Tag Archives: Guillaume Cyr

La fois où 8 devint un tout

17 Jan

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Fidèle à ma promesse d’assidument prendre part à divers rendez-vous culturels, et pour débuter l’année en beauté, j’ai renoué avec un vieil amour, le théâtre. Jeudi dernier, j’ai eu le bonheur d’assister à la nouvelle pièce de Mani Soleymanlou à la Place des Arts, 8.

 

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Source : Place des arts

8, c’est la fête. Une soirée où huit amis se retrouvent, échangent, s’inquiètent, dansent. Huit comédiens, hommes et femmes, pas de personnages, ils incarnent leur propre rôle. Tous habillés de noir, sans superflus ou décor imposant.

Huit humains attachants aux personnalités fortes et aux propos sentis. Certains discutent de leur quotidien, d’autres de rêves et d’idéaux. Le point commun? Tous sont tourmentés devant l’avenir insécurisant, déstabilisant et surtout effrayant que réserve un événement aux impacts bien réels. Une pièce tellement actuelle qu’on a l’impression qu’elle a été écrite la veille.

Composée de textes accessibles, la pièce de Mani Soleymanlou a réussi à combiner avec brio minimalisme et profondeur. Un mélange de rires francs et surtout fréquents et d’un goût amer provoqué par le rappel d’un monde qui compose malheureusement notre réalité.

8 regroupe pour la troisième fois cette talentueuse équipe de concepteurs et d’artistes. Tout comme dans ILS ÉTAIENT QUATRE et CINQ À SEPT, c’est l’identité de genre qui est mise à profit.

Une pièce qui promet de charmer même les moins adeptes.


Source | Place des Arts

 

8
Texte : Mani Soleymanlou, avec la collaboration des interprètes
Mise en scène : Mani Soleymanlou
Interprétation : Éric Bruneau, Guillaume Cyr, Kathleen Fortin, Julie Le Breton, Jean-Moïse Martin, Geneviève Schmidt, Emmanuel Schwartz, Mani Soleymanlou

Une création de Orange Noyée en coproduction avec la Place des Arts et le Théâtre français du CNA.

Pièce présentée à la à la Cinquième Salle de la Place des Arts du 10 au 28 janvier 2017.

 

Bonne découverte!

Pascale

 

 

 

 

 

 

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À voir à La Licorne

7 Avr

J’aime l’intimité que procure la petite salle de spectacle du Théâtre La Licorne. J’ai l’impression d’être dans le feu de l’action, de vivre les histoires avec les personnages et d’être un témoin privilégié de leurs émotions. Récemment, j’ai vu deux pièces qui m’ont fait rire aux éclats, et avec le printemps qui tarde à arriver, nul doute que ç’a fait du bien!

 

MIDSUMMER

Affiche MDSUMMER

Crédits photo: Théâtre La Licorne

Un coup de cœur pour cette pièce où se mêlent le jeu, les voix et les guitares.

Une histoire d’amour qui se passe à Édimbourg, la rencontre de deux solitudes, des textes et une musique qui mettent en lumière la complicité et le talent d’Isabelle Blais et de Pierre-Luc Brillant.

C’est drôle, c’est touchant, la musique est belle : tous les ingrédients y sont.

La pièce est présentée jusqu’au 14 avril, à ne pas manquer!

Production: La Manufacture.

Ils étaient quatre

Affiche Ils étaient quatre

Crédits photo: Théâtre La Licorne

Quatre gars dans la trentaine qui nous parle de sexe, de relations, du fait de vieillir et d’amour le temps d’une soirée bien arrosée.

Une pièce drôle, punchée et rythmée.

Rien d’autre sur scène que quatre personnages (Éric Bruneau, Guillaume Cyr, Jean-Moïse Martin et Mani Soleymanlou) qui nous partagent leurs points de vue de gars bien différents.

On a l’impression d’y être à ce fameux party et de la vivre nous aussi cette déchéance au fur et à mesure qu’ils nous racontent le cours de la soirée.

La pièce était présentée du 9 mars au 3 avril 2015. En espérant qu’il y aura des supplémentaires!

Production: Orange Noyée.

 

Tous les détails sur le site Web du Théâtre La Licorne.

Avez-vous vous aussi une salle coup de coeur?

Michèle

Louis Cyr, l’homme le plus fort du monde: un film qui soulève les foules !

20 Juil

ImageSur nos écrans depuis le 12 juillet dernier, le film Louis Cyr : l’homme le plus fort du monde, du réalisateur Daniel Roby (Funkytown) se hisse au sommet de sa force ! Avec un budget de plus de 8 millions $, le long métrage sur la figure légendaire de notre patrimoine national est un véritable bijou québécois.

 «Gagner le salaire de 2, travailler pour 3 et manger pour 10.»

 La barre était haute lourde pour rendre justice aux exploits incroyables de ce Samson. Le spectateur ne peut qu’être propulsé dans cet univers inconnu d’hommes forts où l’on embarque vraiment rapidement. On force et on grimace avec l’acteur principal du film, Antoine Bertrand, à chaque instant (regarder vos voisins de siège dans la salle se plisser le front et les lèvres par empathie).

 Le récit se concentre sur les exploits du phénomène de force, Louis Cyr, en retraçant les différentes époques de sa carrière. Quitter le Massachussetts, s’arrêter à Montréal, s’installer à St-Jean-de Matha et tenter l’Europe. Gravitent à ses cotés, sa jolie femme Mélina (Rose-Maïté Erkoreka) et son fidèle protégé Horace Barré (Guillaume Cyr).

Le réalisateur et les scénaristes ont choisi d’exploiter les différentes facettes de l’homme fort, qui était avant tout un homme avec ses forces (!) et ses faiblesses. À une époque où les journalistes n’avaient que crayon à mine et calepin comme outils de travail, lancer une carrière demandait beaucoup de fougue et de bons contacts.

La période historique est bien dépeinte à travers la scénographie, les costumes et le son saccadé du violoncelle de Jorane, qui a composé la musique à saveur traditionnellement québécoise pour le film. Charmant, approprié, enlevant.

 Antoine Bertrand (C.A, Les enfants de la télé), véritable poids lourd du film et de sa génération d’acteurs, nous offre une performance remplie de nuances, mais surtout de vérité. «People want the truth», dit Louis Cyr dans le film. Une interprétation vraie et touchante. Certaines scènes (comme celle avec le tirage des chevaux) donnent froid dans le dos.

 Guillaume Cyr (La Galère), campe avec brio, le protégé et fidèle ami de Cyr, Horace Barré. Un colosse qui possède lui aussi beaucoup de force, mais moins de cœur et de colonne que son mentor. L’histoire du film se vit à travers sa narration.

Rose-Maïté Erkoreka (Une grenade avec ça) nous offre une livraison exceptionnelle de la femme dévouée et aimante de l’homme fort. À travers ses yeux et son regard, elle nous fait vivre chaque moment, bon ou moins bon, du couple.

On peut également apprécier les présences des comédiens chevronnés Gilbert Sicotte (Fortier) & Gil Bellows (Ally McBeal), deux businessmen, également promoteurs de l’homme aux records incontestés et incontestables.

 «Il ne savait pas écrire, mais il venait de réécrire l’histoire avec ses records.»

 Le film ne nous épargne pas les déceptions et les trahisons de ce business, proche cousin du cirque. «Réconfort» n’enveloppe pas toujours «fort»…L’orgueil et la vulnérabilité de Louis Cyr se manifestent à travers son analphabétisme et son manque de culture.  Au final, on réalise que c’est sa grande force de caractère qui lui permet d’accéder à cette incroyable force physique.

 Fait cocasse : le film aurait dû s’appeler «Cyprien-Noé Cyr : l’homme le plus fort au monde…» puisqu’il s’agit du vrai prénom de la légende.

 Je vous mets au défi d’aller voir ce film au cinéma.

Et sachez que les hommes forts comme Louis Cyr ne refusent jamais aucun défi…

 It’s a wrap ! JP.

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