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Pour vos week-ends entre filles

25 Sep

Quoi de mieux que de s’évader le temps d’un week-end avec ses amies de fille, loin de la ville et du temps qui file à toute vitesse. Prendre une pause passer du temps de qualité ensemble. À chaque année, avec ma gang d’amies de l’université (entre 10 et 13 selon les années) on se réserve un weekend du mois de janvier ou février pour l’incontournable CDC (Chalet Des Confidences).

Le CDC existe depuis maintenant 7 ans et il y aura même une version automnale dans quelques jours, ce qui m’a donné envie d’écrire sur le sujet.

Voici donc un petit aperçu de nos traditions, qui pourront peut-être vous inspirer pour vos moments privilégiés entre filles.

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Crédit photo: darlingmagazine.org

Les équipes de repas

On a toutes étudiées en relations publiques, alors que voulez-vous, on est un peu trop organisées!

On a des équipes de repas (qui sont souvent les mêmes que les équipes de voitures): souper du vendredi, déjeuner du samedi…Chaque équipe s’occupe de son menu, d’apporter la bouffe, de la cuisiner et de faire la vaisselle le moment venu. Lorsque ton tour de repas est passé, tu peux te la couler douce le reste de la fin de semaine!

La confiscation des montres et des cellulaires

La meilleure règle qui soit: pas d’appels, pas de textos, pas d’heure. On doit se départir de notre cellulaire et de notre montre. Bon, tout le monde triche et le secret de la cachette des précieux appareils n’est pas gardé bien longtemps mais ça fait franchement du bien à l’esprit. Pas d’heure de souper, pas d’heure de dodo. On profite du temps ensemble, sans distractions.

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Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

La mise en commun de l’alcool et des cochonneries

On aime bien aligner toutes nos bouteilles sur le comptoir. Et à chaque fois, réaliser qu’on en a de trop et qu’on est un peu alcoolique. Même chose avec la malbouffe…Ce n’est pas le weekend le plus santé, disons-le!

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Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

Le toast officiel

Le premier boire, que l’on fait habituellement dès l’arrivée. Pour ouvrir officiellement les festivités du weekend.

Le tour de table

Ce moment où on raconte notre meilleur et notre pire moment de l’année. Généralement, c’est ici que se verse quelques larmes. Parfois de tristesse, parfois de fierté. Le vin aidant, les émotions sont fortes. Et on y trouve souvent notre défi, notre objectif pour la prochaine année.

Le moment girly

La mise en commun et le partage de nos vernis à ongles. On se peinture mutuellement les orteils, souvent le samedi après-midi alors que notre corps tente de se remettre de la soirée bien arrosée de la veille. Doux moment.

Le moment plein-air

La marche de santé, les glissades, les bonhommes de neige…On prend toujours un moment pour jouer dehors.

La séance de danse, les discussions, les jeux

Selon nos envies, des petits groupes se forment pour lâcher son fou en dansant, philosophant sur la vie ou jouant à la boulette.

Vient finalement la corvée du dimanche, le ménage de groupe, pour laisser le chalet dans un état décent.

Peut-être qu’un jour, on fera nos CDC avec nos bambins, ou bien ce sera justement notre sortie de l’année sans enfants, mais j’espère fort qu’on accordera longtemps cette importance capitale à nos amitiés.

La 5e édition du CDC

La 5e édition du CDC, en 2013. Crédit photo: Marie-Sophie Trudeau

Merci les amies Andrée-Lise, Camille, Catherine, Flavie, Geneviève, Geneviève, Isabelle, Joanie, Laurence, Marie-Sophie, Maude et Sandra 🙂

– Michèle

Ode au chalet

15 Juil

En cette avant-dernière journée de travail avant les vacances d’été, il faut l’avouer, ma tête commence déjà à être ailleurs. Et cet ailleurs, c’est le chalet familial, La Pantouf de son petit nom (oui, oui c’est le nom inscrit sur la pancarte au bord du chemin). Nom donné par les anciens propriétaires, mais qu’on a conservé finalement parce que ça lui va tellement bien.

Je me sens extrêmement choyée parce que depuis toute petite, j’y passe une partie de mes vacances.

Il est situé au Lac Jerry (ou Lac Méruimticook) dans cette magnifique région qu’est le Témiscouata dans le Bas-Saint-Laurent. C’est où ça? Packington, Saint-Marc-du-Lac-long, Dégelis…ce coin-là.

C’est le lieu où je me repose, où je décroche, où je fais le plein de la famille, où il n’y a ni horaire, ni stress, où ça sent bon la nature…Bref, où il fait bon se la couler douce.

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Crédit photo: Maxime Pelletier

Je ressens toujours une certaine fébrilité à l’idée d’aller au chalet et d’y faire les mêmes choses année après année.

Des petites choses, mais qui deviennent des traditions et qui sont pour moi du bonheur pur et simple.

  • Lire un roman sur le quai en compagnie de ma sœur

Et se dire aux cinq minutes: «non, mais on est-tu bien!?»

  • Boire un Rhum & Coke avec mon père en milieu d’après-midi.

Je l’entends déjà me dire: «un petit rhum ma Michèle?»

  • Faire le tour du lac en ponton

Regarder les chalets et placoter  sur les familles qui les habitent (parce que oui tout le monde se connaît).

  • Aller mangez une poutine italienne chez «Boutot»

La cantine Chez Rina de son vrai nom. Et même ajouter un petit cream soda avec ça, parce que tant qu’à y être!

  • Regardez le feu qui brûle pendant des heures

Avec un vieux polar sur le dos et des bas dans mes sandales. Parce qu’au chalet, au diable le look.

  • Les soupers en famille

Qui commencent tôt avec l’apéro et qui finissent avec une petite marche pour digérer 😉

Et je pourrais continuer longtemps comme ça…

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Je ne remercierai jamais assez mes parents et la famille pour tous ces beaux souvenirs d’été et j’espère vraiment que mes cousins, ma sœur, mon frère et moi allons poursuivre ces traditions encore bien longtemps malgré nos vies bien occupées et éparpillées un peu partout au Québec.

Et vous, votre havre de paix et de tranquillité, il est où?

Michèle

 

L’été se donne en spectacle/l’éloge des artistes macroscopiques

22 Juil

Je suis une saison qui se suffit à elle-même. J’ai chaud, je transpire. Je sue parfois, mais pas trop. Il le faut pour rester belle. Belle et splendide avec mes lunettes de soleil et ma rayonnante estivalité. Un mot qui existe quand vous êtes en maillot sur une plage de sable dru des eaux douces d’ici, à  vélo dans un champ qui sert de palace à une famille quadri-générationnelle de criquets et de sauterelles, en jupe courte, en gougounes, torse nu et démoustachu. Une goutte qui glisse le long d’un pichet de sangria, une étincelle qui s’envole loin de sa maison Le Feu, ta guimauve au bout du bâton, une guitare, un ukulélé, un potager qui donne des tomates et ta langue dans une crème glacée. Tremper dans le chocolat, si tu veux.

Je suis l’estival de votre année et ça me plait parce qu’ils ne sont pas très chauds vos trois-cent-soixante-cinq jours. Puis, vous ne manquez pas d’eau pour vous rafraîchir, ni d’électricité pour l’air climatisé.

Vous ne manquez pas d’occasion de profiter de mon flamboyant. Tout ce qu’il faut, ici. Baleines, feux d’artifices, festivals de nourriture et d’alcool, gaspésie, jazz, terrasse, une piscine, vente trottoirs, chalets, camping, rivières fraîches, guacamole, salsa, nachos, bronzer, pêcher, des fleurs, des pissenlits et un peu de limonade aussi.

De la petite limonade de petits enfants sur le petit trottoir dans la petite ruelle. Et, sur les grands boulevards, entre deux intersections, trois ou quatre bidons de plastique, deux baguettes et un solo de batterie-pas-batterie qui te fait t’arrêter sur ma route. Ma route des vacances et du temps bien perdu, du temps rentable qui te mène nulle part dans ton avenir, mais te fait respirer dans ton bonheur.

Un violon sur un banc entre des mains expertes qui te chantent la pomme vers trois heures du matin quand tu rentres de quelques pourcentages d’alcool, des rires et des histoires-souvenirs. Ces soirs-là où on est tellement de bonne humeur que tu te postes à côté du violoniste pour danser un peu avec une amie  ou un autre quelqu’un un peu plus qu’ami.

Le bonhomme à qui tu empruntes une chaise dans un bar, que tu reconnais un peu et à qui tu prends le temps de dire qu’il jouait bien de la flûte traversière l’autre fois sur la scène où il improvisait avec trois-quatre amis. Lui qui sourit, content. La conversation s’engage.

Un chanteur connu qui atterrit sur la terrasse où tu finis toujours tes soirées anonymes. Le chanteur que tu remercies de sa musique parce que tes cheveux sentent l’été et que le soleil a fait rougir tes joues bien avant qu’il te dise cool de façon extrêmement cool. Avoir quatorze ans parce qu’en juillet, on n’a pas d’âge.

Des tours de magie ou de jonglage sur un monocycle, une guitare, un dessin fait en craie, une œuvre plus grosse en peinture fraîche sur un mur de béton, un vieux barbu qui te raconte sa vie, un cracheur de feu parfois, encore une guitare, la gang de Greenpeace qui ont des propos vraiment intelligents à te faire réfléchir à, un garçon en équilibre sur un ballon, une vieille dame qui te vend le meilleur de tous les melons, les touristes, les touristes avec des caméras, les garçons qui se font beaux, toi qui te fais belle.

Je suis la saison de toutes les parades. Le moment où l’on ralentit le pas pour s’afficher au soleil, s’afficher en vacances. Je vous en prie, humanité, utilisez la chaleur comme meilleure raison pour ne pas s’essouffler et rendre chaque instant plus intemporel qu’il ne l’est habituellement.

Fais tout au ralenti. À l’opposé de ton attitude printanière, au lieu de sourire en coin quand tu vois le musicien dans la rue que tu longes, arrête-toi ou vous, écoute-le ou la et jasez. Tu trouveras l’argent que tu déposeras dans son étui amplement mérité parce que ces gens-là ont une histoire aussi plaisante que leurs partitions.

Et si tu es plus timide, moins porté à la musicalité, essaie de connaître le parcours de la dame qui te vend un bracelet en cuir, le garçon qui propose six sortes de tomate au marché, adopte le guide pour supporter le commerce local et discute indépendance avec des couturières de chez toi, demande du feu à ton voisin de palier et invite-le à se joindre à ton groupe, fais un château de sable avec un enfant mystère qui trouve que ton maillot de bain est coloré, fais un barbecue avec tes voisins qui ont douze décennies de plus que tes colocs, dessine une carte d’anniversaire pour ton collègue de travail à qui tu n’adresses jamais la parole.

Parle aux gens pendant que je te fusille d’ultra-violet.

Bon été.
Marie-Phi

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