Tag Archives: créativité

Petit guide de survie pour journées improductives

17 Août

Tous ceux qui font un travail de nature intellectuelle savent à quel point il peut parfois être difficile de gérer les caprices du mental.

Et en ce qui me concerne, mon mental n’est jamais aussi capricieux que pendant la saison chaude. Dès que le mercure dépasse les 27 degrés, mon cœur se met à pomper comme un fou, mon corps devient tout mou et mon cerveau se met à off. Vous l’aurez compris : je tolère très mal la chaleur. Remarque, cette année, j’ai eu de la chance. La chaleur intense s’étant faite plutôt rare, mes épisodes de mollesse intellectuelle et physique ont été somme toute sporadiques.

Toujours est-il qu’il y en a eu, de ces journées où j’ai fait le mollusque à mon poste de travail, attendant vainement qu’une brise fraîche s’infiltre par la fenêtre et me revigore les sens. La recette magique pour remédier à une telle situation? Il n’y en a pas vraiment, mais en voici une qui a fait ses preuves.

Accepter la situation

Aussi rudimentaire puisse-t-elle paraître, cette première étape est essentielle. Faire preuve d’indulgence envers soi-même est extrêmement important pour retrouver l’inspiration, la motivation, la créativité, ou peu importe la qualité ou la vertu dont on a besoin pour faire ce qu’on a à faire. Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, il est souvent plus facile de se flageller que de se traiter avec bienveillance et compassion. Sois ton meilleur ami, qu’ils disaient. Plus facile à dire qu’à faire, mais on y travaille.

Se lever

Tous les spécialistes du sommeil le disent : rien ne sert de rester étendu dans son lit à faire le bacon lorsqu’on souffre d’insomnie. De la même façon, il est inutile de rester assis devant son ordi lorsqu’on est atteint du syndrome de la page blanche. Tu fixes l’écran depuis une demi-heure et rien ne te vient à l’esprit à part cette fameuse recette de rigatonis que tu aimerais bien faire pour souper? Lève-toi et marche. Il a d’ailleurs été démontré que marcher stimule la créativité. Si tu as la chance d’être travailleur autonome ou de travailler de la maison, sors les poubelles ou lance une brassée de lavage. Personnellement, je ne compte plus le nombre d’éclairs de génie que j’ai eus alors que j’étais penchée au-dessus de mon panier à linge, en train de séparer le noir du blanc. Si tu travailles en entreprise, tu peux toujours aller poser directement une question à un collègue au lieu de lui envoyer un courriel, ou encore faire un détour par la machine à café.

Crédit : Giphy

Revoir l’échéancier

Que ton épisode de non-productivité dure une heure ou une semaine, il te faudra inévitablement revoir ton échéancier. C’est à ce moment-là qu’il faudra distinguer les projets prioritaires de ceux qui peuvent être repoussés et, parfois, consentir à faire une croix sur certaines activités, comme cette fameuse sortie au musée que tu avais prévue depuis des semaines. Ben oui. Ça fait partie de la game, comme on dit.

Faire le point

Ça y est, tu t’en es sorti. Tu as retrouvé ton énergie, tes projets sont bouclés; tout va pour le mieux. Maintenant, la question à se poser est la suivante : pourquoi est-ce arrivé? Il se peut très bien que la cause d’une journée improductive soit aussi banale qu’une mauvaise nuit de sommeil ou un taux d’humidité trop élevé. Dans ce cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Toutefois, si la situation devient récurrente, il faudra investiguer davantage et, surtout, se poser les bonnes questions. Est-ce que je mange bien? Est-ce que je bouge assez? Comment se portent ma santé physique et ma santé mentale? Est-ce que je devrais apporter des changements à ma routine de travail? Il pourra être pertinent, par exemple, de chercher à cibler ses pics de productivité, ou ce qu’un de mes profs d’université appelait ses « heures intelligentes ». Pour ma part, j’ai remarqué que mes ressources mentales sont souvent mobilisées en fin d’après-midi ou en début de soirée. À l’inverse, il est inutile de me demander de faire quoi que ce soit de productif avant 10 h le matin; à ce moment-là, je ne suis bonne à rien. La connaissance de soi joue ici un rôle fondamental. Après tout, il n’y aura jamais de meilleure routine que celle que tu auras créée de toutes pièces en fonction de tes besoins particuliers. ♥

Jenny xx

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Rallye Insta : une course aux photos enlevante

11 Mar

Je m’ennuie parfois de la vie d’étudiante et de sa période très intense de fin de session: les nuits courtes, les travaux d’équipe interminables, l’abus de caféine, le port constant du jogging et de la toque sur la tête…

Rallye Insta

Crédits photo: page Facebook Rallye Instagram

J’ai participé à la 10e édition du Rallye Instagram il y a trois semaines, et avec le boulot temps plein, j’ai retrouvé un peu ce feeling de « Oh mon dieu, on y arrivera pas ». La 10e édition du Rallye se tenait du 13 au 21 février 2016.

En équipe de deux (30 équipes au total), les participants doivent prendre 30 photos en 9 jours selon 30 catégories. Les photos doivent se prendre avec un appareil mobile et être publiées instantanément sur la plateforme Instagram. Les applications de filtres sont permises.

Des catégories originales (et qui demandent de se creuser le coco pas mal) telles que Mise en abyme, À la manière de Xavier Dolan, Food Art, David Bowie, Murad Osmann, Devine c’est quoi la série télé…

Vous pouvez voir toutes les photos prises par les trente équipes sur le site Web du Rallye ou sur Instagram avec le #rallyeinsta10.

 

De voir les photos des autres équipes en temps réel cause un petit stress additionnel, d’une part parce que les participants prennent des photos d’une qualité impressionnante et hyper créatives (ma partner et moi avons d’ailleurs failli abandonner lorsque nous avons vu les premières photos publiées), et d’autre part parce que tu crois avoir eu l’idée du siècle et pouf! Une autre équipe publie exactement ce que tu avais en tête! Retour au brainstorm.

On est super fières d’avoir réussi le défi et on a eu ô combien de plaisir et de fou rires à courir partout avec nos cellulaires et à échafauder des mises en scène.

Une soirée de remise de prix aura lieu le 24 mars.

Amateurs de photos et d’Instagram, ce concours est pour vous. Surveillez la prochaine édition!

Michèle

 

Y’à du talent au Québec, surtout au CTCM!

13 Juin

C’est hier qu’avait lieu le vernissage des finissantes  du Centre des Textiles Contemporain de Montréal. J’ai eu le plaisir d’assister à l’événement et d’y faire la découverte d’artistes de talent.

 

 

Mais qui sont ces artistes?

Suzie Viot:

Originaire de la ville de Lyon, grande capitale de textile, c’est à Montréal que cette ancienne bibliothécaire a décidé d’ étudier la construction textile. Comme projet de fin d’études, Suzie crée la collection Tracés, une série de sacs urbains et ergonomiques. Inspirée par la nature, la créatrice tisse chacun des items un peu à la manière d’un peintre reproduisant un paysage. Je dois dire qu’après les avoir essayé, on sent le travail et l’étude qui a été fait pour le confort et l’ergonomie. Bravo!

Suzie Viot

 

Eva Portelance:

Cette jeune virtuose est la benjamine des finissantes cette année. Ayant grandit dans la ville de Montréal, Eva a de puissantes convictions écologiques. Aimant travailler de ses mains, l’artiste fait du tricot et de la teinture naturelle. Elle nous propose une collection de vêtements se voulant à la fois des objets d’art. Je dois dire que c’est réussi!

Eva Portelance

 

Mitsouko Thériault:

D’abord diplômée en art plastique et médiatique ainsi qu’en scénographie et en dramaturgie, l’artiste développe une série de couvertures pour enfant. La géométrie minimale et la palette de couleur tout droit sortie des années 90 sont tirées de sa propre enfance. En plus d’être utiles, elles sont ludiques et A-DO-RABLE! Coup de cœur pour son affiche et la mise en scène de son exposition.

Mitsouko Thériault

 

Julie Lambert:

Éprouvant un intérêt particulier pour le textile, cette diplômée en Studio arts de l’Université Concordia décide de parfaire son savoir-faire en construction textile au CTCM. Aussi étonnant que ça puisse paraître, son matériel de prédilection est le papier, qu’elle tisse, froisse et assemble. Le résultat est magistral, les œuvres, impressionnantes.

-13

 

Isabelle Hayes:

Après un très long voyage, Isabelle, originaire de Joliette, a décidé de retourner à ce qu’elle appelle «ses premiers amours de créations»: le textile. Pour sa première collection, elle présente une série de jupe, inspirée par la géologie, une autre de ses passions d’enfance! La modeuse en moi craque littéralement pour cette collection
de jupes dont se dégagent à la fois une grande force et une belle féminité.

Isabelle Hayes

Les photos de cet article dévoilent volontairement très peu les œuvres!

Je vous invite à visiter le site Internet

de chacune des créatrices ou encore mieux, visiter l’exposition!

Parce qu’en textile, il faut toucher pour comprendre.

L’exposition Valeur Ajoutée prend place à la galerie TRAMES du Centre des textiles contemporains de Montréal du 12  au 28 juin 2013. Je vous invite à admirer et savourer des œuvres témoignant d’un grand savoir faire ou simplement à découvrir des créatrices talentueuses si vous n’êtes pas initiés à la construction textile. Accessible du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h 30. Fermé le 24 juin.

Encore une fois, bravo les filles, et merci de partager votre génie créatif avec nous!

Véro Ovando

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