Tag Archives: Écosse

Écosse, la belle

14 Août

Il y a les voyages de dernière minute, ceux que l’on planifie depuis longtemps, ceux dont on rêve et ceux que l’on reporte en se disant «un jour…». Pour mon homme et moi, l’Écosse était un endroit à visiter depuis longtemps, il entrait cependant dans la catégorie « un jour », privilégiant d’autres destinations puisque nous avions catégorisé ce voyage dans le « à faire avec enfant ». L’enfant étant désormais des nôtres, c’était donc le moment idéal pour découvrir les grands espaces au nord du Royaume-Uni.

Nous avons donc mis le cap vers Cullen, charmant village bordé par la mer du Nord accompagné de bébé et de quelques membres de ma famille, donnant à ce voyage un aspect de gang. La famille de mon homme ayant souvent visité la région, nous étions bien au fait de ce qu’il y avait à voir, à faire, à manger, en plus d’avoir la chance de loger dans une charmante demeure, empreinte de l’histoire de ceux qui y ont habité.

Nous avions souvent rêvé des grands espaces, des falaises près de la mer, de la beauté des Highlands, des moutons bien tranquilles dans les champs, des ruines de château chargées d’histoire… à ce niveau, l’Écosse ne nous as pas déçus, bien au contraire. C’est d’ailleurs là la grande beauté de ce pays, la seule balade en voiture (une mention spéciale à l’homme qui a su adapter sa conduite à travers les routes dans le sens inverse, demandant à son cerveau de déconstruire ses habitudes!) de l’aéroport jusqu’à Cullen m’avait déjà démontré une grande partie de la beauté écossaise; le vert y est plus vert, les champs d’orge plus dorés et les moutons plus… nombreux!

Remis du décalage horaire et de la fatigue du voyage, nous avons créé un itinéraire en respectant les intérêts de chacun. La particularité de notre séjour, c’est qu’à l’exception d’une escapade en train jusqu’à Édimbourg au milieu de la quinzaine écossaise, nous devions retourner chaque soir à « Craigmar », le nom de la maison (à Cullen, la plupart des maisons ont des noms). Il nous fallait donc user de stratégie pour éviter de passer les journées complètes en voiture et profiter au maximum (avec un petit humain de 18 mois) de ce beau pays du nord. C’est donc en six points que je détaille mes incontournables écossais.

IMG_4044

Les Highlands: l’amour des grands espaces y est totalement comblé, les montagnes qui s’alignent, l’impression d’une perte de vue de beauté. Les vallées, les lochs et les moutons semblent ralentir le temps. L’air y est différent, pur. Malgré les routes à mon avis un peu périlleuses, l’aventure vaut la peine, ne serait-ce que pour entendre le Jacobite (le célèbre train d’Harry Potter) siffler dans les montagnes avant de franchir le viaduc de Glenfinnan (nous avons manqué ce moment de quelques minutes, cette occasion ratée nous a tout de même permis de monter dans le fameux train). Le loch Ness est aussi un incontournable touristique, il n’est cependant pas plus beau que d’autres lacs des Highlands, il vaut tout de même le détour si vous avez la chance d’y apercevoir Nessie. À la porte des Highlands, on trouve Inverness, une ville agréable à marcher, petites boutiques et décors grandioses.

Les distilleries: Cullen se trouve sur la route du whisky: peu importe la route à prendre pour sortir du village, c’est par dizaine qu’on les croise. N’étant pas une grande connaisseuse de cette boisson, j’ai tout de même eu un grand plaisir à découvrir le processus de fabrication, tout en tradition, en histoire et même en poésie. La série d’alambics et l’entrepôt sombre rempli de tonneaux de la distillerie Glennfiddich valaient vraiment la découverte, l’odeur ambiante particulière et la dégustation finale furent un moment fort de l’épopée.

Les châteaux: nous ramenant dans le temps, racontant un bout d’Histoire avec un grand « H », les châteaux, ou plus souvent ruines de châteaux, sont très nombreux. Impossible de tous les visiter et également inutile à mon humble avis puisque plusieurs ruines se valent, nous avons tout de même sélectionné certain d’entre eux sur notre itinéraire. Dunnotard Castle fut pour moi un coup de cœur. Ayant passé à côté de l’entrée principale par mégarde, nous avons dû faire une agréable randonnée de plusieurs minutes le long des falaises abruptes pour découvrir ce mythique château dressé sur un piton rocheux au-dessus de la mer (déchaînée cette journée-là). L’histoire des joyaux de la couronne s’y rattachant, ainsi que les dramatiques évènements liés à l’épopée de William Wallace rendent l’endroit plus qu’impressionnant.

Les terrains de golf: n’étant pas une joueuse et ignorant pratiquement tout de ce sport, j’ai tout de même apprécié les nombreux et splendides terrains se trouvant sur le territoire écossais. Les premiers terrains de golf de l’histoire s’y trouvent d’ailleurs, dont le mythique Ancient Golf Club of St Andrews. Un des membres de notre groupe de voyage étant joueur et passionné, cette visite était un incontournable. Au-delà du terrain de golf qui est en outre magnifique et historique, la plage et la ville sont de toute beauté. Visuellement, c’est par contre le golf de StoneHeaven qui m’a le plus impressionnée, niché au sommet des falaises bordant la mer, j’imagine qu’y claquer quelques balles doit être un moment hors du commun, ma faible connaissance en la matière limite par contre mon opinion à une impression.

Cachemire, laine et mouton: Si je cumule chacun des moutons que j’ai vus dans ma vie, en plus de ceux que j’ai comptés pour m’endormir, je n’arrive pas au nombre de ceux qui ont croisé notre chemin en Écosse. Des champs parsemés de petites taches blanches et quelques fois noires, c’est le paysage commun sur les routes. Qui dit mouton dit donc laine, et cachemire. J’ai adoré les nombreuses boutiques de lainage, les tartans et l’histoire des clans derrière chacun de ces carreautés. Dorénavant, lors de mes voyages, je tente de ramener très peu de souvenirs, seulement quelque chose de très significatif et utile. J’ai jeté cette fois-ci mon dévolu sur une magnifique écharpe de cachemire de Jonhston of Elgin, un réputé fabricant Écossais de ce type de lainage. On se doit par contre d’être prudent, de nombreuses boutiques touristiques tentent de vendre un semblant de cachemire qui n’a d’écossais que le motif.

Édimbourg: l’impératrice du Nord mérite pleinement son surnom, elle est splendide et grandiose. Dès la sortie de la gare, c’est les yeux vers le ciel qu’on la contemple. Le château qui la surplombe, les ruelles en pavé, la vieille ville séparée par la gare de la nouvelle ville, les boutiques, les joueurs de cornemuse, les pubs à chaque coin de rue, Édimbourg est vivante. À la sortie des quartiers touristiques, on retrouve de fabuleux petits jardins, devant chaque maison, la grande majorité magnifiquement entretenues et là est toute la beauté. J’ai beaucoup envié ces petits coins de verdure, remplis de rosiers et bordés de haies minutieusement taillées. Édimbourg, c’est aussi l’histoire et les musées (tous gratuits en Écosse, quelle idée formidable!). Bref, du pur amour pour cette belle ville que j’aurais explorée avec plaisir encore quelques jours.

Ce fut un voyage de découverte et d’émerveillement, un voyage à un rythme tout autre que notre habitude (bébé et membres du groupe obligent), mais très ressourçant. Mon homme rêvait de l’Écosse depuis longtemps, et ces quelques jours lui ont permis de découvrir à son tour une partie de sa propre famille, d’une histoire qu’il avait souvent entendue. Cette liste est bien personnelle de ce qu’il y a a à découvrir et à faire, l’Écosse c’est la marche, mais aussi la pluie, c’est le Haggis (mets traditionnel d’abat) et beaucoup de crème glacée (un beau contraste avec la température), c’est les petites routes, mais les grandes étendues, la ville et la mer. L’Écosse, c’est surtout un retour dans l’Histoire, de grandes respirations de cet air merveilleux et un petit scotch avec le coucher du soleil très tardif.

Un nouveau voyage, une nouvelle histoire d’amour.

Mariève

Le chardon et le tartan: Wild and sexy!

3 Fév

Bonne année 2014 à tous!!!…Bon, ceci étant dit passons aux choses sérieuses: la Saint-Valentin approche. Or, qui dit fête de l’amour dit livre romantique. Je vous ai déjà fait part de mon petit plaisir coupable pour les romans historiques un peu kétaines dans mon billet sur le livre Tatiana. Par souci de continuité, je me suis dis que ce serait bien de parler du champion, selon moi, de cette catégorie de littérature: Le chardon et le tartan de Diana gabaldon. OH QUE OUI! Mesdames, après avoir lu ça je vous garantie que vous allez rêver de vous faire enlever par un écossais en kilt et peu sale chevauchant les Highlands au XVIIIe siècle.

On appelle ça un livre qui a du vécu!

On appelle ça un livre qui a du vécu!

Résumer

Où: petite bourgade est Highlands (Écosse), 1945.
Qui: Claire Randall et son époux, Frank.
Pourquoi: voyage de retrouvailles/ deuxième lune de miel post Deuxième Guerre mondiale.

Claire et Frank, petit couple anglais sans histoire, filent le parfait bonheur et se retrouvent après six ans de séparation à cause de la guerre. Lui est historien et se passionne pour la généalogie de sa famille. Elle est infirmière et se passionne pour l’herboristerie. Tout se passe bien jusqu’au jour où Claire trouve un tas de grosses roches, style Stonehenge,) sur le sommet d’une colline et se fait aspirer par les roches le jour de la Beltane (fête druidique).

Où: Highlands (Écosse), 1783 (?)
Qui: Claire Randall, des Écossais virils et poilus
Pourquoi: aspirée dans un genre de vortex temporel

Notre héroïne se retrouve captive d’un laird écossais très puissant (après quelques rebondissements, évidemment) et doit trouver un moyen de retourner au tas de pierres, style Stonehenge, afin de retourner à son époque et rejoindre son mari. Son plan aurait peut-être fonctionné si elle n’était pas obligée de marier un jeune (et joli) écossais hors la loi afin de sauver sa peau. En effet, elle est recherchée par la milice anglaise qui est persuadée qu’elle est une espionne. Claire est donc prise dans une série d’aventures et tombera franchement sous le charme de son nouveau mari. Décidera-t-elle de rester avec lui?

Image 11

La photo est mal cadrée, mais j’ai pas pu m’en empêcher

On aime:

– La reconstruction historique.  Une grande partie du livre illustre des journées du quotidien. C’est une moyenne brique et cela donne le temps à l’auteure de vraiment nous expliquer comme les gens vivaient à cette époque.

– Les intrigues politiques., car au XVIIIe siècle, l’Écosse et l’Angleterre sont en plein conflit, et ça donne bien du piquant à l’histoire.

– Le petit côté invraisemblable de l’histoire. Personnellement, je trouve que ça ajoute au côté romantique de toute la patente.

DSC00504

Le château d’Édimbourg

C’est sexy parce que: 

– Ce n’est que passion dévorante ce roman!

– Il y a quelque chose de vraiment romantique dans la campagne écossaise.  Avec ses falaises, son gazon vert fluo et sa brume énigmatique….

– Secrètement on rêve toutes de revenir au temps des princes et des princesses vivant dans un château…haha!

Bonne lecture!

Camille xxx

Édimbourg, je t’aime bin.

26 Juil
542862_10151312611830911_1953924459_n

Edimbourg vu du Arthur’s Seat ©MaximeBertrand-Gagne

Aujourd’hui, on va s’entendre sur quelque chose, ce billet sera plein d’opinions.

Je vous parle de ma deuxième maison, la ville d’Édimbourg en Écosse où j’ai habité pendant 5 mois. Une ville que j’oserais qualifier de plus-belle-ville-que-j’ai-vu-depuis-le-début-de-ma-toute-petite-carrière-de-voyageuse-temps-partiel.

Reste qu’il y a une raison pour laquelle je me lance dans ce billet voyage. Au mois d’août a lieu le Edinburgh Festival qui attire plus de 500 000 visiteurs. Si je vous dis que la population d’Édimbourg est environ la même que celle de la ville de Québec, le calcul est rapide, c’est donc dire que la population de la ville écossaise double pendant un mois complet. Y’a du monde en ville! (Déjà que la fin de semaine, peu importe le temps de l’année, la « Sainte-Catherine écossaise » a.k.a Princes Street est pas « marchable », je ne m’imagine pas en août en plein festival. Bref.)

Malheureusement, je n’ai pas vécu ce mois d’août en Écosse, j’y étais pendant l’hiver, mais j’ai tout de même vécu 5 mois où des Écossais me disaient dans un anglais pas possible quelque chose qui sonnait comme « Bin voyons que tu restes pas pour le mois d’août!!! »

Trêve d’introduction, qu’est-ce que c’est que ce festival?

En fait, il y a deux festivals qui se côtoient. Le Edinburgh International Festival (9 août au 1er septembre) et le Edinburgh Festival Fringe (2 au 26 août). Ce dernier est un peu le même concept que le Festival Off de Québec, il a été créé en marge du gros festival qui existe depuis 1947 (créé pour égayer la période après-guerre) et son but était de présenter des artistes moins connus. Néanmoins, il a été victime de son succès et depuis environ 10 ans sa popularité a pratiquement dépassé celle de l’International Festival.

Le Edinburgh Festival est connu comme le plus grand festival artistique au monde où se côtoient théâtre, danse, musique, art de la rue, humour, expositions pendant 25 jours…  C’est en tout plus de 2 500 spectacles de plus d’une quarantaine de pays différents.

©KaryanFT

Château d’Édimbourg ©KaryanFT

Par exemple cette année dans la programmation du Edinburgh International Festival on revisite l’œuvre du dramaturge irlandais, Samuel Beckett; on pourra assister à des performances du compositeur américain Philip Glass; une compagnie new-yorkaise présentera Hamlet; une exposition portera sur Leonardo da Vinci… et j’en passe!

Le tout est clos par un immense feu d’artifice présenté au château d’Édimbourg (l’équivalent de Poudlard).

Outre, les festivals du mois d’août, Édimbourg est aussi une ville magnifique, remplie d’histoire et, surtout, hantée (« The most haunted city in the world », on arrêtait pas de me le répéter). C’est aussi la ville des mille et un cimetières et joueurs de cornemuse. J’espère que vous vous laisserez tenter lors d’un prochain voyage! (Les Highlands écossais sont à ne pas manquer également.)

Highlands ©KaryanFT

J’arrête ici, sinon ce billet serait sans fin…

Vous pouvez toujours allez voir ces 11 faits sur Édimbourg, ça me fait bien rire!

Pour plus de détails :

https://www.edfringe.com/

http://www.eif.co.uk/

Cheers!

Karyan

%d blogueurs aiment cette page :