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Star Wars : revisiter un classique

8 Déc

À moins que vous viviez dans « une galaxie très, très lointaine », vous savez que, dans dix jours exactement, la folie Star Wars s’emparera des écrans pour l’épisode VII, Le Réveil de la Force. Pour célébrer le retour de Luke, Leia, Han et compagnie, je vous propose une relecture (littérale!) de l’épisode charnière de la série, celui qui a fait disparaître Anakin Skywalker pour le transformer en l’impitoyable Darth Vader : La Revanche des Sith. Alors… la Force est-elle plus forte dans le roman ou dans le film?

Avant de répondre à cette question d’importance vitale, je me permets de vous faire un résumé de la tragique descente aux Enfers d’Anakin Skywalker, le très doué (et très prétentieux) apprenti du tout aussi doué mais très humble Obi-Wan Kenobi. Anakin est bourré de talent, prometteur : c’est l’Élu chargé de ramener l’équilibre dans la Force. Toutefois, il s’est déjà écarté de cette voie en épousant Padmé Amidala qui attend un enfant de lui. Poussé par une peur irrationnelle de perdre Padmé qui l’entraîne lentement vers la paranoïa, Anakin sombre dans une spirale de mensonge et de colère qui le fera basculer vers le côté Obscur –et lorsqu’on bascule dans l’Obscurité, on n’en revient pas.

Star Wars livre

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Match nul!

C’est simple, je n’arrive pas à me décider. Dans le roman, j’ai été automatiquement conquise par le style vivant et imagé de Matthew Stover, qui sait à merveille décrire les batailles intergalactiques tout en décrivant à la perfection les personnages, dont il saisit toutes les nuances. Sa plume est à la fois efficace et dramatique, nous donnant la chair de poule alors que l’Obscurité menace d’engloutir la Lumière. L’auteur exploite à merveille les possibilités du roman, déviant de la trame cinématographique, ajoutant des scènes… Une transposition littéraire brillante, qui complexifie son matériel-source.

Dans le film, j’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’ont fait adorer la première trilogie: intrigues politiques, combats de sabre laser époustouflants, épiques batailles de vaisseaux spatiaux… Les effets spéciaux sont à leur meilleur : la confrontation finale entre Anakin et Obi-Wan est à couper le souffle, chargée d’une tension dramatique très forte, incluant des poursuites haletantes au milieu d’un paysage volcanique aux allures infernales. Visuellement, c’est une belle réussite: du cinéma exploité au maximum.

Bref, si vous voulez vous replonger dans l’univers de Star Wars avant la grande sortie de l’Épisode VII, je vous conseille sans hésiter une lecture (ou un visionnement) de La Revanche des Sith, un divertissement efficace, alliant drame et action avec justesse. Et si vous décidez de vous taper la série au complet, en version littéraire ou cinématographique, eh bien… que la Force soit avec vous! 😉

Anne-Sophie

 

Pour le lire

En français: Star Wars, Episode III: La Revanche des Sith, par Matthew Stover, chez Fleuve Noir.

En anglais: Star Wars, Episode III. Revenge of the Sith, chez Ballantine.

Pour le voir

En DVD et Blu-Ray.

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7 styles démystifiés

10 Août

La première étape lorsqu’on débute un projet de design ou bien qu’on entreprend de redécorer sa maison/son appart/sa chambre/toute, c’est de trouver le style que l’on préfère. Croyez-moi, c’est plus facile à dire qu’à faire pour la majorité d’entre nous.

Heureusement, je suis là pour vous aider à démystifier quelques styles afin de vous aider à trouver celui que vous préférez. Comme ça, lorsque vous demanderez conseils pour des couleurs ou planchers dans votre centre de rénovation, vous pourrez dire franchement de quel style vous vous inspirez! On pense à vous, la gang.

Contemporain :

Le style contemporain fait partie des styles les plus en vogue du moment. On le reconnait par ses lignes droites et épurées, ses couleurs neutres comme le blanc, le gris, le noir ou même le grège (un mélange de gris et de beige). On retrouve majoritairement la couleur dans les accessoires qui composent le décor. Les luminaires ont également beaucoup d’importance tant par son aspect visuel que par l’ambiance chaleureuse apportée à la pièce.

C’est d’ailleurs le style que j’ai adopté chez moi!

 

http://blogue.dessinsdrummond.com

Crédit : dessinsdrummond.com

http://decoholic.org

Crédit : decoholic.org

Classique :

Le style classique se caractérise par sa noblesse et ses couleurs riches comme le marron, le brun, le blanc cassé. Les matériaux associés à ce style sont davantage le bois, le lin et la brique. On retrouve également beaucoup de moulures ornementales et de colonnes.

http://emilyeyra.com/

Crédit : emilyeyra.com

Industriel :

Le style industriel se prête majoritairement aux lofts ou aux vieux édifices reconvertis en appartement. On y retrouve beaucoup de matière à l’état brute comme le béton, l’acier, le cuir, la brique et le fameux vieux bois de grange.

Si vous aimez ce style, vous devez absolument faire un tour chez Bois et Cuir situé sur St-Joseph à Québec ou sur St-Hubert à Montréal, vous y trouverez des merveilles!

www.pufikhomes.com/

Crédit : pufikhomes.com

Nautique :

Le style nautique se retrouve principalement dans les villas près des plans d’eau comme l’océan ou bien au chalet. Comme vous vous en doutez, les rayures et le bleu sont à l’honneur. Les articles qui composent le décor sont souvent des bateaux, des étoiles de mer, des ancres ou bien du bois de grève. Mais on peut sortir des sentiers battus en ajoutant des touches de turquoises, de rosé et doser le style  »voilier », aussi.

http://www.kylieminteriors.ca/

Crédit : kylieminteriors.ca

Minimaliste :

Le nom le dit de lui-même, le style minimaliste est très épuré. Il n’y a aucun flafla sur les murs ni d’ornementation inutile dans la finition des meubles. On s’en tient à l’essentiel. Le blanc est souvent la teinte prédominante et on retrouve que très peu d’objets décoratifs dans les pièces.

www.pinterest.com

Crédit : kylieminteriors.ca

Rustique :

Le style rustique est selon moi un des styles les plus chaleureux présentés ici. On le distingue par l’utilisation du bois dans les meubles, la décoration et la structure sous forme de poutres ou de colonnes. Les couleurs qu’on y retrouve sont souvent inspirées de la nature comme le brun, le vert, les différents tons de gris et le beige. Les peaux de vaches ou de mouton sont souvent déployées devant un beau foyer ou un sofa.

D’ailleurs, plusieurs restaurants se sont inspirés de ce type de décoration pour créer leurs décors, comme par exemple L’Archibald ou encore la Société Mixologie et Cuisine, à Québec.

www.landsenddev.com/

Crédit : landsenddev.com

www.refinery29.com/

Crédit : refinery29.com

Scandinave :

Le blanc et les touches de pastel sont les couleurs qui composent le style scandinave, facilement reconnaissable entre autres par ses lignes épurées et sa grande luminosité. Une fois de plus le bois est souvent utilisé afin d’apporter une touche de chaleur au décor. Le fonctionnalisme est également une des caractéristiques premières recherchée dans ce style.

www.styleathome.com

Crédit : styleathome.com

 

Une fois votre style choisi selon vos goûts, n’hésitez pas y ajouter vos touches de personnalités, c’est ce qui fait de votre maison, VOTRE MAISON et votre havre de paix! 🙂

Stéphanie

Le Concours musical international de Montréal édition 2015

8 Juin

Je fais une nouvelle incursion en dehors de mes sentiers battus pour vous parler d’une autre de mes passions: la musique classique. Dans la vie, si je pouvais vivre de littérature et de musique (qui a dit qu’il y avait juste l’amour et l’eau fraîche dans la vie hein?), je serais très très très heureuse.

Donc, du 24 mai au au 5 juin 2015 se tenait le Concours musical international de Montréal auquel j’ai été invitée afin de vous parler de cet événement sans pareil dans le monde de la musique classique au Québec. Car il faut bien le dire, des concours rassemblant des talents du monde entier, un jury hautement acclamé par le public et la critique et la plus belle musique jamais composée…il n’y en a pas des tonnes dans notre belle province.

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Les trois gagnants du CMIM Crédit photo: Antoine Saito

Mais qu’est-ce que le Concours musical international de Montréal?

Fondé en 2002 par la basse Joseph Rouleau et par André Rouleau, le Concours musical international de Montréal (CMIM) s’est donné pour but de découvrir les jeunes talents du monde entier. Il est tenu tous les ans et la discipline varie entre le piano, le violon et le chant. Le concours se déroule selon les étapes suivantes: tout d’abord, il y a les qualifications. Les artistes sont invités à envoyer cv et démo à un jury qui sélectionnera dans le lot les 24 meilleures inscriptions (les candidats ayant le plus de potentiel). Ensuite, ont lieu les quarts de finale. Les 24 participants doivent chanter l’équivalent d’un demi-récital (30 minutes de musique) qui montrera l’étendue de leurs capacités musicales tout en respectant le répertoire imposé. Suite à cela, la moitié des participants sont éliminés pour faire place à la demi-finale. Le même processus est mis en place pour cette épreuve afin que le jury décide des six finalistes. La finale a lieu à la maison symphonique et les artistes sont accompagnés par l’OSM (!!!).

Cette année, c’était au tour des chanteurs de se produire. Parmi les pays représentés il y avait, bien évidemment, le Canada avec un total de neuf concurrents, le Corée du Sud avec huit chanteurs, la France, le Royaume-Uni, la Macédoine, les États-Unis, l’Espagne, la Belgique et le Japon. Il était donc assez clair dans la salle que le combat serait entre le Canada et la Corée du sud.

Chanter dans un concours est toujours une épreuve difficile. Surtout quand le jury est composé de grands artistes dont les noms résonnent aux oreilles des connaisseurs comme étant des légendes (genre Marilyn Horne). Étant moi-même chanteuse et ayant fait des concours, je dois souligner le courage et la détermination de chacun des candidats. Cependant, dans une optique de compétition, tous ne peuvent pas gagner. En fait, pour reprendre les mots de la porte-parole du concours, la journaliste et animatrice Marie-Claude Lavallée, «c’est un peu comme l’émission La Voix : des chanteurs, des épreuves, un jury et beaucoup de talent.» De plus, on ne sait pas si on ne va pas découvrir la prochaine superstar! Imaginez si vous assistiez aux débuts du prochain Pavarotti!

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Keonwoo Kim, ténor Crédit photo: Antoine Saito

Et comment ça a été pour les candidats?

Pour la plupart, ce fût un super succès. Évidemment, tous n’ont pas accédé au podium, ni même en finale, mais on sentait qu’ils étaient prêts. Lorsque je me suis entretenue avec la porte-parole du concours,  une des premières choses que je lui ai demandé c’est comment elle avait trouvé les candidats le jour de l’ouverture du CMIM et elle m’a répondu qu’ils étaient étonnamment calmes. Or, il était possible de le sentir tout de suite. Ils maîtrisaient leur répertoire et venaient clairement s’amuser et faire de la musique.

Les finalistes ont su offrir un concert de très haut niveau. On sentait toutefois la fatigue vocale de certains. Quand on chante, on sait que émotions, stress, respiration et soutien sont difficilement contrôlables à chaque instant. Ce qui peut donner des performances inégales, surtout dans un contexte comme celui-ci où la variété du répertoire et les épreuves rapprochées peuvent déstabiliser. Tous n’ont pas offerts non plus des performances où le jeu d’acteur et le ressenti de la musique allaient de concert. Certains nous offraient une belle musicalité, mais un jeu très faibles et d’autres surjouaient leurs personnages et en oubliaient l’importance de la ligne musicale et de la technique. Bien que tous les finalistes aient le charisme et la sensibilité nécessaires pour offrir un bon spectacle, on pouvait facilement distinguer ceux qui se hisseraient sur le podium.

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France Bellemare, soprano Crédit photo: Antoine Saito

Les gagnants!

En première position, et gagnant d’une bourse de 30 000 $, nous avons le ténor Keonwoo Kim de la Corée du Sud. En deuxième place, la soprano, également de Corée du Sud, Hyesang Park et pour terminer, en troisième position, la canadienne (et Québécoise du Saguenay-Lac-Saint-Jean) France bellemare. Chacun de ces concurrents se sont vu offrir plusieurs prix et engagements. Le secret de leur succès? Je le vois dans la constance et la sensibilité de leurs interprétations. Engagés et intéressants, ils nous emmenaient en voyage avec eux avec chacune de leurs interprétations. Afin de les écouter, je vous invite à visionner sur le chaîne Youtube du CMIM le gala qui venait clôturer le concours: https://www.youtube.com/watch?v=ZOAoxJvcreQ . (en prime, sur cette chaîne, vous avez la demi-finale et le finale! )

Je vous lève donc mon chapeau! Et bravo encore à tous!

Camille xxx

Le rouge et le noir, parce qu’on n’est jamais trop classique

20 Sep

Dans ma vie de lectrice, j’ai un livre pour chaque occasion. Je m’explique. Il y a, premièrement, la livre que je trimbale partout pour lire, par exemple, dans le transport en commun. Généralement, il est de petit format et pas très épais pour éviter une surcharge (déjà présente anyways) dans ma sacoche. Ensuite, il y a la lecture de bain. Cette lecture est obligatoirement ultra légère, car qui veut sincèrement se remettre en question alors qu’il trempe dans de l’eau chaude et moussante?…PER-SON-NE!  Finalement, il y a la lecture de chevet. Celle-ci est très souvent un classique de la littérature que je lis le soir avant de me coucher. Le but: terminer le livre un moment donné, no stress. Et donc, c’est un roman de cette dernière catégorie dont je vous parle aujourd’hui. Il s’agit d’un incontournable de la littérature française et j’ai nommé: Le rouge et le noir de Stendhal.

Scusez mes doigts

Scusez mes doigts

Résumé

Julien Sorel est un jeune homme de province. Issu d’une famille de charpentiers, il est le mouton noir de sa famille: il est de stature délicate et un grand intellectuel. Ces deux qualificatifs font de lui la honte de son père et la risée de ses frères. Le premier ne sait pas ce qu’il pourrait faire de ce fils qui est incapable de se servir des outils nécessaires à son métier, et les deux autres se servent de leur petit frère comme d’un punshing bag. Mais bref, c’est l’histoire de ce cher Julien qui essaie de trouver sa voie dans la vie et qui hésite, au fil du récit, entre le rouge de la passion et de la vie mondaine et le noir de la profession ecclésiastique. Au début de l’histoire, il est engagé comme précepteur des enfants du maire de sa ville natale. Il partira ensuite à Besançon afin de poursuivre ses études au séminaire et finalement, il se rendra à Paris afin de devenir secrétaire du Marquis de la Mole. On suit donc ce personnage attachant à travers de son cheminement vers le sommet et ce, via ses aventures professionnelles…..et personnelles (oh oui!).

Personnages

Julien Sorel: le livre commence alors qu’il a 18 ans. Julien est ambitieux et quelque peu maladroit dans ses relations sociales. Il a tendance à commettre des erreurs qui ralentissent son ascension sociale. Il a également une admiration (quasi clandestine) pour Napoléon. Or, à cette époque les Français ne voyaient pas leur ancien empereur d’un bon oeil.

M. et Mme de Rênal: M. de Rênal est le maire de la ville de Verrières. Il se considère comme un homme « libéral » et décidément, au dessus de la mêlée. Mme de Rênal, quant à elle, est une femme belle et naïve. Fort religieuse, elle croit que le bonheur conjugal est à la portée de toute femme aimant ses enfants et obéissant à son mari.

Abbé Pirard: Julien le rencontre lorsqu’il va étudier au séminaire de Besançon. Il devient le confident et confesseur de notre héros. L’abbé Pirard est un homme sévère mais juste qui cédera à son désir de grandeur lorsqu’il acceptera une cure à Paris.  C’est également lui qui facilitera l’embauche de Julien chez le marquis de la Mole.

Mathilde de la Mole: fille du marquis de la Mole, l’employeur de Julien dans la deuxième partie du livre. Or, Mathilde s’ennuie. Elle rêve de cette passion qui détruit tout, mais en même temps, elle ne peut pas renier son éducation son rang. Elle en fera d’ailleurs voir de toutes les couleurs à notre héros.

On aime:

– que Julien déniaise Mme de Rênal qui a, on va se le dire, un peu niaiseuse dans sa vision de la vie.

– le personnage de Mathilde de la Mole qui est l’exemple type de l’adolescente enflammée et irréfléchie. Tsé, le genre qui menace tout le monde de se suicider si Pierre-Jean-Jacques, le gars le plus hot de toute l’école ne l’invite pas au bal de fin d’année, mais version XIXe siècle.

– que ce soit un classique français qui nous propose quelque chose vibrant. Je trouve que les Français ont tendance à intellectualiser la manière dont ils traitent la passion. Ici, l’auteur c’est un peu laisser-aller et ça laisse aller l’imagination.

C’est sexy parce que:

– Julien est vraiment un tombeur de ces dames.

– le personnage principal choisit la passion (je vous vends le punch…ou pas) au lieu de l’Église.

– c’est beau, c’est poétique, c’est enflammé et c’est tragique., comme si c’était le arrière-petit-cousin de Roméo et Juliette.

Bonne lecture!

Camille xxx

P.S. merci à l’OSM pour leur slogan dont je me suis librement inspirée pour le titre de ce billet.

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