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Exit les compromis (ou 5 bonnes raisons de faire un roadtrip seule, exemples à l’appui)

13 Juin

L’été dernier pour ma semaine de vacances, j’ai décidé de partir en roadtrip seule en Gaspésie. Mes amis étant déjà en voyage ou n’ayant pas leurs vacances au même moment, je me suis dit : « Tiens, c’est une belle occasion de prendre du temps pour moi! » En toute franchise, j’ai passé l’une des plus belles semaines de vacances de ma vie!

Alors pourquoi toi, choisirais-tu de partir seule à l’aventure sur quatre roues? Ces quelques raisons devraient te convaincre…

 1. Choisir TOUTE ta musique de roadtrip

Tu aimes le heavy métal, le chant lyrique ou le country, des styles musicaux qui font grimacer de douleur tes amis? C’est le temps de te gâter et de chanter/crier à tue-tête dans ton auto (je conseille de lever les fenêtres le cas échéant).

Avant mon départ, je me suis achetée pas moins de 7 nouveaux cds chez HMV (oui oui, des cds, je suis rétro comme ça), principalement du oldschool jazz (Louis Armstrong, Nina Simone, Billie Holiday), mais aussi du Cat Stevens (juste assez hippie) et le dernier de The Black Keys. Tu juges mes choix? Laisse-moi te dire que What a Wonderful World ajoute du « WOW » aux paysages déjà grandioses de la Gaspésie. Et ai-je vraiment besoin d’argumenter pour monsieur Stevens?

Louis Armstrong

Cat Stevens

2. Faire les activités qui te plaisent, sans compromis

Tu capotes sur la musique, les boutiques d’antiquités, la lecture, le vélo, le trekking? Organise ton roadtrip selon tes passions! Tu.peux.faire.ce.que.tu.veux. C’est grisant!

De mon côté, je tripe plein air. J’ai besoin de bouger quand je suis en vacances et J’ADORE essayer divers sports extrêmes (du genre, sauter en bungee, marcher avec des lions, plonger avec des requins, faire du deltaplane… je n’ai encore jamais osé les deux derniers par contre). En Gaspésie, avec Eskamer Aventures, j’ai donc essayé le canyoning, mon activité coup de cœur de l’été. J’ai passé une journée complète dans un canyon avec quatre autres personnes (dont deux instructeurs), à descendre des chutes en rappel ou en tyrolienne et à sauter du haut de falaises dans des bassins d’eau naturels. J’ai ensuite terminé la journée avec ces mêmes personnes, à discuter de tout et de rien autour d’un feu de camp sur la plage (voir point suivant).

CanyoningCanyoning 2

Canyoning 3

3. Discuter du sens de la vie avec de purs inconnus

Je sais bien que tu peux faire ça aussi avec des amis, mais personnellement, j’ai plus tendance à faire de nouvelles rencontres marquantes lorsque je suis seule. Un truc pour te faire des copains? Dors dans les auberges de jeunesse et participe à des activités de groupe qui favorisent les interactions (voir point précédent).

Par exemple, j’ai dormi deux nuits en camping sur la plage au Sea Shack, une auberge festive à Sainte-Anne-des-Monts. Qui dit auberge « festive » dit bien entendu partys sur la plage jusqu’à 3h (4h, 5h…) du matin! La cuisine commune, les feux de camp collectifs ou le bar en bord de mer sont des endroits parfaits pour entamer la discussion autour d’une petite frette en canette ou d’un verre de vin en plastique.

Un gars est même venu m’aider à plier ma tente le matin du départ afin d’engager la conversation (gentleman : +1)! Fait cocasse : je l’ai recroisé quelques jours plus tard à Gaspé dans un café. Discussions profondes sur la vie et sur la photographie s’en sont suivies.

Autre avantage? Pouvoir être totalement seule quand tu en as envie.

SeashackSeashack 2

4. Respecter (ou pas) ton propre budget

Si tu as le budget pour dormir dans des hôtels 5 étoiles et manger chaque repas au restaurant, et que cela te plaît, pourquoi pas? Si tu as plutôt un budget limité et que tu choisis d’opter pour le camping et les saucisses hot-dogs sur le feu, aucune amie diva ne s’en plaindra! Tu choisis où, quand et comment tu dépenses ton argent.

J’ai par exemple coupé sur le logement et la nourriture, choisissant le camping et la bouffe maison (petit truc : traîne un cooler dans ta voiture). J’ai ainsi pu garder mes sous pour les activités qui me faisaient triper.

5. Organiser ton horaire comme tu le souhaites

Tu es lève-tôt ou plutôt lève-tard? Tu dois tout préparer de A à Z avant de mettre le popotin sur le siège de la voiture, ou tu préfères t’organiser au jour le jour? Tu as besoin de descendre de voiture chaque heure pour te délier les jambes/faire pipi/prendre des photos? Assume tes envies soudaines ou ton penchant pour l’organisation obsessive, tu ne déranges personne!

En Gaspésie, j’ai dû arrêter au moins 50 fois en bord de route pour faire de la photo. Ça frisait l’obsession! Et alors? Je ne suis tombée sur les nerfs de personne et j’ai pu m’adonner à ma passion en toute tranquillité. 🙂

Gaspésie 1

Moi qui adore la photographie animalière, j’ai eu la chance de photographier un troupeau de caribous montagnards!

Mont-Louis

Halte routière

Rocher Percé

Percé

Bref, exit les compromis et les chicanes entre amis qui ternissent ton voyage! Je pourrais mentionner beaucoup d’autres avantages, tels que te ressourcer, avoir de nombreuses anecdotes à raconter, te laisser traîner dans la voiture comme bon te semble, ne pas te laver si tu n’en a pas envie (ça pourrait par contre éloigner les inconnus du point #3), mais je suis certaine que tu es déjà convaincue.

Bonne route!
Marie-Soleil

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L’Oasis de la métropole

5 Mai
Crédit photo : Yann Roy - Lauren McLean Pro Surfer Ron Jon

Crédit photo : Yann Roy – Lauren McLean Pro Surfer Ron Jon

Récemment, je suis allée essayer la vague chez Oasis Surf dans le quartier Dix30. En fait, j’ai voulu faire la grande sœur cool et j’ai offert à mon frère de 12 ans de faire un cours d’initiation au surf pour sa fête. Quelle vague? La vague débutante, on s’entend là-dessus, parce que…

…j’ai décoré mes jambes de quelques ecchymoses et j’étais un peu (beaucoup) courbaturée le lendemain. C’est là que je me dis que je commence à ressentir la mi-vingtaine… 😉 Mais mon expérience fut somme toute vraiment plaisante!

Quand on entre chez Oasis Surf, le décor est à prime abord surprenant. On se dit « ah, des gens sont assis à des tables face à la piscine, sirotant un petit mojito pendant qu’ils nous jugent, yaayyy (sourire jaune de fille qui a la trouille) ». Mais on ne se rend (presque) pas compte de leur présence dans l’action tellement on se concentre pour apprécier le feeling (et pour ne pas tomber).

Crédit photo : RESTOMONTREAL

Crédit photo : RESTOMONTREAL

Je vous rassure, on ne nous jette pas aux requins sans d’abord nous avoir expliqué lors d’un court atelier le fonctionnement de la piscine, des planches en mousse à aileron (oui, comme de vraies planches!), de l’équilibre sur ces planches, etc. C’est ensuite qu’on se jette à l’eau pendant 30 minutes.

oasis surf 3

L’embarquement se fait par les côtés de la piscine, où un instructeur tient la planche pendant qu’à tour de rôle, on embarque debout dessus avant de se laisser aller dans la piscine, contrairement au surf en mer où, couché sur notre planche, on doit se lever lorsque la vague commence à nous pousser. C’est probablement la différence majeure d’avec le vrai surf en mer. (Une pro du surf a parlé… voir le Vine plus haut.)

oasis surf 5

Ensuite, bonne chance pour rester debout dessus, surtout la première fois! Après 2-3 chutes qui laissent voir nos jolies craques de plombier, on finit par comprendre quoi faire et ne pas faire… et là, le plaisir commence!

oasis surf 4

Précision pour la photo qui suit : il est possible de faire du body surf, par exemple pour les plus jeunes qui sont incapables de se tenir sur la planche!

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Après la séance, on peur rester pour relaxer et juger regarder d’autres apprentis se débrouiller sur le swell en mangeant des tortillas au restaurant Turf, qui sert d’ailleurs de l’excellente nourriture!

Bref, cet oasis montréalais porte bien son nom, avec ses vagues réalistes et son restaurant à saveurs tropicales! On s’y retrouve? 😉

Marie-Soleil xoxo

 

Saison 15/16 de La Bordée – Réflexions et fous rires

6 Avr

J’aime le théâtre. Certains diront qu’ils aiment le théâtre par amour du jeu, d’autres par amour de la culture en général, moi c’est parce que ça me fait réfléchir. Bon, certains films aussi me font réfléchir, mais je vais principalement au théâtre pour réfléchir. Le divertissement vient avec. Pourquoi? Je ne sais pas exactement, mes raisons sont complexes. J’imagine que c’est parce que souvent, les pièces que je vois sont à propos de jeux psychologiques ou d’enjeux sociétaux. J’imagine aussi qu’il y a le facteur humain en cette ère de virtuel et de Netflix; la présence des acteurs sur scène, des spectateurs dans la salle et de leurs réactions. J’aime autant regarder les acteurs jouer qu’analyser les comportements des spectateurs autour de moi. Et tout ça me porte à réfléchir.

La bordée identité visuelleMercredi, je suis donc allée au lancement de la saison 15/16 de La Bordée, où le théâtre présentait aussi sa nouvelle identité visuelle, créée avec l’aide de l’agence Brad. Celle-ci est, selon le directeur artistique Jacques Leblanc, « plus actuelle est plus près de ce que nous sommes, […] le reflet de La Bordée; un théâtre créatif, humain et accessible. »

Mon amie et moi étions un peu étonnées d’y voir surtout des personnes de 50 ans et plus, mais nous avons compris plus tard que les invités à cette soirée spéciale étaient surtout les abonnés de longue date. Je ne suis pour ma part pas une habituée de La Bordée, mais avec la programmation présentée mercredi, il se pourrait que je le devienne!

BousilleLa saison débutera en septembre avec la nouvelle mouture d’une pièce qui a connu un succès retentissant à La Bordée il y a 30 ans de cela, Bousille et les justes de Gratien Gélinas. Cette pièce québécoise créée en 1956 reste drôlement d’actualité, puisqu’elle traite d’une famille « respectable » qui souhaite sauver son honneur et les apparences en usant de corruption et d’intimidation sur le pauvre Bousille, qui représente la justice et l’honnêteté.

Trainspotting

D’octobre à novembre, la pièce écossaise Trainspotting d’Irvine Welsh, adaptée pour le théâtre par Harry Gibson, viendra certainement bouleverser notre vision de la vie. La pièce, avec son regard lucide et amer sur le monde, met en scène de jeunes héroïnomanes dont la vie oscille entre shoot d’héroïne, overdose et sevrage, vols, sexe, violence et mort.

Tu te souviendras de moi

On aura aussi droit à une pièce récipiendaire du Prix Michel-Tremblay, en accueil du 24 novembre au 5 décembre, Tu te souviendras de moi. Cette production du Théâtre de La Manufacture aborde le délicat sujet de la maladie d’Alzheimer en présentant l’histoire d’Édouard, professeur d’histoire à la retraite au caractère bouillant, qui commence à perdre la mémoire.

Bey bye 15Suite au succès du Beu-Bye 14, le collectif du Temps qui s’arrête réitèrera avec sa revue de l’année 2015 Beu-Bye 15. On nous promet une soirée haute en couleur où chansons, sketches et caricatures se marieront pour notre plus grand plaisir.

Mateo L’année 2016 débutera avec la pièce québécoise Matéo et la suite du monde, coproduite avec Entr’actes, cocréée par des comédiens issus du réseau habituel de la scène québécoise et des interprètes vivant avec les limitations fonctionnelles. Cette pièce nous fera entrer dans le quotidien d’un jeune homme féru de cinéma vivant avec le syndrome d’Asperger. On en ressortira très probablement avec une meilleure compréhension du syndrome, ainsi que la rate bien dilatée.

Feydeau

En mars, on changera complètement de registre avec le spectacle éclaté Feydeau, mis en scène par le directeur artistique de La Bordée Jacques Leblanc. Plusieurs courtes comédies de Georges Feydeau, auteur dramatique français et maître du vaudeville, y seront mises en scène dans une ambiance de cabaret de la « Belle Époque » parisienne. Fous rires garantis!

Virginia Woolf

La saison se terminera en avril-mai avec la pièce américaine d’Edward Albee Qui a peur de Virginia Woolf?, traduite par Michel Tremblay. On est catapultés dès le début dans une scène de ménage impitoyable d’un couple de quadragénaires, dans laquelle sera impliqué bien malgré lui un jeune couple rencontré plus tôt dans la soirée. « Mais, souligne le metteur en scène, ce qu’il faut retenir c’est qu’en fait le couple s’aime, mais ne sait plus comment se le montrer! »


QUELQUES NOUVEAUTÉS

Les Samedis 2 pour 1 pour les 30 ans et moins
Les 30 ans et moins seront heureux d’apprendre que La Bordée leur offrira la paire de billets au coût de 35$ pour le premier samedi de chaque production! (J’ADORE, merci La Bordée <3) Après la représentation, le foyer du théâtre s’animera avec de la musique et des prestations d’artistes de Québec, le tout organisé au profit d’une jeune compagnie de théâtre de Québec.

Billets de dernière minute
Ponctuellement au cours de la saison, des billets de dernière minute, au tarif unique de 20$, seront mis en vente quelques heures avant la représentation. L’information sera publiée sur les réseaux sociaux et affichée dans les vitrines de La Bordée, rue Saint-Joseph.

Alors, ça vous donne envie à vous aussi de laisser Netflix le temps d’une pièce? Je l’espère bien 😉
Marie-Soleil xox

Mes résolutions d’écolouve pour 2015

9 Jan

J’ADORE les débuts d’année! Faire un bilan de l’année précédente, tirer des leçons de mes erreurs, souligner mes succès, prendre une pause pour réfléchir à mes objectifs (personnels, professionnels, pour l’année qui débute et les années suivantes) et tourner la page pour en écrire une nouvelle, toutes ces choses qui font vraiment beaucoup plaisir à mon grand côté introspectif. En plus, c’est une bonne excuse pour philosopher avec mes amis ou mon amoureux autour d’une bouteille de vin…

Bref, en introspectant (bon, on va dire que ça se dit, ok?) avant les fêtes, j’ai réalisé que mon côté écolo, lui, n’est pas satisfait du tout, surtout depuis que je dois prendre mon auto pour aller au travail (2h d’auto par jour vs 3h de train/métro, le choix s’imposait de lui-même). De là est sortie cette liste de mes quatre résolutions écolo pour 2015, fortement inspirée d’idées prises sur les sites Web d’Équiterre, de David Suzuki et de Greenpeace.

Volez-moi gaiement ces idées, si le cœur d’écolouve vous en dit!


 ~ Réduire mon temps de douche ~

Oui, les longues douches sont mon plaisir coupable (très coupable, votre Honneur). Quoi de mieux pour se détendre après une dure journée de labeur? J’en perds carrément la notion du temps. Par contre, côté ressources énergétiques et environnement, je dois avouer qu’une douche de 30 minutes par jour n’est pas conseillée! Pour 2015, je tenterai donc de réduire toutes mes douches de moitié, au moins…

Douche

~ Manger local ~

Manger local présente de nombreux avantages environnementaux, comme la réduction du transport des aliments (donc moins de gaz à effet de serre) et la limitation de l’emballage des produits (grâce aux produits en vrac par exemple). En plus, c’est plaisant parce que ça permet de découvrir plus de produits locaux saisonniers qu’on ne pense pas toujours à utiliser dans nos recettes! 🙂 Menoum… Pour plus de détails, consultez cette page du site d’Équiterre.

Aliments locaux

~ Utiliser des produits nettoyants maison ~

Je ne sais pas pour vous, mais j’aime que ma tanière soit propre et accueillante. Je n’ai pas un trouble obsessionnel-compulsif, mais c’est tout juste (je blague…à peine). Alors quand je me suis rendue compte de tous les produits dangereux pour la santé et l’environnement que peuvent contenir les produits nettoyants communs, je me suis dit qu’il serait temps que je switch pour des produits nettoyants maison. J’ai pris mes idées de recettes ICI sur le site de Greenpeace!

Nettoyants maison

~ Faire plus souvent du transport actif ~

Utiliser son vélo ou ses pieds pour faire les courses ou se rendre au boulot est une façon facile de réduire son empreinte écologique, en plus de favoriser son bien-être et prévenir des tas de maladies, comme le cancer! On commence quand?

Québec - la ville-3

Lesquelles vous tentent le plus? Est-ce que vous en pratiquez déjà parmi celles-ci?

Marie-Soleil 😉 xox

Mon top 10 des « best of » de 2014

21 Déc

Puisque tout le monde aime bien les listes des meilleurs/plus beaux/plus marquants/plus drôles [insérer un élément ici] de l’année, j’ai décidé de regrouper pour vous mes 10 « best of » préférés de 2014 (pas en ordre d’importance).
Pour le WOW, le AYOYE, le LOL et le TELLEMENT!

Marie-Soleil 😉

P.-S. Désolée, plusieurs sites sont en anglais.


1. Les 21 meilleures selfies de l’année, par Mashable

Pour vous donner des #selfidées pour 2015.

Selfies 2014

2. Le top des recherches Google de l’année, par Google

Parce que ça en dit beaucoup sur les sujets qui ont le plus intéressé la population de la planète et sur les événements marquants de 2014!

Google recherche

3. Rétrospective : 12 événements qui ont marqué la science en 2014, par Radio-Canada

Pour nous rappeler que la science nous rapproche chaque année du futur…

Rosetta

4. Les 233 meilleures vidéos virales de l’année en 6 minutes

Pour une compilation en mode « fast forward » des vidéos virales de 2014.

Videos virales

5. Les photos les plus marquantes de 2014, par l’Agence France Presse

Pour un récapitulatif en images chocs des événements internationaux de l’année.

AFP photo 2014

6. Les 5 vidéos les plus inspirantes de 2014, par Inc.com

Parce que parfois, on a tous besoin d’un peu d’aide pour retrouver notre motivation!

Look up

7. Bilan environnemental de 2014 : des hauts et des bas, par Équiterre

Pour un résumé de l’actualité environnementale de 2014, sur la scène québécoise, canadienne et internationale.

Belugas

8. Les 100 femmes de l’année, par BBC NEWS WORLD

Pour des modèles de femmes qui ont inspiré et « changé » le monde en 2014, chacune à leur façon (puisque ce blog s’adresse principalement aux jeunes femmes).

100 femmes

9. Les photographies les mieux « timées » de 2014

Pour des photos comiques et surprenantes.
On se demande parfois si elles ne sont pas truquées…

Photos les mieux timées de 2014

10. Les aventuriers de l’année 2014, par le National Geographic

Pour des portraits d’aventuriers inspirants (dont feu JP Auclair, skieur Québécois décédé en septembre) et des images à couper le souffle.

Kilian Jornet

Corpus : entre amour et guerre

20 Nov

Ces derniers temps, je ne sais pas pour vous, mais on dirait que tout me ramène aux guerres mondiales… La semaine dernière, je suis tombée quelques fois sur une émission spéciale à la Première chaîne de Radio-Canada à propos de la Première Guerre mondiale (qui a débuté il y a 100 ans cette année, pour les nuls en histoire). J’ai assisté à la première de la pièce de théâtre Corpus, qui se passe en partie pendant le Seconde Guerre mondiale. J’ai aussi vu le film Fury, qui raconte l’histoire de 5 soldats de l’armée américaine qui traversent l’Allemagne nazie à bord d’un tank baptisé Fury. Bref, en une semaine, je pense que j’ai vraiment compris pourquoi novembre est le mois des morts… (Je déconne!) Mais bon, puisque ces périodes de l’Histoire exercent une certaine fascination sur moi, je n’ai aucune peine à me plonger dans des récits du genre!

Corpus_flyer

D’ailleurs, parlant de récit, je suis ici pour vous parler de la pièce Corpus. Cette pièce de théâtre anglophone se déroule dans deux espaces-temps différents : pendant la Seconde Guerre mondiale à Auschwitz, et de nos jours au Canada. C’est l’histoire d’une historienne carriériste qui écrit sa thèse à l’aide d’Internet à propos des nazis. Elle tombe un jour sur ce qu’elle pense être une histoire d’amour inédite entre la femme d’un officier nazi et un prisonnier juif polonais. Elle-même tombe amoureuse via Internet du pirate informatique qui l’a mise sur cette piste… Bref, dans cette pièce, on navigue entre haine, honte, carriérisme, admiration et amour.

Corpus_1

Crédit : Mateo H Casis

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Crédit : Mateo H Casis

Ce qui est intéressant dans cette pièce, c’est l’angle parfois historique, parfois simplement humain. Les acteurs jouent avec leur tripes et savent bien rendre les émotions de désespoir, de colère, d’excitation ou même de malaise. J’admire l’écrivaine Darrah Teitel, qui a écrit cette pièce il y a 10 ans, alors qu’elle était étudiante à l’École nationale de théâtre!

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Crédit : Mateo H Casis

Bref, il fait froid et c’est gris dehors, pourquoi ne pas en profiter pour aller au théâtre et ainsi encourager une compagnie montréalaise? 🙂

Marie-Soleil


Corpus est une production du Teesri Duniya Theatre, compagnie montréalaise vouée à créer et à présenter des œuvres marquantes, pertinentes sur les plans social et politique, et ce, à partir des expériences de différentes communautés.


LIEU
MAI
(Montréal, arts interculturels)
3680, rue Jeanne-Mance, bureau 103
Montréal (Québec) Canada H2X 2K5

QUAND? Jusqu’au 30 novembre 2014

CLIQUEZ ICI pour des billets


 

Pièce La déprime : parce qu’il faut en rire!

3 Nov
Photo courtoisie

Photo courtoisie

– EUGÈNE : Mon porte-monnaie, j’ai perdu mon porte-monnaie!
(Il s’avance au centre, la guichetière vient le rejoindre.)

– LA GUICHETIÈRE : Où est-ce que vous étiez?

– EUGÈNE : Au terminus.

– LA GUICHETIÈRE: (Elle se met à chercher autour.)
Vous savez, les portes-monnaie, c’pas comme nous aut’, ça reste pas tout seul longtemps!

– EUGÈNE : Y était pas tout seul!

– LA GUICHETIÈRE : Ah non?

– EUGÈNE : Non, ma valise était avec lui. J’espère qu’y sont encore sur le quai!


Cet extrait, je l’ai lu, relu, rerelu des dizaines de fois… puisque j’ai joué le rôle d’Eugène Sauli, un vieil homme perdu (qui perd tout) dans la pièce La déprime, que nous avions présenté à mon école secondaire! Imaginez donc ma surprise (et mon énervement, j’avais l’air d’une puce qui vient de trouver un chat) lorsque j’ai vu qu’elle allait être présentée au Théâtre du Rideau Vert et en tournée partout au Québec! Présentée par quatre acteurs professionnels cette fois, et non quelques 20 élèves boutonneux…

Photo courtoisie

Photo courtoisie

Cette nouvelle mouture de La déprime, jouée pour la dernière fois il y a 30 ans, nous transporte dans un terminus d’autobus de Montréal dans les années 80. C’est après que le NON ait remporté au référendum, en pleine crise économique. Il y a de quoi être déprimé… On sent d’ailleurs une pointe de découragement bien particulière chez chacun des 45 personnages. Ils transportent tous leur petit brin d’histoire aussi humaine… qu’absurde! C’est terriblement drôle. Tous les spectateurs rient à gorge déployée à chaque scène.

Photo courtoisie

Photo courtoisie

Un aperçu des personnages : des guichetiers, des chauffeurs, un homme qui se prend pour Goldorak, une universitaire timide qui fait un voxpop sur la timidité, un vieil homme qui réussit à perdre ses souliers, un vendeur d’objets sexuels, un homme qui manque son autobus pour se rendre à son propre mariage, deux vieilles amies qui font des roadtrips, un chauffeur et sa femme qui se voient à la va-vite entre deux allers-retours, etc.

Photo courtoisie

Photo courtoisie

Photo courtoisie

Photo courtoisie

Bref, c’est divinement bien joué, c’est surprenant et c’est drôle à souhait, tellement que je veux y retourner!


Quand? Du 24 octobre au 6 novembre 2014, supplémentaire 8 novembre 16 h

Où?
Théâtre du Rideau Vert
4664, rue Saint-Denis, Montréal
Téléphone : 514 844-1793

Dates et lieux de tournée au Québec : CLIQUEZ ICI

Durée : 1 h 45 min + entracte de 20 minutes


Une pièce de
JULIE VINCENT, DENIS BOUCHARD, RÉMY GIRARD, RAYMOND LEGAULT

Mise en scène
DENIS BOUCHARD

Assistance à la mise en scène
MAUDE ST-PIERRE

Distribution
ANNE-ÉLISABETH BOSSÉ, PASCALE DESROCHERS, BERNARD FORTIN, ÉRIC PAULHUS

 

Bon théâtre!

Marie-Soleil

Expo photo Sous le jasmin – Mettre des visages sur la torture

12 Oct

sous le jasmin

Par Marie-Soleil Le Houillier

C’est la première fois que j’entre au Gesù. C’est désert si on ne compte pas les deux employés affairés sur leurs ordinateurs. Probablement parce qu’il est déjà 17 h 25 un mardi et que le lieu ferme à 18 h. C’est silencieux, les lumières sont tamisées, ça incite au recueillement. Aucun lien, par contre, avec le lieu à même le bâtiment d’une église. Les murs des corridors de l’entrée sont déjà tapissés des photographies avec leurs panneaux explicatifs. Il y a beaucoup de choses à voir, à lire, à découvrir. Je suis intriguée et surtout, ravie.

Sous le jasmin expo

Je me sers dans les piles de dépliants et de brochures de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et d’Amnistie internationale Canada francophone, les deux organismes qui présentent l’expo. Je les lirai plus tard, je n’ai que 30 minutes pour tout voir. Des panneaux blancs sur une colonne jaunie expliquent ce qu’est la torture, qui l’utilise, pourquoi et comment ils l’utilisent. J’ai la gorge serrée. Deux pétitions contre la torture se trouvent sur une petite table sous ces panneaux. Je les signe. Je suis choquée, troublée.

« On parle de torture quand une personne inflige intentionnellement à une autre personne une douleur ou une souffrance aiguë aux fins notamment d’obtenir des renseignements ou des « aveux », ou bien de la punir, de l’intimider ou de faire pression sur elle. »

Moyens de torture
« Ces actes doivent être commis par un agent de l’État, ou avec au moins un certain degré d’approbation de la part de l’État. »

Sous le jasmin expo 2

J’entre dans une salle carrée. C’est cacophonique, mais silencieux. J’ai l’impression que tous les portraits de ces gens me parlent en même temps, m’appellent, m’invitent à venir les écouter, les entendre. Je me promène, m’arrête, observe leurs visages en noir et blanc. Le photographe, Augustin Le Gall, a su rendre l’étincelle de détermination, de tristesse, d’espoir, de souffrance, de paix dans le regard de ces hommes et femmes. C’est magnifique.

Portrait

Il me reste 15 minutes. Je choisis quelques portraits qui m’interpellent davantage. Je m’imprègne de l’histoire de chacun de ceux-là. J’ai l’impression de discuter avec eux, d’apprendre à les connaître. Je médite. J’empathise. Leurs histoires sont difficiles. Ces humains ont été torturés pour leurs opinions, leurs idées, pour leur soutirer de l’information. Ces humains ont vécu l’inhumain.

« En 2000, la police m’a arrêté, battu puis torturé alors que je rendais visite à un ami journaliste en grève de la faim. Ils ont jeté mon corps inerte dans la forêt de Kerch el Ghaba, en pensant que j’étais mort. »
– Ali Ben Salem

Exposition
Un claquement de porte me sort de ma rêverie. Il est déjà 18 h, l’employé me demande de sortir. Doucement, déçue, j’avance vers la sortie. Je tente de voir chacun des 34 visages sur mon passage. Je leur dis au revoir, à ma façon.

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L’exposition de photographies Sous le jasmin, présentée par Amnistie internationale Canada francophone en collaboration avec l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), expose le portrait et l’histoire de 34 tunisiens et tunisiennes qui ont subi de la torture. L’objectif? Sensibiliser le grand public à cet enjeu encore trop actuel.

CLIQUEZ ICI pour agir contre la torture.


Où : Le Gesù, 1200 rue Bleury, Montréal, métro Place des Arts (sortie de Bleury)

Quand : 1er octobre au 8 novembre 2014

Horaire : Mardi au samedi de 12 h à 18 h et lundi de 12 h à 17 h, ainsi que les soirs de spectacles

GRATUIT


Pour en savoir plus :

Page Facebook

À propos de l’expo

À propos de l’OMCT

À propos d’Amnistie internationale

 


 

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