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Les chaleurs du Nord

27 Jan

Alors qu’il tombait l’équivalent de deux hivers en neige et en verglas sur le Québec, l’amoureux, Minie et moi étions partis nous geler dans le Grand Nord canadien. Je sais qu’habituellement les Québécois prisent davantage les destinations soleil pendant les vacances de Noël, mais pourquoi faire comme tout le monde?

Et qui a dit que le Yukon n’est pas une destination soleil? Bon ok il a fait froid… je dirais plus frette! Avec une moyenne de -30, les combines sont indispensables à ta garde-robe, les « hotpads » deviennent tes meilleurs alliés et les grosses Sorel prennent la place de la petite botte cute de chez Aldo! Au lieu d’apporter six maillots de bain, j’ai plutôt mis une dizaine de paires de bas de laine dans ma valise! Oui, il a fait froid, même les arbres ont revêtu leur plus beau manteau de givre, mais le soleil ne m’a jamais fait autant d’effet, pas pour sa chaleur mais pour sa lumière. Au Yukon, au mois de janvier, il y a environ cinq heures d’ensoleillement, c’est très peu mais ô combien satisfaisant. Le soleil du nord, c’est un soleil de 16h, un soleil bleu, puis jaune, puis orange, puis rose, un soleil bas qui se pointe le bout du nez à travers les montagnes, comme une cerise sur le sundae, un soleil qui réchauffe les joues rouges et fait fumer la Yukon River, un soleil qui fait briller la neige et les yeux de ses habitants pour en faire du monde fier.

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Aux abords de la Yukon River, Whitehorse. Crédit: Eric Robitaille

Je n’ai jamais autant respiré l’hiver que pendant ces deux semaines. Ce qu’il y a de mieux à faire à Whitehorse à ce temps-là de l’année, c’est bien de profiter de monsieur soleil. Une journée sans aller dehors, c’est un peu comme s’asseoir dos à l’écran de cinéma. Pourquoi tu ferais ça? Pourquoi tu dirais non aux montagnes grandioses qui t’entourent et à la rivière qui s’y fraie un chemin?

Un roadtrip vers Skagway en Alaska dévoile une route enneigée entre les Rocheuses qui laissent passer une douce lumière pastel. Skagway est un petit village portuaire complètement désert pendant la saison froide. Un vrai Far West du nord avec des trottoirs en bois, une locomotive arrêtée sur la track derrière le magasin général, des boutiques qui vendent de l’or (du vrai) et le son du vent qui s’infiltre entre les bâtiments.

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Port de Skagway, Alaska Crédit: Eric Robitaille

Une randonnée sur la Upper Canyon Trail avec l’amoureux et la Minie en portage m’a fait réaliser qu’il n’y a pas que le sable, la plage et les pina colada qui relaxent. Après 4 km de bonheur, les pieds au chaud avec mes semelles d’alpaga, mon sandwich gelé et la vue sur mon chum et ma fille devant le reflet brillant et fumant du soleil dans la Yukon river, le voilà qu’il me demande : « T’es heureuse combien sur cent ? ». Mon cœur a fondu à -20. J’étais heureuse.

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Le ciel bleu de Chadburn Lake, Whitehorse. Crédit: Eric Robitaille

 

La famille. C’est la famille de l’amoureux qu’on est venus voir ici. Cet après-midi qu’on a passé à la cabine, petit chalet rudimentaire. Deux heures de route bleue pour s’y rendre. Stationnés sur le bord de la route, on sort nos sacs qui contiennent notre lunch, on se monte le foulard jusqu’en-dessous des yeux puis on part. Une demi-heure de marche à -30 en sentier pour arriver aux abords d’un lac. Un lac pas très grand, le Rainbow Lake, mais un lac qui porte merveilleusement bien son nom. Les rayons du soleil dans nos faces rouges nous en font voir de toutes les couleurs. On traverse le lac gelé sur les traces de motoneige en direction du chalet. En arrivant, on chauffe le poêle à bois, on se cuisine de la soupe et des grilled cheese directement sur la fonte chaude, on sèche nos bas puis on prend le temps de se regarder dans le blanc des yeux pour imprimer ce moment-là dans nos têtes. Sur le chemin du retour, en plein milieu du lac, on s’arrête pour regarder autour de nous. Le ciel est rose-orange, les montagnes nous encerclent, on se sent tellement petits au milieu de ce lac-là, on est comme pris en otage par le paysage. Ça fait qu’on est juste bien.

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Rainbow Lake et sa lune, Haines. Crédit: Eric Robitaille

Finalement, le froid du Yukon, ça fait autant de bien à l’âme que la chaleur de Cancun. Le froid, ça réchauffe les cœurs.

Les incontournables de Whitehorse:

Une boutique: The Collective Good

Un petit café: Baked

Une randonnée: La Upper Canyon Trail de Chadburn Lake

Une envie de bouger: Canada Game Center

Une sortie de famille: Yukon Wildlife Preserve 

Une soirée en amoureux: G & P steakhouse

Une bonne bière ou plusieurs : Les microbrasseries Yukon Brewing et/ou Winterlong

Un besoin de plus d’idées : Les employés sympathiques de l’office touristique

 

Ça vous donne le goût, non? Bonne rêverie hivernale ❤

Laura

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Offrir du temps

20 Nov

Cette année pour Noël, j’ai envie d’offrir du temps. Nos vies sont effrénées, tous autant que nous sommes. Le temps des fêtes est un moment où c’est pire que jamais : party de famille, de travail, d’amis, de meilleures amies, de belle-famille… j’en oublie? On voudrait voir tout le monde, mais la vérité c’est que nous manquerons tous d’une chose à Noël : de temps.  Je sais, je sais, c’est facile à dire. Mais je crois avoir trouvé une solution : Chocolats Favoris.

 

Plus j’avance dans ma vie d’adulte (hé oui, je suis rendue là! Qui l’eût cru?), plus je me rends compte combien il est difficile de garde l’équilibre. Nous en parlons beaucoup sur le blogue, il n’est pas facile de se poser pour passer un bon et doux moment avec nous-mêmes et avec ceux qui nous sont chers. Tant de choses à faire, à voir… du boulot, des activités et la routine qui rime avec course infernale. Et donc, avec toutes mes nouvelles résolutions d’éco-responsabilité, d’acheter moins, mais d’acheter mieux et surtout, d’achat local, je cherchais un moyen d’offrir quelque chose à mes amis et les membres de ma famille avant Noël, qu’ils conserveraient pour un moment que nous passerons ensemble.

Crédit : Laurie Couture

Crédit : Laurie Couture

C’est à ce moment que Chocolats Favoris entre en ligne de compte ! J’ai découvert cette année les emballages de douceurs chocolatées à accrocher dans l’arbre de Noël de l’entreprise québécoise. De petites boîtes renfermant, par exemple, des bretzels trempés dans le chocolat blanc, ou noir, ou au lait… MIAM. Des petites boîtes toutes jolies qui viennent avec un ruban, qu’on attache et qu’on suspend à l’arbre. Et là, vous cherchez le lien hein…

Crédit : Laurie Couture

Crédit : Laurie Couture

Voici ma solution à tous vos problèmes de temps :

Vous pouvez aller livrer (ou faire livrer par la poste!) à vos amis une petite boîte dans laquelle vous aurez glissé un petit papier sur lequel vous indiquerez un moment à passer ensemble. Exemple : une promenade en raquette, un brunch, une tournée magasinage, un souper fondue, etc.  Ils pourront alors manger le contenu de la boîte, accrocher celle-ci dans leur sapin et le conserver pour Noël et même en janvier, lorsque le temps viendra. C’est ainsi une promesse que vous trouverez tous les deux le temps de vous voir, d’avoir du plaisir, de vivre un instant partagé. Puis disons que les boîtes chocolatées aident grandement à attendre ce beau moment! 😉

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Je trouve que d’offrir quelque chose qui se mange fait en sorte qu’on ne se trompe jamais. Sérieusement, qui n’aime pas manger et se gâter un peu dans le temps des fêtes ?

Dans un prochain billet, je vous parle aussi d’une autre manière de donner du temps chocolaté… j’ai déjà hâte !

Laurie-Louve xxx

Petites joies d’automne

21 Oct

Les dernières semaines ont été particulièrement difficiles. C’est comme si j’avais un petit nuage gris au dessus de la tête. L’éternelle positive en moi s’acharne à se concentrer sur ce qu’il y a de beau et bon; j’ai un amoureux merveilleux, des amies en or, un emploi motivant, mais reste que ce n’est pas évident… On aimerait toutes appliquer le #LetGo, mais c’est plus facile à dire qu’à faire… Avec les journées qui raccourcissent, peut-être vous aussi aurez cette impression maussade?Je vous partage donc les petites joies de mon automne, qui me permettent de voir le soleil!

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Crédit photo : weheartit.com

Buts pour la journée + une intention :

Je fais tout nouvellement cet exercice (j’ai pris l’idée ici). Le matin n’est pas ma période préférée de la journée, alors en m’accordant ce petit moment, à la maison, dans le bus ou en arrivant au boulot, ça m’aide à l’apprécier. J’écris environ trois buts (tâches à accomplir, professionnellement ou personnellement) et une intention. L’intention est plus reliée à ma vie perso ou à mes émotions – téléphoner ma copine en peine d’amour, Facetimer avec ma mère, prendre du temps avec mon homme, etc.
L’air de rien, cette pratique me permet de garder le focus sur ce qui importe vraiment dans ma journée (et ça m’évite de faire une crise d’angoisse chaque fois que je n’ai pas complété ma to-do au boulot).

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Crédit photo : weheartit.com

Bouger :

À notre chalet d’été, ma copine Hallé était resplendissante! Tellement, que je lui ai demandé son secret… Elle m’a parlé de Julie Champagne, sa kinésiologue-kinésithérapeute. Julie l’a aidé à adopter des habitudes de vie plus saines, lui a monté des programmes d’entrainement, de nutrition, l’a motivé dans ses démarches… C’est exactement ce dont j’avais besoin! Julie et moi Facetimons maintenant 30 minutes chaque lundi. On fait le bilan de la semaine dernière puis on enligne la prochaine. Julie m’aide à garder le cap, à y aller une habitude de vie à la fois. La semaine passée, je devais boire 2 L d’eau par jour. Cette semaine je dois apprendre à me coucher plus tôt. Tout ça avec un programme d’entraînement et un groupe de motivation! D’ailleurs, elle cherche des femmes pour joindre son défi santé 90 jours

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Crédit photo : weheartit.com

Lire :

Parlant de livres, j’en ai toujours une pile qui m’attendent sagement. J’aime en lire plusieurs à la fois. Surtout l’automne. En ce moment, je lis Forêt contraire d’Hélène Frédérick, Sur la 132 de Gabriel Anctil, Histoire du Québec en 30 secondes de Jean-Pierre Charlant & Sabrina Moisan et Drama Queens de Vickie Gendreau. Je dois d’ailleurs me dépêcher de terminer ce dernier pour le remettre à sa propriétaire déménagée en Californie que je visiterai en novembre… (D’ailleurs, vous n’auriez pas une suggestion lecture de vacances pour moi?) Je viens aussi de terminer Une âme et sa quincaillerie d’Alain Labonté, que je vous recommande chaudement si vous n’avez pas peur de vider votre boîte de Kleenex.

C’est difficile de prendre le temps de lire. Même si chéri a installé une belle petite lampe pour compléter mon coin lecture, Netflix me fait toujours de l’œil (je suis en ré-ré-réécoute des Gilmore Girls!). Je m’oblige à choisir des moments et à les rendre hyper confo! Emmitouflée dans ma doudou, avec un thé et des chandelles… ❤

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Crédit photo : weheartit.com

Animer :

Chaque samedi sur les ondes de CIBL, je me joins à l’émission Montréal pour emporter pour jaser culture! Non seulement ça me permet de faire ce que j’aime le plus au monde (parler dans un micro, lol!),  mais ça « m’oblige » à entretenir mon amour pour la culture. Entourée de bellllllles personnes – Cindy Laverdière, Charline-Ève Pilon, Audrée Bellehumeur, Josiane Stratis, Karl Filion et Yan Daoust – je jette un œil sur l’actualité culturelle de la semaine, en plus de faire un retour sur un spectacle, un livre, un nouvel album, une pièce de théâtre, une exposition, un festival… Bref, ça me permet de rester à l’affût de ce qui se fait de beau et de bon dans la métropole! Écoutez-nous ce samedi, dès 13 h!

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Crédit photo : weheartit.com

Méditer :

Avant le dodo, je demande à mon amoureux quelles sont les trois choses qu’il a le plus aimé aujourd’hui. Je sais que ça le gosse un peu (pardon bébé!), mais j’ai l’impression que ça nous permet de terminer la journée sur une bonne note. Ensuite, j’ouvre mon application 5 minutes méditation plein conscience pour relaxation, bonheur et réduction du stress sur mon iPad. C’est fou comme ça me fait du bien… Ça m’aide à me recentrer, à me concentrer et à m’endormir rapidement. La méditation m’intéresse de plus en plus. Cette sensation qu’il y a au plus profond de nous-mêmes quelque chose à trouver, à cultiver. Ma mère m’a d’ailleurs offert le livre L’art de la méditation de Matthieu Ricard pour mon anniversaire. C’est ma prochaine lecture!

Et vous, quelles sont vos petites joies d’automne?

Souzie xox

Parce que tout ne peut pas toujours être parfait

22 Juin

« J’ai marché ». Ça, c’est la réponse que j’ai donnée à ceux qui me demandaient comment avait été mon dernier demi-marathon. Celui d’Ottawa en mai dernier. Ben oui après 14 km, je n’y arrivais plus, physiquement, mentalement. Non, je n’avais pas mal aux genoux ni aux jambes, j’étais seulement incapable de continuer. C’était la première fois que ça m’arrivait.

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Il y a deux ans, marcher lors d’une course officielle était impensable. J’étais au comble de ma forme, je me sentais forte et capable de tout. Je mangeais parfaitement, je ne buvais pas d’alcool, je m’entraînais tous les jours, ou presque. Aujourd’hui, je cherche l’équilibre pis ce n’est pas si facile. Ça veut dire manger une crème glacée un beau soir d’été, préférer dormir collé le matin au lieu d’une course aux aurores, oser prendre 3-4 verres d’alcool lors de la fête d’une amie. Bien malgré moi, c’est aussi courir moins vite, quelques livres de plus sur la balance et se sentir désorganisée à l’occasion.

Étonnamment, je marchais et je souriais. J’étais heureuse d’être là. Pas de colère, ni de déception, mais de la reconnaissance et beaucoup de gratitude. Une semaine avant, un méchant streptocoque était venu nuire à ma forme. J’ai réalisé que notre corps est une machine qu’on ne peut pas toujours contrôler. Ce n’était pas mon premier 21,1 km et je savais que je n’étais pas prête. Avant la course, j’étais sereine et je n’avais aucune attente. J’entendais les objectifs des autres, mais je ne me sentais pas concernée. Curieusement, j’avais l’impression d’avoir changé. J’avais l’impression de courir pour être en forme et non plus pour impressionner l’une de mes fréquentations du moment. Ben oui, j’ai déjà pensé comme ça. J’assume.

On dit souvent que notre entourage nous influence. Ça peut être ben bénéfique, mais aussi nuisible. Depuis l’automne dernier, je cours avec mon copain. Il n’utilise pas de montre ni de téléphone. Des fois, il arrête pour observer des bébés chats. Le plus beau dans tout ça, c’est qui s’en fout. Il court parce que ça lui fait du bien, parce qu’on partage de beaux moments. Il y a deux ans, j’étais loin de penser comme ça. Aujourd’hui, en toute humilité, je me plais à oublier mon téléphone, à ralentir à l’occasion, à jaser de tout et de rien avec lui. Quand je marchais, je pensais à ça. J’ai terminé ma course avec 18 minutes de plus que l’an dernier. Le parcours était le même, la température aussi. Ben oui, j’avais régressé. Mais j’étais fière d’être là, pis de respirer le bonheur des autres qui avaient mieux performé.

Samedi dernier, j’avais inscrit mon copain et son garçon à une première course en Beauce. Le plus jeune était énervé, il voulait gagner. Le vieux le faisait pour me faire plaisir. Je le savais, il ne le cachait pas. Avant le départ, je réalise que mes écouteurs sont dans l’auto. Je cours toujours avec de la musique religieusement sélectionnée. Lui, convaincu qu’on allait courir le 10 km ensemble, comme d’habitude, me persuade que je n’ai pas besoin d’aucun son dans mes oreilles autres que celui de sa douce et charmante voix. Je n’avais jamais fait ça, courir «ensemble ». Dans une compétition, c’était chacun pour soi. Pis si tu cours plus vite, tu avances le plus près possible de la ligne de départ. Pour moi, c’était ça, le bonheur de la course.

Je lui ai fait confiance et il a eu raison. On a jasé les 4 premiers KM. De 5 à 7km, je le suivais de près. La distance se faisait de plus en plus grande et je commençais à trouver ça moins drôle. Soudain, je le vois, il m’attendait près d’un arbre pour m’encourager et continuer à mes côtés. On a terminé la course ensemble. Même temps, même sourire. Je n’avais aucune idée de notre temps selon la distance, je n’avais pas regardé mon téléphone de la course. Honnêtement, je m’en foutais. Le genre de je m’en fous que je ne connaissais pas avant, mais qui a fait de cette course l’une des plus spéciales.

Ça, c’est mon histoire de lâcher prise.

Sarah xxx

Pourquoi j’aime mes amis.

23 Mar

J’ai hésité un bon moment avant de trouver le sujet de mon billet. L’amitié était constamment présente dans mes pensées et j’avais envie d’y rendre grâce.  Je suis enfant unique et pour être bien honnête, j’en ai grandement voulu à mes parents. C’était la grande déception de ma vie. Heureusement, ce n’est plus le cas.  Je ne vivrai jamais l’amour fraternel, mais j’ai tout plein d’amis qui me rendent tout aussi heureuse. Pis j’ai juste envie de les remercier parce que dès fois on prend ça pour acquis, les amis.

L’amitié en 5 faits.

Être soi-même.

J’ai déjà essayé, mais je n’arrive pas à être quelqu’un d’autre que moi avec mes qualités, mes défauts et mes envies. Avec les amis, les vrais, on est juste nous-mêmes. C’est fou comme ça peut faire du bien de dire ce qu’on pense vraiment, de s’habiller comme on veut, de dire n’importe quoi et de ne jamais se sentir jugé. Ou presque. Quand je m’attarde aux situations où je n’étais pas moi, un sentiment de grisaille m’envahit. Pis quand c’est gris, c’est rarement la joie.

Être honnête.

Hier, mon amie Joëllie me rappelait l’importance d’être honnête avec ses amis. Ça m’a jouée dans la tête toute la journée. Elle a raison. Notre entourage voit des choses qu’on ne veut pas toujours voir. Je me dis que c’est important de les écouter, mais qu’il faut aussi se fier à notre petite voix. Je suis particulièrement intuitive et  souvent, je  l’entends comme si elle me criait, mais câline que c’est difficile de toujours lui donner  raison. (J’ai encore besoin de  pratique, j’y arriverai)

Allo.

Un « salut » ben niaiseux, un  « comment vas-tu ? »  , un « On prend un café ? », un  « J’ai hâte de te voir ». C’est fou comme ça peut faire du bien. À mes amis dont  je n’ai pas eu de nouvelles depuis un moment, un petit allo est toujours bien apprécié. Je sais que le manque de temps fait inévitablement partie de nos vies, mais on n’est pas obligé de parler des heures au téléphone pour se raconter les 6 derniers mois. Un « je pense à toi » fait ben gros l’affaire!

La vie passe, certains amis aussi.

J’ai des amis du primaire, des amis de l’université, des amis du gym, des amis du temps où je travaillais dans une épicerie fine, des amis de la Beauce, des cousines, des amis au boulot.  Avec les années, il nous arrive d’en perdre, de ne plus être sur la même longueur d’onde, de vivre des ruptures amicales pour des histoires de gars sans avenir. Il y a des affaires plates qui arrivent pour laisser place à d’autres rencontres inattendues. Faut juste faire confiance.

Coups de cœur pour les discussions de groupe sur Facebook.

J’avoue que des discussions de groupe qui, la plupart du temps,  ne finisse plus, j’aime ça. Tous les détails pour l’organisation d’une fête, d’un week-end, les nombreuses questions, les images qui ne veulent rien dire, les photos pas rapport. Tout ça embellit mes journées et ça peut me faire dire un dimanche matin où mes amies s’en donnent à cœur joie sur Facebook.

« Maudit que je les aime!! »

Ma belle skieuse sous les flocons.

Skieuse sous les flocons

Ottawa 2013

Ottawa 2013. Avec une grande amie.

Lendemain de St-Jean avec les amis de la Beauce

Lendemain de St-Jean avec les amis de la Beauce

Turquie

En Turquie avec une complice de voyage!

Les cousines! Souvenir de Terre-Neuve.

Les cousines! Souvenir de Terre-Neuve.

Festival d'été! Joie!

Festival d’été! Joie!

Comchicks style!

Comchicks style!

 

Dites-le à vos amis.

Sarah.

En 2015, on vous souhaite…

3 Jan
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Suzie : En 2014, j’ai eu l’impression que tous mes amis mi-vingtaine (en chemin vers la trentaine!) avaient de la pression de tout bord tout côté. Leurs jeunes carrières montantes et très prenantes, la fin des colocations le début des achats de condo en couple ou leur célibat achalandé, les demis-marathons… En 2015, je souhaite vivre un maximum de soirées improvisées entre amis, juste pour déconner. xox

Véro: Un chum parfait, une maison dont la décoration est digne de Pinterest, un look absolument sublime en toutes circonstances ou encore toujours tout réussir du premier coup… Soyons réalistes, ça n’arrivera pas! Pas question de se contenter de peu en 2015, mais je trouve que trop de personnes s’imposent des attentes ou des critères inatteignables.  Se dépasser, c’est génial, mais il faut le faire en se respectant. Cette année, je nous souhaite de faire fi de cette tyrannie de la performance.

Marie-Soleil : Pour 2015, je souhaite à tous les perfectionnistes et angoissés de ce monde (je m’inclus là-dedans) de cesser de courir après la perfection (chez soi et les autres) et de simplement accueillir le moment présent.

Maroufi: Pour 2015, je souhaiterais trouver plus de solutions que de problèmes parce que ça facilite une importante majorité de ta vie, que ça la simplifie. Que ça fait respirer mieux, vraiment mieux, vraiment beaucoup mieux. Bonne année les petits nez!

Anne-Sophie: Pour 2015, je veux plus de réel, et moins de virtuel. Plus de rencontres en face-à-face, et moins de « chat » Facebook. Les médias sociaux, c’est ben beau, mais le vrai réseau social dont on a besoin, il se fait en vrai, et pas sur le Web.

Cécile : En 2015, je nous souhaite d’apprécier chaque micro-bonheur et d’en semer un peu partout. Appréhender la vie avec avec justesse et s’autoriser les fausses notes. Ces 365 nouveaux jours sont un champ de possibilités infinies. Smile and go !

Laurie : Puisque ma mi-vingtaine arrivera dans 7 jours, j’aimerai que 2015 me (nous) réserve des surprises, des amours improbables, et de l’inattendu. C’est mon souhait! Que nos vies ne soient pas tracées et nous poussent à défoncer toutes les barrières.

Michèle : Parce que plus je vieillis et plus je réalise à quel point la vie va vite, je me souhaite pour 2015 de profiter au maximum de chaque instant et de la compagnie et de l’amour des personnes qui m’entourent. Et pourquoi pas leur dire le plus souvent possible: merci, merci de rendre ma vie aussi belle 🙂

Karyan: 2015, ce sera l’année d’un défi. Un défi professionnel et personnel. Je me souhaite de la confiance afin de me permettre d’être plus zen et d’apprécier l’apprentissage. 2015, tu seras belle. Je souhaite terminer ce que je mets sans cesse sur la glace et, surtout, je souhaite devenir plus positive au quotidien. De l’amour, des surprises et un voyage. Bon 2015 tous! 🙂

Sarah: Équilibre sera mon mot pref pour 2015. Équilibre dans la nourriture, équilibre dans le sport. Tout ça parce que je me trouve parfois trop intense. Disons souvent. Cette histoire d’équilibre me permettra également d’en faire moins et surtout de me mettre moins de pression. Voilà c’est dit. Moins de pression et plus de lâcher prise. Une belle recette de bonheur! 2015, je suis prête!

Camille: En 2015 je veux continuer à prendre des risques. Dans la vie, je veux réaliser mes rêves et pour ce faire, il faut saisir chaque opportunité que la vie nous envoie, que ce soit au niveau sentimental ou personnel ou pour le boulot. Surmonter mes peurs, continuer à sourire à la vie et profiter de chaque moment: le beau comme le laid.

Un Noël en santé

17 Déc

Ça y est, on est à 8 jours de Noël ! Excitant n’est-ce pas ? Moi en tout cas, je suis une vraie fan des fêtes de fin d’année, avec tout ce qui vient avec (chez les Couture!) : café Bailey’s, amour, feu de foyer, glissades, cadeaux et trop de nourriture.

Comme j’en ai parlé à mes débuts sur le blogue des Rockalouves, dans la dernière année, j’ai fait un virage à 180 degrés sur ma santé et ma condition physique. L’entraînement, la nutrition et l’importance d’une bonne santé tant physique que mentale sont au centre des mes préoccupations. L’an dernier, mon premier temps des Fêtes après ce virage a été plutôt difficile pour garder le cap. Voici donc mes petits conseils pour un Noël en santé.

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On bouge autrement

L’idée est de bouger le plus possible, quotidiennement, tout en passant du temps de qualité avec nos proches et les gens qu’on a l’occasion de voir qu’une seule fois par année. Évidemment, on a tendance à planifier des brunchs et des soupers en quantité incroyable, mais il y a d’autres options ! Bouger ensemble, c’est une idée malade :

  • Une séance de surfset avec vos belles-sœurs
  • Un trip de gang au Quartier Dix-30 pour surfer au Oasis surf 
  • Du patinage à l’anneau de glace des plaines d’Abraham
  • Un périple en famille pour une randonnée en raquette dans le Parc des Appalaches
  • Une longue marche avec l’être aimée (ou votre BFF pour les #ForeverAlone)
  • Faire la glissade de la Terrasse Dufferin
  • Et beaucoup beaucoup plus !

 On cuisine plus

Alors qu’on le sait que les festins n’en finiront plus, pourquoi ne pas profiter des fêtes et des journées entre les festivités pour cuisiner de longs repas, de bonnes soupes aux légumes et d’essayer de nouvelles recettes ? On garde alors un peu de contrôle sur notre alimentation, en limitant les dommages des autres grosses journées de fête.

Voici quelques sites ou livres que j’adore pour des nouvelles recettes santé et délicieuses :

 On danse toute la nuit

Une soirée du 31 décembre de prévu ? Profitez-en pour danser toute la soirée ! Et le lendemain, chez vos grands-parents, lâchez vous lousse dans les 7 carrés et autres danses en ligne festives ! Ça fait brûler des calories pis en plus, c’est vraiment trop drôle (et ça fait d’excellents vidéos Youtube).

 On dort tout le matin

L’année au complet est déjà assez épuisante comme ça. Profitez-donc du temps des fêtes pour dormir, dormir, relaxer et encore dormir. Envie d’une sieste ? GO. La grasse matinée jusqu’à midi ? GO ENCORE. Votre corps mérite ce repos et si vous avez le temps et la chance de ne pas travailler, par pitié, utilisez-le pour être chill. Rien de mieux, après avoir fait une activité physique comme mentionné plus haut, qu’un petit dodo dans une couverture chaude avec un bon thé chaï pas trop loin.

Peu importe comment vous organisez votre temps des Fêtes, je vous souhaite qu’il se passe sans souci, dans le bonheur, l’amour et les pures traditions de Noël. On se reparle en 2015, alors que vous vous remettrez tranquillement de cette période intense de l’année! Si vous lisez cette dernière ligne, c’est que vous avez pris le temps, à travers votre horaire surchargé, de me lire et ça, ça vaut beaucoup pour moi!

Mille mercis à vous pour cela ❤ xxxxx

Louvement vôtre,

Laurie

Pourquoi j’ai envie de me réveiller

9 Nov

Salut novembre. Je sais, ce n’est pas le mois le plus sexy du calendrier. Pourtant, je l’aime bien. C’est juste que le matin, tsé quand il fait noir, mon lit je l’aime bien aussi. Peu importe le mois, on dirait que j’ai souvent hâte de me réveiller. C’est un peu n’importe quoi dit comme ça, mais, honnêtement, quand j’ai réalisé la chose, j’ai voulu comprendre. Vous savez que j’affectionne particulièrement les listes, pis celle-là me tient particulièrement à cœur. C’est beaucoup tout ce qui fait que j’aime le mois de novembre, pis le mois de juin, pis avril. Tu comprends ce que j’insinue.

Salut novembre.

J’ai envie de me réveiller, parce que déjeuner est un moment de joie. Honnêtement, je mange pratiquement toujours la même chose. (Surtout depuis mon histoire de nutritionniste) mais je trouve ça bon. Je déjeune au bureau tout en répondant à mes courriels. Oui, ça demande de l’organisation, toutefois, ça me permet d’être plus productive. Bon, il a toujours un collègue qui trouve que ça sent trop les toasts, mais comme je fais le café tous les matins pis que je n’en bois même pas, tu comprends que… sans commentaire.

J’ai hâte de me réveiller pour écouter la radio. Pis si ce n’est pas la radio, c’est une playlist. Chez mon copain, c’est du classique. On dirait que je n’arrive pas à travailler, sans musique, sans bruit. Je sélectionne selon mon humeur du moment, je change au gré des rencontres et des saisons. Ces temps-ci, je redécouvre la Ici Radio-Canada, Première. Un gros coup de cœur pour l’émission Plus on est de fous, plus on lit! Ce n’est pas gênant, j’ai lu plus que jamais durant les dernières semaines. (Alors que lire un livre par mois était dans mes À faire de 2014- je vous reviens avec ça). L’idée c’est de se faire plaisir.

J’ai envie de me réveiller, parce que je sais qu’aujourd’hui, je reçois la vidéo finale de mon gros projet réalisé l’été dernier avec une équipe de tournage. Bref, c’est un peu pour vous dire que j’adore mon boulot. Si ce n’est pas une réunion avec des collègues, une soirée au restaurant avec un journaliste, le lancement d’une nouvelle bière, c’est autre chose de tout aussi passionnant. Jeune, je me questionnais sur l’importance du bonheur au bureau. Disons que depuis plus de 5 ans en tant que jeune professionnelle, j’ai obtenu ma réponse. Tu te rends compte que tu passes beaucoup de temps dans une semaine, un mois, pis une année à faire ce qui te fait vivre.  Pis ici, le vivre, je trouve qu’il prend tout plein de sens.

Le 5e gala des Grands Prix du tourisme de la Chaudière-Appalaches que j'organisais.

Le 5e gala des Grands Prix du tourisme de la Chaudière-Appalaches que j’organisais.

J’ai envie de me réveiller, parce que je vais courir 5km sur mon heure de lunch. J’aimerais vous dire qu’on est plusieurs collègues à enfiler nos souliers de course le midi et que mon parcours est bucolique. Toutefois,  vous aurez compris que ce n’est pas tout à fait ça. Pas grave, je cours seule dans les rues d’un quartier résidentiel et après je ne prends même pas ma douche. Ouachhh, je sais.  Merci les lingettes. (Je suis consciente que  le fait de ne pas avoir de douche à son bureau en effraie plus d’un) Je me dis que c’est le gros bon sens et la sérénité que me portent ces quelques pas m’empêche de suer. OK, je rêve.

J’ai envie de me réveiller parce que je vais peut-être recevoir un message de mon copain qui va me dire. « Je te trouvais belle ce matin… j’aurais aimé passer plus de temps avec toi » Ça arrive et souvent au bon moment. Rien de trop intense, simplement l’équilibre que je recherchais. En language masculin, ça voulais probablement dire « Je te trouvais belle ce matin… il me semble qu’on aurait pu refaire l’amour »

J’ai envie de me réveiller parce que je vais faire un Facetime avec ma filleule.  Pas avec elle directement. À voir la photo, vous vous doutez qu’elle n’a pas encore commencé à me raconter ses histoire de cœur. Disons qu’elle vit à Terre-Neuve. C’est loin, pis je m’ennuie d’elle et de ses parents. Malheureusement, on ne prend pas assez le temps. (C’est dans ma liste des À faire de 2015) J’ai envie qu’elle me reconnaisse la prochaine fois qu’elle va me voir, qu’elle se familiarise avec ma voix.

Bébé Violette

Bébé Violette

Tout ça. Des petites ou des grandes choses qui font que lorsque je ferme les yeux, dans mon lit, ou dans celui d’un inconnu (pas si inconnu) j’ai hâte au prochain jour de novembre. Pis de janvier pis beaucoup de juillet.

Alors bon matin!

Sarah.

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