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Utopie(s) | Expérience unique

8 Mar

C’est à l’Arsenal Art Contemporain Montréal, un ancien chantier naval de plus de 80 000 pieds carrés érigé en 1953, qu’Hanna Abd El Nour, directeur artistique, dramaturge et metteur en scène, a choisi de présenter cet ambitieux projet artistique qu’est Utopie(s).

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Photographe : ©Luma R. Brieuc


Œuvre d’envergure, Utopie(s) mise avant tout sur l’expérience.

Dans un vaste décor, des centaines de statuettes blanches accueillent le public. Intrigantes et sublimes, elles ornent le plancher, dispersées avec le plus grand soin. Treize femmes issues de culture différente traversent l’espace dans une lenteur soutenue et réfléchie. Suscitant parfois des questionnements, elles soulèveront, à travers leur imaginaire collectif, une confrontation d’opinions et de réalités sociales.

Invitant même à l’occasion l’auditoire à participer, jonglant avec les langues, le chant, la danse et divers instruments musicaux, il va sans dire que ce collectif offre une expérience complète et variée nous amenant bien au-delà des sentiers battus.

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Photographe : ©Luma R. Brieuc

Reflétant parfaitement l’idéologie de l’art contemporain, Utopie(s) se vit, bien plus que se décrit, offrant ainsi à son auditoire étonnements et réflexions.

Évènement multidisciplinaire proposé en version intégrale d’une durée de 12 heures, il est aussi présenté en version « raccourcie », avec une segmentation de ces tableaux sous quatre thématiques : Solitude(s), Amour(s), Colère(s) et Résistance(s).

 

Photographe : ©Luma R. Brieuc

Faites vite, vous avez jusqu’au 10 mars pour y assister!

Utopie(s)

Direction artistique, dramaturgie et mise en scène : Hanna Abd El Nour
Interprètes : Lousnak Abdalian, Claudia Bernal, Sarah Chouinard-Poirier, Sarah Elola, Maritza Grégoire, Myriam-Sophie Deslauriers, Raïa Haidar, Veronica Melis, Kristin Molnar, Lara Oundjian, Jeimy Oviedo, Catalina Pop, Marina Sousa
Direction musicale, composition et oeuvre musicale : Katia Makdissi-Warren
Musique, concepteur sonore et dispositif : Thomas Sinou
Sculptures : Gillian Nasser
Équipe scénographie : Machine Design
Costumes : Valérie Gagnon Hamel
Lumière : Martin Sirois
Assistantes à la création et régies : Stéphany Bélliveau, Sarah Merrette-Fournier, Marilie Beauchamp
Direction technique : Benoît Fisch
Visuel : Sophie Jodoin
Graphisme et Web : Hugo Nadeau
Direction de production : Pierre-Yves Serinet
Une production de Volte 21. À l’Arsenal jusqu’au 10 mars 2018.

 

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Scott Helman à Québec: Fantastique!

26 Juin

Vous cherchez de la musique d’été? Permettez-moi de vous suggérer la pop accrocheuse, dynamique et résolument estivale de Scott Helman. De passage à L’Anti Bar et Spectacles de Québec le 22 juin, l’Ontarien a livré tout un show. Mon verdict? Fantastique!

Scott Helman est arrivé en coup de vent, se faufilant dans la foule pour rejoindre la scène et entamer une « Hôtel de ville » plus que convaincante. Portant ses 21 ans de vie comme autant d’années d’expérience, l’Ontarien a mis la foule dans sa poche en quelques secondes à peine, modifiant les paroles de la chanson pour y glisser un « Quebec City » plus qu’apprécié.

Il a de l’énergie à revendre, ce Scott: il bouge tout le temps, balançant les bras au-dessus de sa tête, se promenant d’un bout à l’autre de la scène, les cheveux clairs toujours un peu dans le visage, ou se dandinant d’un air amusé avec ses musiciens, l’air désinvolte mais tout à son affaire en même temps. C’est peut-être ça qui fait la fidélité de ses fans, nombreuses à connaître les chansons par coeur: il a l’air d’avoir du fun, et il ne se prend pas au sérieux, même s’il est terriblement talentueux (en plus d’écrire toutes les paroles et la musique de ses chansons, il conçoit et dessine ses pochettes d’albums ET les T-shirts à son effigie: pas pire pareil!).

Quant aux chansons, personne n’a été déçu: Helman a joué la quasi-totalité de ses compositions (dont une inédite!), à l’exception d’une pièce ou deux (notamment Cry, Cry, Cry et You Made Her). C’est vraiment en live que l’on peut apprécier toute l’étendue du talent de Scott: énergique sur That Sweater et Kites, il se fait vulnérable pour House Key et Machine, celle-ci livrée seul à la guitare. Sa voix ne le trahit jamais, assurée et agile, toute en nuances. Il fait preuve d’une grande maturité dans l’interprétation de ses chansons qui donne l’impression d’avoir affaire à un interprète d’expérience plutôt qu’à un gars dont le premier album complet est sorti depuis à peine plus d’un mois.

Franchement, Scott et son band étaient plus qu’agréables à voir: ils étaient attentifs au public, se lançaient des blagues au beau milieu des chansons et semblaient s’amuser comme des fous -d’ailleurs, quelques rires ont secoué les cinq camarades à plusieurs reprises. En plus, ils sont reconnaissants: plusieurs fois, Scott a remercié le public pour son appui et sa fidélité, ajoutant que c’était ça qui faisait de Québec (comme province) sa « deuxième maison ». On a vraiment le goût de l’adopter!

En tout cas, moi, je l’adopte sans réserve: Scott Helman, je l’aime d’amour, et je n’ai pas fini d’aller le voir en spectacle et de faire ma groupie, même si les deux premières parties (Ryland James et Featurette) m’ont paru longues.

Au cas où vous voudriez le voir pour vous faire votre propre idée, Scott sera à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu le 19 août prochain.

En plus, c’est de la musique d’été! Écoutez donc Kinda Complicated ci-dessous, pour serez convaincus, j’en suis sûre. 😉


Photo: Pinterest

Bonne écoute!

Anne-Sophie 

Ma rencontre avec le Nicaragua

30 Mai

Fidèle à ma bucket list de janvier dernier, au début du mois de mai, je me suis envolée pour 16 jours de chaleur (35 à 42 degrés !), de découvertes et d’épanouissement. C’est en Amérique centrale, dans un pays où la population t’accueille comme si tu étais de la famille, que mon choix s’est arrêté. Le Nicaragua, je n’en connaissais que le nom et pourtant, je m’y sentais appelée. En quelques lignes, mon récit ainsi que mes must see de ce fabuleux pays.

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Free Spirit Hostel – El Transito | Crédit : Pascale Marquis

Surf & Yoga

J’ai débuté mon parcours à El Transito, un petit village situé dans la ville de León. J’y suis resté six jours pour prendre part à un camp de surf et de yoga. Depuis longtemps l’envie d’essayer le surf me titillait. The Free Spirit Hostel est un endroit parfait pour les débutants. En plus d’avoir l’océan Pacifique comme voisin immédiat, la plage est très peu achalandée et la mer exempte de coraux. Les vagues sont belles et constantes et juste assez grosses pour les greens comme moi. Qu’on se le dise, ce n’est pas si facile ! Mais j’ai vraiment aimé mon expérience. Et que dire des séances de yoga au soleil couchant, tout simplement magique !

Ce que je retiens de mon passage au Free Spirit, c’est l’esprit de famille. Les propriétaires sont des Québécois, ce qui a une influence directe sur le type de clientèle. Bénévoles et personnel sont chaleureux et la nourriture y est très bonne. Chaque soir nous avons droit à un grand souper en famille, ce qui a beaucoup de charme !

Les couchers de soleils sont sublimes, surtout lorsque l’on marche jusqu’aux piscines naturelles. Il y a également possibilité de visiter la ville de León et sa superbe cathédrale, ainsi que de faire du volcano boarding sur le Cerro Negro, le plus jeune volcan d’Amérique centrale. C’est d’ailleurs le seul endroit au monde où cette activité est possible sur un volcan toujours actif. Petit conseil, eau et crème solaire en quantité plus qu’abondante !

Volcano boarding – Cerro Negro | Crédit : S – Travel & Tours (eh oui, c’est moi!)

Viva la playa!

Deuxième arrêt, San Juan Del Sur, une ville à proximité de plusieurs plages, prédestinée à la fête. Important de garder cet aspect en tête surtout si, comme moi, tu préfères de loin te lever au rythme du soleil et non t’y coucher. En plus du célèbre Sunday Funday, la ville grouille de bars et d’occasions pour se déhancher sur les notes de Despacito (prépare-toi à l’entendre 72 fois par jour !).

Heureusement pour moi, le Casa Oro Eco Hostel où je résidais était un peu plus calme. Comme les dortoirs sont grands (on y dort 10 par chambre) on y rencontre des gens du monde entier. C’est fabuleux de pouvoir échanger et apprendre sur tant de différentes cultures à la fois !

Avec l’aide du personnel, je me suis prélassée sur le sable chaud de trois différentes plages de la région : Playa San Juan Del Sur, à quelques minutes de marche de l’hostel, Playa Hermosa et finalement, ma préférée, Playa Maderas, très bien pour les surfeurs.

Une île, deux mondes

Je dois avouer que j’avais énormément d’attentes envers ma troisième destination. La petite Isla de Ometepe m’a charmée dès mon arrivée. Une île érigée par deux volcans et qui offre deux atmosphères complètement différentes.

Le Concepción est le plus haut des deux volcans, avec ses quelque 1600 mètres. Il est situé du côté quelque peu plus développé de l’île. On y mange comme des rois. GROS coup de cœur pour les déjeuners du Cornerhouse Coffee et les crêpes repas du Mar Dulce.

En tuk tuk, je me suis rendue à la Punta Jesús Maria, l’un des rares points de vue permettant d’observer les deux volcans au même moment. Note aux amoureux, c’est un endroit hyper romantique.

Il est facile et abordable de se procurer un scooter pour visiter différents attraits de l’île. Je me suis arrêtée à Ojo de agua, une sublime piscine naturelle formée d’eau volcanique. J’ai également exploré la réserve naturelle de Charco Verde où j’aurais aimé passer une journée entière. C’est d’ailleurs à cet endroit que j’ai rencontré mon nouvel ami Benoît (nommé par moi-même), le singe hurleur.

Le Maderas est un volcan un peu plus petit (près de 1400 mètres). Faune et flore dépaysantes en tout point, c’est la jungle qui nous attend. Pour une raison qui m’échappe encore aujourd’hui, je me sentais éprise de nouveautés. J’ai donc décidé de pousser l’expérience plus loin et de loger au El Zopilote Organic Farm. Un hostel situé au beau milieu de la jungle nicaraguayenne. Il faut marcher (escalader serait plus juste) 1,5 km seulement pour arriver à la réception. Le site est sublime. Attendez-vous à y faire des rencontres exotiques. Se réveiller et avoir à nos pieds une araignée aussi grosse que notre main est un exemple que je peux désormais qualifier de vécu (OMG !).

Volcan Concepción + Punta Jesús Maria + Ojo de agua – Isla de Ometepe | Crédit : Pascale Marquis

Architecture & couleurs

Dernière ville, Granada la sublime. Aux premiers instants où mes pieds ont frôlé les rues, je m’y suis sentie bien, chez moi et en toute quiétude. J’avais l’impression de revenir à la maison après un long voyage. Probablement que l’effet post-jungle y est pour quelque chose.

Tellement de beautés à voir. Tes deux pieds seront ton meilleur guide. J’ai visité entre autres la Iglesia La Merced ainsi que la Cathedral of Granada, toutes deux offrant des points de vue en hauteur sur la ville, le ChocoMuseo et toutes les saveurs qui l’accompagnent, la rue piétonnière La Calzada qui regorge de restaurants et de boutiques d’artisans. J’ai même fait un arrêt dans une école pour écouter des enfants répéter leurs chants de chorale.

Si tu es une lève-tôt, prends-toi un café au Nicafe Hotel Real la Merced (j’y suis allée trois fois !), puis marches à travers les rues. Tu verras la ville s’activer et prendre forme. C’est réellement impressionnant.

À quelques pas du Nicafe se trouve l’Hostel De Boca En Boca. J’ai tout simplement adoré y séjourner. Le propriétaire, un français aux lunettes en bambou rouges, est vraiment charmant. Conseil d’amie, réserve avant de t’y rendre.

J’ai profité de mon séjour à Granada pour relaxer au Laguna de Apoyo, un lac d’origine volcanique. J’ai également assisté à l’impressionnant spectacle de nuit qu’offre le volcan Masaya. Comme il est toujours actif, on peut voir la lave bouillonner. Mon séjour s’est terminé par une randonnée en kayak à travers les Isletas de Granada situées dans le lac Nicaragua. Le guide était fantastique et nous a appris énormément sur la culture et l’histoire de ces îles.

Nicaragua, je t’aime et tu me reverras assurément.

Pascale

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Granada | Crédit : Pascale Marquis

L’étudiante automate

9 Fév

On a beaucoup parlé de santé mentale dans les dernières semaines. De la difficulté (et plus encore, de la nécessité) d’en parler. À mon tour, maintenant. Je parle.

 

Je parle, parce que la santé mentale, ce n’est pas seulement les dépressions, les burn-out et tout le reste: c’est aussi une question d’équilibre, de contrôle de sa vie.

Dans le milieu académique où j’étudie, où je travaille, l’équilibre et le contrôle n’existent pas. On travaille, sans arrêt; on laisse les échéanciers contrôler sa vie; et on semble s’accommoder de cette situation insupportable.

 

Crédit : Buzzfeed

Crédit : Buzzfeed

Dans ce milieu, il est valorisé de travailler 80 heures par semaine. Régulièrement, j’entends des professeurs se vanter qu’ils sont épuisés et dorment dans leur bureau l’après-midi. Qu’ils ont sauté le dîner pour ne pas « perdre le fil » de ce qu’ils faisaient.

Comment diable le fait de sauter un repas ou de dormir en plein milieu de journée peut-il être un objet de fierté? Une raison pour se vanter?

Le milieu universitaire ne pardonne pas. Ne donne aucune chance.

Il faut performer. Tout le temps. À tout prix.

Malgré tous les efforts, toutes les nuits blanches, toutes les fins de semaine sacrifiées et les sorties entre amis manquées, ce n’est jamais suffisant. Jamais assez.

Pour être la parfaite étudiante au doctorat, je devrais être misérable, avoir le teint verdâtre et aucune vie sociale, performer au maximum, produire des articles scientifiques, participer à des colloques qui demandent des heures de préparation, et ce ne serait pas encore suffisant: il faut en plus travailler, idéalement hors de l’université, parce que les emplois académiques sont rares.

Personne ne peut réussir à faire tout ça sans perdre des plumes.

Je n’a pas réussi non plus.

La session dernière, j’ai craqué.

Je pleurais tous les jours. Souvent, plusieurs fois par jour. J’ouvrais mon ordinateur, et parfois, j’avais des nausées si fortes que je devais m’y reprendre à deux fois pour commencer à travailler.

J’étais malheureuse.

Et quand j’en parle avec mes amies au doctorat, ça semble normal d’être malheureuses, d’être misérables parce qu’on travaille trop fort.

Dans nos universités, il est normal de mettre sa santé mentale en péril simplement pour obtenir un diplôme.

Dans la vraie vie, ce n’est pas normal.

Je vais le répéter: ce n’est pas normal.

Ce n’est pas normal qu’on se brûle le corps, qu’on se brise l’esprit à faire un doctorat ou une maîtrise.

Ce n’est pas normal qu’un étudiant-chercheur sur cinq présente des symptômes dépressifs. On nous dit que les ressources existent, et oui, elles sont là: les services de psychologie sont fournis et accessibles.

Mais comment savoir qu’il faut aller voir un psychologue si on pense que c’est normal? Si on pense que tout le monde travaille plus que soi, et qu’on devrait se ressaisir pour travailler autant que les autres?

Tout ça à cause du foutu modèle de l’étudiant parfait, que j’appelle l’étudiant automate, qui travaille sept jours sur sept, beaucoup trop d’heures par jour, sans se fatiguer.

Ça n’existe pas. C’est impossible.

Ce n’est qu’un modèle. Nocif et destructeur, qu’il faut démanteler.

Lentement, c’est ce que j’essaie de faire.

À moi toute seule, je ne ferai peut-être pas une grande différence, mais j’essaie tout de même d’aider mes amies à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi -j’ai fait un peu de la route avant elles, je connais le chemin.

Ne plus voir la lumière au bout du tunnel, c’est une chose. Savoir qu’on n’est pas tout seul dans le tunnel, c’en est une autre.

Ça peut tout changer.

Anne-Sophie

La fois où 8 devint un tout

17 Jan

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Fidèle à ma promesse d’assidument prendre part à divers rendez-vous culturels, et pour débuter l’année en beauté, j’ai renoué avec un vieil amour, le théâtre. Jeudi dernier, j’ai eu le bonheur d’assister à la nouvelle pièce de Mani Soleymanlou à la Place des Arts, 8.

 

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Source : Place des arts

8, c’est la fête. Une soirée où huit amis se retrouvent, échangent, s’inquiètent, dansent. Huit comédiens, hommes et femmes, pas de personnages, ils incarnent leur propre rôle. Tous habillés de noir, sans superflus ou décor imposant.

Huit humains attachants aux personnalités fortes et aux propos sentis. Certains discutent de leur quotidien, d’autres de rêves et d’idéaux. Le point commun? Tous sont tourmentés devant l’avenir insécurisant, déstabilisant et surtout effrayant que réserve un événement aux impacts bien réels. Une pièce tellement actuelle qu’on a l’impression qu’elle a été écrite la veille.

Composée de textes accessibles, la pièce de Mani Soleymanlou a réussi à combiner avec brio minimalisme et profondeur. Un mélange de rires francs et surtout fréquents et d’un goût amer provoqué par le rappel d’un monde qui compose malheureusement notre réalité.

8 regroupe pour la troisième fois cette talentueuse équipe de concepteurs et d’artistes. Tout comme dans ILS ÉTAIENT QUATRE et CINQ À SEPT, c’est l’identité de genre qui est mise à profit.

Une pièce qui promet de charmer même les moins adeptes.


Source | Place des Arts

 

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Texte : Mani Soleymanlou, avec la collaboration des interprètes
Mise en scène : Mani Soleymanlou
Interprétation : Éric Bruneau, Guillaume Cyr, Kathleen Fortin, Julie Le Breton, Jean-Moïse Martin, Geneviève Schmidt, Emmanuel Schwartz, Mani Soleymanlou

Une création de Orange Noyée en coproduction avec la Place des Arts et le Théâtre français du CNA.

Pièce présentée à la à la Cinquième Salle de la Place des Arts du 10 au 28 janvier 2017.

 

Bonne découverte!

Pascale

 

 

 

 

 

 

William Fitzsimmons, un must know incontournable !

16 Déc
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Crédit Jim Vondruska Photography | Source williamfitzsimmons.com

William Fitzsimmons, son nom te dit quelque chose? Si je te dis qu’il s’est entre autres fait connaître pour ses participations aux bandes sonores de Grey’s Anatomy, Greek et One Tree Hill, ça t’aide à le replacer? (En passant, team Lucas ou team Nathan?!)

Et si je te fais entendre ceci?

 

 

Si tu ne sais toujours pas de qui je parle, eh bien, crois-moi, ça manque à ta vie ! Magnifique et talentueux auteur-compositeur-interprète américain, originaire de Pittsburgh, William Fitzsimmons a déjà une belle carrière. Depuis 2005, il a fait paraître six albums, deux extended play et deux singles.

Je l’ai connu en 2011 avec son album Gold in the Shadow. C’est justement la chanson Beautiful Girl qui m’a fait vibrer en premier. Je suis immédiatement tombée sous son charme. Depuis, il fait partie de mon quotidien (sans exagérer là!). Je l’aime réellement d’amour!

Son style est un mélange principalement d’indie acoustique, de folk rock et parfois même d’électronique. Ses paroles sont réfléchies, senties et très personnelles. Deux de ses albums, Pittsburgh  et Charleroi sont d’ailleurs dédiés à ses grandes-mères, maintenant décédées, et inspirés par elles.

3Crédit Erin Brown | Source williamfitzsimmons.com

Au tout début du mois, il a donné un concert intime à l’Astral. Ce qui marquait la fin de sa tournée nord-américaine, laquelle comptait seulement deux dates au Canada (Montréal et Toronto). Lorsque j’ai vu qu’il venait à Montréal, à quelques jours de mon anniversaire (best cadeau ever!), sans même le réaliser, je venais de me procurer deux billets! Je ne savais pas avec qui je passerais cette soirée qui promettait d’être tout simplement parfaite, mais je savais que je n’allais absolument pas manquer cette chance.

C’est donc dans une petite salle, aux lumières tamisées et au décor très sobre que la magie a opéré. Il était exactement comme je me l’imaginais, ou même encore mieux! Accompagné d’Abby Gundersen, une brillante violoniste qui lui prêtait également par moment sa voix, ainsi que d’Adam Popick au synthétiseur, il n’y avait sur scène qu’un faisceau de lumière et sa guitare. Douceur et émotion s’entrelaçaient à chacune de ses paroles. J’ai très rarement vu un public aussi attentif et respectueux d’un artiste. C’était tout simplement beau.

Il a livré une performance impeccable en plus d’avoir été généreux à souhait. La fan était définitivement comblée !

En attendant sa prochaine tournée, imbibe-toi de son talent, ça fait du bien au coeur!

Web | williamfitzsimmons.com
Facebook | @williamfitzsimmons

Pascale, louve lifestyle!

Ducharme sur scène

16 Nov

Je me suis demandé si j’avais le droit d’utiliser l’expression « Ducharme sur scène »… parce que non, l’auteur de L’Avalée des avalés n’était pas sur scène vendredi dernier, quand je suis allée voir Les bons débarras. L’œuvre de Réjean Ducharme peut-elle être considérée comme une extension de son être? Bérénice Einberg (protagoniste de L’Avalée des avalés) répondrait: « Tout m’avale ». Au fond, Réjean Ducharme était peut-être bel et bien sur scène, invisible, mais présent. Parce qu’il est ses textes, parce que ses textes sont sa seule présence publique, parce que son anonymat oblige à se «contenter » de ses mots.

 

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Ti-Guy (Nicola-Frank Vachon) et Manon (Léa Deschamps)    ©HÉLÈNE BOUFFARD

Dans Les bons débarras, Manon – une jeune-petite-fille-femme-adolescente de 12 ans – fait preuve de cette même maturité précoce qui caractérise Bérénice. Une enfant-adulte qui n’en est pas moins désobéissante. Les responsabilités sociales, orientant et organisant habituellement la vie adulte, sont absentes chez Manon, et c’est précisément ce qui lui donne ce regard presque acerbe sur sa vie, et surtout, sur sa mère, Michelle. La dureté et l’amertume de Manon sont d’autant plus soulignées par un contraste produit par ses grands élans d’amour pur et intense qu’elle a vers sa mère. Si on a parfois accès à toute l’émotivité et la vulnérabilité du personnage, ce n’est que pour mieux la voir retomber dans la cruauté.

Certes, Réjean Ducharme connaît le genre humain et sait admirablement le manier et le faire rayonner dans toute sa complexité, mais aussi dans tout son dépouillement.

La perte de l’enfance se traduit chez Manon par un nihilisme révolté, que la jeune comédienne Léa Deschamps rend avec une simplicité et une sincérité surprenantes.

C’est cette même simplicité qui teinte l’entièreté du spectacle et qui garde le public sur le bout de son siège. C’est encore cette même simplicité qui permet aux mots riches de sens et d’images de Ducharme de résonner, qui leur donne l’espace pour voyager et évoquer tout ce que les quelques 500 têtes du Trident voudront comprendre. Car Frédéric Dubois avait très certainement des idées claires et précises en montant ce spectacle, peut-être même flottait-il un message particulier en lui, mais ce qui se dégage des Bons débarras n’est pas une morale qu’il faudrait s’efforcer de mettre en pratique. Non, en sortant du Grand Théâtre, on s’aperçoit qu’on est touché, et même bouleversé, et que ça ne relève pas du mélodrame, mais d’une vérité plus viscérale.

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Manon (Léa Deschamps) et Michelle (Érika Gagnon)  ©HÉLÈNE BOUFFARD


LES BONS DÉBARRAS

Scénario original : Réjean Ducharme
Adaptation et mise en scène : Frédéric Dubois
Interprétation : Lise Castonguay, Erika Gagnon, Nicolas Létourneau, Steven Lee Potvin, Vincent Roy, Nicola-Frank Vachon, Léa Deschamps en alternance avec Clara-Ève Desmeules

Coproduction Théâtre des Fonds de Tiroirs

Pièce présentée au théâtre Le Trident jusqu’au 26 novembre 2016

Bon théâtre!

Odile

Et la fois où je survolais 2000 temples en montgolfière

21 Mar

Après avoir visité la Thaïlande et l’Indonésie en 2015, j’avais envie d’une destination un peu moins touristique et plus authentique. Ça faisait déjà un bon moment que je rêvassais de visiter le site archéologique de Bagan, moi qui avais été charmée par Angkor au Cambodge. C’est donc ce que j’ai fait le mois dernier ; toute seule comme un grande, sac sur le dos, j’ai pris l’avion direction Yangon, Myanmar !

J’ai pu trouver ce que je cherchais dans ce pays qui est encore méconnu, quoique  de plus en plus populaire. Même en visitant Shwedagon, la plus grande pagode de la capitale, je pense avoir croisé tout au plus quatre touristes européens… on est loin d’une visite en Thaïlande à Doy Suthep, une pagode envahie par les touristes qui crient et ne respectent rien ! J’étais aussi un peu surprise de voir que tous les hommes (même les jeunes) portent le longyi (genre de sarong), de la campagne à la capitale. J’ai donc passé deux semaines fort agréables, et j’avais gardé Bagan pour la fin, question de finir en beauté.

Les deux premiers jours, je me suis levée aux aurores pour contempler le lever du soleil au sommet d’un des innombrables temples, pour les visiter ensuite en passant de l’un à l’autre avec mon ebike loué pour la journée, puis à  terminer la journée au sommet d’un autre temple pour regarder le soleil se coucher. C’était magnifique, et j’ai surtout aimé le fait de m’être retrouvée pratiquement seule dans de nombreux temples pendant la visite ! C’est un luxe qu’on ne retrouve que difficilement maintenant en voyage, surtout pour un site pourtant connu et populaire. Le matin, on voyait les montgolfières survoler le site et c’était de toute beauté avec les lumières de l’aube, et j’avais bien hâte que ce soit mon tour d’en faire l’essai ! J’ai donc booké mon vol avec la compagnie Balloons Over Bagan, que je recommande pour leur professionnalisme.

Lever de soleil au temple Bulethi

Lever de soleil au temple Bulethi

Le troisième matin, on est donc venu me chercher dans un bus datant de la Deuxième Guerre Mondiale tandis qu’il faisait encore noir, pour nous amener à un immense terrain vague. De là, nous pouvions regarder le processus pour gonfler les ballons, tasse de thé à la main.

Préparation du balon

Préparation du ballon

Je dois avouer que j’avais une légère appréhension, imaginant le ballottement des nacelles et la hauteur à laquelle j’avais pu apercevoir certaines  montgolfières la veille. Toutefois, une fois tout le monde à bord, c’est tout en douceur que nous nous sommes élevés dans les airs. Et tout le reste de notre vol à environ 600 pieds a été aussi smooth, ce qui était pas mal du tout, surtout pour prendre des photos ! Ce qui est génial avec le vol en montgolfière, c’est d’avoir cette perspective du ciel, cette vue d’ensemble. En se promenant dans Bagan, on voit bien qu’il y a des temples partout… mais depuis les airs, on comprends mieux l’ampleur du site! Mais une fois de plus, je pense que les photos seront plus parlantes que mon texte :

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Après environ 1h de vol, nous sommes redescendus sur terre pour être accueillis par l’équipe pour un petit déjeuner au champagne. Normal à 8h du matin, me direz-vous ! En bref, malgré l’investissement important que ce vol en montgolfière représente (il faut compter dans les 300$ US…), je pense qu’il faut se l’offrir une fois dans sa vie – et tant qu’à faire, aussi bien choisir un site magnifique comme Bagan !

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Les montgolfières sont même équipées de GoPro pour nous offrir un petit souvenir!

 

Et vous, vous vous êtes déjà offert une folie en vacances?

Lisa Marie

Je ne veux pas revenir

8 Mar

C’est jamais évident de revenir de voyage. Revenir dans les contraintes du quotidien. Travailler, s’entraîner, dormir, bien manger, mettre des sous de côté pour la retraite. Recommencer à prendre des décisions plus lourdes de conséquences que de choisir entre aller faire du snorkeling ou plutôt louer un kayak pour faire le tour de l’île. Les retours de voyage, je trouve ça confrontant.

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Crédit photo : Andrée-Anne Brunet

Je suis partie seule avec mon pack-sac au Bélize en janvier. Un deux semaines avec moi-même. Ce n’était pas mon premier voyage seule, encore moins mon premier voyage pack-sac. Mais le retour du Bélize a été ardu. Pas mal plus que tous mes autres retours de voyage. C’est comme si la vie m’envoyait en pleine face toutes ses obligations. Le travail, les factures, l’auto qui a besoin de réparations. Dire que 48h avant, je plongeais sur la deuxième plus grande barrière de corail au monde… Ouch.

J’ai eu du mal à reprendre le rythme. En fait, je tentais de m’en éloigner le plus possible. J’auto-sabotais mon retour à la vie «normale». Je repoussais les prises de décisions et les rendez-vous au garage. J’évitais les réseaux sociaux et je fuyais le travail dès que je le pouvais. Je voulais continuer à vivre selon la devise du Belize : «Go Slow». J’y suis parvenue. Quelques jours à peine.

Pour oublier le monde extérieur, je me suis perdue dans les livres. C’est mon échappatoire. J’ai une douzaine de livres sur ma table de chevet, toujours un bouquin dans ma sacoche et je ne ressors jamais les mains vides d’une librairie. C’est une vraie maladie. Mais je ne veux pas en guérir. C’est donc en tentant de me détacher du rythme fou de notre quotidien que je suis tombée sur le premier livre pour adultes de Marie Demers : «In between». C’est comme si la vie m’envoyait un clin d’oeil pour me dire que je n’étais pas seule…

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Crédit photo : Renaud-bray.com

 

«In between» raconte l’histoire d’Ariane, 21 ans, qui apprends la mort de son père alors qu’elle voyage en Asie. Elle revient au Québec par le premier vol et tente de gérer du mieux qu’elle peut l’horreur qui lui tombe dessus. Dépassée par les événements, elle décide de prendre l’argent de l’héritage et de partir en Argentine. Pour prendre une pause. Pour aller gérer ses émotions ailleurs. Pour se perdre un peu.

De l’Argentine à la France, en passant par l’Asie, Ariane se donne corps et âme dans l’alcool, dans l’amour et dans le déni. Elle s’auto-sabote. Parce qu’elle ne veut pas prendre de décisions. Elle ne sait pas comment combler le vide causé par le décès de son papa. Elle ne veut pas choisir ce qu’elle veut faire le reste de sa vie. Pas maintenant. Pas tout de suite. Alors, Ariane se pousse dans ses plus lointains retranchements.

Cette Ariane, elle est le portrait d’une génération de jeunes adultes qui ne veulent pas décider tout de suite, qui veulent expérimenter, essayer, se tromper et goûter à ce que la vie peut leur offrir. Cette Ariane, c’est peut-être toi qui refuses de t’engager à long terme ou toi qui cherches un sens à ton métro-boulot-dodo. Cette Ariane, c’est moi à mon retour du Bélize.

«In Between» m’a réconcilié avec mon besoin de me distancier de la «vie d’adulte». Parce que c’est correct de ne pas avoir tout décidé avant 30 ans. C’est correct de continuer jour après jour à découvrir ce qu’on veut, ce qu’on aime et ce qu’on désire réaliser. C’est correct d’aller se perdre ailleurs pour se réaligner avec soi-même.

Une partie de mon cœur est encore au Belize mais tranquillement ma tête atterrit ici. Je ne suis pas pressée. Ariane m’a fait comprendre que j’ai le droit de dériver encore un peu. Tant que j’en aurai besoin. Merci Ariane. Merci Marie Demers.

Andrée-Anne Brunet

Un mois sans viande #MarsVégé

4 Mar

28 février 2016, 23 h 52

Moi : Bébé, est-ce qu’on fait un mois végé ?
Lui : Hein ? Hu-hum.
Moi : Genre, le mois de mars ? Après demain là ?
Lui : [Bruit sourd / grognement.]

… que j’ai pris pour une approbation.

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Ça fait un moment déjà qu’on reportait parlait de le faire. Un mois, à cuisiner autre chose que de la viande. Que ce soit pour votre santé, pour les animaux, pour votre portefeuille ou pour l’écologie, les bonnes raisons pour se tourner vers le végétarisme pleuvent. En plus, notre petit défi culinaire nous oblige à réfléchir à chaque fois qu’on se met quelque chose dans la bouche. Ce qui n’est vraiment pas une mauvaise chose à 17 jours du printemps 😉

Voici donc quelques recettes essayées (et appréciées) que j’ai faites cette semaine et qui risquent de vous inspirer! Vous pouvez aussi vous mettre l’eau à la bouche avec les idées de recettes véganes ou les bols à cuisiner de Chloé!

#OnDéjeune

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Crédit photo : Oatbox

Je n’ai pas encore exploré pluuusieurs déjeuners. Mes matins sont toujours un peu improvisées et… dernière minute 😉 J’opte souvent pour un yogourt avec des céréales Oatbox, agrémenté de quelques petits fruits. C’est rapide, simple et tellement bon!

 

Lunchs et soupers

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Crédit photo : troisfoisparjour.com

J’ai essayé cette recette de salade de millet, noix de coco, mini bok-choy &vinaigrette aux-framboises de l’incontournable Trois fois par jour. Avec ou sans noix de coco, la recette est délicieuse! Aussi, le millet est une céréale sans gluten.

 

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Crédit photo : fraichementpresse.com

Une recette à base du fameux chou kale, ce superaliment dont on ne cesse de vanter les bienfaits! Je raffole carrément de cette salade crémeuse de quinoa et de kale, vinaigrette au tahini du site Fraîchement Pressé!

 

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Crédit photo : instagram.com/treeselovehappiness

Hier soir, j’avais envie de tofu. J’ai essayé cette recette de tofu mariné cuit au four. J’ai troqué le brocoli pour des fèves vertes. Constat : aussi bon le soir même que le lendemain comme lunch!

 

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Crédit photo : recettes.zeste.tv

Le secret de cette salade de couscous israelien et dedamames à la coriandre est dans le jus de lime. C’est juste… tellement frais!  En plus, cette recette se prépare vraiment rapidement! (Temps de préparation : 15 minutes + temps de cuisson : 7 minutes.)

 

Le week-end

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Crédit photo : instagram.com/followyourheart

Qui a dit qu’être végé était plate? Certainement pas avec la succulente recette de tacos végétariens de Ricardo. Attention, vous aurez des envies de fiesta mexicaine!

 

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Crédit photo : Marie-Ève Laforte

Vous connaissez le tempeh? Originaire de l’Indonésie, le tempeh est à la fois croquant, dense et tendre. Comme le tofu, il remplace la viande dans un plat. Essayez-le dans cette recette de chili végétarien!

 

Autres inspirations

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Crédit photo : instagram/mkclassroom

J’ai récemment découvert les vidéos d’inspirations de recettes 100 % végé (à la Tasty) de La cuisine de Jean-Philippe! À visionner 🙂

Il m’arrive aussi souvent de m’inspirer d’Instagrammeurs qui nous donnent faim 24 \7!
Sur ce, bon mois de la nutrition!
Suzie xox

P.S. : Je me prépare mentalement à résister au bacon dans mon brunch ce week-end… À suivre!

Safia Nolin: diamant brut, émotion pure

3 Mar

J’aimerais faire une introduction stylée. J’aimerais présenter Safia Nolin aussi bien qu’elle le mérite, mais les mots me manquent. Je me contenterai de dire que j’ai assisté au spectacle de l’artiste originaire de Limoilou, samedi dernier, au Bistro Café Summum de La Baie, et que c’était merveilleux. Envoûtant. Et surtout, authentique.

Authentique, c’est ce qui me reste en tête après cette soirée magnifique. Ça n’a duré qu’une heure, et j’en aurais pris plus. J’aurais voulu rester là, à écouter la voix claire et puissante de Safia, jusqu’à ce qu’elle se lasse et me jette dehors.

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Le premier album de Safia Nolin, Limoilou. Source: bonsound.com

Un talent brut

Safia Nolin a du talent. Un talent brut, immense, éblouissant. Tout chez elle semble instinctif, de la manière dont elle joue de la guitare à la façon simple et efficace qu’elle a d’interpréter ses chansons. C’est instinctif, c’est vrai, et c’est pour ça que c’est si bon. Les chansons sont tristes, déchirantes, transpirant un mal-être profond qui nous donne la chair de poule. Les interprétations sont candides, authentiques, viscérales, et touchent droit au cœur.

L’honnêteté de Safia Nolin bouscule, ébranle, déstabilise, lorsqu’elle chante et lorsqu’elle se risque à quelques mots entre deux pièces. Avec son rire clair, contagieux, et sa franchise inimitable, Safia inspire une sympathie instantanée, en même temps qu’elle étonne. Le contraste est frappant : lorsqu’elle parle, elle semble timide, mal assurée, se tournant vers son inséparable acolyte Joseph Marchand pour l’aider; lorsqu’elle chante, elle est confiante, la voix solide, la main sûre sur sa guitare. Tellement confiante, qu’elle ose même s’attaquer à un classique de Céline Dion, My Heart Will Go On, dans la seule reprise de la soirée. Je n’ai jamais été une fan finie de cette chanson, mais l’interprétation de Safia, sans artifices, simple, honnête, avait de quoi me donner des frissons.

Une artiste à voir absolument

J’avais entendu de nombreuses critiques extrêmement positives de Safia Nolin, et j’étais déjà conquise par ses mélodies aux accents mélancoliques. Mais rien ne peut se comparer à l’expérience live. Si vous n’êtes pas convaincus, si vous croyez qu’il y a là un buzz inutile, prenez la peine de sortir, et allez la voir en show. Vous ne serez pas déçus. Safia Nolin, c’est un diamant brut dont le talent aux mille facettes n’a pas fini d’éblouir.

Pour la voir

4 mars, L’Anglicane (Lévis)

5 mars, Vieux-Clocher (Magog)

11 mars, Théâtre Desjardins (Montréal)

12 mars, Centre des Arts Shenkman (Ottawa)

Et d’autres dates sur sa page Facebook. 🙂

Anne-Sophie

Banc d’essai: 3 hydratants pour le visage plutôt particuliers

2 Mar

Cette année, l’hiver a été particulièrement dur avec ma peau. Mon combo crème de jour et crème de nuit habituel n’a pas été en mesure de venir à bout de ma déshydratation. J’ai donc testé trois produits assez originaux pour avoir une peau qui dit « je reviens d’une semaine dans le sud ».

Essai 1

Une crème à très forte concentration d’ingrédients cosmétiques (les substances actives qui rendent un produit efficace)

IDC

J’ai essayé une crème d’IDC. La compagnie utilise «des concentrations record allant jusqu’à 43% d’ingrédients cosmétiques» et possède une technologie brevetée qui ralentirait le processus du vieillissement cutané.

J’étais un peu inquiète au début parce qu’il s’agit d’une crème anti-âge (et ça avait l’air trèèèèsss scientifique tout ça), mais la compagnie explique que la crème peut très bien être utilisée par toutes les femmes. La formule que j’ai testée, Regen Express, a été finaliste au Grand Prix de la Beauté 2014 du magazine Elle Québec.

Il s’agit d’un produit tout-en-un qui travaille l’hydratation de la peau, son élasticité, sa fermeté, son éclat et son tonus. Bref, le jackpot de l’économie de temps! J’ai adoré sa texture légère sur la peau et l’effet d’hydratation intense. Après seulement trois applications, j’ai remarqué que les petites rides d’expressions dans mon front s’étaient fortement atténuées (à 25 ans seulement, je ne fais pas une obsession à propos de mes « rides », mais si un produit peut les estomper au passage, why not).

On peut l’utiliser comme crème de jour ET comme crème de nuit; c’est donc un bon achat malgré son prix un peu élevé.

Les plus : ne contient pas de parabène et n’est pas testé sur des animaux. C’est une compagnie québécoise.

Les moins : son odeur est assez intense et assez particulière (style, un cantaloup en fin de vie) haha.

Prix : 59,95$

http://www.monidc.com

Essai 2

Un produit alternatif et naturel

jacynthe

J’ai essayé un produit de la gamme de soins du visage de Jacynthe René. Il s’agit d’un sérum pour le visage, entièrement naturel, composé entre autres d’huile d’orange, d’argousier, de vitamine E et de romarin.

J’étais enthousiaste à l’idée d’utiliser un produit aussi pur et doux pour la peau. Par contre, j’ai trouvé la méthode d’application assez restrictive; je suis du genre à mettre du sérum, de la crème et de la crème solaire à tous les jours, mais parfois, quand je me sens plus paresseuse, j’aime bien pouvoir mettre ma crème sans rien d’autre.

Pour utiliser le sérum, selon la méthode de Jacynthe, on doit laver et démaquiller le visage avec son huile nettoyante (qui n’est malheureusement pas venue à bout de mon mascara), on doit rincer, puis vaporiser son eau florale et finalement, pendant que la peau est humide (très important), on peut appliquer le sérum.

J’ai testé le trio avant d’aller au lit. Ma peau est restée huileuse pendant un bon moment; je ne suis donc pas certaine que ça soit optimal pour le matin, avant de se maquiller. Par contre, j’ai trouvé mon visage super doux le lendemain.

Les plus : produits 100% naturel et fabriqués au Québec.

Les moins : certaines personnes pourraient ne pas apprécier la très forte odeur de rose. Le produit peut ne pas convenir à certains types de peau.

Prix : 80,85$ (pour le trio : 130,20$)

https://jmagazine.ca/

 

Essai 3

Un masque de nuit

masque

J’étais assez sceptique à l’idée d’utiliser un masque pour le visage… de nuit. Je m’imaginais beurrer mon oreiller de crème et me réveiller avec une peau pire qu’au couché. J’ai testé un produit abordable et assez simple : le masque hydratant aux algues de The Faceshop. Oui, oui, aux algues.

Les extraits d’algues sont sensés apporter vitalité et hydratation à la peau sèche et fatiguée. Il suffit d’en appliquer une couche sur l’ensemble du visage avant le coucher (c’est pendant la nuit que votre peau se reconstruit le plus). La texture ressemble à un hydratant en gel : frais et léger.

Quelques minutes après l’avoir mis, une grande partie du produit avait déjà été absorbée par ma peau. En allant au lit, mon visage n’était pas collant du tout, seulement un peu humide. J’ai apprécié l’efficacité et la douceur du produit.

Toutefois, je n’ai pas ressenti une grande sensation d’hydratation. Ma peau était douce et éclatante, mais le masque aurait pu être plus riche.

Les plus : vraiment pas cher et facile à utiliser.

Les moins : pas le plus hydratant des produits.

Prix : 15$

https://thefaceshop-america.com/fr/masques/mask-packs/masque-hydratant-aux-algues

Conclusion de mon enquête : j’aime bien alterner les différents produits. Le trio de Jacynthe est parfait pour le weekend, quand j’ai plus de temps pour m’occuper de ma peau et que je ne suis pas à la course pour me maquiller après m’être hydraté le visage. En semaine, j’applique la crème IDC le matin et je vais au lit avec mon masque aux algues. Pour l’instant, c’est mon combo gagnant.

N’oubliez pas que l’essentiel pour ne pas avoir la peau qui tire en hiver et éviter les rougeurs, c’est de choisir des produits adaptés à votre type de peau (si par exemple, vous utilisez des produits pour peau mixte, mais que vous avez véritablement la peau normale, vous allez assécher votre visage inutilement), de mettre de la crème matin et soir et d’utiliser une protection solaire. N’ayez pas peur d’en mettre, une bonne crème ne peut pas créer de boutons.

Alors, je vous dis… bon beurrage de crème les louves 😉

Gabrielle

Article commun de mars – Les femmes de notre vie

29 Fév

Le mois de mars compte une date qui nous tient à coeur et nous touche toutes particulièrement: celle de la Journée internationale de la femme, le 8 mars. Ce mois-ci, les louves de la meute ont voulu partager avec vous leur amour envers les femmes qui leur sont chères. #ShareTheLove


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Lisa Marie:  Les trois femmes Jacques : La première, c’est ma grand-mère Jeanne d’Arc. Elle a toujours voyagé, même après le décès de mon grand-père, et je trouvais ça cool pour une grand-mère! Quand j’avais cinq ans, elle a invité toute la famille en Floride, et c’est un des premiers voyages dont je me rappelle. À son décès, tout ce que je voulais récupérer chez elle, c’était la carte du monde sur laquelle elle notait tous ses voyages et qui me fascinait depuis longtemps. La deuxième, c’est ma mère Suzanne. J’ai fait quelques voyages avec elle et, à chaque fois, c’est que du plaisir. Même pour Disney World, c’était la meilleure accompagnatrice que je pouvais avoir. En plus, ça nous donne des souvenirs qu’on ne pourra jamais oublier. La troisième, c’est ma marraine Diane. Avant, elle habitait à l’autre bout du Québec  et je ne la voyais pas souvent, mais j’étais tellement heureuse quand elle nous rendait visite! Elle est comme ma mère, mais, elle, elle boit du vin avec moi. Je l’aime tellement que je l’ai amenée au Japon avec moi et je lui rapporte des petits chats de tous les coins de pays que je visite pour sa collection. Voilà les trois belles femmes de ma vie (grand-maman Monique, je t’aime aussi hein ! ;)).

 

Anne-Sophie: La Journée de la femme, c’est une journée pour saluer celles qui nous inspirent, et je saluerai ici celles avec qui je travaille: Josette, Nathalie, Stéphanie et Valérie. Josette, parce que tu es un modèle de patience, de dévouement, que tu nous donnes envie à toutes de nous dépasser. Dans un milieu académique difficile carburant au stress et aux nuits blanches, tu nous aides à trouver l’équilibre et à garder le cap quand tout s’embrouille. Stéphanie et Valérie, parce que vous êtes passionnées, engagées, et que j’aimerais tant voir d’autres jeunes femmes comme vous. Nathalie, parce que te voir entrer à la maîtrise à 40 ans passés me fascine et m’impressionne. Travailler avec vous est un plaisir et un honneur, et j’espère que nous pourrons passer encore bien des heures à discuter et à réfléchir ensemble.

 

Véronique: Je suis une femme très très chanceuse: j’ai le privilège d’être entourée d’autres femmes absolument magnifiques. Elles sont ma tribu d’Amazones.  De Québec, ma ville d’origine, à Montréal, les femmes de mon clan sont fonceuses, dévouées, rêveuses et mordent dans la vie à pleine dent. Être une femme de caractère, qui ose et se démarque, n’est pas toujours quelque chose de facile, et, ce que j’adore de ces dernières, c’est leur capacité à se relever, à ne pas se laisser intimider et à croire en un monde qui est juste. Ces femmes ne se contentent pas de vivre: elles le font sans compromis, comme elles l’entendent. Elles croient en leur rêves et font aboutir leurs projets. Les femmes de ma tribu n’ont pas besoin de reconnaissance: elles se sont d’ailleurs probablement reconnues.

Dans ma tribu, être femme est célébration. Merci les filles.
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Gabrielle: J’ai la chance d’avoir une mère ultra inspirante… je ne veux pas avoir l’air trop cliché, mais on a vraiment une relation à la Gilmore Girls! Elle est un modèle de détermination et de courage qui m’inspire à me surpasser. Elle a toujours affronté avec humour et avec une force hors du commun les nombreux obstacles que la vie a mis sur son chemin (et misère qu’il y en a eu beaucoup)! Bref, c’est une badass qui me rappelle toujours de profiter de la vie et de rire quand je suis méga angoissée (ce qui m’arrive assez souvent merci), parce qu’il n’y a rien qu’on ne peut pas surmonter.

 

Andrée-Anne : J’ai trois soeurs. Trois femmes différentes mais ô combien inspirantes! Marie-Sarah, la plus vieille, a dû tracer le chemin pour nous. Même si elle devait me détester d’avoir des privilèges pour lesquels elle avait dû se battre avant moi, elle m’a toujours défendue dans la cour d’école. Et elle continue de le faire dans la cour des grands. Elle est une alliée loyale et dévouée. Alexandra, venue au monde après moi, est mon exemple de femme de convictions. Elle aime débattre, a toujours le nez dans ses lectures et un doigt sur la mappemonde. Une voyageuse-missionnaire-sans-peur! Ticul, la plus jeune qui doit m’haïr d’employer son surnom sur le web, est d’une grande générosité et d’une grande disponibilité pour les gens qu’elle aime. Une fille de coeur qui n’hésite pas à parcourir des kilomètres pour offrir son aide. Trois soeurs. Trois femmes différentes à qui je ne dis pas assez souvent : je suis fière des femmes que vous êtes!

 

Sarah : Ma collègue Stéphanie est une femme formidable. Elle travaille tous les jours avec une joie de vivre, même quand sa petite dernière n’a plus envie de dormir à 4 h du matin. Elle prend toujours le temps de m’écouter et surtout de m’éclairer. Mère de deux cocottes et employée à temps plein, elle se lance dans l’entrepreneuriat avec toute la force que je lui connais. Autodidacte et tellement débrouillarde, elle ne cesse de m’impressionner avec son talent pour la photographie. Stéphanie, quand je te regarde tout semble si simple. Pour moi, tu es le  synonyme parfait du bonheur facile.  Continue de souffler sur les braises pour que le noir se consume et que la lumière te bouscule. Je t’aime mon amie!

 

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Laurie : J’aimerai ne nommer qu’une seule et unique femme, mais je ne le pourrais pas. J’ai des dizaines de femmes hallucinantes qui m’entourent, pour de vrai. Ma soeur Mariève, pour m’avoir tout montrer, un peu par la bande, et pour être la personne qui me fait vivre de près la maternité depuis peu. Ma mère Monique, mon modèle de vie, par son humour mordant et son terre-à-terrisme incroyable. Marie-Andrée, pour être l’une des personnes les plus vraies que je connaisse. Mon amie Lauréanne, pour être la bonté, la générosité et la bonne humeur incarnée. Pour toutes mes tantes et mes meilleures amies (vous vous connaissez), je nous souhaite de continuer d’être des femmes fières, fonceuses, heureuses, choyées. Je vous aime tant!

 

Et vous, quelles sont les femmes qui ont marqué votre vie?
Un peu à l’avance, joyeuse Journée internationale de la femme! 😉

xx

Vos louves

Troublant cauchemar

26 Fév

Entrevue avec le comédien Dany Michaud et retour sur la pièce Saint-André-de-l’Épouvante

Éteignez les lumières. Allumez vos lampes de poche. Collez-vous un peu. C’est le temps des histoires de peur.

Nous avons tous déjà partagé de bonnes vieilles histoires de peur autour d’une table, d’un feu ou d’un verre. C’est exactement l’univers dans lequel nous fait basculer la pièce Saint-André-de-l’Épouvante.

L’atmosphère qui y règne en un GIF:

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SAINT-ANDRÉ-DE-L’ÉPOUVANTE
Texte : Samuel Archibald
Mise en scène : Patrice Dubois
Avec :
Miro Lacasse, André Lacoste, Dany Michaud, Bruno Paradis, Dominique Quesnel
Une coproduction Théâtre PÀP + Théâtre À tour de rôle + Théâtre La Rubrique
Pièce présentée au théâtre Espace GO jusqu’au 12 mars

« C’est du théâtre de peur, de peur intérieure »

À la fois directeur artistique et comédien, Dany Michaud nous résume le synopsis de la pièce : « Cinq personnages se rencontrent un soir de déluge. Pu d’électricité. Un seul repère dans le village : le bar le Crystal. Ça amène un climat de confidence. Au début, ils se racontent des histoires loin d’eux autres. Mais ça devient de plus en plus près des personnages… »

Archibald et son baptême du texte dramatique

Pour la première fois au service du théâtre, la plume de Samuel Archibald dessine et moule des personnages qui, chacun leur tour, partagent une légende, une histoire, un « j’ai entendu dire que…». « Samuel aime mettre des personnages du quotidien en scène. Ça peut être toi, ça peut être moi », nous raconte Dany.

C’est après avoir découvert l’habileté de l’auteur saguenéen dans son recueil Arvida que Michaud lâche un coup de fil illico à Archibald. « J’aimerais ça que tu écrives pour le théâtre », lui a-t-il annoncé. Sachant que l’auteur donne des cours à l’UQAM sur la science-fiction, le fantastique et d’autres formes de littérature populaire dont le cinéma d’horreur, on comprend bien comment Saint-André-de-l’Épouvante a vu le jour.

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© Photo courtoisie théâtre La Rubrique

Une malédiction contagieuse ?

Le fait de travailler dans le monde de la peur a généré dans la troupe des incidents qui auraient bien pu venir à bout de la production. Changement de l’actrice principale à quelques jours de la première, comédien coincé entre sa voiture et son chalet, comédien ayant subi un accident de vélo, incendie dans les rideaux lors d’une représentation… « C’était vraiment l’épouvante », rigole Dany.

« Il mouille tout le long »

La scénographie est particulièrement réussie dans la pièce. Un long mur de verre témoigne de la mauvaise température qui règne au village. Les effets de lumières et la trame sonore ambiante instaurent un climat hostile, de peur, qui devient rapidement contagieux.

Fac’ Dany, c’est quoi, Saint-André-de-l’Épouvante ?

« C’est une charge émotive. C’est un théâtre d’étrangeté, pas un film d’horreur. Les gens sont un peu sous le choc. C’est du théâtre de peur, mais de peur intérieure. »

Si les liens entre chacun des « contes » — si on peut les appeler ainsi — d’Archibald manquent un tantinet de fluidité, et que le jeu d’acteur semble relever, à certains moments, d’un registre qui manque d’homogénéité, on assiste toutefois à une production qui se distingue par son rythme et par son silence lourd d’électricité. On nous invite à plonger tête première dans le côté obscur des choses.

***

J’ai entendu dire que cette pièce de théâtre fantastique a été jouée pour la première fois l’été dernier sur les planches de Carleton-sur-Mer, avant de visiter le Saguenay, l’automne dernier. Semblerait-il que la production est débarquée dans la métropole pour la première fois cet hiver, et on raconte qu’elle sera présentée jusqu’au 12 mars prochain à l’Espace GO. Je vous l’dis. Je vous l’jure. C’est l’ami d’un ami qui me l’a dit.

J & O, xxx

Le Pentathlon des neiges: la fois où j’ai dit OUI

25 Fév

Quand je me suis réveillée samedi dernier, je n’avais plus envie de faire ce fameux Pentathlon des neiges. J’avais travaillé 50 heures durant la semaine, il neigeait pas possible et le ciel nous annonçait de la pluie en après-midi. J’essayais de me dire que ça me tentait, mais non. C’est ici que je remercie le copain pour sa patience et son support ce matin-là, je savais qu’il m’aiderait à me surpasser.

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Fin de la course, je suis prête à les dépasser.

Pourquoi j’avais dit oui déjà? Quelques semaines avant, notre amie Laurie Couture, coordonnatrice aux communications de l’événement m’offre la possibilité d’y participer avec une équipe de blogueurs de la province pour former une équipe MEC. Je capote, je trouve ça merveilleux, je choisis le ski de fond pis j’ai hâte. Je me pratique tous les week-ends et dans toutes les conditions. Je me trouve correct, dès fois bonne, mais je m’amuse. Et les semaines passent. J’ai tellement de trucs dans la tête que je suis certaine que notre course est le dimanche. Ben non, suite à la conférence téléphonique avec les participantes, je réalise que je suis dans les patates. J’essaye de ne pas angoisser avec ça. Je me sens prête, on s’appellera « Les Influenceuses » et on va faire de notre mieux pour le Défi Corporatif.

Samedi midi. Rendez-vous dans le gros dôme MEC. On est bien au chaud et c’est le moment de la rencontre officielle. Tout de suite, on réalise  qu’on est là pour avoir du plaisir, si nous performons c’est tant mieux. Bref, pas de pression, mais je commence à être fébrile. Le copain se fait passer pour mon coach, il s’occupe du fartage officiel et m’enlève du poids sur les épaules. Josée de chez MEC s’occupe bien de nous en nous parlant de la zone de transition des équipes. Pas trop certaines de tout saisir, mais ça va aller.

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Marie-Ève et Andréane dans la zone de transition. Voici la chaise.

14 h. Le départ se fait sentir. Il pleut, on est devant le #249 avec une seule chaise. On regarde partout, on écoute les changements en raison de la déplaisante météo du jour et on attend notre tour. Vélo, course, ski de fond, patin et course en raquette. On ne veut pas se retrouver à la toute fin de la liste. Nous terminerons 139e sur 146 équipes. Popire hein?

Durant 1h44, j’ai vécu tout plein de belles émotions qui m’ont fait oublier mes peurs du matin. Honnêtement, quand j’ai vu les premiers skieurs, je me suis demandé ce que je faisais là, moi qui craint les côtes, même les petites et qui pratique le style classique. Puis quand j’ai reçu ma puce, rien n’allait m’arrêter. J’avais ma place dans cette course autant que les autres. Les conditions étaient exécrables, mais je gardais le sourire. J’ai vraiment donné tout ce que je pouvais. Mes parents et le copain m’attendaient au début et à la fin du parcours. Ils étaient trempés, mais heureux.

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Pentathlon + influenceuses+ MEC+ plus = FIERTÉ

Lorsque je suis arrivée à la dernière montée, j’ai entendu mon nom à plusieurs reprises. «Les Influenceuses» m’encourageaient. C’est à ce moment que j’ai compris pourquoi j’avais dit oui. Ce sentiment qu’on retrouve en compétition et qui est inexplicable. Pentathlon des neiges, on se retrouve l’an prochain et avec le copain (Mon technicien privé au fartage était un peu jaloux).

Merci aux belles «Influenceuses». C’était un honneur de vous rencontrer dans le réel pis j’ai hâte de vous lire dans le virtuel.

Anne-Marie (10-21-42km)  Vélo
Andréane Viau (Les nerds) Course à pied
Marilyn Claveau (Les nerds) Patin
Marie-Eve Plamondon (les Inspirés) Raquette

Merci à Laurie du Pentathlon des neiges pour la proposition et à Josée Labrecque, Conseillère principale Communications & Marketing chez MEC, pour la logistique et les précieux conseils.

Sarah

Et la fois où le ciel était constellé de lanternes

24 Fév

En novembre dernier, je cherchais une destination qui n’avait pas trop mauvaise réputation pour ce qui est des femmes voyageant seules, ce qui devait être mon cas une fois de plus. Je n’avais jamais été spécialement attirée par la Thaïlande, qui me paraissait trop touristique, la place où tout le monde va… Je me suis décidée à y aller seulement pour y être à la pleine lune de novembre, quand se tiendrait le festival Yi Peng qui coïncide avec un autre festival, le Loy Krathong. En gros, le festival des lanternes.

Au final, mon amie a rejoint l’aventure, et c’est ensemble qu’on s’est envolées pour la Thaïlande. Dès notre premier jour à Bangkok, on pouvait voir les préparatifs de la fête : décorations dans les rues et préparation des krathong (les petits paniers fleuris destinés à être lâché sur l’eau). Le lendemain, on repartait déjà pour la ville de Chiang Mai, plus réputée que la capitale pour les festivités.

Le premier soir, on s’installe devant l’hôtel de ville, car on nous annonce de la danse. Il y a déjà de la musique traditionnelle, et lorsque le soleil commence à décliner, on allume des lanternes colorées tout autour de nous. Après un speech qui nous semblait sans fin par des gens importants de la ville, nous avons assisté à une prière bouddhiste qui aurait presque pu nous envoyer en transe ! Les locaux apportaient leurs petits lampions et ça devenait de plus en plus joli à voir.

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Certaines lanternes ne s’envolent pas!

Nous avons ensuite eu droit à la fameuse danse, qui consistait en une centaine de jeunes filles dansant avec des chandelles dans les mains. C’était très beau !

Une fois terminé, on s’est dirigées vers un temple bouddhiste, le Wat Phantao, repéré l’après-midi. Une cérémonie avec les plus jeunes moines bouddhistes s’y déroulait, et le décor était enchanteur. Puisqu’une image vaut mille mots, voici un peu de quoi ça avait l’air :

Wat Phantao

Cérémonie au Wat Phantao

Pour le moment le plus important du festival (celui où les lanternes sont principalement lâchées), je voulais aller à l’Université de Mae Jo qui est the spot, mais nous avons appris que c’était maintenant payant (100$ US quand même !) et surtout qu’il fallait réserver presque un an à l’avance. On s’est donc rabattues sur l’alternative d’un pont qui serait un bon point de vue en ville. En route, nous sommes tombées sur une parade haute en couleurs, en costumes et en lumières!

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Parade sur Kotchasan Road

On se rapproche finalement du pont, guidées par les petits points lumineux qui commencent à s’élever dans le ciel. Plus on se rapproche, plus il y a de monde, évidemment. Une fois atteint, on le traverse doucement au milieu de la foule de gens qui allument leurs lanternes en essayant d’éviter qu’elles ne prennent feu. C’est vraiment incroyable!

147 - Lantern Release

C’est comme ça que les constellations se forment?

Peut-être pas aussi léché et tranquille que dans Raiponce quand elle est sur le lac avec son chéri, mais ça reste franchement beau et impressionnant; le ciel est constellé de lanternes! Moi qui ai toujours aimé regarder les étoiles, il y en avait des dizaines et des dizaines de nouvelles qui s’envolaient à la minute! C’était tellement beau que, comme à mon habitude, j’aurais pu verser une petite larme tellement j’avais le cœur gros et que j’étais contente d’être là, à ce moment exact de l’année.

Après avoir pris plein de photos floues avec mon appareil et plein de photos mentales beaucoup plus réussies, on a fini par quitter ce bain de foule (un peu étouffant je dois dire) pour rentrer doucement à notre hôtel, le cœur léger et les yeux plein d’étoiles… enfin, de lanternes !

157 - Lantern Release

Dernier regard sur le ciel avant de rentrer…

Et une vidéo réalisée avec une GoPro pendant le festival:

Et vous, des souvenir d’un festival à l’international ?

Lisa Marie (ou Lisa Madie en Thaïlande !)

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