’une de leurs chaleureuses cabanes. Nous avions choisis Le Forestier (le choix du fêté), la plus petite cabane, la plus rustique, mais la plus cute aussi. Dans cet habitacle d’à peu près 10 x 10 pieds, nous y retrouvions :

  • 1 poêle à bois
  • 1 lit deux-places à deux étages
  • 2 oreillers
  • 1 table à manger et ses 4 bancs
  • Une grande armoire
  • Un lavabo avec eau potable
  • Un coffre à bois
  • Tout le nécessaire pour cuisiner sur le poêle
  • Des chandeliers (pour la lumière, tsé)

Honnêtement, c’était tellement suffisant, beaucoup plus de choses que ce à quoi nous nous attendions. Tout près, une toilette sèche et surtout, un magnifique ruisseau et des cascades qu’on entendait, même réfugiés dans le cocon de chaleur que nous avions. Le bâtiment principal du site offre même la douche et de belles toilettes, 24h sur 24h. Rustique, mais pas trop 😉 Bien que nous ayons choisi cette cabane, 10 autres écogîtes sont présents sur le site, tous bien dissimulés les uns des autres pour assurer une intimité et un respect complet. D’ailleurs, ils ont un logis de type « hobbit » que tous rêvent d’essayer (ou c’est juste moi ?). Les maisons sont appelées écogîtes en raison de leur autonomie, mais aussi parce qu’elles produisent peu de déchet. Nous sommes d’ailleurs encouragés à recycler tout ce qui est possible, à ne rien jeter et même, à composter.

Vue sur notre cabane isolée dans les bois, autosuffisante!

Vue sur notre cabane isolée dans les bois, autosuffisante!

Sur place, une foule de sentiers pédestres sont accessibles pour petits et grands. D’ailleurs, on peut même y faire une mini-chasse aux trésors ! Plus loin sur le site, un labyrinthe géant s’y trouve également. Je dois avouer que nous avons fait le labyrinthe, mais qu’on ne l’a pas complété. Pour vrai, il était vraiment difficile là !

Le petit ruisseau qui borde la rustique demeure

Le petit ruisseau qui borde la rustique demeure

En journée, comme nous sommes fan de plein air, nous nous sommes bien préparé et sommes partis avec nos lunchs et nos gourdes à la conquête du Mont Chagnon qui surplombe les sentiers de l’Estrie. Entre cîmes et racines fournissent le laissez-passer pour la journée, gratuitement. Tout près se trouve également le Mont Orford qui donne aussi une belle vue sur les Cantons-de-l’Est.

Un séjour comme ça, c’était parfait pour se retrouver entre amoureux, se faire un bon souper, tranquillement, au rythme du feu. Lire un bon livre, jaser, dormir. Nous pensons y retourner parce qu’on veut essayer les autres habitations et aussi, sortir complètement de notre quotidien de temps à autre, ça fait un bien fou.

Coucher de soleil pour notre dernière soirée dans le paisible domaine de Entre cîmes et racines

Coucher de soleil pour notre dernière soirée dans le paisible domaine de Entre cîmes et racines

Bref, je vous le recommande tellement, si vous souhaitez un peu de calme pis pas de réseau wifi 😉

Laurie-louve xxx

De l’orgueil bien placé

21 Août

Je suis en vacances. Présentement, genre là là! C’est la semaine que j’attendais depuis un bout de temps, pour pouvoir vraiment décrocher. Et je l’ai fait! Des pop-up Facebook ici et là et l’ouverture de 2-3 courriels max, un record. Pour cette semaine-là, avec mon amoureux, on a décidé sur un coup de tête d’aller relever un défi. Pis moi les défis, j’aime beaucoup ça.

3 jours avant le vendredi-YAY-VACANCES, ledit amoureux me propose de partir en roadtrip puis d’aller monter une montagne. Jusque-là, plutôt chouette idée! Puis, il propose le Mont Washington, dans le New Hampshire. Cette toute petite montagne de 1916 mètres. 84 mètres de moins que deux kilomètres. Alors, moi, correct en forme, je dis « bonne idée! ». Et c’est ainsi que nous sommes partis, plus ou moins préparés, pour affronter la bête. Pas besoin de vous dire que mon angoisse montait au fur et à mesure qu’on se rapprochait de la White Moutains National Forest.

J’ai pensé vous parler de mon expérience pour vous inspirer à aller vous aussi relever les défis des montagnes, ça vaut le coup!

D’en bas, ça semblait pas si mal… Crédit : Laurie Couture

CONSEILS PRATIQUES

Ne monte pas une montagne qui le veut. En fait, c’est faux, tout le monde peut le faire. Cependant, quelques petits trucs vous éviteront de faire de ce moment un calvaire.

  • Amener beaucoup d’eau. Sur le chemin, quelques sources d’eau seront disponibles pour faire le plein et croyez-moi, vous le ferez. Vous n’avez peut-être pas l’impression que vous avez soif, mais c’est le cas. S’hydrater évitera de tomber plus tard;
  • De tes pieds, tu prendras soin. Oui, les ampoules sont quasi inévitables. Des paires de bas épais et confortables ainsi qu’une paire de rechange sont nécessaires. Également, j’ai vu quelques personnes monter en espadrilles de sport. Ça fait la job mais ce n’est pas optimal. Les grosses roches sont légion et vos New Balance de course tiendront difficilement votre cheville en place;
  • Ton corps est une machine. Et cette machine, elle a besoin de carburant. Des protéines et du sucre, c’est important pour s’assurer une descente ou la poursuite de la montée adéquates. Cannes de thon, pain, chocolat, fruits, fromage. De la nourriture facile à trainer!
  • La courtoisie c’est important. Plusieurs autres hikers seront sur la montagne et c’est important d’en prendre compte, de les saluer, de dire s’il y a une embûche plus loin, etc. J’ai trouvé la plupart des gens très sympathiques et ça ajoute à l’expérience globale!
  • Les pauses, ce n’est pas juste pour les faibles. C’est vraiment un exploit de monter une montagne sans jamais s’arrêter, parce que c’est déjà un exploit tout court. Ceci dit, prendre le temps de regarder autour de soi, d’admirer la magnifique vue et de respirer un bon coup pour mieux repartir ne va que vous permettre d’aller plus vite et d’en profiter davantage.
Vers la fin de la montée, la vue était imprenable Crédit : Laurie Couture

Vers la fin de la montée, la vue était imprenable
Crédit : Laurie Couture

MON EXPÉRIENCE

Dire que j’ai eu de la difficulté ne serait pas assez fort comme mot. Je pense que j’ai relevé le défi comme une grande grâce à une seule et unique chose : mon orgueil. Ce même orgueil qui me pousse à aller toujours plus loin. Mais le tout ne s’est pas fait sans chialer, oh que non! Nous avons emprunté la Tuckerman Ravine Trail, sur le versant Est de la montagne et j’avais l’impression de gravir un mur, rien de moins. De la base de celui-ci, le sentier n’est pas apparent et nous ne savions vraiment rien de ce qui nous attendait.

Le seul bémol c’est, paradoxalement, le sommet. Le nombre de touristes est impressionnant, pour la plupart montés en train ou en voiture. Ce n’est donc qu’un vaste parking rocailleux avec quelques tables ici et là. Ça n’a vraiment rien d’impressionnant! La vue est magnifique, certes, mais elle l’est tout autant un peu plus bas, les flashs d’appareil-photo en moins.

Ce qu'on est fier de nous! Crédit et main : Julien Gobeil-Proulx

Ce qu’on est fier de nous!
Crédit et main : Julien Gobeil-Proulx

J’ai adoré, malgré tout, cette journée. J’avais un sentiment de fierté indescriptible. La preuve, je suis allée me chercher de nouvelles bottes de randonnée dès le lendemain pour nos prochains week-ends de nouveaux randonneurs montagnards.

QUELQUES IDÉES

Au Québec, plusieurs monts sont disponibles pour un week-end de randonnée, jusqu’à tard cet automne.

  • Les Monts Valins, au Saguenay
  • Le Mont Albert, en Gaspésie
  • Les Hautes Gorges, à la Malbaie
  • Le Mont Wright, à Stoneham
  • Le Parc de la Jacques-Cartier, à Québec
  • Le Massif du Sud, à Saint-Magloire
  • Le Mont Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-Beaupré

J’aimerais beaucoup avoir vos commentaires sur vos différentes randonnées et je vous reviens sous peu avec mes prochaines expériences!

Laurie-Louve

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