Tag Archives: Camille Mathieu

Le plongeur

20 Fév

Dans la vie, une des choses que j’aime le plus, c’est de manger…particulièrement dans les (très) bons restaurants. Tout y est parfait. Les nappes ultra blanches et la coutellerie qui scintille, le maître d’hôtel tiré à quatre épingles et son personnel aussi efficace que quasi invisible….et ça c’est sans parler de la bouffe! Or, aujourd’hui, je propose d’entrer dans l’envers du décor.

Ce qui se passe de l’autre côté des portes battantes alors que la pression est à son comble, que les clients attendent et que la seule solution, c’est d’aller toujours plus vite, de crier toujours plus fort, bref, de produire toujours plus. Je parle ici de Le plongeur de Stéphane Larue, un coup d’envoi impressionnant pour ce dernier puisque c’est son premier roman.

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Résumé

L’histoire se déroule au début des années 2000. Notre protagoniste est un jeune homme de 18-19 ans, étudiant au Cégep en graphisme dont la vie est à un point tournant. Accro au jeu (aux machines de loteries dans les bars pour être exacte), il n’a désormais plus rien: plus de coloc, plus d’argent, plus d’amis proches, plus de session. Devant l’ultimatum que la vie met devant lui, il prend une job de plongeur au restaurant La Trattoria en espérant, à quelque part, que les choses s’arrangent. On y découvre alors le rythme effréné des cuisines d’un restaurant ainsi qu’une foule de personnages qui donneront vie à ce roman où tout se déroule surtout la nuit. Le personnage principal devra désormais jongler avec sa dépendance et l’enfilade des quarts de travail et des nuits folles qui s’ensuivront.

Personnages principaux

Narrateur: L’histoire est écrite au « je » comme s’il faisait un genre de témoignage documentaire de son existence, sans jamais se nommer. Dévoré par les dettes de jeu, ses échecs et son incapacité à être tout simplement honnête avec lui-même et les autres, il s’enfonce tranquillement. Les exigences de la vie pèsent sur lui et il devra éventuellement se prendre en main et réparer les erreurs qu’il a commises.

Bébert: Cuisinier à La Trattoria, il prend de la place. Toujours à parler fort, à chialer, à dire, à qui veut bien l’entendre, tout ce qui lui passe par la tête. Il est aussi un fêtard invétéré, qui enfile les doubles shifts et les nuits blanches et qui, finalement, tient le coup en avalant du speed comme des bonbons. Personnage aussi attachant, qui prendra, à sa façon, notre protagoniste sous son aile.

Marie Lou: Amie du secondaire qui trippe également sur le métal. Elle est le lien entre la vie d’avant le jeu et celle d’après. Travaillant dans un bar, elle est la confidente, le point de focus du narrateur lorsque ça va mal, elle est peut-être finalement, sa seule véritable amie.

On aime

  • La page couverture, évidemment. Elle est cool, noire, intrigante, un peu trash et très metal. Comme le roman!
  • Le rythme des scènes qui se déroulent au restaurant. Elles sont décrites avec justesse et aplomb, en faisant des moments vifs et soutenus qui nous font lire à une vitesse incroyable.
  • Le sujet du roman, qui est peut-être moins le milieu de la restauration que les dessous de la dépendance. Il y a d’abord le personnage principal, qui est accro au jeu, mais aussi, plusieurs des cuisiniers et employés de La Trattoria ont des problèmes de consommation de drogue et d’alcool. Un phénomène beaucoup plus présent que ce qu’on pourrait croire de l’extérieur.

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

 

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Le maître des illusions

19 Oct

Il y a un petit bout temps, je vous présentais le dernier livre de Donna Tartt, Le Chardonnet que j’avais absolument adoré. Or, aujourd’hui je vais vous parler de son grand frère: Le maître des illusions que j’ai encore plus aimé. Bon, sûrement que quelques-uns vont me dire qu’un roman sorti il y a plus de vingt ans ne consiste pas en une nouvelle en soi. Mais il faut comprendre que lorsque j’ai acheté ce livre au Archambault il y avait une promotion 2 pour 25 $ et que franchement, je ne m’attendais à rien. Donc vous voyez sûrement où je m’en vais avec ce billet: c’est un livre incroyable dont je devais absolument vous partager et si vous aimez le style mystère/suspense vous allez apprécier!

Résumé

Richard vient d’un milieu pauvre de la Californie. Ses parents sont propriétaires d’une station-service, et pour eux, la vie de leur fils est toute tracée: il doit travailler dans l’entreprise familiale et voilà! Mais Richard voit les choses différemment. Pour lui il est très important de changer de milieu social et de se démarquer. Cette volonté devient si grande qu’il décide de s’inscrire dans une université privée de la côte est. Arrivé là-bas, il compte continuer ses études en grec ancien, mais n’entre pas qui veut dans ce programme à l’université d’Hampden. Seulement six étudiants ont droit à l’enseignement de l’illustre Julian. Qu’est-ce que ce groupe élitiste et fermé peut bien avoir de si spécial? Et surtout, qu’est-ce qu’ils peuvent bien cacher à leur nouveau camarade de classe?

Personnages 

Richard: jeune universitaire à la recherche de nouvelles expériences. Il souhaite devenir quelqu’un et tente d’y parvenir en faisant des études supérieures. Boursier, le milieu Université de Hampden le fait toutefois paraître comme un parvenu provincial.

Henri: l’étudiant le plus brillant de la classe de grec ancien. Un homme de type très cérébral qui passe des heures à lire et qui est plus intéressé par ce qui se passe dans les livres et dans la grande Histoire de l’humanité, que par les événements qui se déroulent sous yeux.

Bunny: c’est l’obligation qui a emmené Bunny à faire des études et le fait que sa famille en ait les moyens financiers. Il passe plus de temps à manger, boire et s’assurer que les autres font les choses à sa place qu’à réellement faire quelque chose de sa vie.

On aime

  • Le fait que l’auteure révèle le ton de son roman dès le début. Elle nous choque en partant et nous invite à découvrir toutes les ficelles de son histoire.
  • Le fait que Richard ne soit pas un héros typique. Il n’est jamais question de justifier ou de magnifier les événements. Il narre le tout avec détachement…ce qui rend le tout encore plus flippant!
  • La progression de l’histoire. Dans la première partie, l’auteure démystifie la situation et dans la deuxième, elle nous présente les conséquences des événements de la première partie.

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

Je lève mon chapeau pour « Les luminaires »

27 Juin

Comment décrire le livre parfait? Qu’est-ce qui prime sur tout le reste et accroche les lecteurs de tous âges? Serait-ce une intrigue inspirante? Des personnages fascinants? Ou la capacité de l’auteur à créer des situations et nous faire vivre une émotion? Personnellement, je pense que le succès d’un livre réside beaucoup dans la façon dont le récit est conté, c’est-à-dire dans la manière dont l’auteur fourni l’information au lecteur. Plusieurs romans incroyables en sont la preuve: l’histoire la plus simple peut donner un chef-d’oeuvre à qui sait bien raconter et surprendre.

Dans un roman de grande envergure comme « Les luminaires » de Eleanor Catton, (et par grande envergure je veux dire une histoire qui est racontée en 1000 pages!!!), tenir le lecteur intrigué et curieux…cela relève tout simplement de l’exploit!

Source: les éditions Alto

Source: les éditions Alto

Résumé

L’histoire se déroule à la fin du XIXe siècle lors de la ruée vers l’or en Nouvelle-Zélande. Une petite ville minière de l’ouest est secouée par deux événements tragiques qui arrivent simultanément et dans des circonstances plutôt louches. En effet, au beau matin, un homme décède (assassiné?) et une prostituée est retrouvée inconsciente et à deux doigts de la mort. Les habitants de la ville secoués par tant de violence et de mystère se mettent en tête de découvrir ce qui s’est réellement passé. Tout le monde y va de ses suppositions et de ses connaissances de l’intrigue, mais le temps seul saura révéler les véritables connections entre les événements.

Personnages

Ce roman contient vingt personnages, tous aussi importants les uns que les autres. L’auteure aura eu la gentillesse de les détailler au début du livre avec leur profession et l’endroit où ils travaillent. Pour plus de détails, voir la photo.

La liste des personnages

La liste des personnages

On aime

– La prose. Quelle belle écriture! Cela fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de lire un roman aussi bien écrit que celui-ci.

– La psychologie derrière les personnages. L’auteure prend le temps d’expliquer qui sont ses personnages et les raisons qui les poussent à agir d’une telle façon. Rendant l’histoire d’autant plus cohérente.

– Les références aux astres. Je ne connais pas grand chose à l’astronomie et l’astrologie, mais ces références rendent le tout vraiment mystique.

– Les traductions à la fin (car mon mandarin et mon mauri sont un peu rouillés je dois l’avouer)!

– Qu’au début de chaque chapitre il y a quelques lignes indiquant ce qui va se dérouler dans les pages qui suivent.

Laissez-vous tenter! Bonne lecture!

Camille xxx

L’Opéra de Montréal présente Silent Night

18 Mai

Quand les chefs de meute m’ont demandé si j’étais intéressée à aller voir la première de Silent Night à l’Opéra de Montréal, j’ai évidemment sauté sur l’occasion. Ce n’est pas tous les jours en 2015 qu’on a l’occasion d’aller voir une œuvre opératique écrite à notre époque. En effet, plusieurs compositeurs ont déjà fait leurs preuves dans les siècles précédents (genre Mozart ou Verdi) et il est plus facile d’aller voir une série de chefs-d’œuvre qui ont déjà fait leurs preuves, qu’un opéra récent. Ainsi, samedi soir dernier, Michèle et moi on s’est fait une soirée de louves souper/opéra et on a ca-po-té. C’était vraiment magnifique.

Silent Night reprend un fait singulier qui a eu lieu durant la Première guerre Mondiale, fait qui a d’ailleurs été mis en film il y a une dizaine d’années sous le nom de « Joyeux Noël ». Donc, mise en contexte : nous sommes en Belgique un 23 décembre. Français, Écossais et Allemands se livrent bataille depuis des semaines. Chacune des nations a perdu beaucoup d’hommes et les choses ne s’en vont pas en s’améliorant. Heureusement pour eux, la venue de Noël et des festivités met un peu de lumière dans leur quotidien violent et macabre. Parallèlement à ce côté de l’histoire qu’on pourrait qualifier de « politique », nous suivons les amours d’un couple de chanteurs d’opéra allemands. Lui a dû s’engager durant la conscription et elle, tente de le sortir de cet enfer afin qu’ils puissent être ensembles. Tous ces personnages se retrouveront ensembles pour le jour de Noël, le cœur à la fête. C’est alors que quelque chose d’inattendu se produit, les hommes de toutes les nations entament des chants de leur pays pour finalement réaliser qu’ils souhaiteraient davantage s’amuser que s’entre-tuer. Une trêve s’amorce donc et on assiste à une scène humaine et touchante où des ennemis deviennent soudainement des amis, échangeant photos, anecdotes et victuailles le temps de la nuit de Noël.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Je lève mon chapeau au compositeur, Kevin Puts, qui a su avec brio nous faire sentir une foule d’émotions et évoquer à la fois des états d’âmes, des tensions, des situations et des lieux, parfois avec la partie orchestrale seule. Pensons notamment au début fracassant avec ce chœur d’hommes explosant soudainement en une scène de guerre sanglante où on se croirait davantage devant un film qu’à l’opéra. Également, ce moment où il enchaîne les valses viennoises avec une dispute entre nos deux amoureux où la musique regorge de dissonances, ce qui nous donne l’impression, en tant que spectateurs, de vivre deux émotions à la fois: le décorum presque ridicule qui règne au bal des officiers allemands, et les tensions et le mal-être des personnages principaux. Ceci est sans parler du travail extraordinaire du librettiste Mark Campbell qui a réussi un tour de force en écrivant un opéra en quatre langues (français, anglais, allemand et latin) tout en faisant ressortir les caractéristiques de chaque peuples. Caractéristiques davantage mises en évidence par le choix des mots et expressions de M. Campbell que par la musique, il faut l’avouer. Également, quelques blagues venaient régulièrement alléger et détendre l’atmosphère, rendant donc le sujet de l’opéra moins triste.

Il faut aussi souligner la mise en scène très efficace  d’Eric Simonson. Il faut dire que les décors et costumes empruntés à l’Opéra du Minnesota rendent le spectacle intéressant et l’histoire facile à suivre. Avec sa plateforme tournante, ses tranchées et ses trois postes de garde distincts, le tout bouge de manière fluide et les changement sont faits de manière fluide afin de rendre l’expérience cohérente pour le spectateur.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

L’orchestre et les interprètes font un travail incroyable et unifient l’œuvre, rendant l’histoire touchante et humaine. Devant cette partition souvent difficile à chanter (parole de chanteuse!) chacun y va de ses forces et la puissance dramatique des protagonistes rend l’histoire très poignante. Je parle ici de Marianne Fiset, Joseph Keiser, Phillip Addis, Alexander Hajek et Daniel Okulitch. Ces derniers sont accompagnés par un chœur d’hommes nombreux et solide. Notons aussi que la distribution est entièrement canadienne (!).

Silent Night est le dernier opéra de la saison 2014/2015 et sera présenté pour encore trois soirs, soit les 19, 21 et 23 mai 2015 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Allez-y et profitez d’une soirée remplie d’émotions!

Camille xxx

Lectures d’un jour: Barbe bleue

16 Avr

En ce vendredi 17 avril j’ai décidé de partir une espèce de petite chronique qui aura pour titre « Lectures d’un jour » et qui mettra en vedette des livres qui se lisent très rapidement (genre 200 pages et moins…un peu comme Le vieil homme et la mer dont j’ai déjà parlé).

Le soleil revient, le printemps s’installe tranquillement et la neige sur votre balcon assez fondue pour que vous songiez à sortir votre chaise de patio dehors…c’est le temps de sortir votre couverte, un bon roman, vos lunettes fumées et de lire toute la fin de semaine au soleil 🙂 Ainsi donc, petite suggestion lecture rapide: Barbe bleue d’Amélie Nothomb. Bon, je sais, la plupart d’entre nous avons été marqués par son roman Stupeur et tremblement au secondaire, mais si vous n’avez pas réessayé de lire cette talentueuse auteure belge depuis, je vous conseille de retenter le coup avec ma suggestion du mois!

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Saturnine vient d’emménager à Paris, car elle a eu le poste de ses rêves. Elle travaille donc maintenant au centre-ville et habite sur le sofa d’une amie en banlieue…en attendant de trouver mieux. Or, un jour, elle voit une annonce dans le journal expliquant qu’un homme très riche cherche une colocataire pour le modique somme de 500 euros par mois: l’aubaine du siècle. Ce qu’elle apprendra lors de sa première visite des lieux c’est que toutes les colocataires précédentes ont disparues. Un fait très étrange, entendons-nous, surtout que, selon le propriétaires des lieux, « la femme est la colocataires idéale »…

Personnages:

Saturnine: Nouvellement en poste à l’école du Louvre, notre protagoniste est une jeune femme élégante, cultivée qui malgré qu’elle n’ait pas la langue dans sa poche, saura toujours trouver la tournure élégante pour exprimer sa pensée.

Don Elemirio: Aristocrate espagnol de la vieille école. Obsédé par les vieilles choses, l’inquisition et la couleur jaune, il n’est pas sorti de chez lui depuis très…très…très longtemps.

On aime:

– Les nombreux liens avec le conte éponyme qui continue à nous choquer à chaque fois qu’on y fait mention.

– Les conversations entre Saturnine et Don Elemirio. Superbement écrites, elles représentent le fond de la relation entre les deux colocataires: une entente improbable sur fond de rhétorique.

– Le dénouement de l’histoire qui est différent quoique tout aussi glauque que le conte dont le roman est inspiré.

Bonne lecture et vive le printemps!

Camille xxx

Le dernier banquet

17 Fév

Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous ont lu (et aimé) le roman Le parfum de Patrick Süskind, mais personnellement c’est un livre qui se situe dans mon top 5 des meilleurs ouvrages que j’ai lu DE MA VIE! Alors quand j’ai vu que la critique avait qualifié Le dernier banquet de Jonathan Grimwood de « digne héritier du Parfum de Süskind. », je ne me suis pas posée de questions et je l’ai acheté.

Maintenant que je l’ai terminé, je peux affirmer qu’à mon humble avis, c’est une très belle lecture divertissante…mais de là à parler d’héritier…ça reste à voir. Je vous le présente tout de même parce que c’est bon : ça parle de bouffe, d’aventures passionnées, d’espionnage et d’animaux exotiques!

 

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Résumé

Le marquis Jean-Marie d’Aumout n’a pas toujours été l’homme riche et prospère, propriétaire d’un château et très bien marié, qu’il était lorsqu’il est mort. Né de nobles ruinés et trouvé dans le fumier à l’âge de cinq ans par Monsieur le Régent, on ne peut pas dire que le début de sa vie annonce une suite débordante de luxe…mais pourtant notre curieux protagoniste nous réservera plusieurs surprises. Que ce soit par ses amitiés singulières, ses amours ou son penchant unique (je ne saurais pas comment le dire autrement) pour tout ce qui se mange, on suit la vie de cet homme du fumier à la mort.

Personnages

Je suis face à un problème. Dans ce roman, il y a plusieurs personnages qui sont d’importance moyenne. Puisque l’histoire tourne autour d’un seul homme, dépendant des phases de son existence (enfance, jeune adulte, etc.), les personnages changent. En voici tout de même un échantillon représentatif:

 Jean-Marie: un peu excentrique, très attachant (surtout quand il est petit), curieux, inventif…tant de caractéristiques qui font de Jean-Marie un personnage principal intéressant. Malgré nous, on a envie de savoir la suite du livre.

Charles: probablement le meilleur ami que Jean-Marie aura dans toute sa vie. Ils se rencontrent à l’adolescence alors qu’ils sont à l’académie militaire. Lui est fils d’aristocrate, non excusez-moi, fils de Duc. Il est donc d’une classe à part dans le cercle de Jean-Marie et sera la cause de bien du bonheur (et du bidou) dans sa vie.

Émile: ami d’enfance de Jean-Marie. Émile est fils d’avocat. Il est riche. Mais son nom n’est pas celui d’un noble (il n’a pas la particule « de » devance son nom. Ainsi, bien que d’origine plus aisée avec des parents aimants pourvoyant à ses besoins, Émile aura toujours plus de difficultés à évoluer dans le même cercle que Jean-Marie.

Tigris: le bébé tigre que Jean-Marie adopte. Tel Jasmine dans Aladin, il a un tigre qui le suit partout et qui l’aime 🙂

On aime

  • Le style biographie romancée du livre. Le dude a vraiment existé et on a vraiment trouvé sa biographie. C’est l’histoire de quelqu’un d’ordinaire…à la vie extraordinaire.
  • Les recettes. hihi. Jean-Marie mange de tout et fait des essais qu’il note dans un cahier. L’auteur nous fait part de quelques-unes de ses expériences qui sont à la fois saugrenues, un peu dégoûtantes et ma foi, bien drôles.
  • Qu’au dos du livre, ils se soient trompés dans le nom du protagoniste, le débaptisant Jean-Charles d’Aumout haha!

Bonne lecture!

Camille xxx

 

Inferno: l’univers de Dante

23 Nov

Le dernier Dan Brown. Ce que j’aime particulièrement de cet auteur c’est sa capacité à faire des romans qui font penser à des films. La même histoire est racontée selon plusieurs points de vue, il y a plein d’action et du beau monde. Quand j’ai lu (et qu’on a tous lu) avidement Da Vinci Code il y a quelques années, j’ai carrément dévoré le roman en capotant ben raide sur les révélations chocs que nous faisait M. Brown. Bon, aujourd’hui mon devoir est de vous annoncer que Dan Brown ne s’est pas réinventé pour ce roman…MAIS… je dois vous avouer que j’ai été tout de même surprise par ce bouquin. En fait, j’avais zéro attentes quand j’ai commencé Inferno. Je m’étais dit : « bah! Ça va me distraire! » et mon impression générale c’est que, dans l’ensemble, ça a bien rempli son mandat.

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Résumé

Le professeur Langdon se réveille dans un hôpital de Florence complètement désorienté et amnésique par dessus le marché. N’ayant aucune idée de ce qu’il fait en Italie et ayant des gens armés à ses trousses, il file en panique avec la seule personne qui lui propose son aide: Sienna Brooks, la jolie médecin blonde qui le soigne. S’en suit alors une course folle dans Florence avec un Robert Langdon amoché qui tente de découvrir ce qui lui ai arrivé et qui découvre parfois, bien malgré lui, qu’il a commis des actes impensables. Il se rend compte également, qu’il a été embarqué dans une histoire aux proportions gigantesques….

On aime

– Apprendre plein de choses. Il faut rendre à César ce qui est à César et appeler un chat un chat: moi qui n’est jamais allée en Italie et qui n’a jamais lu la Divine comédie de Dante j’ai appris un tas de choses en lisant ce livre.

– Googler les lieux et peintures dont l’auteur parle…et avoir le gueule qui tombe par terre…et pleurer en criant: « JE PARS EN ITALIE DEMAIN! »

– La fin…mais je ne peux pas vous dire c’est quoi ha ha HA !

C’est sexy parce que

– Ça se passe dans le pays du LUV et des lunes de miel.

– Langdon et la jolie médecin se frenchent à la fin du livre (mais c’est pas pour ça que la fin du livre est bonne)

– Dans mon imaginaire le professeur Langdon est vraiment sexy (et c’est la raison pour laquelle je trouve que Tom Hanks c’est pas le meilleur choix…)

Bonne lecture!

Camille xxx

Le rouge et le noir, parce qu’on n’est jamais trop classique

20 Sep

Dans ma vie de lectrice, j’ai un livre pour chaque occasion. Je m’explique. Il y a, premièrement, la livre que je trimbale partout pour lire, par exemple, dans le transport en commun. Généralement, il est de petit format et pas très épais pour éviter une surcharge (déjà présente anyways) dans ma sacoche. Ensuite, il y a la lecture de bain. Cette lecture est obligatoirement ultra légère, car qui veut sincèrement se remettre en question alors qu’il trempe dans de l’eau chaude et moussante?…PER-SON-NE!  Finalement, il y a la lecture de chevet. Celle-ci est très souvent un classique de la littérature que je lis le soir avant de me coucher. Le but: terminer le livre un moment donné, no stress. Et donc, c’est un roman de cette dernière catégorie dont je vous parle aujourd’hui. Il s’agit d’un incontournable de la littérature française et j’ai nommé: Le rouge et le noir de Stendhal.

Scusez mes doigts

Scusez mes doigts

Résumé

Julien Sorel est un jeune homme de province. Issu d’une famille de charpentiers, il est le mouton noir de sa famille: il est de stature délicate et un grand intellectuel. Ces deux qualificatifs font de lui la honte de son père et la risée de ses frères. Le premier ne sait pas ce qu’il pourrait faire de ce fils qui est incapable de se servir des outils nécessaires à son métier, et les deux autres se servent de leur petit frère comme d’un punshing bag. Mais bref, c’est l’histoire de ce cher Julien qui essaie de trouver sa voie dans la vie et qui hésite, au fil du récit, entre le rouge de la passion et de la vie mondaine et le noir de la profession ecclésiastique. Au début de l’histoire, il est engagé comme précepteur des enfants du maire de sa ville natale. Il partira ensuite à Besançon afin de poursuivre ses études au séminaire et finalement, il se rendra à Paris afin de devenir secrétaire du Marquis de la Mole. On suit donc ce personnage attachant à travers de son cheminement vers le sommet et ce, via ses aventures professionnelles…..et personnelles (oh oui!).

Personnages

Julien Sorel: le livre commence alors qu’il a 18 ans. Julien est ambitieux et quelque peu maladroit dans ses relations sociales. Il a tendance à commettre des erreurs qui ralentissent son ascension sociale. Il a également une admiration (quasi clandestine) pour Napoléon. Or, à cette époque les Français ne voyaient pas leur ancien empereur d’un bon oeil.

M. et Mme de Rênal: M. de Rênal est le maire de la ville de Verrières. Il se considère comme un homme « libéral » et décidément, au dessus de la mêlée. Mme de Rênal, quant à elle, est une femme belle et naïve. Fort religieuse, elle croit que le bonheur conjugal est à la portée de toute femme aimant ses enfants et obéissant à son mari.

Abbé Pirard: Julien le rencontre lorsqu’il va étudier au séminaire de Besançon. Il devient le confident et confesseur de notre héros. L’abbé Pirard est un homme sévère mais juste qui cédera à son désir de grandeur lorsqu’il acceptera une cure à Paris.  C’est également lui qui facilitera l’embauche de Julien chez le marquis de la Mole.

Mathilde de la Mole: fille du marquis de la Mole, l’employeur de Julien dans la deuxième partie du livre. Or, Mathilde s’ennuie. Elle rêve de cette passion qui détruit tout, mais en même temps, elle ne peut pas renier son éducation son rang. Elle en fera d’ailleurs voir de toutes les couleurs à notre héros.

On aime:

– que Julien déniaise Mme de Rênal qui a, on va se le dire, un peu niaiseuse dans sa vision de la vie.

– le personnage de Mathilde de la Mole qui est l’exemple type de l’adolescente enflammée et irréfléchie. Tsé, le genre qui menace tout le monde de se suicider si Pierre-Jean-Jacques, le gars le plus hot de toute l’école ne l’invite pas au bal de fin d’année, mais version XIXe siècle.

– que ce soit un classique français qui nous propose quelque chose vibrant. Je trouve que les Français ont tendance à intellectualiser la manière dont ils traitent la passion. Ici, l’auteur c’est un peu laisser-aller et ça laisse aller l’imagination.

C’est sexy parce que:

– Julien est vraiment un tombeur de ces dames.

– le personnage principal choisit la passion (je vous vends le punch…ou pas) au lieu de l’Église.

– c’est beau, c’est poétique, c’est enflammé et c’est tragique., comme si c’était le arrière-petit-cousin de Roméo et Juliette.

Bonne lecture!

Camille xxx

P.S. merci à l’OSM pour leur slogan dont je me suis librement inspirée pour le titre de ce billet.

L’historienne et Drakula: aventure, intrigue et superstitions

7 Août

Mon vécu étant un total produit des années 2000 (lire ici que je considère qu’en bas de l’âge de 10 ans c’est difficile d’avoir « du vécu »),  je ne peux pas passer à côté des modes qui nous sont imposées. Et non, je ne veux pas parler de la mode vestimentaire, mais bien de la mode dans des mediums tels que la littérature, les séries télé et le cinéma. Or, si vous leur avez porté attention durant les dernières années, il y a une tendance qui s’impose dans nos écrans et dans nos romans et je parle ici DES VAMPIRES. Ils sont partout et de tous les genres : des être kétaines, aux monstres, en passant par les séducteurs et les prédateurs, bla bla bla. Et donc, en tant que louve à l’affût, j’ai décidé au phénomène, mais dans les livres. Bon, je ne vous parlerai pas de Twilight parce qu’il n’y a plus rien à en dire (quoique, il paraît que Kristen Stewert et Robert Pattinson sont peut-être revenus ensembles), mais du livre L’historienne et Drakula de Elizabeth Kostova.

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Résumé

Une femme raconte son histoire, celle de son père, Paul, celle de sa mère, celle de leur quête pour trouver Drakula. En effet, alors qu’elle avait 17 ans, son père, cet homme secret et mystérieux, lui raconte les circonstances dans lesquelles il a raconté sa mère, et l’incroyable aventure qu’ils vécurent ensembles. S’en suit alors une course effrénée qui nous emmène dans les profondeurs de l’Histoire des conquêtes ottomanes durant le Moyen-Âge…Bon…haha! En fait ce qui est vraiment excitant c’est pas vraiment ça. En fait, voyez-vous, le directeur de thèse de Paul, le professeur Rossi, disparaît et nous partons à sa recherche. Ce qui est excitant c’est d’essayer d’en savoir plus, de résoudre les intrigues et les énigmes. C’est un livre avec du suspense et des personnages attachants.

Personnages

La narratrice : on ne connaît pas son nom.  Et là, vous avez le droit de rire de ma gueule, mais je ne m’en suis pas rendue compte avant d’avoir relu le livre il y a deux semaines. Mais bref, elle nous raconte sa perspective de l’histoire et sa participation dans cette aventure. Elle est alors une jeune fille de 17 ans bien élevée, curieuse, intelligente et très empathique.

Paul : Il peut être considéré comme le personnage principal de l’histoire, car toute la recherche pour le professeur Rossi est raconté par Paul. Or, c’est l’intrigue principale du livre. Paul est un historien tranquille. Un intellectuel qui se retrouve malgré lui mêlé à une aventure qui le dépasse complètement, mais qui lui permettra de devenir bien plus qu’un simple chercheur et bouquineur.

Helen: Historienne roumaine spécialisée dans le Moyen-Âge au temps des conquêtes ottomanes en Europe. Elle aidera Paul dans sa quête pour retrouver le professeur Rossi, et par le fait même Drakula. Elle est brillante, ironique et parfois brusque dans sa façon d’être. Elle finit toutefois par s’attendrir au fil des pages.

Professeur Rossi: bien qu’il soit porté disparu pendant la plupart de l’histoire. Il n’en reste pas moins qu’il raconte son histoire à Paul à divers moments du récit. Il joue le rôle d’un genre de guide qui laisse des petits indices un peu partout (à la façon petit poucet), afin de boucher les trous de notre compréhension des événements.

On aime

–       que bien qu’il y ait des vampires dans l’histoire, ils ne prennent pas toute la place. C’est rafraîchissant. Surtout après toutes les sagas twilight, true blood et compagnie.

–       que ce soit écrit en deux tomes!!! Vous connaissez mon amour pour les suites, je vous en ai parlé dans mon billet sur 1Q84.

–       le suspense, l’aventure, l’intrigue. Je vous jure on se croirait presque dans Indiana Jones (mais sans le fouet et le chapeau).

C’est sexy parce que

–       qui dit deux étrangers qui partent à l’aventure ensemble, dit ça finit avec du love…et une possible grossesse.

–       la narratrice nous raconte comment elle est tombée amoureuse pour la première fois,

–       Bien que ceux du livres soient décrits comme des créatures laides et damnées, astheure, dans l’imaginaire collectif ( ou du moins le mien), les vampires c’est automatiquement enjôleur.

Bonne lecture!

Camille xxx

Opération canicule: Le vieil homme et la mer

15 Juil

C’est officiellement l’été (OUAIS!). Il fait chaud et on a tous envie d’aller se rafraîchir dans les vagues et bronzer sur le bord de la plage. Et donc, pour vous permettre de réaliser votre fantasme de mer à perte de vue et de houle tumultueuse, je vous propose que nous nous attardions à un classique de la littérature américaine, un livre écrit par nul autre que Ernest Hemingway, célèbre écrivain reconnu pour une forme littéraire particulière: la litote. Mais qu’est-ce que la litote me direz-vous? Eh bien! Ne reculant devant rien, je suis allée consulter Wikipédia et en voici la définition: la litote est une figure rhétorique qui consiste à déguiser sa pensée de façon à la faire deviner dans toute sa force. Bref, l’écrivain propose une idée simple et le lecteur interprète trop… Mais je commence à m’égarer! Le titre du roman dont je veux vous parler aujourd’hui est Le vieil homme et la mer. Un livre pour lequel M. Hemingway a remporté le Prix Nobel de littérature en 1954 (c’est écrit sur la quatrième de couverture…).

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Résumé

L’histoire est simple…que dis-je simple! C’est presque bébé lala ( je ne dis pas ça négativement la! En fait, c’est plus de l’admiration que d’autre chose). D’une part on a un vieux pêcheur et de l’autre un très gros poisson. Le décor est prévisible: une mer à parte de vue. Le temps est peu important. Le sujet, lui, c’est le combat entre le vieil homme et le très gros poisson. Réussira-t-il à le pêcher? Abandonnera-t-il sa course ou jouera-t-il d’expérience contre cette force marine et indomptable? Cela peut paraître simpliste à première vue, mais c’est un livre incroyable. Hemingway nous emporte pour quelque 150 pages de pure bonheur et d’angoisse pour le pauvre vieux pêcheur. Les descriptions sont magnifiques et l’attachement qu’on a pour le vieil homme rivalise dangereusement avec la sympathie qu’on développe pour le gros poisson. Bref, un petit bijou qu’il faut avoir lu dans sa vie!

Personnages

Santiago: le vieil homme a été pêcheur toute sa vie. Il fût un temps où il était prospère, mais il n’a jamais été bien riche. Or, depuis quelques temps la vieillesse le pèse et il a de moins en moins d’argent en pêche de moins en moins de poisson, jusqu’à ce fameux jour qui nous ait raconté dans ce roman.

Le gros poisson: bien qu’il ne puisse pas parler (haha!), le poisson a tout de même une personnalité. En effet, il est déterminé, combatif et noble. Bien qu’il mette Santiago au défi, on sait qu’il fait cela avec beaucoup de respect.

On aime 
  • que le récit soit comme en temps réel. Je sais que c’est absolument impossible, mais reste que c’est l’impression qui m’est restée.
  • être le spectateur de Santiago dans cette quête. Le récit se fait par le cours de ses pensées et de ses souvenirs et cela illustre et nous permet de mieux comprendre sa détermination et son expérience.
  • le gros poisson. Il n’y a rien à faire. Même s’il est le méchant dans l’histoire, il reste quand même une petite créature attachante qui lutte pour sa survie.
C’est sexy parce que
  • une homme déterminé qui travaille de ses bras, c’est sexy.
  • c’est le genre d’histoire qui nous fait grandir et prendre confiance en nous, et comme l’a si bien dit JLo, c’est en prenant de l’assurance qu’on devient sexy.
  • les personnages nous charment tous à leur façon et on finit par les aimer tendrement, peu importe leur rôle dans l’histoire.
Bonne lecture!
Camille xxx

Tatiana: le communisme, la guerre et les histoires de coeur

14 Juin

J’ai une confession à vous faire. En fait, c’est pas tant une confession qu’une révélation un peu coquine à mon sujet : côté lecture, je peux être vraiment romatico-kétaine. J’ai des moments de pure kitsherie…et je m’assume. Ces petits instants de laisser-aller cucu ont souvent lieu quand mon horaire est vraiment intense, que je suis stressée et que mon cerveau n’arrive pas à décoder une phrase, si elle a plus que 20 mots.  Et donc, par souci de rester quand même alerte et de m’instruire un peu, je lis des livres historiques qui comportent une belle histoire d’amour. Aujourd’hui, je vous parlerai donc d’un petit bijou du genre, soit Tatiana par l’auteure Paullina Simons. C’est LE roman parfait à lire sur son patio ou mieux dans son hamac (si vous êtes de ces chanceux qui en ont un), quand on veut s’éloigner du compliqué de la vie.

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Résumé :

L’histoire se déroule à Léningrad. En plein communisme. Nous sommes en juin 1941, et la Deuxième Guerre mondiale commence en Russie. Une famille, les Metanov, vivent tous les six dans deux pièces. Ils sont chanceux. Ils partagent le reste de l’étage avec d’autres familles, mais ce n’est pas tout le monde qui a leur fortune : tous n’ont pas une porte. Au début, la guerre semble très loin. On tombe en amour et on travaille à l’effort de guerre. Et puis, le fils Metanov disparaît, les grands-parents quittent Leningrad, c’est l’hiver, c’est la famine, c’est la guerre à Leningrad, c’est la fin…la fin de la Russie telle qu’elle était depuis la révolution de 1917.  Mais bon! Je vous rassure tout de suite, le gars pis la fille finissent ensemble malgré tout ça!

Personnages :

Tatiana : jeune femme de 16 ans qui a encore un pied dans l’enfance.  Tatiana est naïve, fidèle, aimante et toujours prête à se sacrifier pour ceux qu’elle aime.

Alexandre : jeune officier de l’Armée Rouge de 22 ans.  Il cache un douloureux secret qui guide chacune de ses décisions, chacun de ses pas.

Dasha : Sœur de Tatiana, elle est de sept ans son aînée. Dasha rêve de mariage et d’amour et compte bien arriver à ses fins avant la fin de la guerre.

Dimitri : ami d’Alexandre, Dimitri est soldat dans l’Armée Rouge.  Il connaît le secret d’Alexandre et s’en sert contre lui de manière égoïste.

On aime :

–       que l’auteure ait vécu dans la Russie communiste dans un deux pièces, comme les personnages du roman. Ça donne vraiment de la crédibilité aux scènes du quotidien.

–       que l’histoire soit racontée du point de vue des Russes. C’est rare. Il y a plein de films ou de livres qui ont été faits sur la Deuxième Guerre mondiale et c’est toujours du point de vue des Américains, des Allemands et parfois, des Anglais. Après tout, ce n’était pas plus rose en Russie.

–       que les droits aient été achetés pour en faire une production cinématographique!!!!

C’est sexy parce que :

–       sous les dessous quelque peu stéréotypés de l’histoire, on découvre des personnages vraiment attachants qui grandissent au fil du récit.

–       l’acteur qu’ils pressentissent pour faire Aelxandre est nul autre que Alex Pettyfer, le dude qui jouait dans Magic Mike. (pas Channing Tatum, l’autre).

–       c’est une histoire d’amour pas très conventionnelle qui donne des scènes inusitées et inattendues..Grrr!!

Bonne lecture!

Camille xxx

1Q84: oeuvre originale, intrigante et romantique

27 Avr

Dans la vie, j’aime les suites. Et j’aime encore plus les trilogies. Le chiffre trois c’est un chiffre magique. Vous savez, ce n’est pas pour rien qu’on dit « jamais deux sans trois »… Bref! Aujourd’hui je vais vous parler d’une suite de trois tomes (oui, oui, je vous le dis) qui m’a absolument accroché. J’ai dévoré les trois livres et je les recommencerais demain matin. Trêve d’enthousiasme, et passons aux choses sérieuses…

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Résumé :

1Q84 est une trilogie de l’auteur japonais Haruki Murakami. L’histoire se déroule dans le passé pas si lointain de 1984. Une époque où le commun des mortels n’a jamais vu un ordinateur de sa vie, où, pour en savoir plus sur les habitudes de quelqu’un, on ne peut pas espionner son facebook et, où les cellulaires sont de la science-fiction. Pour tourner les coins ronds, on peut résumer l’histoire comme suit: Tengo et Aomamé se retrouvent complices d’une même attaque à l’encontre d’une organisation mystérieuse et ce, dans le monde séduisant, mais dangereux de 1Q84… Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir cet univers vous-mêmes.

Personnages principaux:

Tengo : génie des mathématiques, professeur dans une école préparatoire (genre de cégep japonais) et apprenti auteur. Grand, sportif, bien bâti et solitaire, Tengo est un jeune homme d’une trentaine d’années.

Aomamé : jeune femme aux idéaux bien arrêtés et à la morale particulière. Elle travaille comme professeure d’arts martiaux dans un gym privé et mène une vie à la fois dépouillée et décousue.

Fukaéri : adolescente mystérieuse au passé trouble. Ne parlant que lorsque nécessaire, Fukaéri semble en connaître beaucoup plus que ce qu’il paraît.

Ushikawa : petit homme, physiquement peu avantagé par la nature, dont l’intuition lui permet de trouver et de suivre des pistes afin de le mener vers la vérité.

On aime :

–       que l’histoire soit racontée par deux narrateurs, soit Tengo et Aomamé. Chacun narre un chapitre. On peut donc suivre deux intrigues en même temps.

–       que le côté philosophique soit bien intégré dans les discours et les pensées des personnages. Il y a de grands questionnements sur la vie qui sont soulevés dans ces ouvrages, mais ça ne vient jamais empiéter sur le désir de divertissement du lecteur.

–       le côté fantastique tout de même réaliste. Beau paradoxe me direz-vous, mais c’est ça pareil.

C’est sexy parce que: 

–       c’est mystérieux. On ne comprend pas tout et on veut connaître la suite. Et tout le monde sait qu’il y a rien comme un peu de mystère pour faire naître une flamme de désir.

–       c’est aussi une histoire d’AAAMOUR. Mais rien de lourd je vous le promets.

–       tous les personnages sont beaux (sauf Ushikawa) et que, en général, du monde beau ça fait des beaux bébés.

Bonne lecture!

Camille xxx

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