Tag Archives: Camille Mathieu À lire

Six degrés de liberté

23 Sep

Je ne sais pas vous, mais personnellement j’ai trouvé cette rentrée très difficile. Probablement, parce que j’ai complètement décroché durant l’été. Relisant des vieux livres que je connais par coeur, des classiques de mon adolescence que je lis depuis que j’ai 14 ans…genre. Un été au soleil à boire du vin sur mon balcon et à me baigner dans la piscine familiale quand mon appart devenait une vraie bouilloire.

Bref, quand il a été temps de me remettre au boulot, le choc a été monumental. Et là, je me suis sérieusement demandée comment j’arriverais à lire un roman au complet. Donc, on est un après-midi et je fouille dans ma bibliothèque et je trouve un ouvrage que j’ai acheté au Salon du Livre et qui s’appelle Six degrés de liberté de Nicolas Dickner et je me dis… why not?

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Résumé

Lisa habite avec son papa, un rénovateur de maisons de banlieue. On est dans un petit bout du Québec proche des lignes américaines. Il ne s’y passe pas grand chose, mais cela n’empêche pas Lisa et son ami Éric de se distraire, d’apprendre, de faire des projets… bref, de grandir. Un jour, Éric doit partir et Lisa se retrouve seule, déroutée par la vie qui continue d’avancer, soumise aux nombreuses obligations qui pèsent sur l’adulte qu’elle devient. Jay, de son côté, purge sa peine comme agente civile au GRC. Cela fait plus de sept ans que sa vie s’est transformée. Désormais, elle ne peut même plus sortir de Montréal sans fournir un itinéraire à son agente de probation. Alors que fait une criminelle réformée lorsqu’un conteneur disparaît et que ses collègues se mettent frénétiquement à sa recherche? Facile : elle s’amuse.

Personnages

Elisabeth Routier-Savoie, dite Lisa: L’histoire commence alors qu’elle est adolescente. L’histoire se termine, elle est une femme. Une femme qui vient de faire le tour du monde! Débrouillarde, curieuse et déterminée, elle étudie l’électricité et s’occupe de son père de plus en plus malade.

Éric Le Blanc: Meilleur ami de Lisa. Il est atteint de claustrophobie et ne va même plus à l’école. Pour passer le temps, il s’essaie à hacker des appareils électroniques. Éventuellement, il quitte le Québec pour s’installer au Danemark où son beau-père travaille.

Jay, dite la Pequeña: La fin trentaine et complètement désabusée par sa situation, Jay survit. Elle compte les dodos qui la séparent de la liberté. Or, compter les dodos pendant huit ans c’est long.  Traiter des données pour la GRC dans un département oublié de tous, ça aussi c’est long.

On aime:

  • Comment les deux histoires se rejoignent. Car, au final c’est ce qui donne à ce roman toute sa direction. Il faut qu’il y ait un but à ces histoires parallèles.
  • Que les deux récits soient tout aussi intéressants et évolutifs. Dans un cas, comme dans l’autre, on est tenu en haleine.
  • Qu’on finisse par vraiment bien connaître et comprendre les personnages. On sait qui ils sont, comment ils pensent et ce qu’ils ressentent.

Un beau roman québécois qui mérite vraiment d’être lu et relu!

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

Le lecteur de cadavres

13 Nov

Les romans policiers. Pour certains, c’est une véritable drogue, pour d’autre une source de cauchemars, et pour moi un mélange des deux. Quand j’en commence un je ne peux pas le lâche (curiosité oblige) et quand je finis par le déposer…je ne dors pas de la nuit. Ce qui fait que je n’en lis presque jamais. Mais parfois, je me laisse tenter…surtout dans le coin de l’Halloween ou bien quand c’est une best seller QU’IL FAUT ABSOLUMENT AVOIR LU (genre Millenium). Pis des fois je rergette (genre la fin du premier Millenium) pis des fois j’aime ça, et c’est le cas aujourd’hui avec le Lecteur de cadavres  de Antonio Garrido.

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Résumé

Cì a une passion: les études. Une passion qui lui a été impossible de poursuivre suite à la mort de son aïeul. Pourquoi me direz-vous? Et bien, tout simplement parce que la coutume voulait, dans la Chine du Moyen-âge,  que les parents du défunt quittent leur emploi pendant deux ans: temps requis pour vivre son deuil. Or, Cì est sa famille n’ont plus d’endroit où vivre et doivent aller rejoindre le frère de ce dernier en campagne. Fini la capitale, l’apprentissage, la gloire et les cadavres, car, vous l’aurez sûrement deviné, Cì étudiait pour devenir juge (ce qui à l’époque semble vouloir dire: inspecteur de police qui est capable d’examiner les gens morts pour connaître la cause du décès). Un travail que la plupart d’entre nous voudrions jamais faire….mais bon! Lui ça le rend très heureux. Bref, un tas d’événements funestes obligent Cì à retourner à la capitale et une fois qu’il regagne l’académie pour étudier (enfin!) il se voit offrir une opportunité (ou devrais-je peut-être dire, un cadeau empoisonné) par l’empereur lui-même. En effet, une série de meurtres sordides a eu lieu dans la cité interdite….

Personnages

Cì: Protagoniste de l’histoire, il est un jeune homme de vingt ans à la fois débrouillard, intelligent, passionné et très rusé.

Juge Feng: Premier mentor de Cì, il est celui qui lui a tout appris, celui qui lui a transmis sa passion pour le métier de juge. Il considère le jeune homme comme le fil qu’il n’a pas eu.

Professeur Ming: il est celui qui continuera la formation de Cì à l’académie et qui deviendra son mentor.

Iris Bleu: ancienne favorite de l’empereur.

Astuce grise: il est un compagnon de classe de Cì…mais aussi son pire ennemi (rivalité dans la classe oblige..tsé!).

On aime:

–  Le développement qui est lent, mais très intéressant et l’intrigue en soi est très bien faite. Vraiment une bonne histoire d’investigation.

– avoir plein de détails sur la manière sont ils recueillent les indices et qu’ils les analysent, alors qu’ils n’ont pas les moyens technologies d’aujourd’hui. Fans de CSI, vous serez impressionnés.

– En savoir davantage sur les us et coutumes des gens dans la Chine du Moyen-Âge. C’est loin de la réalité qu’on apprend au secondaire!

Bonne lecture!

Camille xxx

 

Les frères Sisters: Hey Cowboy!!

8 Oct

Je sais pas pour vous, mais personnellement, quand on me dit cowboy, je pense aux Western Spaghettis, à Lucky Luke, à Clint Eastwood, à la musique Country. Bref, j’ai plein d’images d’hommes virils, sales et solitaires parcourant le désert et la plaine à dos de cheval robuste pour conquérir l’Ouest sauvage. Or, ce que l’auteur Patrick DeWitt nous propose dans son nouveau livre, Les frères Sisters, est UN PEU différent….

Oubliez Clint...

Oubliez Clint…

Résumé

Charlie et Eli Sisters travaillent pour le Commodore. Leur pain quotidien: éliminer les ennemis de leur boss. Autant dire qu’ils sont des tueurs à gage sans foi ni loi. Du moins, pour la moitié du duo c’est entièrement vrai. En effet, Eli commence à avoir des doutes sur l’orientation que prend sa vie. Ainsi, lorsque le Commodore les envoie à San Fransisco pour tuer Hermann Kermit Warm, les mésaventures qu’il vivra lui confirmeront peut-être qu’il devrait changer de métier. Mais est-ce que ce sera possible? À voir!

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Les personnages

Charlie: il est le frère aîné, le plus fort, le plus courageux, mais aussi le plus alcoolique et le plus con. Leader de l’expédition, il compte bien en profiter pour faire la fête, tuer plein de gens et faire des rencontres « intéressantes» (si vous voyez ce que je veux dire)

Eli: très différent de son frère, Eli est le genre gros nounours un peu naïf qui, plus l’histoire avance, devient conscient de son embonpoint, de son état fort désolant de célibataire…et de son métier violent.

Évidemment, on fait la rencontre d’une foule de personnages au cours de l’histoire, mais ils ne seront jamais aussi importants que ces deux-là.

On aime:

  • Le côté un peu absurde de bien des situations décrites dans le roman. Genre l’obsession d’Éli avec sa nouvelle découverte: le brossage de dents (et là je vous laisse imaginer l’état de sa dentition…ouf…comme de quoi chiquer du tabac sur son cheval avec un air de dur ça peut perdre de son charme)
  • Que le narrateur soit Éli parce que ses dilemmes intérieurs sont juste trop drôles. Généralement, quand on imagine le cerveau d’un tueur on ne pense pas au fait qu’il puisse être complexé pas son poids.
  • Le format du livre. Les éditions Alto font des romans entre le format livre de poche et le format gros livre normal et ça fait une édition de qualité, sans qu’elle soit gigantesque et qu’elle pèse une tonne (parole de piétonne invétérée qui traîne ses bouquins dans sa sacoche).

Une suggestion lecture légère, mais de bon goût pour agrémenter votre SUBLIME changement de saison. 😉

Bonne lecture!

Camille xxx

Suggestion littéraire de la rentrée: Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

25 Août

Avec les nuits qui rafraîchissent (et les feuilles qui commencent à rougir à Québec….!?!?!?!!??!?!) et l’école qui recommence, on sent le début de l’automne qui pointe le bout de son nez. Or, qui dit automne dit rentrée! Donc, je me suis permise de vous suggérer un livre que j’ai lu durant mes vacances (chose que j’aurais peut-être pas dû faire, parce que c’est beaucoup trop tristement beau pour être lu dans le but de se détendre en vacances). Mais, malgré ce petit bémol totalement circonstanciel, je suis vraiment tombée sous le charme de ce roman à la fois follement dépaysant et profondément humain.

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Résumé

Le premier chapitre du roman place l’action de tout le roman. En effet, on y découvre une famille pauvre de la « campagne » afghane composée de deux enfants en bas âge (un frère et sa petite soeur), de leur belle-mère et de leur père. Les deux enfants sont incroyablement poches et leur grande différence d’âge leur donne une relation qui ressemble davantage à celle d’un gardien ou d’un père et de sa petite fille. S’en suit alors une découverte de chaque personne ayant un lien passé ou future avec cette famille, la terre sur laquelle ils ont vécu, les voisins qu’ils ont eu ou les enfants qu’ils auront. On y découvre donc une foule de destins tous interreliés tous plus beaux et touchants les uns que les autres.

Les personnages

Comme vous l’aurez deviné, il y a beaucoup de personnages. Il est cependant possible d’en resortir quelques uns pour les besoins de ce billet…tsé!

Abdullah: il est le grand frère en question. À la fois très protecteur et aimant pour sa petite soeur qu’il finit par élever comme sa fille depuis le décès de leur mère.

Pari: La petite soeur d’Abdullah. Au début du livre, elle n’est âgée que de trois ans.

Nabi: il est l’oncle par alliance d’Abdullah et de Pari. Il incarne pour eux la réussite, car il travaille pour un homme très riche dans la capitale et vient leur rendre visite en voiture une fois par mois. Il jouera également un grand rôle dans leur destinée.

On aime:

– Le fait que ça se passe en Afghanistan et que le sujet de soit pas la guerre (ben y’en parle un peu quand même…ça fait partie de l’histoire du pays). Découvrir une culture, des façons de voir le monde et d’expérimenter la vie c’est toujours le fun!

– La manière de le roman est construit. Il n’y  a pas vraiment d’histoire avec un grand H. Chaque chapitre propose une perspective avec ses personnages et il suffit de se laisser aller!

– Je pense que je l’ai déjà dit trois fois, mais c’est pas grave, je me répète!! Ce roman est tellement humain. J’ai été très émue à bien des reprises. C’est tellement bien écrit qu’on se sent transporté avec chaque destin que l’auteur nous propose.

Je n’ai pas mis beaucoup de détails parce que premièrement, ce serait impossible de résumer genre 15 histoires dans un seul billet, mais aussi pour pas vous donner de punch 😉

Bonne lecture!

Camille xxx

Apporter le beau temps avec Le tango de la vieille garde

29 Avr

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en ai ma claque de la pluie et des nuages. J’ai donc décidé de me transformer en ambassadrice de l’été et de vous présenter un roman chaud, ensoleill et fluide…oui oui, vous avez bien lu: fluide. Il s’agit en fait du dernier livre d’Arturo Pérez Reverte: Le tango de la vieille garde.

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Résumé

1928, Buenos Aires. Nos héros se rencontrent pour la première fois et flirtent avec les milieux paumés en quête du tango authentique. Ils veulent le danser, le vivre, le ressentir. 1937 Nice. Notre couple chéri se rencontre une deuxième fois. C’est entre le ressentiment et la passion que se jouera cette seconde joute entre Max et Mecha. Les changements de régime dans plusieurs pays européens enflamment le continent et on sent la Deuxième Guerre mondial pointer son nez dans chaque page. 1966 Sorrente. Un heureux hasard et peut-être même le destin réuni pour une dernière fois ce duo improbable. Le monde a changé du tout au tout depuis leur première rencontre, mais malgré l’âge qui les a gagné, ils sont restés les mêmes. Ils vivront une dernière aventure en souvenir de ces premiers temps à Buenos Aires.

Personnages

Max: issu d’un milieu très pauvre, il a toujours souhaité s’élever dans la société. Exerçant les métiers de danseur mondain et de gigolo/voleur en gants blancs, il poursuit sa périlleuse ascension vers les sommets de la bourgeoisie.

Mecha: femme d’un compositeur espagnol fort populaire et fortuné, elle est l’élégance et la fougue incarnée. N’obéissant qu’à ses propres règles, elle chamboule sur son passage à la fois les convenances et la vie des gens qui l’entoure.

Armando de Troeye: il est l »époux de Mecha. Il est un compositeur célèbre et arrogant. Bien conscient de la beauté de sa femme, il n’hésite pas à s’en servir afin d’arriver à ses fins.

Jorge Keller: fils de Mecha, il est un joueur d’échec professionnel.

On aime:

– que l’histoire se déroule en trois temps, mais qu’elle nous soit racontée en même temps. On change d’époque comme on change de chapitre, alors que Max, notre gigolo, change de femme comme il change de chemise.

– le fait de ne pas savoir ce que Mecha pense. En fait, ce livre c’est comme un duel dont on ne saurait qu’une moitié de l’histoire. Donc, il nous manque bien des informations pour comprendre les situations qui sont décrites par Max.

– Le style. Arturo je t’aime, toi et ton écriture incroyable, J’aimerais (et vous aimeriez aussi, j’en suis certaine) parler assez espagnol pour pouvoir te lire dans ta langue maternelle.

C’est sexy parce que:

– C’est un livre de style espionnage romantique. Et tout le monde sait ce que le stress et le danger ça enflamme les passions.

– Ça parle de tango. Ai-je besoin d’en dire plus?

– Les amours impossibles, improbables et/ou interdits y’a pas plus sexy en ce bas monde (surtout quand ça a comme résultat des enfants sexy et intelligents).

Bonne lecture!

Camille xxx

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