Tag Archives: Création

La violence, c’est comme le sucre

13 Déc

«J’comprends pas Donald Trump.»
«J’comprends pas mon voisin.»
«J’comprends pas les radios-poubelles de Québec.»
«J’comprends pas pourquoi les gens vont dans des cliniques in vitro, alors qu’ils pourraient adopter.»
«J’comprends pas les filles!»

[…]

«La violence, c’est comme le sucre : t’as beau faire attention à ce que tu manges, il y en a partout.»

15326267_1301204469941238_3971342263109596040_o.jpg

Conception graphique: Marilou Bois

ENTRE AUTRES
Création des finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec

MISE EN SCÈNE : Alexandre Fecteau
INTERPRÉTATION : Laura Amar, Marianne Bluteau, Étienne D’Anjou, Rosalie Daoust, Felix Delage-Laurin, Alex Desmarais, Blanche Gionet-Lavigne, Leïla Donabelle Kaze, Vincent Legault, Vincent Massé-Gagné
CONCEPTEURS : Marilou Bois, Michel Bertrand, Camille Langlois, Marianne Lebel, Jessica Minello

Du 11 au 17 décembre 2016 à 19 h 30 au Théâtre du Conservatoire (13, rue Saint-Stanislas)
— RELÂCHE le 13 décembre —

***

Tellement de choses qui semblent hors de notre portée. Tellement d’avis, tellement de visions qui nous semblent parfois opposés au principe même de la logique à un point tel qu’une rencontre nous paraît impossible. Tant de gens convaincus par des idées que l’on voudrait qualifier de choquantes. Et si on allait à la rencontre de ces gens? Et si on se permettait de remettre en question nos propres convictions?  C’est le défi que se sont lancé les finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec, aidés du metteur en scène Alexandre Fecteau, pour la création de leur spectacle, Entre Autres.

Ces rencontres — parfois dérangeantes, souvent déstabilisantes — servent de matière première aux onze créateurs. C’est à partir d’elles qu’ils donnent vie à un théâtre documentaire qui présente non seulement des opinions divergentes, mais qui raconte aussi leur propre cheminement, leurs doutes, leurs frustrations éprouvés au cours de leurs recherches.

***

À travers ces deux heures et quelques minutes, pendant lesquelles le temps semble s’être arrêté, on marche à travers le brouillard du doute et de la remise en question avec ces acteurs-créateurs qui n’aspirent qu’à l’ouverture, mais qui sont confrontés, malgré eux, à la crainte de se faire convaincre, à la crainte de changer drastiquement d’avis. Et c’est ce qui est vraiment beau : cette ouverture qui se crée en nous, et qui laisse place à une grande vulnérabilité face à l’Autre. Les comédiens n’hésitent pas à parler d’eux, de leurs vérités qu’ils sentent ébranlées; en aucun moment ne cachent-ils leur vulnérabilité.

« Tu ne peux pas être un bon scientifique si tu n’es pas sceptique. »

Au fil du spectacle, on se rend compte que tout le monde voudrait convaincre, et que tout le monde voudrait être solidement convaincu. Mais soyons bien avertis : nos convictions ne sont pas si fortes que ce que l’on prétend. On s’aperçoit qu’elles seront facilement ébranlées et que ce sera douloureux. Et c’est peut-être précisément pour cette raison que nous n’allons que rarement à la rencontre de l’Autre: nos convictions de base, nous voulons les garder au chaud. Ce sentiment de vide qu’engendre le doute n’est pas agréable.

Surmonté d’un énorme globe fabriqué de cintres, le dispositif scénique blanc et dégarni laisse place à différentes lectures et s’adapte aisément. Sa simplicité représente bien cette ouverture et cet espace qui donnent le ton au spectacle. Dans ce grand carré lumineux autour duquel les spectateurs sont confortablement installés, évoluent, entre autres:

  • un curé
  • le président de PEGIDA Québec
  • Dominique Laliberté-Martineau, une manifestante gravement blessée au visage lors de l’émeute survenue à Victoriaville en mai 2012
  • un défenseur de la théorie du complot
  • un théoricien du platisme
  • une intervenante dans une clinique d’avortement

… et beaucoup d’autres.

***

Le théâtre documentaire est tout indiqué pour cette démarche d’une rencontre avec l’altérité. En effet, la méthode documentaire oblige les comédiens à prêter leur voix à des personnes qu’ils ont rencontrées et qui ont des manières de penser diamétralement opposées aux leurs. Incarner un personnage — ou, dans ce cas-ci, une personne — avec qui l’on n’est pas du tout d’accord démontre un véritable travail d’empathie. Et c’est cette empathie que l’on reçoit et que l’on éprouve tout au long du spectacle.

Vous aussi, vous aurez envie de vous lever et de poser des questions. Vous aussi, vous vous poserez de nouvelles questions.

ENTRE AUTRES
11 au 17 décembre 2016 à 19 h 30 au Théâtre du Conservatoire (13, rue Saint-Stanislas)

Bon théâtre!!

Odile

Publicités

Porter sa beauté intérieure avec Julie Bessette. OUI!

19 Sep

Aujourd’hui, je vous présente une artiste envers laquelle j’éprouve de l’admiration. Mon premier contact avec elle fut lors d’une de ses livraisons, alors que j’étais étudiante et travaillais à l’atelier-boutique de Harricana. Je me souviens m’être dit à quel point je la trouvais lumineuse. Quelques années plus tard, j’ai la chance de travailler avec cette dernière. Inspirante, profonde, spirituelle, talentueuse, et cute (disons-le), voici Julie Bessette, en 4 questions.

Julie Bessette - Créatrice d'art portable

Julie Bessette – Créatrice d’art portable

Comment est née l’aventure Julie Bessette?

La marque Julie Bessette est née d’une envie envie de partager, de ses expériences de vie et d’un élan artistique. Depuis qu’elle est toute petite, il faut dire que Julie se démarque par son sens esthétique. Et puis, il y a eu les voyages en Inde et un peu plus tard, la maturité qu’apporte de devenir mère.

Capture d’écran 2015-09-16 à 10.27.44
Quelles sont tes inspirations quand tu crées une parure?

Pour Julie, l’inspiration émane souvent des objets eux-mêmes: chaque matériel a une présence unique. Le patrimoine ancestral des objets attirent aussi son intérêt. Elle choisit ainsi des matériaux et des matières portant une histoire ou ayant un fort potentiel de le faire. Julie aime les matériaux qui disent: « Ici, l’humain est passé! »

Création de Julie Bessette - Crédit photo Stephotographie

Création de Julie Bessette – Crédit photo Stephotographie

Quelle est ta ligne directrice pour ta collection d’automne?

Fidèle à l’ADN de la marque, la collection d’automne-hiver 2015-2016 est inspirée des peuples ancestraux et du sacré. On retrouve toujours la présence de la fourrure, du cuir et des pierres. De plus, Julie a incorporé le talisman à ses créations, cette saison. Elle rend le tout très actuel et dynamique en s’inspirant de la géométrie sacrée pour les formes.

Julie Bessette - Collection automne-hiver 2025-2016

Julie Bessette – Collection automne-hiver 2025-2016


Où se procurer tes créations?

Cette saison, retrouvez Julie Bessette à la Grande Braderie de mode Québécoise de Montréal, du 22 au 25 octobre 2015, à Vancouver pour le Circle Craft Chrismast Show du 11 au 15 novembre ainsi qu’au One Of A Kind Show de Noël, à Toronto, du 26 novembre au 6 décembre.

Il est toujours possible de commander ses créations sur sa boutique en ligne, par ici. 😉

Julie Bessette, ça vous parle autant qu’à moi? Suiviez-la sur Facebook, Instagram et Pinterest!
Bonne découverte!
xx

Véro

À moi de moi – Mon sac LECAVALIER

3 Sep

À quand remonte la dernière fois que vous vous êtes fait vraiment plaisir avec un gros cadeau?

Depuis ma plus tendre enfance, je suis une passionnée de mode. J’apprécie le design et j’aime beaucoup l’idée qu’un vêtement ou un accessoire soit quelque chose que l’on habite, jour après jour. Pour moi, la mode est non seulement un moyen d’expression, mais aussi une source d’inspiration, de surprises et de plaisir. En me questionnant par rapport à cette passion, j’ai un jour réalisé que par dessus tout, ce que j’aime de ce milieu, est le contact avec les créateurs: leur passion, leurs rêves, leur univers créatif.

Au day-to-day, je n’ai pas encore les moyens de m’offrir tout le temps des vêtements 100% faits au Québec, et je crois que ça ajoute encore plus au plaisir de me procurer un morceau de mes créateurs chouchous, quand j’en ai l’occasion. Il n’y a pas plus d’une semaine, j’ai craqué pour un sac sur-mesure LECAVALIER.

Sac à main - LECAVALIER

Sac à main – LECAVALIER

Mon amie et créatrice Marie-Ève Lecavalier a été dans la mire de plus d’un médias depuis la fin de son BAC en design de Mode à l’Université du Québec à Montréal. Il faut dire que le talent et le savoir-faire de la jeune créatrice attire l’oeil. Pas étonnant qu’elle ait été sélectionnée par la marque Alexander Wang pour son stage universitaire. 😉

Mon ambitieuse amie désire apprendre davantage et continuer son ascension dans le monde de la création de mode. Cette dernière vient tout juste de partir pour Genève, où elle fera un Master en Design Mode et Accessoire à la HEAD. C’est TELLEMENT excitant! Ayant besoin de fonds pour partir, elle a décidé de se départir de quelques pièces. J’avais déjà, depuis quelques mois, un oeil sur son sac à bandoulière. Je lui ai passé une commande spéciale, aux mesures d’une grande fille de 6 pieds. Le résultat est fantastique. Je partage avec vous, 2 photos qu’elle m’a envoyé durant le processus la confection.

11911075_10155979580945258_433982464_n

11940156_10155980017490258_229350248_n

La création sur mesure est un service dont on parle peu. Pourtant, beaucoup de créateurs québécois l’offrent, et ce, à un prix bien plus accessible que ce que l’on peut penser. J’en parlerai dans un prochain article. D’ici là, je dois trouver un nom pour ma belle chose. Avez-vous une idée? Hihi!

Amour de FashionisLouve,
xxxxxxx

Véro

Y’à du talent au Québec, surtout au CTCM!

13 Juin

C’est hier qu’avait lieu le vernissage des finissantes  du Centre des Textiles Contemporain de Montréal. J’ai eu le plaisir d’assister à l’événement et d’y faire la découverte d’artistes de talent.

 

 

Mais qui sont ces artistes?

Suzie Viot:

Originaire de la ville de Lyon, grande capitale de textile, c’est à Montréal que cette ancienne bibliothécaire a décidé d’ étudier la construction textile. Comme projet de fin d’études, Suzie crée la collection Tracés, une série de sacs urbains et ergonomiques. Inspirée par la nature, la créatrice tisse chacun des items un peu à la manière d’un peintre reproduisant un paysage. Je dois dire qu’après les avoir essayé, on sent le travail et l’étude qui a été fait pour le confort et l’ergonomie. Bravo!

Suzie Viot

 

Eva Portelance:

Cette jeune virtuose est la benjamine des finissantes cette année. Ayant grandit dans la ville de Montréal, Eva a de puissantes convictions écologiques. Aimant travailler de ses mains, l’artiste fait du tricot et de la teinture naturelle. Elle nous propose une collection de vêtements se voulant à la fois des objets d’art. Je dois dire que c’est réussi!

Eva Portelance

 

Mitsouko Thériault:

D’abord diplômée en art plastique et médiatique ainsi qu’en scénographie et en dramaturgie, l’artiste développe une série de couvertures pour enfant. La géométrie minimale et la palette de couleur tout droit sortie des années 90 sont tirées de sa propre enfance. En plus d’être utiles, elles sont ludiques et A-DO-RABLE! Coup de cœur pour son affiche et la mise en scène de son exposition.

Mitsouko Thériault

 

Julie Lambert:

Éprouvant un intérêt particulier pour le textile, cette diplômée en Studio arts de l’Université Concordia décide de parfaire son savoir-faire en construction textile au CTCM. Aussi étonnant que ça puisse paraître, son matériel de prédilection est le papier, qu’elle tisse, froisse et assemble. Le résultat est magistral, les œuvres, impressionnantes.

-13

 

Isabelle Hayes:

Après un très long voyage, Isabelle, originaire de Joliette, a décidé de retourner à ce qu’elle appelle «ses premiers amours de créations»: le textile. Pour sa première collection, elle présente une série de jupe, inspirée par la géologie, une autre de ses passions d’enfance! La modeuse en moi craque littéralement pour cette collection
de jupes dont se dégagent à la fois une grande force et une belle féminité.

Isabelle Hayes

Les photos de cet article dévoilent volontairement très peu les œuvres!

Je vous invite à visiter le site Internet

de chacune des créatrices ou encore mieux, visiter l’exposition!

Parce qu’en textile, il faut toucher pour comprendre.

L’exposition Valeur Ajoutée prend place à la galerie TRAMES du Centre des textiles contemporains de Montréal du 12  au 28 juin 2013. Je vous invite à admirer et savourer des œuvres témoignant d’un grand savoir faire ou simplement à découvrir des créatrices talentueuses si vous n’êtes pas initiés à la construction textile. Accessible du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h 30. Fermé le 24 juin.

Encore une fois, bravo les filles, et merci de partager votre génie créatif avec nous!

Véro Ovando

Bravo Betty Janis

9 Fév

Tout juste revenue de Lyon, je brûle d’impatience de vous partager mes découvertes. En fait, j’ai visitée beaucoup d’ateliers de créateurs de textile durant mon voyage mais je dois vous avouer que j’ai eu un TÉTRA crush pour l’une des artistes que j’y ai rencontré. Il s’agit de Betty Itier.

Betty Janis - Collection Simultané - Modèle #8

Betty Janis – Collection Simultané – Modèle #8

Suite à ses études en Art Plastique et en Design de Mode Textile et Environnement, l’artiste lyonnaise lance la marque Betty Janis. Betty car c’est son prénom mais aussi Janis, en l’honneur d’une certaine chanteuse des années 1960. Ce que j’aime de ses créations ? TOUT ! Mais la première chose qui a retenu mon attention dans les designs de Betty est la force qui s’en dégage. Les coupes sont simples et structurées: le rectangle étant sa forme de prédilection. Ses imprimés, à la fois contemporains et romantiques, sont pensés comme des tableaux au sein desquels la photographie côtoie le dessin et la peinture.

Betty Janis, Collection Summertime, Modèle 001

Betty Janis – Collection Summertime – Modèle 001

Betty Janis - Collection Summertime - Modèle 003

Betty Janis – Collection Summertime – Modèle 003

En discutant avec Betty, j’ai aussi découvert que ses créations étaient fabriquées en tout respect de l’environnement ainsi que de l’humain. Tout est fait de façon à minimiser les chutes. L’une de ses matière de prédilection, écologique, est un polyester fait à base de maïs. De plus, la créatrice minimise l’utilisation d’eau dans son processus d’ennoblissement et la confection de ses articles est entièrement faite en France.

Enfin, en plus de parler d’elles-même en étant incroyablement sublimes, ces photos me donnent une incontrôlable envie d’écouter Summertime par Ella Fitzgerald en boucle. Tout simplement GÉNIAL !

Vous pouvez découvrir ses créations ici.

Betty Janis - Collection Simultané - Modèle #10

Betty Janis – Collection Simultané – Modèle #10

N’est-ce pas  magnifique ?!

Mucho love,

-V

%d blogueurs aiment cette page :