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Je ne veux pas revenir

8 Mar

C’est jamais évident de revenir de voyage. Revenir dans les contraintes du quotidien. Travailler, s’entraîner, dormir, bien manger, mettre des sous de côté pour la retraite. Recommencer à prendre des décisions plus lourdes de conséquences que de choisir entre aller faire du snorkeling ou plutôt louer un kayak pour faire le tour de l’île. Les retours de voyage, je trouve ça confrontant.

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Crédit photo : Andrée-Anne Brunet

Je suis partie seule avec mon pack-sac au Bélize en janvier. Un deux semaines avec moi-même. Ce n’était pas mon premier voyage seule, encore moins mon premier voyage pack-sac. Mais le retour du Bélize a été ardu. Pas mal plus que tous mes autres retours de voyage. C’est comme si la vie m’envoyait en pleine face toutes ses obligations. Le travail, les factures, l’auto qui a besoin de réparations. Dire que 48h avant, je plongeais sur la deuxième plus grande barrière de corail au monde… Ouch.

J’ai eu du mal à reprendre le rythme. En fait, je tentais de m’en éloigner le plus possible. J’auto-sabotais mon retour à la vie «normale». Je repoussais les prises de décisions et les rendez-vous au garage. J’évitais les réseaux sociaux et je fuyais le travail dès que je le pouvais. Je voulais continuer à vivre selon la devise du Belize : «Go Slow». J’y suis parvenue. Quelques jours à peine.

Pour oublier le monde extérieur, je me suis perdue dans les livres. C’est mon échappatoire. J’ai une douzaine de livres sur ma table de chevet, toujours un bouquin dans ma sacoche et je ne ressors jamais les mains vides d’une librairie. C’est une vraie maladie. Mais je ne veux pas en guérir. C’est donc en tentant de me détacher du rythme fou de notre quotidien que je suis tombée sur le premier livre pour adultes de Marie Demers : «In between». C’est comme si la vie m’envoyait un clin d’oeil pour me dire que je n’étais pas seule…

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Crédit photo : Renaud-bray.com

 

«In between» raconte l’histoire d’Ariane, 21 ans, qui apprends la mort de son père alors qu’elle voyage en Asie. Elle revient au Québec par le premier vol et tente de gérer du mieux qu’elle peut l’horreur qui lui tombe dessus. Dépassée par les événements, elle décide de prendre l’argent de l’héritage et de partir en Argentine. Pour prendre une pause. Pour aller gérer ses émotions ailleurs. Pour se perdre un peu.

De l’Argentine à la France, en passant par l’Asie, Ariane se donne corps et âme dans l’alcool, dans l’amour et dans le déni. Elle s’auto-sabote. Parce qu’elle ne veut pas prendre de décisions. Elle ne sait pas comment combler le vide causé par le décès de son papa. Elle ne veut pas choisir ce qu’elle veut faire le reste de sa vie. Pas maintenant. Pas tout de suite. Alors, Ariane se pousse dans ses plus lointains retranchements.

Cette Ariane, elle est le portrait d’une génération de jeunes adultes qui ne veulent pas décider tout de suite, qui veulent expérimenter, essayer, se tromper et goûter à ce que la vie peut leur offrir. Cette Ariane, c’est peut-être toi qui refuses de t’engager à long terme ou toi qui cherches un sens à ton métro-boulot-dodo. Cette Ariane, c’est moi à mon retour du Bélize.

«In Between» m’a réconcilié avec mon besoin de me distancier de la «vie d’adulte». Parce que c’est correct de ne pas avoir tout décidé avant 30 ans. C’est correct de continuer jour après jour à découvrir ce qu’on veut, ce qu’on aime et ce qu’on désire réaliser. C’est correct d’aller se perdre ailleurs pour se réaligner avec soi-même.

Une partie de mon cœur est encore au Belize mais tranquillement ma tête atterrit ici. Je ne suis pas pressée. Ariane m’a fait comprendre que j’ai le droit de dériver encore un peu. Tant que j’en aurai besoin. Merci Ariane. Merci Marie Demers.

Andrée-Anne Brunet

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Le maître des illusions

19 Oct

Il y a un petit bout temps, je vous présentais le dernier livre de Donna Tartt, Le Chardonnet que j’avais absolument adoré. Or, aujourd’hui je vais vous parler de son grand frère: Le maître des illusions que j’ai encore plus aimé. Bon, sûrement que quelques-uns vont me dire qu’un roman sorti il y a plus de vingt ans ne consiste pas en une nouvelle en soi. Mais il faut comprendre que lorsque j’ai acheté ce livre au Archambault il y avait une promotion 2 pour 25 $ et que franchement, je ne m’attendais à rien. Donc vous voyez sûrement où je m’en vais avec ce billet: c’est un livre incroyable dont je devais absolument vous partager et si vous aimez le style mystère/suspense vous allez apprécier!

Résumé

Richard vient d’un milieu pauvre de la Californie. Ses parents sont propriétaires d’une station-service, et pour eux, la vie de leur fils est toute tracée: il doit travailler dans l’entreprise familiale et voilà! Mais Richard voit les choses différemment. Pour lui il est très important de changer de milieu social et de se démarquer. Cette volonté devient si grande qu’il décide de s’inscrire dans une université privée de la côte est. Arrivé là-bas, il compte continuer ses études en grec ancien, mais n’entre pas qui veut dans ce programme à l’université d’Hampden. Seulement six étudiants ont droit à l’enseignement de l’illustre Julian. Qu’est-ce que ce groupe élitiste et fermé peut bien avoir de si spécial? Et surtout, qu’est-ce qu’ils peuvent bien cacher à leur nouveau camarade de classe?

Personnages 

Richard: jeune universitaire à la recherche de nouvelles expériences. Il souhaite devenir quelqu’un et tente d’y parvenir en faisant des études supérieures. Boursier, le milieu Université de Hampden le fait toutefois paraître comme un parvenu provincial.

Henri: l’étudiant le plus brillant de la classe de grec ancien. Un homme de type très cérébral qui passe des heures à lire et qui est plus intéressé par ce qui se passe dans les livres et dans la grande Histoire de l’humanité, que par les événements qui se déroulent sous yeux.

Bunny: c’est l’obligation qui a emmené Bunny à faire des études et le fait que sa famille en ait les moyens financiers. Il passe plus de temps à manger, boire et s’assurer que les autres font les choses à sa place qu’à réellement faire quelque chose de sa vie.

On aime

  • Le fait que l’auteure révèle le ton de son roman dès le début. Elle nous choque en partant et nous invite à découvrir toutes les ficelles de son histoire.
  • Le fait que Richard ne soit pas un héros typique. Il n’est jamais question de justifier ou de magnifier les événements. Il narre le tout avec détachement…ce qui rend le tout encore plus flippant!
  • La progression de l’histoire. Dans la première partie, l’auteure démystifie la situation et dans la deuxième, elle nous présente les conséquences des événements de la première partie.

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

Action à l’américaine

18 Juin

Pour moi, l’été, c’est synonyme de films d’action et de lectures en série. Pour ceux et celles qui chercheraient une série de romans et/ou de films, je vous propose ce mois-ci la série Jason Bourne/Dans la peau, écrite par Robert Ludlum et Eric van Lustbader et portée à l’écran par divers réalisateurs depuis le début des années 2000.

En bref

Jason Bourne serait l’agent secret parfait: il parle couramment plusieurs langues, met K.-O. un adversaire en cinq secondes, sait passer inaperçu en toutes circonstances, ne montre aucune émotion… Or, il a perdu la mémoire. Lorsqu’on fait sa connaissance dans La Mémoire dans la peau, il n’est rien d’autre qu’un amnésique avec pour seul indice de son identité une puce intégrée sous sa peau. C’est là que s’engage une véritable course contre la montre pour comprendre qui il est, et ce qu’il doit faire, avant que ses ennemis le rattrapent. Au fil de la série, Bourne refait sa vie aux États-Unis, mais la tranquillité est toujours de courte durée: inévitablement, le passé revient le hanter, alors que ses vieux ennemis cherchent vengeance.

www.livredepoche.com

Crédi photo : livredepoche.com

Cela pourrait ressembler à n’importe quelle trame de roman d’espionnage. Or, Jason Bourne n’est pas un autre James Bond. S’ils partagent les mêmes initiales, ils n’ont pas grand-chose d’autre en commun. Bourne n’est pas le héros unidimensionnel auquel on s’attend : dans son esprit se côtoient deux personnalités distinctes, héritages d’un passé trouble. D’un côté, David Webb, diplomate, dont l’épouse et les enfants ont été tués par un raid de l’armée américaine. De l’autre, Jason Bourne, agent secret sans scrupules créé de toutes pièces par le gouvernement américain pour les opérations les plus périlleuses qui soient. Les deux personnalités se confrontent sans cesse, et le lecteur assiste, fasciné, aux dialogues intérieurs entre Bourne et Webb, alors que chaque décision peut causer sa mort ou celle d’un autre.

Les films, pour leur part, vont droit au but: Jason Bourne est un agent secret de la CIA, dangereux à souhait, et surtout, incontrôlable. Il fait un merveilleux personnage de film d’action, en effet, mais ça manque de profondeur comparé au roman. Toutefois, les amateurs de poursuites haletantes et de combats musclés ne seront pas déçus: il y en a des tonnes.

Mon verdict: Le roman, 100 fois

Voyez-vous, le problème de cette « adaptation », c’est que ce n’en est pas une. En fait, ça donne plutôt l’impression que le réalisateur a pris le personnage de Bourne -uniquement Bourne- et lui a donné son propre film. Pour le premier volet, ça passe: les divergences roman/film sont trop minces pour qu’on soit franchement outré. Mais pour la suite… Si vous avez lu les romans d’abord, attachez vos tuques, parce que vous allez vous arracher les cheveux. (Expérience vécue.)

Si vous n’avez pas lu la série et que vous voulez regarder un film d’action, par contre, allez-y sans réserve: vous ne serez pas déçu. On casse des gueules, on détruit de la carrosserie, et on fait exploser plein de choses.

Il se peut donc que vous deveniez fan de la série, que ce soit en version cinématographique ou littéraire. Sachez toutefois que les deux sont comme l’été et la pluie: ils se mélangent mal, même si, isolément, ils peuvent être agréables. 😉

Pour le lire

En français

La série Dans la peau, chez Grasset

Premier tome: La Mémoire dans la peau (Ludlum, 1980)

Dernier tome en date: La Traque dans la peau (Lustbader, 2011)

En anglais

La série Bourne chez Grand Central Publishing

Premier tome: The Bourne Identity

Dernier tome en date: The Bourne Ascendancy (Lustbader, 2014)

Pour le voir

The Bourne Supremacy / Jason Bourne: L’Héritage, dernier film en date, en DVD et Blu-Ray (et il y aura un autre film en 2016)

 

Bonne écoute/lecture!

Anne-So

À lire ou à voir: Mes incontournables de l’été

27 Mai

Bibliophiles, cinéphiles, unissez-vous! Pour vous préparer à la saison estivale qui approche à grands pas, je vous offre un panorama des adaptations cinématographiques à ne pas manquer cet été. Si jamais vous êtes en retard dans vos lectures, vous aurez quelques suggestions… à lire, de préférence, avant d’aller au cinéma.

Juin – Pause lecture

Hé non, il n’y a rien à signaler en juin. De quoi vous laisser le temps de vous mettre à jour pour le reste de l’été –ou même de l’automne, si ça vous tente.

Juillet – Sortez le popcorn!

 17 juillet : Mr. Holmes / Monsieur Holmes

Vous pensiez avoir tout vu de Sherlock Holmes, le fameux détective inventé par Arthur Conan Doyle? Eh bien, détrompez-vous. Dans cette nouvelle histoire inspirée du roman A Slight Trick of the Mind, paru en 2005, on retrouve un Sherlock Holmes âgé, affligé de trous de mémoire qui remettent en question son identité même : qui est Sherlock Holmes lorsque son esprit défaille? Lorsque sa logique ne le sert plus? Question plus qu’intéressante, à mon avis. Et pour ne rien gâcher, c’est Ian McKellen qui prêtera ses traits au célèbre détective.

 24 juillet : Paper Towns / La Face cachée de Margo

Adaptation du roman éponyme de John Green, c’est LE film que tous attendent cet été –surtout parce que Green est aussi l’auteur de Nos Étoiles contraires. Ça vous rappelle quelque chose?… Peut-être. Blague à part, La Face cachée de Margo raconte l’histoire de Quentin, amoureux de Margo depuis toujours, qui se retrouve son complice d’une nuit dans sa vengeance envers son ex-copain. Le lendemain, Margo a disparu, et Quentin part à sa recherche. En trame de fond, l’amour de Quentin pour Margo, et les amitiés improbables qui se nouent alors qu’il tente de la retrouver.

Août – Un petit dernier avant l’automne!

7 août : Dark Places / Les Lieux sombres

Si vous avez apprécié Gone Girl, vous aimerez sans doute Dark Places, l’adaptation d’un autre roman de Gillian Flynn. Seule survivante d’un drame familial, Libby affirme que c’est son frère aîné qui a tué ses parents et s’est ensuite suicidé. Des années plus tard, des adeptes de faits divers retrouvent des informations qui mettent en doute les dires de Libby. Je crois qu’il y a là tous les ingrédients d’un bon thriller –un drame mystérieux apparemment élucidé, une bande de délurés qui veulent découvrir la vérité et un suspect (Libby) récalcitrant à l’idée de déterrer des secrets bien enfouis.

Septembre – L’automne!

18 septembre – C’EST PAUL!

Je ne peux passer sous silence l’arrivée sur nos écrans de Paul à Québec, l’adaptation de la bande dessinée du même titre, écrite par le sympathique Michel Rabagliati. Le beau-père de Paul souffre d’un cancer. Toute la famille en est affectée, et chacun vit à sa façon la maladie qui empiète sur la qualité de vie de M. Beaulieu et de ses proches. Avec l’humanisme qui le caractérise, Rabagliati explore le thème de la mort, mais pas dans ce qu’elle laisse après : dans ce qu’elle amène avant, la lourdeur des jours qui s’essoufflent, et l’angoisse des cœurs qui se serrent. Si j’étais vous, je ne raterais pas ça.

En passant…

J’en profite pour vous dire que quelques romans québécois seront bientôt portés à l’écran –bientôt étant relatif, puisque la plupart de ces projets viennent tout juste d’être lancés.

Du bon usage des étoiles, de Dominique Fortier; réalisation: Jean-Marc Vallée

Et au pire on se mariera, de Sophie Bienvenue; réalisation, Léa Pool

La Petite fille qui aimait trop les allumettes, de Gaëtan Soucy; réalisation: Simon Lavoie

Et, si vous aimez Nelly Arcand, Anne Émond s’intéressera à l’univers particulier de cette auteure avec son prochain film, Nelly.

Bonne lecture, bon cinéma et… bon été! 🙂

Anne-Sophie

Le Monde de Charlie : comme un parfum de collège

20 Mai

Que vous soyez au cégep ou à l’université, les vacances sont à portée de main –si elles n’ont pas déjà commencé. Ces effluves de fin d’année scolaire m’ont donné envie de parler d’un roman américain au parfum entêtant de collège, Le Monde de Charlie. Porté à l’écran en 2012 avec pour têtes d’affiche Logan Lerman, Emma Watson et Ezra Miller, c’est un incontournable, tant sous sa forme littéraire que cinématographique.

THE PERKS OF BEING A WALLFLOWER Source : http://trauma.blog.yorku.ca/ Ph: John Bramley © 2011 Summit Entertainment, LLC.  All rights reserved.

Source : trauma.blog.yorku.ca

En bref

Charlie est un étudiant de collège mal dans sa peau. Après le suicide de son meilleur ami, il se retrouve seul à l’école, reclus, avec pour unique compagnie les romans que lui prête son enseignant de littérature. Traînant derrière lui un lourd secret, souffrant de crises d’angoisse, Charlie a du mal à se faire accepter par ses pairs, qui le ridiculisent sans relâche.

Par le plus grand des hasards, il devient ami avec deux étudiants de dernière année, Patrick et Sam. Avec eux, Charlie prend peu à peu le contrôle de sa vie. Au fil de l’histoire, on suit l’évolution de Charlie, qui prend lentement de l’assurance, dans un ton très réaliste, qui rappelle immanquablement l’ado mal dans sa peau que l’on a tous été à un moment ou à un autre de notre vie. Un récit touchant, poignant de vérité, avec des personnages attachants aux multiples facettes.

Mon verdict : Ex æquo

Pourquoi?

Je n’ai pas réussi à trancher entre l’adaptation cinématographique et l’œuvre originale. Les deux sont excellents, adoptant la même approche très humaine pour présenter l’histoire de Charlie. La sensibilité à fleur de peau du personnage principal, évidente dans le roman, est merveilleusement rendue à l’écran par Logan Lerman, très juste dans son interprétation.

La trame narrative est très semblable du roman au film. L’adaptation met de côté certains éléments du roman, mais place à l’avant-plan d’autres détails, qui font qu’on comprend mieux l’histoire. Je n’ai jamais vu une adaptation cinématographique qui approfondisse son œuvre de base à ce point : les deux se complètent parfaitement, trouvant l’équilibre entre la simple répétition du matériel original et sa modification.

Je dois avouer que le film propose une bonne bouffée de nostalgie: si vous n’avez pas envie de vous rappeler les difficiles (ou agréables?) années de secondaire, optez plutôt pour un film de superhéros ou quelque chose du genre (le choix est varié ces jours-ci dans le rayon superhéros et fin du monde, paraît-il).

Vous l’aurez compris, Le Monde de Charlie est une valeur sûre, que vous préfériez le lire ou le regarder. Évidemment, c’est un roman pour adolescents (ou jeunes adultes, si vous voulez), mais il a le mérite d’aborder des thèmes qui nous touchent à tout âge, comme le sentiment d’appartenance et la quête d’identité –la crise de la vingtaine, ça existe, non? 😉

Pour le lire:

En français: Le Monde de Charlie, chez Sarbacane

En anglais: The Perks of Being A Wallflower, chez Pocket

Pour le voir:

The Perks of Being a Wallflower/Le Monde de Charlie, sur DVD et Blu-ray

Bonne lecture (et/ou bon visionnement)!

Anne-Sophie

Lectures d’un jour: Barbe bleue

16 Avr

En ce vendredi 17 avril j’ai décidé de partir une espèce de petite chronique qui aura pour titre « Lectures d’un jour » et qui mettra en vedette des livres qui se lisent très rapidement (genre 200 pages et moins…un peu comme Le vieil homme et la mer dont j’ai déjà parlé).

Le soleil revient, le printemps s’installe tranquillement et la neige sur votre balcon assez fondue pour que vous songiez à sortir votre chaise de patio dehors…c’est le temps de sortir votre couverte, un bon roman, vos lunettes fumées et de lire toute la fin de semaine au soleil 🙂 Ainsi donc, petite suggestion lecture rapide: Barbe bleue d’Amélie Nothomb. Bon, je sais, la plupart d’entre nous avons été marqués par son roman Stupeur et tremblement au secondaire, mais si vous n’avez pas réessayé de lire cette talentueuse auteure belge depuis, je vous conseille de retenter le coup avec ma suggestion du mois!

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Saturnine vient d’emménager à Paris, car elle a eu le poste de ses rêves. Elle travaille donc maintenant au centre-ville et habite sur le sofa d’une amie en banlieue…en attendant de trouver mieux. Or, un jour, elle voit une annonce dans le journal expliquant qu’un homme très riche cherche une colocataire pour le modique somme de 500 euros par mois: l’aubaine du siècle. Ce qu’elle apprendra lors de sa première visite des lieux c’est que toutes les colocataires précédentes ont disparues. Un fait très étrange, entendons-nous, surtout que, selon le propriétaires des lieux, « la femme est la colocataires idéale »…

Personnages:

Saturnine: Nouvellement en poste à l’école du Louvre, notre protagoniste est une jeune femme élégante, cultivée qui malgré qu’elle n’ait pas la langue dans sa poche, saura toujours trouver la tournure élégante pour exprimer sa pensée.

Don Elemirio: Aristocrate espagnol de la vieille école. Obsédé par les vieilles choses, l’inquisition et la couleur jaune, il n’est pas sorti de chez lui depuis très…très…très longtemps.

On aime:

– Les nombreux liens avec le conte éponyme qui continue à nous choquer à chaque fois qu’on y fait mention.

– Les conversations entre Saturnine et Don Elemirio. Superbement écrites, elles représentent le fond de la relation entre les deux colocataires: une entente improbable sur fond de rhétorique.

– Le dénouement de l’histoire qui est différent quoique tout aussi glauque que le conte dont le roman est inspiré.

Bonne lecture et vive le printemps!

Camille xxx

« Gabriel est perdu »: Écho d’une génération

13 Avr

Julien Roy, fondateur du blogue In the 10s, a lancé la semaine dernière son premier roman, Gabriel est perdu. À travers une trame narrative en deux temps, l’auteur propose un récit coup de poing, au style efficace et férocement contemporain. Retour sur le roman et rencontre avec son auteur.

Julien Roy, auteur de "Gabriel est perdu." Photo Anne-Sophie Gobeil

Julien Roy, auteur de « Gabriel est perdu. »
Photo Anne-Sophie Gobeil

En bref

Gabriel aime Fannie. À la folie. Alors qu’il sort à peine d’une rupture libératrice, il se jette corps et âme dans sa nouvelle relation, dans un tourbillon intense qui laisse le lecteur étourdi.

Mais on sait que, pour Gabriel et Fannie, il n’y aura pas de « Ils vécurent heureux »: on devine le drame sous-jacent qui hante Gabriel. On reste sur notre appétit jusqu’à la fin, impatient, angoissé, désespéré de savoir enfin ce qui s’est passé pour que Gabriel soit si malheureux. C’est là le dénouement de l’histoire -dénouement choc s’il en est.

Pour moi, Gabriel est perdu a été une lecture coup de poing. À travers le style vivant, punché et résolument moderne de Julien Roy, je reconnais toute une génération, la mienne, en quête de sensations fortes, rêvant de « pour toujours » mais manquant du courage et de la patience nécessaires pour faire durer le « maintenant ». Une génération d’instantanéité, où les émotions sont intenses, presque étourdissantes, même si elles ne durent pas. Une génération qui se cherche, et a bien du mal à se trouver.

Amours extrêmes

Après une fin de semaine chargée avec le lancement de son roman et sa première participation au Salon du livre de Québec en tant qu’auteur, Julien Roy a accepté d’accorder une entrevue aux Rockalouves.

Le propos du roman, pour lui, est clair : il veut représenter les extrêmes de l’amour. « Aujourd’hui, les amours naissent et meurent rapidement. Ce que je vois, ce sont des relations extrêmement puissantes, mais brèves », remarque le rédacteur publicitaire.

Avec sa trame double, savamment entrecroisée, Julien espérait mettre le lecteur dans la tête de Gabriel et ajouter à la tension dramatique. « Avec le mélange entre les deux temps, on sait que quelque chose va arriver. Je ne voulais pas cacher de grand secret, je voulais que le lecteur voit venir le rebondissement, qu’il soit déjà dans le bain », explique le trentenaire.

De « La Ruche » à la librairie

Gabriel est perdu a vu le jour grâce au sociofinancement, sur la plateforme La Ruche –c’est même l’un des premiers projets littéraires à se financer de cette manière. Maintenant associé à un éditeur, Julien Roy n’aura pas besoin de ce type de financement pour son prochain roman. « Je veux laisser la chance à d’autres. Ça m’a permis de me faire connaître dans le milieu littéraire, et c’est correct pour moi », explique-t-il. Grâce à l’avance de fonds ainsi obtenue, Julien a pu se consacrer entièrement à l’écriture du roman, qui est en librairie depuis le 9 avril.

Et le prochain roman, à quoi ressemblera-t-il ? « Il y a des thèmes secondaires dans Gabriel est perdu qui m’intéressent beaucoup, que je voudrais explorer plus, comme la foi et la mort », affirme le blogueur. Parler de foi en 2015? Surprenant, non? « L’amour amené à l’extrême, c’est une forme de foi. C’est incroyable de voir à quel point les gens blâment la religion, alors qu’ils croient en autre chose qui devient une forme de foi », explique-t-il.

Assurément, Julien Roy est un auteur à suivre.

Pour lire Julien Roy

Gabriel est perdu, publié chez XYZ, disponible en librairie et en version numérique

Son blogue In the 10s

Image: renaud-bray.com

Image: renaud-bray.com

Le dernier banquet

17 Fév

Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous ont lu (et aimé) le roman Le parfum de Patrick Süskind, mais personnellement c’est un livre qui se situe dans mon top 5 des meilleurs ouvrages que j’ai lu DE MA VIE! Alors quand j’ai vu que la critique avait qualifié Le dernier banquet de Jonathan Grimwood de « digne héritier du Parfum de Süskind. », je ne me suis pas posée de questions et je l’ai acheté.

Maintenant que je l’ai terminé, je peux affirmer qu’à mon humble avis, c’est une très belle lecture divertissante…mais de là à parler d’héritier…ça reste à voir. Je vous le présente tout de même parce que c’est bon : ça parle de bouffe, d’aventures passionnées, d’espionnage et d’animaux exotiques!

 

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Résumé

Le marquis Jean-Marie d’Aumout n’a pas toujours été l’homme riche et prospère, propriétaire d’un château et très bien marié, qu’il était lorsqu’il est mort. Né de nobles ruinés et trouvé dans le fumier à l’âge de cinq ans par Monsieur le Régent, on ne peut pas dire que le début de sa vie annonce une suite débordante de luxe…mais pourtant notre curieux protagoniste nous réservera plusieurs surprises. Que ce soit par ses amitiés singulières, ses amours ou son penchant unique (je ne saurais pas comment le dire autrement) pour tout ce qui se mange, on suit la vie de cet homme du fumier à la mort.

Personnages

Je suis face à un problème. Dans ce roman, il y a plusieurs personnages qui sont d’importance moyenne. Puisque l’histoire tourne autour d’un seul homme, dépendant des phases de son existence (enfance, jeune adulte, etc.), les personnages changent. En voici tout de même un échantillon représentatif:

 Jean-Marie: un peu excentrique, très attachant (surtout quand il est petit), curieux, inventif…tant de caractéristiques qui font de Jean-Marie un personnage principal intéressant. Malgré nous, on a envie de savoir la suite du livre.

Charles: probablement le meilleur ami que Jean-Marie aura dans toute sa vie. Ils se rencontrent à l’adolescence alors qu’ils sont à l’académie militaire. Lui est fils d’aristocrate, non excusez-moi, fils de Duc. Il est donc d’une classe à part dans le cercle de Jean-Marie et sera la cause de bien du bonheur (et du bidou) dans sa vie.

Émile: ami d’enfance de Jean-Marie. Émile est fils d’avocat. Il est riche. Mais son nom n’est pas celui d’un noble (il n’a pas la particule « de » devance son nom. Ainsi, bien que d’origine plus aisée avec des parents aimants pourvoyant à ses besoins, Émile aura toujours plus de difficultés à évoluer dans le même cercle que Jean-Marie.

Tigris: le bébé tigre que Jean-Marie adopte. Tel Jasmine dans Aladin, il a un tigre qui le suit partout et qui l’aime 🙂

On aime

  • Le style biographie romancée du livre. Le dude a vraiment existé et on a vraiment trouvé sa biographie. C’est l’histoire de quelqu’un d’ordinaire…à la vie extraordinaire.
  • Les recettes. hihi. Jean-Marie mange de tout et fait des essais qu’il note dans un cahier. L’auteur nous fait part de quelques-unes de ses expériences qui sont à la fois saugrenues, un peu dégoûtantes et ma foi, bien drôles.
  • Qu’au dos du livre, ils se soient trompés dans le nom du protagoniste, le débaptisant Jean-Charles d’Aumout haha!

Bonne lecture!

Camille xxx

 

Apporter le beau temps avec Le tango de la vieille garde

29 Avr

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en ai ma claque de la pluie et des nuages. J’ai donc décidé de me transformer en ambassadrice de l’été et de vous présenter un roman chaud, ensoleill et fluide…oui oui, vous avez bien lu: fluide. Il s’agit en fait du dernier livre d’Arturo Pérez Reverte: Le tango de la vieille garde.

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Résumé

1928, Buenos Aires. Nos héros se rencontrent pour la première fois et flirtent avec les milieux paumés en quête du tango authentique. Ils veulent le danser, le vivre, le ressentir. 1937 Nice. Notre couple chéri se rencontre une deuxième fois. C’est entre le ressentiment et la passion que se jouera cette seconde joute entre Max et Mecha. Les changements de régime dans plusieurs pays européens enflamment le continent et on sent la Deuxième Guerre mondial pointer son nez dans chaque page. 1966 Sorrente. Un heureux hasard et peut-être même le destin réuni pour une dernière fois ce duo improbable. Le monde a changé du tout au tout depuis leur première rencontre, mais malgré l’âge qui les a gagné, ils sont restés les mêmes. Ils vivront une dernière aventure en souvenir de ces premiers temps à Buenos Aires.

Personnages

Max: issu d’un milieu très pauvre, il a toujours souhaité s’élever dans la société. Exerçant les métiers de danseur mondain et de gigolo/voleur en gants blancs, il poursuit sa périlleuse ascension vers les sommets de la bourgeoisie.

Mecha: femme d’un compositeur espagnol fort populaire et fortuné, elle est l’élégance et la fougue incarnée. N’obéissant qu’à ses propres règles, elle chamboule sur son passage à la fois les convenances et la vie des gens qui l’entoure.

Armando de Troeye: il est l »époux de Mecha. Il est un compositeur célèbre et arrogant. Bien conscient de la beauté de sa femme, il n’hésite pas à s’en servir afin d’arriver à ses fins.

Jorge Keller: fils de Mecha, il est un joueur d’échec professionnel.

On aime:

– que l’histoire se déroule en trois temps, mais qu’elle nous soit racontée en même temps. On change d’époque comme on change de chapitre, alors que Max, notre gigolo, change de femme comme il change de chemise.

– le fait de ne pas savoir ce que Mecha pense. En fait, ce livre c’est comme un duel dont on ne saurait qu’une moitié de l’histoire. Donc, il nous manque bien des informations pour comprendre les situations qui sont décrites par Max.

– Le style. Arturo je t’aime, toi et ton écriture incroyable, J’aimerais (et vous aimeriez aussi, j’en suis certaine) parler assez espagnol pour pouvoir te lire dans ta langue maternelle.

C’est sexy parce que:

– C’est un livre de style espionnage romantique. Et tout le monde sait ce que le stress et le danger ça enflamme les passions.

– Ça parle de tango. Ai-je besoin d’en dire plus?

– Les amours impossibles, improbables et/ou interdits y’a pas plus sexy en ce bas monde (surtout quand ça a comme résultat des enfants sexy et intelligents).

Bonne lecture!

Camille xxx

Inferno: l’univers de Dante

23 Nov

Le dernier Dan Brown. Ce que j’aime particulièrement de cet auteur c’est sa capacité à faire des romans qui font penser à des films. La même histoire est racontée selon plusieurs points de vue, il y a plein d’action et du beau monde. Quand j’ai lu (et qu’on a tous lu) avidement Da Vinci Code il y a quelques années, j’ai carrément dévoré le roman en capotant ben raide sur les révélations chocs que nous faisait M. Brown. Bon, aujourd’hui mon devoir est de vous annoncer que Dan Brown ne s’est pas réinventé pour ce roman…MAIS… je dois vous avouer que j’ai été tout de même surprise par ce bouquin. En fait, j’avais zéro attentes quand j’ai commencé Inferno. Je m’étais dit : « bah! Ça va me distraire! » et mon impression générale c’est que, dans l’ensemble, ça a bien rempli son mandat.

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Résumé

Le professeur Langdon se réveille dans un hôpital de Florence complètement désorienté et amnésique par dessus le marché. N’ayant aucune idée de ce qu’il fait en Italie et ayant des gens armés à ses trousses, il file en panique avec la seule personne qui lui propose son aide: Sienna Brooks, la jolie médecin blonde qui le soigne. S’en suit alors une course folle dans Florence avec un Robert Langdon amoché qui tente de découvrir ce qui lui ai arrivé et qui découvre parfois, bien malgré lui, qu’il a commis des actes impensables. Il se rend compte également, qu’il a été embarqué dans une histoire aux proportions gigantesques….

On aime

– Apprendre plein de choses. Il faut rendre à César ce qui est à César et appeler un chat un chat: moi qui n’est jamais allée en Italie et qui n’a jamais lu la Divine comédie de Dante j’ai appris un tas de choses en lisant ce livre.

– Googler les lieux et peintures dont l’auteur parle…et avoir le gueule qui tombe par terre…et pleurer en criant: « JE PARS EN ITALIE DEMAIN! »

– La fin…mais je ne peux pas vous dire c’est quoi ha ha HA !

C’est sexy parce que

– Ça se passe dans le pays du LUV et des lunes de miel.

– Langdon et la jolie médecin se frenchent à la fin du livre (mais c’est pas pour ça que la fin du livre est bonne)

– Dans mon imaginaire le professeur Langdon est vraiment sexy (et c’est la raison pour laquelle je trouve que Tom Hanks c’est pas le meilleur choix…)

Bonne lecture!

Camille xxx

Les perroquets de la place d’Arezzo ou l’art de faire de la littérature gentille

18 Oct

Bon. Là je vous entends déjà dire, « mais de quoi a parle elle ? De la littérature gentille, qu’est-ce que c’est? »  Et bien, devant votre impatience je vous réponds tout de go. De la littérature gentille, c’est quand on lit un livre et qu’on s’attache à chacun des personnages. C’est quand le livre est tellement bien écrit, qu’on ne se rend même pas compte de lire. C’est quand on a hâte de connaître la suite, non pas parce qu’on veut connaître la fin, mais parce qu’on aimerait que ça dure pour toujours. De la littérature gentille c’est du bonheur sur papier. Bon, maintenant je dois faire une mise au point. De la littérature gentille ça finit pas toujours bien (lire ici que ce n’est pas de la littérature bonbon comme Tatinana ), mais que c’est bien meilleur pour le moral que de la littérature jujube surette (comme Dieu et nous seuls pouvons). Et c’est le moment où je fais une pause dans ce billet pour dire que si ça continue comme ça, je vais pouvoir classer tous les livres dans environ 800 catégories farfelues…et donc, tout ça pour dire, qu’aujourd’hui, je vous parle du dernier livre d’Eric-Emmanuel Schmitt: Les perroquets de la place d’Arezzo.

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Résumé:

La place d’Arezzo c’est un quartier huppé de la ville de Bruxelles, en Belgique. Or, un beau matin, les habitants de cette  place reçoivent tous la même petite lettre qui va comme suit: « ce mot simplement pour te dire que je t’aime. Signé: tu sais qui. » L’auteur nous amène donc dans l’intimité de chacun des personnages de son roman. On découvre leurs doutes et leurs espoirs, leurs ambitions et leurs doutes, leurs forces et leurs faiblesses. Que ce soit en amour ou dans la vie, chacun de ces personnage est unique et nous fait découvrir, en tant que lecteur, la singularité de la nature humaine.  Le livre nous fait tout d’abord chacun des personnages séparément. Puis, au fil de notre lecture, l’auteur nous fait découvrir les liens qui les unissent. mais le but du livre, outre découvrir qui est l’auteur de cette fameuse note, c’est de découvrir les conséquences qu’auront les quelques mots de cette lettre pourtant si douce aux premiers abords.

On aime:

– qu’il y ait beaucoup de personnages. Et je parle ici de genre 30 personnages (j’avoue avoir perdu le compte un moment donné…). On les apprivoise tranquillement et la première chose qu’on sait c’est qu’au bout des 730 pages on s’est full attaché.

– les réactions des personnages au petit mot doux anonyme. Elles sont si différentes les unes des autres! À chaque fois c’est comme une petite surprise.

– que malgré tous les changements qu’apporte la lettre, l’histoire finisse bien. Comme si un nouvel équilibre plus sain s’est créé parmi les habitants de la place d’Arezzo.

C’est sexy parce que:

– on entre directement dans l’intimité des gens. Quoique vous allez me dire qu’on ne veut pas nécessairement savoir…

– la couverture donne un véritable avant-goût de ce qu’on lit.

– c’est plein de gens qui s’aiment point, qui s’aiment trop, qui s’aiment, mais ne savent pas comment, qui ne s’aiment pas, qui ne s’aiment plus, qui s’aiment autrement, etc.

N’oubliez pas de participer à notre super concours!!

Bonne lecture!

Camille xxx

Le rouge et le noir, parce qu’on n’est jamais trop classique

20 Sep

Dans ma vie de lectrice, j’ai un livre pour chaque occasion. Je m’explique. Il y a, premièrement, la livre que je trimbale partout pour lire, par exemple, dans le transport en commun. Généralement, il est de petit format et pas très épais pour éviter une surcharge (déjà présente anyways) dans ma sacoche. Ensuite, il y a la lecture de bain. Cette lecture est obligatoirement ultra légère, car qui veut sincèrement se remettre en question alors qu’il trempe dans de l’eau chaude et moussante?…PER-SON-NE!  Finalement, il y a la lecture de chevet. Celle-ci est très souvent un classique de la littérature que je lis le soir avant de me coucher. Le but: terminer le livre un moment donné, no stress. Et donc, c’est un roman de cette dernière catégorie dont je vous parle aujourd’hui. Il s’agit d’un incontournable de la littérature française et j’ai nommé: Le rouge et le noir de Stendhal.

Scusez mes doigts

Scusez mes doigts

Résumé

Julien Sorel est un jeune homme de province. Issu d’une famille de charpentiers, il est le mouton noir de sa famille: il est de stature délicate et un grand intellectuel. Ces deux qualificatifs font de lui la honte de son père et la risée de ses frères. Le premier ne sait pas ce qu’il pourrait faire de ce fils qui est incapable de se servir des outils nécessaires à son métier, et les deux autres se servent de leur petit frère comme d’un punshing bag. Mais bref, c’est l’histoire de ce cher Julien qui essaie de trouver sa voie dans la vie et qui hésite, au fil du récit, entre le rouge de la passion et de la vie mondaine et le noir de la profession ecclésiastique. Au début de l’histoire, il est engagé comme précepteur des enfants du maire de sa ville natale. Il partira ensuite à Besançon afin de poursuivre ses études au séminaire et finalement, il se rendra à Paris afin de devenir secrétaire du Marquis de la Mole. On suit donc ce personnage attachant à travers de son cheminement vers le sommet et ce, via ses aventures professionnelles…..et personnelles (oh oui!).

Personnages

Julien Sorel: le livre commence alors qu’il a 18 ans. Julien est ambitieux et quelque peu maladroit dans ses relations sociales. Il a tendance à commettre des erreurs qui ralentissent son ascension sociale. Il a également une admiration (quasi clandestine) pour Napoléon. Or, à cette époque les Français ne voyaient pas leur ancien empereur d’un bon oeil.

M. et Mme de Rênal: M. de Rênal est le maire de la ville de Verrières. Il se considère comme un homme « libéral » et décidément, au dessus de la mêlée. Mme de Rênal, quant à elle, est une femme belle et naïve. Fort religieuse, elle croit que le bonheur conjugal est à la portée de toute femme aimant ses enfants et obéissant à son mari.

Abbé Pirard: Julien le rencontre lorsqu’il va étudier au séminaire de Besançon. Il devient le confident et confesseur de notre héros. L’abbé Pirard est un homme sévère mais juste qui cédera à son désir de grandeur lorsqu’il acceptera une cure à Paris.  C’est également lui qui facilitera l’embauche de Julien chez le marquis de la Mole.

Mathilde de la Mole: fille du marquis de la Mole, l’employeur de Julien dans la deuxième partie du livre. Or, Mathilde s’ennuie. Elle rêve de cette passion qui détruit tout, mais en même temps, elle ne peut pas renier son éducation son rang. Elle en fera d’ailleurs voir de toutes les couleurs à notre héros.

On aime:

– que Julien déniaise Mme de Rênal qui a, on va se le dire, un peu niaiseuse dans sa vision de la vie.

– le personnage de Mathilde de la Mole qui est l’exemple type de l’adolescente enflammée et irréfléchie. Tsé, le genre qui menace tout le monde de se suicider si Pierre-Jean-Jacques, le gars le plus hot de toute l’école ne l’invite pas au bal de fin d’année, mais version XIXe siècle.

– que ce soit un classique français qui nous propose quelque chose vibrant. Je trouve que les Français ont tendance à intellectualiser la manière dont ils traitent la passion. Ici, l’auteur c’est un peu laisser-aller et ça laisse aller l’imagination.

C’est sexy parce que:

– Julien est vraiment un tombeur de ces dames.

– le personnage principal choisit la passion (je vous vends le punch…ou pas) au lieu de l’Église.

– c’est beau, c’est poétique, c’est enflammé et c’est tragique., comme si c’était le arrière-petit-cousin de Roméo et Juliette.

Bonne lecture!

Camille xxx

P.S. merci à l’OSM pour leur slogan dont je me suis librement inspirée pour le titre de ce billet.

L’historienne et Drakula: aventure, intrigue et superstitions

7 Août

Mon vécu étant un total produit des années 2000 (lire ici que je considère qu’en bas de l’âge de 10 ans c’est difficile d’avoir « du vécu »),  je ne peux pas passer à côté des modes qui nous sont imposées. Et non, je ne veux pas parler de la mode vestimentaire, mais bien de la mode dans des mediums tels que la littérature, les séries télé et le cinéma. Or, si vous leur avez porté attention durant les dernières années, il y a une tendance qui s’impose dans nos écrans et dans nos romans et je parle ici DES VAMPIRES. Ils sont partout et de tous les genres : des être kétaines, aux monstres, en passant par les séducteurs et les prédateurs, bla bla bla. Et donc, en tant que louve à l’affût, j’ai décidé au phénomène, mais dans les livres. Bon, je ne vous parlerai pas de Twilight parce qu’il n’y a plus rien à en dire (quoique, il paraît que Kristen Stewert et Robert Pattinson sont peut-être revenus ensembles), mais du livre L’historienne et Drakula de Elizabeth Kostova.

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Résumé

Une femme raconte son histoire, celle de son père, Paul, celle de sa mère, celle de leur quête pour trouver Drakula. En effet, alors qu’elle avait 17 ans, son père, cet homme secret et mystérieux, lui raconte les circonstances dans lesquelles il a raconté sa mère, et l’incroyable aventure qu’ils vécurent ensembles. S’en suit alors une course effrénée qui nous emmène dans les profondeurs de l’Histoire des conquêtes ottomanes durant le Moyen-Âge…Bon…haha! En fait ce qui est vraiment excitant c’est pas vraiment ça. En fait, voyez-vous, le directeur de thèse de Paul, le professeur Rossi, disparaît et nous partons à sa recherche. Ce qui est excitant c’est d’essayer d’en savoir plus, de résoudre les intrigues et les énigmes. C’est un livre avec du suspense et des personnages attachants.

Personnages

La narratrice : on ne connaît pas son nom.  Et là, vous avez le droit de rire de ma gueule, mais je ne m’en suis pas rendue compte avant d’avoir relu le livre il y a deux semaines. Mais bref, elle nous raconte sa perspective de l’histoire et sa participation dans cette aventure. Elle est alors une jeune fille de 17 ans bien élevée, curieuse, intelligente et très empathique.

Paul : Il peut être considéré comme le personnage principal de l’histoire, car toute la recherche pour le professeur Rossi est raconté par Paul. Or, c’est l’intrigue principale du livre. Paul est un historien tranquille. Un intellectuel qui se retrouve malgré lui mêlé à une aventure qui le dépasse complètement, mais qui lui permettra de devenir bien plus qu’un simple chercheur et bouquineur.

Helen: Historienne roumaine spécialisée dans le Moyen-Âge au temps des conquêtes ottomanes en Europe. Elle aidera Paul dans sa quête pour retrouver le professeur Rossi, et par le fait même Drakula. Elle est brillante, ironique et parfois brusque dans sa façon d’être. Elle finit toutefois par s’attendrir au fil des pages.

Professeur Rossi: bien qu’il soit porté disparu pendant la plupart de l’histoire. Il n’en reste pas moins qu’il raconte son histoire à Paul à divers moments du récit. Il joue le rôle d’un genre de guide qui laisse des petits indices un peu partout (à la façon petit poucet), afin de boucher les trous de notre compréhension des événements.

On aime

–       que bien qu’il y ait des vampires dans l’histoire, ils ne prennent pas toute la place. C’est rafraîchissant. Surtout après toutes les sagas twilight, true blood et compagnie.

–       que ce soit écrit en deux tomes!!! Vous connaissez mon amour pour les suites, je vous en ai parlé dans mon billet sur 1Q84.

–       le suspense, l’aventure, l’intrigue. Je vous jure on se croirait presque dans Indiana Jones (mais sans le fouet et le chapeau).

C’est sexy parce que

–       qui dit deux étrangers qui partent à l’aventure ensemble, dit ça finit avec du love…et une possible grossesse.

–       la narratrice nous raconte comment elle est tombée amoureuse pour la première fois,

–       Bien que ceux du livres soient décrits comme des créatures laides et damnées, astheure, dans l’imaginaire collectif ( ou du moins le mien), les vampires c’est automatiquement enjôleur.

Bonne lecture!

Camille xxx

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