Tag Archives: amies

Ode aux amitiés féminines

28 Mar

Il y a quelques années, Marie-Chantal Toupin chantait sa virée en ville avec ses chums de filles. On a beau reprocher plusieurs choses à la rockeuse (dont l’abus de majuscules), il reste que le thème de sa célèbre soirée de filles mérite d’être souligné.

Lire la suite

Publicités

Hommage à ma coloc

3 Mai

Si vous avez quitté votre région et la maison de vos parents pour étudier, vous savez que le dépaysement est plus que total lorsqu’on arrive dans son nouvel environnement. Quand j’ai quitté le Saguenay pour Québec, j’étais déracinée, dépassée, perdue. Puis, j’ai rencontré mes deux meilleures amies, mes sœurs-de-choix, mes sœurs-de-cœur, dont l’une est ma coloc.

Crédit photo : Twenty something living

Crédit photo : Twenty something living

Elle quittera bientôt l’appartement que nous partageons depuis trois ans. Trois ans à travailler fort pour obtenir nos diplômes respectifs, à rentrer crevées de nos journées de cours, de stage, de rédaction. Trois ans de hauts et de bas, de larmes cachées ou pas. Trois ans aussi de rires, de films en rafale, de conversations décousues au fil de nos lectures respectives. Trois ans de colocation qui méritent un hommage. Alors, à ma coloc, et à toutes les colocs du monde, je dédie ce billet.

Depuis trois ans, je passe la majorité de mon temps à partager le même espace qu’elle. Statistiquement parlant, elle est la personne avec qui je passe le plus de temps dans une semaine. Elle pourrait m’énerver, m’agacer. Non. Elle me comprend et m’apaise. Elle sait quand me parler, quand me laisser faire; elle sait partager sans envahir.

Je ne compte plus les heures qu’on a passées ensemble, à lire chacune un roman assise de part et d’autre du divan. Parfois, l’une de nous parlait; parfois, on se taisait complètement. L’important n’était pas de parler: c’était de partager cet instant de quiétude, ce petit moment de grâce. D’autres fois, on écoutait en rafale des films d’animation, ou une série télé qu’elle avait louée à son club vidéo. Grâce à elle, je suis devenue accro de La Reine des Neiges, de Moulin Rouge! et de Haven (dont je vous ai parlé ici). En de rares occasions, nous nous permettions même une sortie spéciale: quand il faisait chaud, on partait à pied se chercher un McFlurry (pour elle) et un sundae (pour moi) au McDo.

Évidemment, ce n’était pas toujours drôle. Il y a eu aussi tous ces jours où on rentrait épuisées, l’esprit vide d’avoir trop réfléchi, le corps fatigué d’avoir été debout toute la journée. Tous ces jours où on en avait par-dessus la tête de nos études. Si j’avais besoin de parler (ou plutôt, de me plaindre et de chialer à tour de bras), elle me prêtait une oreille attentive. J’ose espérer que j’ai réussi à faire la même chose.

Il y a aussi eu les soirs et les journées où l’une de nous était malade. Chaque fois elle était là, à m’offrir du Gatorade, de l’eau, des Advil ou un film, à s’assurer que j’allais le mieux possible. Si je me sentais mal, je savais que je pouvais compter sur elle. De mon côté, j’aurais fait des milles à pied pour aller lui chercher des médicaments, des plasters, n’importe quoi pour qu’elle aille mieux. C’est dans ces moments-là qu’on reconnaît une bonne coloc: elle ne lésine pas sur les moyens quand l’autre est malade.

Une bonne coloc, surtout, c’est quelqu’un qui nous fait sentir chez nous même quand on n’est pas sûr d’y être.

Je ne m’étais jamais sentie « chez moi » nulle part ailleurs que chez mes parents.

Jusqu’à ce qu’elle arrive. Maintenant, j’ai deux « chez moi »: notre appartement, et la maison de mes parents.

J’ai deux « chez moi », et surtout, plein de souvenirs merveilleux. Plein d’instants de quiétude, de bonheur tranquille, de calme entre deux tempêtes.

Une bonne coloc, ça change une vie -pour le meilleur. Quand on se retrouve loin de chez soi pour étudier, forcé de faire toutes les tâches ménagères, de se faire à souper tous les soirs et de prendre en main sa vie « d’adulte », une coloc compréhensive et agréable, ça peut faire toute la différence du monde.

Alors, à toutes les colocs qui s’efforcent de nous rendre la vie plus facile, merci.

Et à la mienne surtout: merci pour tout.

Anne-Sophie

 

 

Article commun de mars – Les femmes de notre vie

29 Fév

Le mois de mars compte une date qui nous tient à coeur et nous touche toutes particulièrement: celle de la Journée internationale de la femme, le 8 mars. Ce mois-ci, les louves de la meute ont voulu partager avec vous leur amour envers les femmes qui leur sont chères. #ShareTheLove


5461841

 

Lisa Marie:  Les trois femmes Jacques : La première, c’est ma grand-mère Jeanne d’Arc. Elle a toujours voyagé, même après le décès de mon grand-père, et je trouvais ça cool pour une grand-mère! Quand j’avais cinq ans, elle a invité toute la famille en Floride, et c’est un des premiers voyages dont je me rappelle. À son décès, tout ce que je voulais récupérer chez elle, c’était la carte du monde sur laquelle elle notait tous ses voyages et qui me fascinait depuis longtemps. La deuxième, c’est ma mère Suzanne. J’ai fait quelques voyages avec elle et, à chaque fois, c’est que du plaisir. Même pour Disney World, c’était la meilleure accompagnatrice que je pouvais avoir. En plus, ça nous donne des souvenirs qu’on ne pourra jamais oublier. La troisième, c’est ma marraine Diane. Avant, elle habitait à l’autre bout du Québec  et je ne la voyais pas souvent, mais j’étais tellement heureuse quand elle nous rendait visite! Elle est comme ma mère, mais, elle, elle boit du vin avec moi. Je l’aime tellement que je l’ai amenée au Japon avec moi et je lui rapporte des petits chats de tous les coins de pays que je visite pour sa collection. Voilà les trois belles femmes de ma vie (grand-maman Monique, je t’aime aussi hein ! ;)).

 

Anne-Sophie: La Journée de la femme, c’est une journée pour saluer celles qui nous inspirent, et je saluerai ici celles avec qui je travaille: Josette, Nathalie, Stéphanie et Valérie. Josette, parce que tu es un modèle de patience, de dévouement, que tu nous donnes envie à toutes de nous dépasser. Dans un milieu académique difficile carburant au stress et aux nuits blanches, tu nous aides à trouver l’équilibre et à garder le cap quand tout s’embrouille. Stéphanie et Valérie, parce que vous êtes passionnées, engagées, et que j’aimerais tant voir d’autres jeunes femmes comme vous. Nathalie, parce que te voir entrer à la maîtrise à 40 ans passés me fascine et m’impressionne. Travailler avec vous est un plaisir et un honneur, et j’espère que nous pourrons passer encore bien des heures à discuter et à réfléchir ensemble.

 

Véronique: Je suis une femme très très chanceuse: j’ai le privilège d’être entourée d’autres femmes absolument magnifiques. Elles sont ma tribu d’Amazones.  De Québec, ma ville d’origine, à Montréal, les femmes de mon clan sont fonceuses, dévouées, rêveuses et mordent dans la vie à pleine dent. Être une femme de caractère, qui ose et se démarque, n’est pas toujours quelque chose de facile, et, ce que j’adore de ces dernières, c’est leur capacité à se relever, à ne pas se laisser intimider et à croire en un monde qui est juste. Ces femmes ne se contentent pas de vivre: elles le font sans compromis, comme elles l’entendent. Elles croient en leur rêves et font aboutir leurs projets. Les femmes de ma tribu n’ont pas besoin de reconnaissance: elles se sont d’ailleurs probablement reconnues.

Dans ma tribu, être femme est célébration. Merci les filles.
12240159_1173166586046120_6765370960222535520_n

 

Gabrielle: J’ai la chance d’avoir une mère ultra inspirante… je ne veux pas avoir l’air trop cliché, mais on a vraiment une relation à la Gilmore Girls! Elle est un modèle de détermination et de courage qui m’inspire à me surpasser. Elle a toujours affronté avec humour et avec une force hors du commun les nombreux obstacles que la vie a mis sur son chemin (et misère qu’il y en a eu beaucoup)! Bref, c’est une badass qui me rappelle toujours de profiter de la vie et de rire quand je suis méga angoissée (ce qui m’arrive assez souvent merci), parce qu’il n’y a rien qu’on ne peut pas surmonter.

 

Andrée-Anne : J’ai trois soeurs. Trois femmes différentes mais ô combien inspirantes! Marie-Sarah, la plus vieille, a dû tracer le chemin pour nous. Même si elle devait me détester d’avoir des privilèges pour lesquels elle avait dû se battre avant moi, elle m’a toujours défendue dans la cour d’école. Et elle continue de le faire dans la cour des grands. Elle est une alliée loyale et dévouée. Alexandra, venue au monde après moi, est mon exemple de femme de convictions. Elle aime débattre, a toujours le nez dans ses lectures et un doigt sur la mappemonde. Une voyageuse-missionnaire-sans-peur! Ticul, la plus jeune qui doit m’haïr d’employer son surnom sur le web, est d’une grande générosité et d’une grande disponibilité pour les gens qu’elle aime. Une fille de coeur qui n’hésite pas à parcourir des kilomètres pour offrir son aide. Trois soeurs. Trois femmes différentes à qui je ne dis pas assez souvent : je suis fière des femmes que vous êtes!

 

Sarah : Ma collègue Stéphanie est une femme formidable. Elle travaille tous les jours avec une joie de vivre, même quand sa petite dernière n’a plus envie de dormir à 4 h du matin. Elle prend toujours le temps de m’écouter et surtout de m’éclairer. Mère de deux cocottes et employée à temps plein, elle se lance dans l’entrepreneuriat avec toute la force que je lui connais. Autodidacte et tellement débrouillarde, elle ne cesse de m’impressionner avec son talent pour la photographie. Stéphanie, quand je te regarde tout semble si simple. Pour moi, tu es le  synonyme parfait du bonheur facile.  Continue de souffler sur les braises pour que le noir se consume et que la lumière te bouscule. Je t’aime mon amie!

 

de704186ad9c66764e4f346e864c452e

 

Laurie : J’aimerai ne nommer qu’une seule et unique femme, mais je ne le pourrais pas. J’ai des dizaines de femmes hallucinantes qui m’entourent, pour de vrai. Ma soeur Mariève, pour m’avoir tout montrer, un peu par la bande, et pour être la personne qui me fait vivre de près la maternité depuis peu. Ma mère Monique, mon modèle de vie, par son humour mordant et son terre-à-terrisme incroyable. Marie-Andrée, pour être l’une des personnes les plus vraies que je connaisse. Mon amie Lauréanne, pour être la bonté, la générosité et la bonne humeur incarnée. Pour toutes mes tantes et mes meilleures amies (vous vous connaissez), je nous souhaite de continuer d’être des femmes fières, fonceuses, heureuses, choyées. Je vous aime tant!

 

Et vous, quelles sont les femmes qui ont marqué votre vie?
Un peu à l’avance, joyeuse Journée internationale de la femme! 😉

xx

Vos louves

Pour vos week-ends entre filles

25 Sep

Quoi de mieux que de s’évader le temps d’un week-end avec ses amies de fille, loin de la ville et du temps qui file à toute vitesse. Prendre une pause passer du temps de qualité ensemble. À chaque année, avec ma gang d’amies de l’université (entre 10 et 13 selon les années) on se réserve un weekend du mois de janvier ou février pour l’incontournable CDC (Chalet Des Confidences).

Le CDC existe depuis maintenant 7 ans et il y aura même une version automnale dans quelques jours, ce qui m’a donné envie d’écrire sur le sujet.

Voici donc un petit aperçu de nos traditions, qui pourront peut-être vous inspirer pour vos moments privilégiés entre filles.

friendship

Crédit photo: darlingmagazine.org

Les équipes de repas

On a toutes étudiées en relations publiques, alors que voulez-vous, on est un peu trop organisées!

On a des équipes de repas (qui sont souvent les mêmes que les équipes de voitures): souper du vendredi, déjeuner du samedi…Chaque équipe s’occupe de son menu, d’apporter la bouffe, de la cuisiner et de faire la vaisselle le moment venu. Lorsque ton tour de repas est passé, tu peux te la couler douce le reste de la fin de semaine!

La confiscation des montres et des cellulaires

La meilleure règle qui soit: pas d’appels, pas de textos, pas d’heure. On doit se départir de notre cellulaire et de notre montre. Bon, tout le monde triche et le secret de la cachette des précieux appareils n’est pas gardé bien longtemps mais ça fait franchement du bien à l’esprit. Pas d’heure de souper, pas d’heure de dodo. On profite du temps ensemble, sans distractions.

cellulaires

Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

La mise en commun de l’alcool et des cochonneries

On aime bien aligner toutes nos bouteilles sur le comptoir. Et à chaque fois, réaliser qu’on en a de trop et qu’on est un peu alcoolique. Même chose avec la malbouffe…Ce n’est pas le weekend le plus santé, disons-le!

cochonneries

Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

Le toast officiel

Le premier boire, que l’on fait habituellement dès l’arrivée. Pour ouvrir officiellement les festivités du weekend.

Le tour de table

Ce moment où on raconte notre meilleur et notre pire moment de l’année. Généralement, c’est ici que se verse quelques larmes. Parfois de tristesse, parfois de fierté. Le vin aidant, les émotions sont fortes. Et on y trouve souvent notre défi, notre objectif pour la prochaine année.

Le moment girly

La mise en commun et le partage de nos vernis à ongles. On se peinture mutuellement les orteils, souvent le samedi après-midi alors que notre corps tente de se remettre de la soirée bien arrosée de la veille. Doux moment.

Le moment plein-air

La marche de santé, les glissades, les bonhommes de neige…On prend toujours un moment pour jouer dehors.

La séance de danse, les discussions, les jeux

Selon nos envies, des petits groupes se forment pour lâcher son fou en dansant, philosophant sur la vie ou jouant à la boulette.

Vient finalement la corvée du dimanche, le ménage de groupe, pour laisser le chalet dans un état décent.

Peut-être qu’un jour, on fera nos CDC avec nos bambins, ou bien ce sera justement notre sortie de l’année sans enfants, mais j’espère fort qu’on accordera longtemps cette importance capitale à nos amitiés.

La 5e édition du CDC

La 5e édition du CDC, en 2013. Crédit photo: Marie-Sophie Trudeau

Merci les amies Andrée-Lise, Camille, Catherine, Flavie, Geneviève, Geneviève, Isabelle, Joanie, Laurence, Marie-Sophie, Maude et Sandra 🙂

– Michèle

%d blogueurs aiment cette page :