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Ensemble, c’est tout

21 Juil ensemble c'est tout

Après l’horreur des événements survenus à Nice la semaine dernière et mon écœurement général de tout ça, j’ai eu envie de vous partager une histoire qui m’a fait du bien ce week-end.

Une de mes collègues se sépare de plusieurs de ses livres et nous offre de nous servir dans sa bibliothèque improvisée au bureau. Très nice!

Je suis tombée sur le bouquin français Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda publié en 2004 aux Éditions Le Dilettante. Le nom me disait quelque chose, sans plus.

«Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.»

– Anna Gavalda

ensemble c'est tout

 

C’est un de ces romans où on retrouve des personnages brisés, qui crèvent de solitude et de peur. Peur de se laisser aller, d’être amoureux, d’être heureux. Jusqu’ici ça semble lourd, je l’admets.  😉

Ce qui est beau, c’est que ces trois personnes complètement différentes vont se trouver et se réparer petit à petit.

Camille qui ne dessine plus et qui semble avoir un sombre passé, Frank qui s’épuise dans le travail pour oublier que sa grand-mère se meurt à l’hospice et Philibert qui semble sorti d’une autre époque et qui peine à trouver sa place dans la société.

«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…»

C’est une histoire d’amitié, d’amour et d’épanouissement. Comme s’ils ne faisaient que survivre chacun de leur côté mais qu’ensemble, ils retrouvaient un sens à leurs vies.

«Ils ne demandaient rien d’autre que d’être heureux ensemble. Même pas heureux d’ailleurs, ils n’étaient plus si exigeants. D’être ensemble, c’est tout.»

Bien sûr, j’ai eu envie de regarder le film sorti en 2007 et réalisé par Claude Berri, avec entre autres Audrey Tautou. J’ai trouvé les personnages et les dialogues assez fidèles au roman, mais je n’ai pas ressenti d’émotions aussi fortes que lors de ma lecture. Mais dans mon cas, c’est presque toujours ainsi avec les livres qui sont portés à l’écran.

Michèle

 

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La consolante ou la fois que j’ai presque pleuré parce que j’avais fini un livre

28 Juil

Parfois, lorsque je lis un livre, je tombe littéralement sous le charme des personnages. Tellement que je m’inquiète pour eux, et je me surprends à me poser des questions sur leur vie dans l’autobus. Genre est-ce que Lizzie Bennett aurait vraiment dû refuser la main de Mister Collins? Ou mieux : j’espère vraiment que Antoine va réaliser qu’il est bouché des émotions…il devrait peut-être consulter…(que celles qui n’ont pas lu Soutien-Gorge rose et veston noir trop souvent me jettent la première pierre). Sauf que le problème, c’est que dans un livre, le punch est souvent plus long à avoir…que dans un film mettons (tout dépend de la vitesse à laquelle tu lis). Et donc, lorsque je m’attache à des personnages, j’ai un petit deuil lorsque je finis le livre…et même, parfois, un gros deuil. C’est ce qui m’est arrivé après avoir lu La consolante de Anna Gavalda.

Une édition qui a du vécu.

Une édition qui a du vécu.

Résumé :

Charles Balanda est fatigué : c’est un fait. Charles Balanda ne sait pas ou plus qui il est. En fait, il ne pourrait même pas faire la différence, car il n’a jamais su. Mais, un jour, une lettre lui annonce qu’Anouk est morte. Une lettre quasi anonyme de quelques mots, à la fois impersonnelle et provocante. C’est à ce moment que Charles va changer sa vie. Peut-être pourrons-nous dire qu’il reprendra sa vie en main? Il délaissera son travail et la femme avec qui il partage une relation houleuse pour retourner affronter son passé. En chemin, il rencontrera des gens qui changeront sa vie et ses priorités.

Personnages :

Charles : architecte de 47 ans, Charles est un bourreau de travail. Au moment où l’histoire commence, il est au bord de la dépression. Charles est un homme de principes, à la fois conservateur, sensible et nostalgique.

Mathilde : fille de la conjointe de Charles. Mathilde est une adolescente de 14 ans intelligente et humaine. Elle est le point positif de sa vie.

Anouk : mère du meilleur ami d’enfance de Charles, Alexis. Infirmière toute sa vie, Anouk s’est dévouée à tout le monde, sauf à elle-même. Elle a eu une grande influence dans la vie de Charles, autant lorsqu’il était enfant, que plus tard…

Kate : jeune femme dévouée et qui a de grandes visions pour la vie. Elle s’occupe de jeunes enfants et d’une grande propriété. Grâce à elle, Charles trouvera peut-être un sens à sa vie.

On aime :

  • Le style. Ce livre est taillé sur le rough, surtout le début. On ne comprend pas grand chose entre les flashbacks, le fil des pensées un peu décousues de Charles et ce qui se passe dans le présent. Mais une fois qu’on s’habitue, c’est tout simplement merveilleux d’avoir tous ces points de vue.
  • Connaître le fond de la vie du personnage principal. Souvent les auteurs nous mettent au contexte et hop! Ils repartent. Mais dans ce livre, tout est juxtaposé avec intelligence ce qui nous permet de comprendre tous les questionnements et toutes les angoisses de Charles.
  • La fin heureuse. Le livre commence de manière un peu déprimante, mais finit bien. Et ça, ça met du soleil dans nos vies!

C’est sexy parce que :

  • C’est un livre qui parle des relations humaines. Et parfois, elles peuvent être très ambigües…et prendre toutes sortes de tournures.
  • Ça parle de la recherche du bonheur et que des gens tourmentés c’est sexy… tout comme les gens heureux.
  • En tant que lecteur il y a beaucoup d’énigmes et d’inconnu dans cette histoire. Or, tout le monde sait que toute bonne relation comprend son lot de partage de petits mystères, surtout quand on parle de la relation entre le lecteur et son livre.

Bonne lecture!

Camille xxx

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