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Le maître des illusions

19 Oct

Il y a un petit bout temps, je vous présentais le dernier livre de Donna Tartt, Le Chardonnet que j’avais absolument adoré. Or, aujourd’hui je vais vous parler de son grand frère: Le maître des illusions que j’ai encore plus aimé. Bon, sûrement que quelques-uns vont me dire qu’un roman sorti il y a plus de vingt ans ne consiste pas en une nouvelle en soi. Mais il faut comprendre que lorsque j’ai acheté ce livre au Archambault il y avait une promotion 2 pour 25 $ et que franchement, je ne m’attendais à rien. Donc vous voyez sûrement où je m’en vais avec ce billet: c’est un livre incroyable dont je devais absolument vous partager et si vous aimez le style mystère/suspense vous allez apprécier!

Résumé

Richard vient d’un milieu pauvre de la Californie. Ses parents sont propriétaires d’une station-service, et pour eux, la vie de leur fils est toute tracée: il doit travailler dans l’entreprise familiale et voilà! Mais Richard voit les choses différemment. Pour lui il est très important de changer de milieu social et de se démarquer. Cette volonté devient si grande qu’il décide de s’inscrire dans une université privée de la côte est. Arrivé là-bas, il compte continuer ses études en grec ancien, mais n’entre pas qui veut dans ce programme à l’université d’Hampden. Seulement six étudiants ont droit à l’enseignement de l’illustre Julian. Qu’est-ce que ce groupe élitiste et fermé peut bien avoir de si spécial? Et surtout, qu’est-ce qu’ils peuvent bien cacher à leur nouveau camarade de classe?

Personnages 

Richard: jeune universitaire à la recherche de nouvelles expériences. Il souhaite devenir quelqu’un et tente d’y parvenir en faisant des études supérieures. Boursier, le milieu Université de Hampden le fait toutefois paraître comme un parvenu provincial.

Henri: l’étudiant le plus brillant de la classe de grec ancien. Un homme de type très cérébral qui passe des heures à lire et qui est plus intéressé par ce qui se passe dans les livres et dans la grande Histoire de l’humanité, que par les événements qui se déroulent sous yeux.

Bunny: c’est l’obligation qui a emmené Bunny à faire des études et le fait que sa famille en ait les moyens financiers. Il passe plus de temps à manger, boire et s’assurer que les autres font les choses à sa place qu’à réellement faire quelque chose de sa vie.

On aime

  • Le fait que l’auteure révèle le ton de son roman dès le début. Elle nous choque en partant et nous invite à découvrir toutes les ficelles de son histoire.
  • Le fait que Richard ne soit pas un héros typique. Il n’est jamais question de justifier ou de magnifier les événements. Il narre le tout avec détachement…ce qui rend le tout encore plus flippant!
  • La progression de l’histoire. Dans la première partie, l’auteure démystifie la situation et dans la deuxième, elle nous présente les conséquences des événements de la première partie.

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

Le Chardonneret: violence, drogue, antiquités et Rock’n Roll

22 Mar

Je ne pense pas avoir eu autant de remarques sur ce que je lis…que lorsque j’ai lu Le Chardonneret de Donna Tartt. Pourquoi? Parce que cette brique fait environ 800 pages et pèse un tonne et demi (j’exagère presque pas). Tout le monde a fait une remarque: mon médecin, mes profs, le chauffeur d’autobus, mes collègues, le gentil monsieur qui m’a ouvert la porte de chez Zone sur Cartier parce que je faisais pitié avec mon gros livre dans ma main, la madame assise dans l’autobus à côté de moi qui cachait sa copie de Fifty shades of grey dans un étui en cuire pour que personne ne remarque ses choix littéraires, nomme-les, alouette, etc. Et pour ceux qui se posent la question, oui ça vaut la peine de trimbaler ce monstre-là partout. Non seulement c’est bien écrit, mais l’histoire est si bien conduite qu’on passe au travers sans même s’en rendre compte.

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Résumé

L’histoire commence par la fin. On ouvre le livre sur une situation incongrue qui nous présente le personnage principal sous un drôle de jour. En effet, Théo, le protagoniste, est enfermé dans une chambre d’hôtel à Amsterdam depuis près d’une semaine et semble complètement perdu et paranoïaque. Pourquoi? Comment? Ce sont les deux questions qu’on se pose dès qu’on a terminé le premier chapitre. Or, c’est justement l’histoire qui nous est racontée dans ce roman. L’auteure nous ramène à l’enfance de Théo, le faisant grandir et évoluer sous nos yeux pour qu’on puisse enfin retourner dans la chambre d’hôtel à Amsterdam et enfin voir et comprendre le dénouement de l’histoire.

Personnages

Théodore Decker: héros du roman, il est profondément traumatisé par la mort de sa mère, puis par celle de son père deux ans plus tard, le laissant orphelin à l’âge de 15 ans.

Hobie: vieil antiquaire à la personnalité à la fois naïve et déterminée. Il est celui qui sauvera Théo…à plusieurs reprises.

Les Barbour: les membres de la famille Barbour sont omniprésents tout au long du livre. Ils sont à la fois ceux qui vont aider Théo à s’en sortir et ceux qui vont le marginaliser.

Boris: meilleur ami de Théo au passé unique et inquétant. Il correspond en tout point à l’idée qu’on se fait d’un petit voyou rudement mis à l’épreuve par la vie.

Parents de Théo: ces derniers ne s’entendent pas. À tel point qu’on se demande comment ils ont pu se marier et faire un enfant. Théo en vient à immortaliser sa mère et à détester son père.

On aime:

– Le fait que l’auteure ait pris le temps de bien expliquer la vie de Théodore.  Je ne suis pas certaine que sans toutes les informations qui nous sont données dans ce livre, on comprendrait réellement ce qui se passe dans la tête du personnage principal à la fin du roman.

– Le personnage de Hobie. Il est franchement attachant dans sa manière d’être et dans la façon dont il se comporte avec les gens.

– L’Art et les vieux meubles! L’univers de ce roman tourne autour de la musique, de la peinture et des antiquités et ça donne un côté beau et unique à une histoire parfois bien glauque.

Petit bémol?

C’est pas sexy du tout. En fait, par bout ça fait même un peu grincer des dents. MAIS ça n’enlève rien à ce best seller qui, je le dis haut et fort, mérite absolument les nombreuses critiques incroyables et positives qu’il a reçu.

Bonne lecture!

Camille xxx

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