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Utopie(s) | Expérience unique

8 Mar

C’est à l’Arsenal Art Contemporain Montréal, un ancien chantier naval de plus de 80 000 pieds carrés érigé en 1953, qu’Hanna Abd El Nour, directeur artistique, dramaturge et metteur en scène, a choisi de présenter cet ambitieux projet artistique qu’est Utopie(s).

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Photographe : ©Luma R. Brieuc


Œuvre d’envergure, Utopie(s) mise avant tout sur l’expérience.

Dans un vaste décor, des centaines de statuettes blanches accueillent le public. Intrigantes et sublimes, elles ornent le plancher, dispersées avec le plus grand soin. Treize femmes issues de culture différente traversent l’espace dans une lenteur soutenue et réfléchie. Suscitant parfois des questionnements, elles soulèveront, à travers leur imaginaire collectif, une confrontation d’opinions et de réalités sociales.

Invitant même à l’occasion l’auditoire à participer, jonglant avec les langues, le chant, la danse et divers instruments musicaux, il va sans dire que ce collectif offre une expérience complète et variée nous amenant bien au-delà des sentiers battus.

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Photographe : ©Luma R. Brieuc

Reflétant parfaitement l’idéologie de l’art contemporain, Utopie(s) se vit, bien plus que se décrit, offrant ainsi à son auditoire étonnements et réflexions.

Évènement multidisciplinaire proposé en version intégrale d’une durée de 12 heures, il est aussi présenté en version « raccourcie », avec une segmentation de ces tableaux sous quatre thématiques : Solitude(s), Amour(s), Colère(s) et Résistance(s).

 

Photographe : ©Luma R. Brieuc

Faites vite, vous avez jusqu’au 10 mars pour y assister!

Utopie(s)

Direction artistique, dramaturgie et mise en scène : Hanna Abd El Nour
Interprètes : Lousnak Abdalian, Claudia Bernal, Sarah Chouinard-Poirier, Sarah Elola, Maritza Grégoire, Myriam-Sophie Deslauriers, Raïa Haidar, Veronica Melis, Kristin Molnar, Lara Oundjian, Jeimy Oviedo, Catalina Pop, Marina Sousa
Direction musicale, composition et oeuvre musicale : Katia Makdissi-Warren
Musique, concepteur sonore et dispositif : Thomas Sinou
Sculptures : Gillian Nasser
Équipe scénographie : Machine Design
Costumes : Valérie Gagnon Hamel
Lumière : Martin Sirois
Assistantes à la création et régies : Stéphany Bélliveau, Sarah Merrette-Fournier, Marilie Beauchamp
Direction technique : Benoît Fisch
Visuel : Sophie Jodoin
Graphisme et Web : Hugo Nadeau
Direction de production : Pierre-Yves Serinet
Une production de Volte 21. À l’Arsenal jusqu’au 10 mars 2018.

 

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Des passages insolites pour découvrir l’art public

18 Juil

Alors que tous et chacun s’attarde à la démolition de l’œuvre Dialogue avec l’histoire de Jean-Pierre Raynaud et à ses diverses reconstructions symboliques (3D, performance, graffiti, etc.), je m’intéresse à l’art public d’une autre façon : vagabonder et découvrir les diverses installations des Passages Insolites.

Merveilleuse idée renouvelée cette année à Québec que ce concept d’œuvres qui interagissant avec la Ville, en des lieux impromptus parfois, toujours pour notre plus grande surprise.

Première étape pour les repérer : se munir d’une carte! Pour se faire, visitez le site www.passagesinsolites.com

Deuxième étape, découvrez! Bonne manière de profiter du beau temps, une véritable chasse aux trésors présentée par EX-MURO.

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Jardins électroniques, par Rosemarie Faille-Faubert et Victor Gounel.

Petit bémol : quelques œuvres ne sont visibles que de soir. C’est le cas d’Agora, d’Isabelle Hayeur (#6) puisqu’il s’agit de projections. J’ai cru comprendre également que Solitaire, l’église imaginée par Diane Landry et Francis Labissonnière (#4) est éclairée de soir, possible mise en valeur à voir.

Mon installation préférée? La dernière du parcours, intitulée Quiproquo monumental, de Francis Montillaud. Il prend d’assaut, c’est le cas de le dire, le Parc Petit Champlain, avec ses œuvres s’inspirant du monument type, c’est-à-dire de bustes, de statues, de socles et leur donne une tournure humoristique avec des jeux de mots bien réfléchis.

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Sauve qui peut par Francis Montillaud

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Sauve qui peut par Francis Montillaud

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Perdre la tête par Francis Montillaud

Par exemple, perdre la tête où un général, un commandant, à genoux, tient sa tête et la position de son corps indique qu’il la «regarde». De quoi laisser perplexe, intriguée et impressionnée par cet amalgame grandeur nature.

Les 12 œuvres seront en place jusqu’au 2 novembre, ce qui vous laisse amplement le temps d’aller les contempler, tout en explorant la ville d’un point de vue différent, artistique et novateur. Une escapade bien amenée pour réinventer les parcours déjà connus et souvent visités!

Bon temps estival,

NADIA

Le temps de 3 expositions à Boston

10 Juin

Une petite virée improvisée à Boston. Pourquoi pas? Après tout, à partir de Québec, ce n’est que 6h30. Pas la mer à boire pour aller visiter une magnifique ville, aux habitants charmants, enthousiastes et dévoués. Une marina à faire rêver, un marché ensoleillé, des parcs somptueux, mais surtout… un musée à envier!

Le musée des beaux-arts de Boston est non seulement impressionnant par son immensité, sa prestance, mais aussi par ses nombreuses collections. J’ai pu déambuler un peu dans ses aires vitrés, où même par beau temps, il est bon de s’y promener. Son personnel courtois s’empresse de nous diriger dans ce lieu épuré à l’architecture sobre à l’extérieur, lumineuse à l’intérieur.

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Intérieur MFA.

 

Puisque mon temps était compté, j’ai décidé de m’attarder principalement aux éditions spéciales, ou autrement dit aux expositions temporaires. Comment manquer De Vinci et ses quelques esquisses? Il a marqué le temps et continue de nous frapper par son ingéniosité. Portraits, croquis d’inventions, dessins d’insectes et d’animaux, le détail de leurs mouvements, cahiers de notes… Une écriture fine, un tracé délicat qui a su être connu internationalement. La salle d’exposition m’a semblé quelque peu petite, peut-être est-ce parce que j’en aurais souhaité davantage! Sûrement pour cette raison que le titre choisi est Leonardo da Vinci and the idea of beauty. Une idée seulement de son grand talent, de tout ce qu’il a pu accomplir. De l’intelligence humaine en soi. Jusqu’au 14 juin.

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Détail des dessins de Da Vinci

Et puis, l’expo Hokusai, premier japonais reconnu internationalement. Gravures sur bois, illustrations, peintures sont au rendez-vous, collection rare dont les couleurs ont gardé toute l’intensité, la vibrance. Travail fragile et étonnant disposé en trois salles peintes aux teintes des œuvres. Le style illustratif encore d’actualité nous impressionne, d’autant plus que les pièces datent des années 1700-1800. Un calme en ressort, la pureté de la nature. Quelques histoires traversent les images, récits dont on ne connaît même pas les grandes lignes mais qui semblent plus qu’intéressantes. D’une poésie latente.

 

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About the wave off Kanagawa, Hoskusai, 1830-1831

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En dernier, passage à In the Wake, exposition de photographes japonais qui recomposent le tremblement de terre du 11 mars 2011, où ils étaient présents. Plusieurs régions submergées par le tsunami crée ce jour-là, lesquelles donnent des images bouleversantes, qu’aucun mot ne saurait décrire. À l’entrée, plusieurs petites photos couvrent le mur droit, photos retrouvées dans les décombres de la tragédie, dont on perd certaines parties. Vers le fond de la salle, je me souviens de m’être retournée vers le mur où était projeté une vidéo; des plans aériens de l’énorme vague qui déferle vers les champs, les routes et les habitations, entrainant avec elle des tonnes de débris, parfois même en feu. Le chaos à son état pur. Hypnotisant et inconcevable. Rien de cette exposition ne nous laisse insensible, les grands formats ont été méticuleusement choisis pour nous faire passer par une gamme d’émotions : incompréhension, tristesse, désarroi…

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Plusieurs photos retrouvées dans les décombres, photographes inconnus.

 

Boston est à deux pas. Ok, 6 heures et quelques poussières, plutôt. Destination parfaite pour prendre la poudre d’escampette et se rincer les yeux devant un tableau ou deux.

NADIA

Le printemps, Saison Photo au MNBAQ

23 Fév

Mesdames et messieurs, j’ai nommé : la tant attendue Saison Photo du Musée national des beaux-arts du Québec! Ce 19 février dernier, elle a pris place dans l’enceinte muséale renommée et y demeura jusqu’en mai pour le plaisir de vos yeux.

Enfin, il n’est plus question d’une longue lignée de tableaux modernes (quelque peu ennuyeux à la longue, tenons-nous-le pour dit), mais de trois expositions de photographie qui sauront, je le crois, intéresser autant les néophytes du medium que les fervents connaisseurs.

INCARNATIONS photographies de la collection du MNBAQ de 1990 à aujourd’hui

Puisque nous ne possédons pas de musée d’art contemporain à Québec, une salle consacrée à des œuvres récentes est plus que bienvenue. D’autant plus que la thématique accrocheuse, le corps, nous interpelle tous et chacun. Ce corps affecté par les changements constants, mais imperceptibles au quotidien. Les marques du temps, de la vie. Une exposition qui à mon sens fait frémir, réfléchir et réagir. Par rapport à soi-même surtout, mais aussi à notre entourage. À notre conception de tous ces êtres humains et leur histoire. Ces œuvres nous poussent à réfléchir à la société dans laquelle nous nous trouvons, à cette époque des ego portraits (selfie), où l’égocentrisme est à l’honneur. Comment nous percevons-nous? Comment nous modifions-nous pour donner la meilleure image de soi? Retouchée. Possiblement inauthentique. De plus en plus parfaite. Perfection instaurée par les critères de beauté de la société, il va de soi. Une société à notre image, c’est le cas de le dire. Allons-nous trop loin?  Je souligne l’initiative du Musée d’enfin dédier une salle à sa propre collection pour nous faire découvrir de ses acquisitions. Combien de magnifiques œuvres dorment dans les sous-sols? Nous en voyons resurgir sur les murs des différents étages de l’établissement, mais il est rare qu’on les exploite à leur plein potentiel, à l’intérieur d’une salle immaculée, au même titre que les célèbres Riopelle. Bref, je dis oui, à voir absolument !

BRYAN ADAMS S’EXPOSE

LE fameux, le seul, l’unique Bryyyyyan Adams. Oui, oui, le chanteur. Vous en avez sans doute allègrement entendu parler, eh bien, ses nombreux portraits de stars ornent les murs d’une salle complète. Plus de cent photographies des plus connus : Amy Winehouse, Kate Moss, Mick Jagger, etc. Oui, il a l’œil. Technique irréprochable. Cependant, est-ce différent des portraits habituels? Pas tellement. Ça frôle parfois même le kitsch (Victoria Beckam sur un vélo, cigarette à la bouche, jambes infinies dénudées).

Heureusement, en contraste avec cette idée vue et revue, s’amène la deuxième partie de l’exposition, une autre série de portraits, mais cette fois-ci ayant comme thème les mutilés de la guerre d’Afghanistan. Nul besoin de mentionner la lourdeur des images produites, frappantes et touchantes de vérité. Plus humaines et moins déconnectées de la réalité que savent l’être les reproductions du monde des stars, où faste et prétention se côtoient. On en retient davantage le sacrifice, l’humilité, sans toutefois nécessairement comprendre le destin de ces hommes. Un style épuré, adéquat, mettant l’accent sur ce qui ne relève pas toujours du beau, mais du vrai.

1950 Le Québec de la photojournaliste américaine Lida Moser

Lida Moser, jeune photographe venue des Etats-Unis, parcours la province de Québec dans les années 50. En résulte bon nombre de photographies noir et blanc de paysages ruraux et urbains, le récit en images des habitants qu’elle y rencontre, le tout saisit avec un œil délicat, attentif. Un Québec d’après-guerre, l’étoffe visuelle finement tissée autour de sa société et des changements qu’elle a subie. J’en ai apprécié l’aspect humain, le fait qu’on soit toujours intéressé par ce qui nous a précédé. Un passé superbe, touchant, facilement en comparaison avec aujourd’hui.

Laquelle de ses expositions vous interpelle le plus?

NADIA

Toé pis moé au #FestFOÉ !

27 Août

Pendant que l’Outaouais se prépare aux envolées du Festival de montgolfières de Gatineau (et même à chanter so mi go so then avec Sean-A-Paul), je trépigne d’impatience en attendant le FOÉ (Festival de l’Outaouais Émergent)!

Le FOÉ, c’est un festival riche, qui en est à sa 6e édition, qui mélange FOIRE ARTISTIQUE, HUMOUR, MUSIQUE, ARTS PERFORMATIFS et ARTS VISUELS.

Voici les performances musicales que je ne peux rater (toi non plus)!

  • MISTEUR VALAIRE


Certainement l’album que j’attends le plus plus PLUS cet automne, Misteur Valaire s’apprête à lancer Bellevue, un 4e opus qui va rocker. Jazzer. Rapper. Groover. Toutes ces réponses. À se procurer le 9 septembre (oui, oui, à ma fête!!). Gageons qu’on aura droit à pleiiiins de nouveautés en show!

  • ALACLAIR ENSEMBLE


Alaclair est une troupe de postrigodon bas-canadienne zigzaguant entre Quoibec et Mourial. Moyennée par les gradués du Alaclair High, sa fin est le brizassage de fizzoules. Vous n’avez rien compris? Je résume: une gang de chums (KenLo, Eman, Maybe Watson, Ogden, Mash, Claude Bégin, Vlooper) qui font du **** de bon beat et qui ont de l’énergie à en revendre en show.

  • CANAILLES


Hiver 2013, classique mercredi; j’écoute voir.tv avec Thomas qui me raconte son week-end. Il a assisté à un FOU show, il me prête l’album du groupe, Canailles. WOW! Huit musiciens avec un son garage, indie, expérimental, acoustique, bluegrass, folk, cajun, blues, magique, brun Adamus et karaoké en même temps. J’suis fan 🙂

  • WE ARE WOLVES

bandcamp wearewolves
Nul n’est prophète en son pays… C’est peut-être ce que se dit WE ARE WOLVES qui se promène pas mal plus partout qu’ici. Le trio de loups nous a offert en février un quatrième opus: La Mort Pop Club, un de mes albums coup de coeur en 2013 qui mélange post-punk et électro.

  • RANDOM RECIPE


Une formation de Montréal avec des chanteuses qui ont du SWAG, qui marient hip-hop et l’électro. Kill the Hook, leur nouvel album, sera lancé le 8 octobre et promet d’être hyper festif. Sur scène, les 4 membres réussissent toujours à nous surprendre  en improvisant. Je me souviens d’une prestation au Show de la rentrée de l’Université Laval où ils interprétaient Shipwreck en pluuusieurs langues. J’aime tellement leur nouvelle pièce, je dois être responsable d’au moins 80 visionements sur YouTube à moi toute-seule!

  • VIOLETT PI  


Karl Gagnon, un chouette gars de Granby, à voir en spectacle!

Autres  à découvrir:

  • StillNative

Un duo passant par le Blues, Jazz, New Orleans Second Line Drumming, Afro-cuban Rhythms.
bandcamp stillnative

  • DOWNSIDE KID 

Un duo folk-indie de Gatineau!
bandcamp downsidekid

  • Dtrack

Du folk hip hop rap slam originaire de Gatineau!
bandcamp Dtrack

Dernière raison d’aller faire un tour au FOÉ; parce qu’on adore les festivals que la saison estivale nous offre, et que ça tire à sa fin… Venez at least profitez de l’ambiance 🙂

Souz xox

Crédit image, vidéo et infos via festfoe.com

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