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Un Jazz pop et électro 

6 Juil

Je me suis donné comme objectif cet été de profiter davantage de ce que j’aime le plus de Montréal: la vie culturelle! Shows de musique, de théâtre, d’humour, de danse et festivals de toutes sortes: me voici! Premier arrêt: le fameux Festival international de Jazz de Montréal! Ah non, j’ai menti, j’ai aussi vu Omnikrom aux Francos mais je ne sais pas si ça compte vraiment. 😉 #backinthedays

 

Soirée magique au Métropolis

On peut dire que Charlotte Cardin a offert toute une performance pour son baptême du Métropolis le 30 juin dernier!

Les fans ont accueilli l’artiste avec beaucoup d’enthousiasme et de chaleur pour les chansons de son EP Big Boy, mais aussi pour les covers, les nouvelles pièces et les artistes invités. Aliocha est passé le temps de quelques chansons à la country et le rappeur Husser pour Like It Doesn’t Hurt.

Pleine à craquer, on entendait une musique de fond qui s’élevait de la salle, c’était la foule qui chantait fort les paroles de Charlotte. C’était comme un moment de communion avec le public, c’était magique!

 

Charlotte a terminé la soirée avec les pièces Just like that, sortie tout spécialement pour le Jazz ainsi que Faufile.

Soirée électro-pop au Club Soda

J’ai déjà parlé ici de mon crush musical pour Milk & Bone, c’est donc sans grande surprise que je suis de près le travail de KROY et de Geoffroy.

Les deux artistes se produisaient aussi sur scène dans le cadre du FIJM le 6 juillet au Club Soda.

Geoffroy a présenté les chansons de son excellent album Coastline et KROY (Camille Poliquin de Milk & Bone) celles de son album SCAVENGER.

Sonorités planantes et beat électro, je trouve les voix et la musique de ces deux artistes complètement envoûtantes. Mon corps se balance automatiquement au rythme de leurs chansons!

 

Prochain arrêt culturel: le Zoofest!

Michèle

 

La fureur d’une femme

9 Juin

«Le temps de la représentation, un sens est donné à ma vie. Et quand c’est le théâtre qui s’en va, la solitude où je suis de tous oubliée reprend ses droits.» – Nelly Arcan

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Crédit photo: Radio-Canada

J’ai assisté mardi dernier à la pièce de théâtre La Fureur de ce que je pense présentée à l’Usine C dans le cadre du Festival TransAmériques (FTA) à Montréal. Jouée au Théâtre Espace GO en 2013, c’est la deuxième fois que cette création est offerte au public.

Les mots de Nelly Arcan prennent vie dans la bouche de six actrices chevronnées, dont Christine Beaulieu, Sophie Cadieux, Évelyne de la Chenelière et Julie Le Breton, dans une mise en scène absolument magnifique de Marie Brassard.

Chacune des Nelly est isolée dans une petite pièce en forme de cube, me faisant penser à des poupées Barbie dans leurs boîtes d’emballage ou encore aux prostituées du Red Light d’Amsterdam derrière leurs vitrines. Une représentation de la solitude assez parlante.

Les mots violents de l’écrivaine sont envoûtants et presque doux lorsque prononcés ou chantés par toutes les comédiennes en même temps. Et ce septième personnage, ne disant pas un mot et se mouvant autour des actrices telle une ombre, illustre bien pour moi le ou les démons qui habitaient l’auteure, le nuage noir qui planait constamment au dessus de sa tête.

Je me suis sentie comme à chacune de mes rencontres avec Nelly via ses écrits ou le film d’Anne Émond, troublée de son mal de vivre, de son obsession pour l’image de la femme et de la mort.

Elle restera à jamais le mystère Nelly, d’autant plus qu’à la lumière de sa mort prématurée, on se rend encore plus compte à quel point celle-ci était omniprésente dans son œuvre.

«Je ferai de ma mort une affiche qui se multiplie sur les murs, je mourrai comme on meurt au théâtre, dans le fracas des tollés.» – Nelly Arcan

Michèle

Comme les snowbirds

23 Mar

Tels les retraités qui fuient les temps froids, j’ai eu la chance de m’envoler vers les States pour quelques jours de vacances en février (on remercie les meilleurs parents snowbirds qui nous ont reçus), malgré le taux de change et le personnage orangé qui ne donnent pas trop envie de s’y aventurer par les temps qui courent. 😉

South Beach

South Beach

Hallandale Beach

Le condo loué par mes parents pour la saison hivernale est situé à Hallandale, pas très loin d’Hollywood Beach.

Tu sais que la moyenne d’âge des gens qui habitent le bloc est plutôt élevée quand l’un des règlements de la piscine est «No diapers in the pool» et qu’il n’y a que des têtes blanches autour. 😉

Tu sais aussi que c’est très québécois quand il y une caisse Desjardins à quelques coins de rue!

La plage d’Hollywood Beach est assez bondée (un peu trop à mon goût), mais loin de moi l’idée de me plaindre à 27 degrés au bord de la mer en plein mois de février.

C’est agréable de se promener sur le broadwalk et d’y voir les commerces typiquement américains et les façades un peu défraîchies des condos et resorts. Disons que ce qui devait valoir une petite fortune il y a quelques années n’a pas toujours bien vieilli…

Et comment mieux terminer une promenade qu’en profitant du happy hour!

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5 o’clock Somewhere Bar and Grill, Hollywood Beach

Haulover Beach Park

Situé dans le comté de Miami-Dade, c’est mon coup de cœur du voyage côté plage! Moins achalandé, on y entend peu l’accent québécois , le paysage est plus sauvage…

Une très belle piste cyclable borde aussi la plage et le parc, ça donnait envie d’y faire un petit jogging.

Haulover Beach Park

Haulover Beach

South Beach

Welcome to Miami! (merci Will Smith pour le ver d’oreille)

À une petite heure de route de Miami Beach, nous n’avions pas le choix d’aller nous prélasser sur le sable blanc de la fameuse South Beach. Bel endroit pour prendre un petit cours de surf également!

South Beach

South Beach

Nous avons aussi fait un petit tour du côté de Fort Lauderdale, en particulier pour la guacamole et la piña colada du Rocco’s Tacos & Tequila Bar.

Finalement, il y a pas mal de mouettes voraces sur les plages de la Floride, ça en devient un peu fatigant!

Semblerait que de recevoir la décharge d’une mouette sur la tête est un signe d’argent à venir. C’est arrivé deux fois à mes parents et la chance leur a souri deux fois au casino de Dania Beach. Caca de mouette + roulette est un bonne combinaison apparemment. 😉

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L'accro de la roulette : @paulalt20 🎰

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Michèle

Table rase : allô l’authenticité

25 Jan

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Je le sais, les représentations (et même les supplémentaires) pour la pièce de théâtre Table rase sont terminées, mais au cas où la pièce serait à nouveau jouée sur les planches de l’Espace libre, je me dois de lui dédier quelques lignes, parce que j’ai vraiment vécu un moment vendredi dernier.

C’est rare que le texte d’une œuvre et le jeu des comédiens (comédiennes dans ce cas-ci) se colle à ce point à la réalité. Des anecdotes sexuelles aux grands questionnements sur le sens de la vie, je me suis reconnue, et même je nous ai vues, mes amies et moi, assises autour de cette table. Comme si une caméra cachée avait déjà capté ce moment, et que je nous regardais avec du recul.

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Crédit photo : Espace libre

Ces jeunes femmes, elles, incarnent parfaitement l’image que je me fais de la femme d’aujourd’hui. Libérée sexuellement, mais jamais comme peut l’être un homme. Indépendante, mais fragile à la fois. Bien dans son corps, mais encore aux prises avec des complexes.

Elles expriment aussi les réflexions de toute une génération. La remise en question d’un mode de vie, la morosité face à l’état du monde, la quête de sens à la vie, etc.

Sans tabou et assez trash par moment, j’ai ri, j’ai pleuré et je me suis dit que malgré toutes les inquiétudes et tous les doutes, c’est une chance d’avoir des amitiés aussi franches qui permettent d’être entièrement « vraie », au moins le temps de quelques soirées. 😉

Chapeau aux comédiennes et créatrices de ce spectacle (100% féminin, même à la technique) !

Michèle

Plein les oreilles…et les yeux!

23 Nov

J’ai un crush musical pour le duo féminin Milk & Bone.

Quand leurs voix se mêlent, qu’elles atteignent des notes aiguës et que le beat électro-pop embarque, il m’arrive d’avoir carrément la chair de poule.

Je me devais donc d’assister au dernier spectacle de la tournée Little Mourning au Théâtre Maisonneuve le 10 novembre dernier.

Un spectacle présenté une seule fois, avec un visuel et des jeux de lumière hallucinants!

Quand projections interactives, lumières, voix et sons se fusionnent à merveille, ça crée une ambiance juste électrisante.

Les filles ont aussi repris All the things she said du groupe t.A.T.u. avec l’approbation de la foule, qui visiblement vivait un moment de nostalgie propre à une génération. 😉

En première partie, j’ai découvert le groupe Ghostly Kisses. D’une beauté et d’une douceur qui font du bien, je me suis empressée d’acheter leurs chansons sur Itunes.

Mon seul bémol est que j’aime tellement mieux les shows debout, le moment est plus magique!

Michèle

 

Intimidation 2.0

17 Oct

Fini le temps où tu pouvais avoir un peu de répit une fois rendu à la maison, les mots qui blessent te suivent à toute heure du jour ou de la nuit, au son des notifications de ton téléphone, bien au-delà des murs de l’école.

Multipliés par les Facebook, Instagram et Snapchat de ce monde, ça en devient complètement obsédant. Laissant une trace sur le Web en plus de celles qui écorchent l’âme.

Je suis sortie assez troublée de la projection du film 1:54 de Yan England la semaine dernière. Ouf, me suis-je dit, quel soulagement de ne pas avoir vécu le secondaire à l’ère des réseaux sociaux!

Dès les premières secondes du film, on est transporté à l’époque de l’adolescence avec le plan des autobus jaunes en file indienne, une image tellement forte. Sauf que dans mon cas, ce sont de beaux souvenirs qui refont surface.

C’est l’histoire de deux amis, isolés, qui subissent les railleries d’une gang populaire de l’école depuis plusieurs années, constamment aux aguets d’être victime d’une «joke» comme le mentionnera l’un des intimidateurs à la fin du film. On comprend rapidement qu’au-delà de l’amitié, c’est une histoire d’amour entre les deux jeunes hommes qui tourne rapidement en tragédie. Et puis la course devient une façon de se venger, une façon d’oublier et de retrouver une certaine paix. Alors qu’on croit que tout ira pour le mieux, le partage d’une vidéo sur les réseaux sociaux donnera le coup fatal, sera la «blague» de trop. On est aussi confronté à la triste réalité d’un père et d’un coach qui veulent aider mais qui sont au bout du compte bien impuissants face au désespoir et à l’angoisse causés par la cyberintimidation.

Le jeu des acteurs Antoine Olivier Pilon, Lou-Pascale Tremblay et Robert Naylor est tellement juste et vrai. On est d’ailleurs loin du stéréotype de l’homosexuel efféminé, le film nous présentant des personnages beaucoup plus près de la réalité.

Le film est difficile, percutant, mais nécessaire. On a envie de dire au personnage principal de ne pas lâcher, d’attendre quelques années et que tout finira par rentrer dans l’ordre. Sauf que pour un adolescent, c’est son monde qui s’écroule. Et ce, devant un public qui ne se gêne pas pour en rajouter à coup de commentaires violents.

Bon visionnement, bonne réflexion!

Michèle

Des docus à voir

26 Août Demain

Le mois d’août aura été pour moi celui du documentaire. Ça fait changement de Netflix, c’est loin d’être ennuyeux et on se couche un peu moins niaiseux. 😉 J’ai visionné Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent au Cinéma Beaubien et Parfaites de Jérémie Battagila à la Cinémathèque québécoise.

Demain

Demain

Crédit photo : www.demain-lefilm.com

Un film qui parle de l’avenir de la planète et qui n’est pas déprimant, ça se peut? Demain présente certes des statistiques accablantes sur l’état de nos ressources alimentaires, environnementales, financières, etc., mais les réalisateurs ont décidé de présenter des solutions et des idées innovantes qui se développent en ce moment même un peu partout dans le monde pour pallier les problématiques. Tout ça bien vulgarisé sur les thèmes de l’agriculture, de l’économie, de l’éducation, de l’énergie et de la démocratie.

Ça fait réfléchir sur notre consommation et notre mode de vie, ça donne envie de participer au mouvement et je suis certaine que ça inspirera de nouveaux projets et de nouvelles collaborations à travers le monde. À voir absolument!

 

Parfaites

Avec les Olympiques de Rio qui viennent de se terminer, le visionnement de ce docu tombait à point. On y suit le travail acharné de l’équipe canadienne de nage synchronisée, de la sélection des nageuses aux qualifications pour les Jeux. Un sport difficile et exigeant qui va bien au-delà des mimiques et des paillettes.

On y aborde la subjectivité des notes du jury, les blessures physiques, les troubles alimentaires… C’est crève-cœur de voir les nageuses travailler si fort alors qu’on sait dès le début qu’elles ne se qualifieront pas pour les JO. Un sport démystifié qui rend hommage au dur labeur de ces athlètes.

Bons docus!

Michèle

Ensemble, c’est tout

21 Juil ensemble c'est tout

Après l’horreur des événements survenus à Nice la semaine dernière et mon écœurement général de tout ça, j’ai eu envie de vous partager une histoire qui m’a fait du bien ce week-end.

Une de mes collègues se sépare de plusieurs de ses livres et nous offre de nous servir dans sa bibliothèque improvisée au bureau. Très nice!

Je suis tombée sur le bouquin français Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda publié en 2004 aux Éditions Le Dilettante. Le nom me disait quelque chose, sans plus.

«Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.»

– Anna Gavalda

ensemble c'est tout

 

C’est un de ces romans où on retrouve des personnages brisés, qui crèvent de solitude et de peur. Peur de se laisser aller, d’être amoureux, d’être heureux. Jusqu’ici ça semble lourd, je l’admets.  😉

Ce qui est beau, c’est que ces trois personnes complètement différentes vont se trouver et se réparer petit à petit.

Camille qui ne dessine plus et qui semble avoir un sombre passé, Frank qui s’épuise dans le travail pour oublier que sa grand-mère se meurt à l’hospice et Philibert qui semble sorti d’une autre époque et qui peine à trouver sa place dans la société.

«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…»

C’est une histoire d’amitié, d’amour et d’épanouissement. Comme s’ils ne faisaient que survivre chacun de leur côté mais qu’ensemble, ils retrouvaient un sens à leurs vies.

«Ils ne demandaient rien d’autre que d’être heureux ensemble. Même pas heureux d’ailleurs, ils n’étaient plus si exigeants. D’être ensemble, c’est tout.»

Bien sûr, j’ai eu envie de regarder le film sorti en 2007 et réalisé par Claude Berri, avec entre autres Audrey Tautou. J’ai trouvé les personnages et les dialogues assez fidèles au roman, mais je n’ai pas ressenti d’émotions aussi fortes que lors de ma lecture. Mais dans mon cas, c’est presque toujours ainsi avec les livres qui sont portés à l’écran.

Michèle

 

Respirez, ce texte n’est pas stressant ;)

22 Juin Stress

Je ne sais pas pour vous, mais il me semble que je n’ai jamais autant senti de stress et d’anxiété autour de moi que ces dernières années. Je travaille dans une université et les projets portant sur ces thématiques sont plus que jamais populaires.

Pourquoi? Sûrement à cause du rythme effréné de nos vies et d’un souci de performance : on veut tout faire et on veut le faire à la perfection. J’avais une discussion par texto avec des amis récemment sur comment se passait notre journée. Tout le monde était dans le jus.

Comme si être très (trop) occupé était un état normal et que si tu ne l’es pas, tu te pognes clairement le beigne. On glorifie même cet état. Tu es débordé (tu sens probablement que tu perds le contrôle, ce qui te rend anxieux)? Tu travailles sûrement davantage et plus fort que ton voisin qui n’est pas en train de s’arracher les cheveux.

J’ai assisté, il y a quelques semaines, à la conférence Le stress ou comment chasser les mammouths sans y laisser sa peau de Sonia Lupien, chercheuse et directrice du Centre d’études sur le stress humain. Si vous avez un collègue over stressé, c’est LA conférence parfaite pour lui! Sans blague, c’est une oratrice hors pair qui présente ses recherches de façon très claire et imagée.

Elle y présente ce qu’est le stress, comment il se manifeste et les conséquences directes qu’il a sur notre corps et notre santé. C’est cette démonstration qui m’a le plus troublée.

Toute cette mauvaise énergie qu’on peut dépenser pour du stress, la plupart du temps inutile et qu’on s’est créé soi-même, et qui se reflète sur notre santé morale et physique. Pire, qui peut se développer en maladie et nous affecter sur une longue période de temps.

Des choses simples comme respirer par le ventre, bouger, rire…voilà ce qui peut contrer le stress dès les premiers symptômes.

Il y a évidemment un côté bien personnel sur la façon dont on gère notre stress.

Ma façon à moi, c’est de penser à ce qui a une réelle importance dans ma vie : la santé et être bien entourée. C’est aussi de relativiser, il y a sûrement des gens qui vivent un stress bien plus grand que le mien en ce moment quelque part dans le monde.

Je souhaite trouver des façons de rire davantage en période de stress. Un bon fou rire peut éloigner bien des maux. Ça veut aussi dire de passer plus de temps avec ceux qui me font sourire. 😉

À go, on déstresse.

Michèle

J’ai un cœur d’ado

5 Mai

J’ai 27 ans et je m’assume : je trippe sur les émissions de télé comme Le Chalet ou Jérémie à Vrak.tv. Des émissions où le public cible est pas mal plus autour de 16 ans que de la fin vingtaine, je dirais… 😉

Je ne crois pas que ce soit parce que je refuse de vieillir ou que je vive dans le passé, mais plutôt que j’ai encore des petits restants de mon cœur d’adolescente quelque part.

Je m’identifie et m’attache aux personnages : à leur fouge, à leur humour et à leur franc-parler, qui me rappelle mes propres soirées entre amis, mes histoires avec les garçons, mon regard sur l’amour…

Je suis rêveuse et il y a cette envie chez moi de vivre intensément, de ressentir des émotions fortes et vraies, qui se rapproche peut-être justement de la période de l’adolescence ou du début de la vingtaine. Et aussi, ce sont des émissions hyper bien écrites et réalisées qui ont tout pour plaire aussi aux adultes.

J’ai assisté au Dernier soir de coutellerie le 22 avril dernier, une lecture de certains textes de Sarah-Maude Beauchesne, auteure du blogue Les Fourchettes, des livres Cœur de slush et Lèche-vitrines (et certains épisodes/lignes du Chalet!) par plusieurs comédiennes comme Sarah-Jeanne Labrosse, Laurence Leboeuf, Catherine Brunet, etc., le tout accompagné au piano par la talentueuse Fanny Bloom.

 

Les textes de Sarah-Maude, ses forks comme elle les appelle, me font sourire et me touchent beaucoup. Je connaissais déjà un peu son univers sur Instagram mais je n’avais jamais assisté à une lecture publique de ses écrits. C’était drôle, cru, poignant. Plein de réalisme et de pensées qui sont parfois très éloignées des miennes, et d’autres fois bien collées à mon univers.

 

 

Dommage que c’était la dernière lecture de ses fourchettes, je suivrai assurément ses autres projets. Son roman Cœur de slush sera d’ailleurs adapté au cinéma, j’ai hâte! #jai16ans

Michèle

Rallye Insta : une course aux photos enlevante

11 Mar

Je m’ennuie parfois de la vie d’étudiante et de sa période très intense de fin de session: les nuits courtes, les travaux d’équipe interminables, l’abus de caféine, le port constant du jogging et de la toque sur la tête…

Rallye Insta

Crédits photo: page Facebook Rallye Instagram

J’ai participé à la 10e édition du Rallye Instagram il y a trois semaines, et avec le boulot temps plein, j’ai retrouvé un peu ce feeling de « Oh mon dieu, on y arrivera pas ». La 10e édition du Rallye se tenait du 13 au 21 février 2016.

En équipe de deux (30 équipes au total), les participants doivent prendre 30 photos en 9 jours selon 30 catégories. Les photos doivent se prendre avec un appareil mobile et être publiées instantanément sur la plateforme Instagram. Les applications de filtres sont permises.

Des catégories originales (et qui demandent de se creuser le coco pas mal) telles que Mise en abyme, À la manière de Xavier Dolan, Food Art, David Bowie, Murad Osmann, Devine c’est quoi la série télé…

Vous pouvez voir toutes les photos prises par les trente équipes sur le site Web du Rallye ou sur Instagram avec le #rallyeinsta10.

 

De voir les photos des autres équipes en temps réel cause un petit stress additionnel, d’une part parce que les participants prennent des photos d’une qualité impressionnante et hyper créatives (ma partner et moi avons d’ailleurs failli abandonner lorsque nous avons vu les premières photos publiées), et d’autre part parce que tu crois avoir eu l’idée du siècle et pouf! Une autre équipe publie exactement ce que tu avais en tête! Retour au brainstorm.

On est super fières d’avoir réussi le défi et on a eu ô combien de plaisir et de fou rires à courir partout avec nos cellulaires et à échafauder des mises en scène.

Une soirée de remise de prix aura lieu le 24 mars.

Amateurs de photos et d’Instagram, ce concours est pour vous. Surveillez la prochaine édition!

Michèle

 

Coco : vibrant hommage à l’amitié

17 Fév Coco

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort de l’une d’entre elles.

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Crédit photo: Théâtre La Licorne

Je ne sais pas si c’est parce qu’on fait des chalets de filles à chaque année depuis six ou sept ans, mais la pièce de théâtre Coco,présentée au Théâtre La Licorne a visé dans le mille pour m’émouvoir : une histoire d’amour et d’amitié sincère entre cinq femmes attachantes.

Le texte est de Nathalie Doummar qui incarne aussi le personnage éponyme de la pièce Coco (Coralie) et la mise en scène est de Mathieu Quesnel.

Dès le début de la pièce, le ton est donné. On sait qu’il y aura une tragédie. On sait que ces amies se retrouvent dans un chalet qu’elles connaissent bien, mais qu’elles éprouvent un immense malaise à y être ensemble.

Et puis, on revient dans le temps, toujours dans ce même chalet, où on comprend que mille histoires et secrets y ont été partagés.

Quand elles étaient adolescentes et qu’elles s’éveillaient à la sexualité, quand elles étaient au début de la vingtaine et qu’elles découvraient l’amour ou leur identité, quand elles se lançaient des vérités choquantes en plein visage, au risque de briser complètement leur amitié.

Le décor était tellement réel, le jeu tellement convaincant et l’ambiance tellement près d’un vrai week-end de filles, qu’on ne peut faire autrement que de transposer l’annonce fatale de la maladie de Coco au sein de notre propre gang de filles.

Comment est-ce qu’on réagirait face à l’annonce du cancer et de la mort imminente d’une amie proche?

On se mettrait à passer l’aspirateur de façon excessive pour calmer nos nerfs comme Vivianne (Anne-Marie Binette)? On essaierait de trouver mille solutions pour  repousser la dure réalité comme Maggie (Marie-Soleil Dion)? On figerait complètement comme Simone (Sarah Laurendeau)? On laisserait la colère parler pour nous comme Katya (Kim Despatis)?

Et comment est-ce qu’on annoncerait cette triste nouvelle si c’était notre corps à nous qui était malade? Un peu à la blague et maladroitement comme Coco?

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort d’une d’entre elles.

C’est 1h40 où je suis passée des rires aux larmes, puis des rires à nouveau.

La pièce est présentée jusqu’au 20 février au Théâtre La Licorne, mais elle affiche malheureusement complet.

On croise les doigts pour des supplémentaires bientôt!

Michèle

CINQ À SEPT: parole aux dames

30 Nov

La pression de plaire, la maternité: l’envie, l’indifférence et le ras-le-bol, les fantasmes sexuels, le sens à la vie, la mort, les standards malsains de la société par rapport à l’apparence physique, l’amour et le désir malgré les années de vie de couple… La parole est aux femmes dans la pièce de théâtre CINQ À SEPT présentée à l’Espace Go jusqu’au 5 décembre.

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Crédit photo: Espace Go

CINQ À SEPT, c’est la version/vision féminine de la pièce Ils étaient quatre, à laquelle j’ai assisté en avril dernier au Théâtre La Licorne. Pièce que j’avais absolument adorée!

Trois comédiennes nous font donc face sur scène: Kathleen Fortin, Julie Le Breton et Geneviève Schmidt.

Le texte est de Fanny Britt et la mise en scène de Mani Soleymanlou.

Jouant leur propre rôle, les excellentes interprètes se retrouvent le temps d’un 5 à 7 arrosé et nous partagent leurs impressions sur la vie.

CINQ À SEPT

Crédit photo: Ulysse Del Drago

J’ai retrouvé le côté punché et rythmé que j’avais aimé dans Ils étaient quatre, mais je ne saurais dire exactement pourquoi, la version féminine ne m’a pas autant enthousiasmée.

  • Parce que je me suis sentie moins impliquée? Alors que j’avais l’impression de vivre le party avec les garçons, je n’ai pas vraiment réussi à me transporter dans ce 5 à 7 entre copines.
  • Parce que je me suis moins attachée aux personnages? Il est vrai que Mani Soleymanlou me faisait éclater de rire à chaque mot prononcé dans Ils étaient quatre.
  • Parce qu’un quatuor sur scène ça fonctionne mieux qu’un trio? Le partage des tours de parole semblait mieux équilibré à quatre. Les comédiennes abordent d’ailleurs le fait qu’elles devaient être quatre sur scène au départ.
  • Parce que l’humour des femmes est plus sombre que celle des hommes? J’ai peut-être moins ri, mais certains propos me restent toujours en tête…

Bref, c’était un 55 minutes vraiment pas plate et qui a passé en un coup de vent. Semblerait même qu’une version mixte des deux pièces va voir le jour. Je serai certainement au rendez-vous!

Michèle

Thématiques et costumes pour vos partys d’Halloween

16 Oct

J’adore les partys costumés! Je trouve que ça rehausse d’un cran l’ambiance d’une fête ordinaire, les gens sont toujours plus prompts à célébrer avec une fausse moustache ou un chapeau extravagant.

Avec le 31 octobre qui arrive à grands pas, peut-être êtes-vous en panne d’inspiration pour vos déguisements? Voici donc quelques idées de thématiques et de costumes, tirés de mes soirées d’Halloween des dernières années!

Halloween

Les couples célèbres

Thème simple mais qui permet d’être original si on prend le temps de faire travailler un peu son imagination.

En plus, comme ça se passe en duo, ça crée un petit moment de complicité pour les amoureux et ça motive les célibataires à se trouver une date pour l’occasion!

Cette année-là, on a eu droit notamment à:

  • Dora l’exploratrice et son ami Diego
  • Pocahontas et John Smith
  • La prise électrique et son socle mural (chapeau!)
  • Johnny Cash et June Carter
  • G.I. Joe et G.I. Jane
  • Mario Bross et la princesse Peach
  • Cruella et son chien (version un peu maso)
  • Marie et Pierre Curie
  • Les deux gars de LMFAO
  • Les mariés cadavériques

Vu au métro Longueuil

Pourquoi le métro Longueuil et pas Berri-UQAM? Tout simplement parce que la fête se déroulait à Longueuil!

Cette année-là, on a eu droit notamment à:

  • Un duo de courtiers immobiliers kitch (Raymonde et Raymond)
  • Un joueur de tam-tam
  • Un mime
  • Une carte Opus et un titre de passage
  • Une Geisha et un pirate (on peut vraiment voir de tout au métro Longueuil…)

Déguisement Carte Opus

It’s a corny mexican party

Quoi de plus amusant que de boire de la téquila, de manger des légumineuses et de jouer à la piñata le soir de l’Halloween!?

Cette année là, on a eu droit notamment à:

  • Des lutteurs mexicains
  • Une maya
  • Une margarita
  • Des gars avec des moustaches, des sombreros et du fond de teint dans le visage
  • Une animatrice dans un Resort 
  • Un touriste avec son sac « banane » et sa chemise hawaïenne
  • Des maquillages de squelettes pour rappeler le Jour des morts, populaire dans la culture mexicaine

Illégal

Cette année-là, on a eu droit notamment à :

  • Marcel Aubut
  • Une ligne de coke (chapeau à mon amie habillée tout de blanc de la tête aux pieds, visage poudrée et casque de bain blanc, couchée de tout son long sur le sol)
  • Un gars de la construction
  • Une enveloppe brune
  • Bill Clinton et Monica Lewinski
  • Une tenancière de bordel

Le thème de cette année : AMERICA FUCK YEAH. Quelques jours avant les élections américaines, ça promet!

Côté décor, le simple fait de changer la luminosité par des ampoules colorées ou de mettre en valeur des objets religieux un peu creepy peut donner toute une ambiance à votre soirée.

Joyeux Halloween!

Michèle

Pour vos week-ends entre filles

25 Sep

Quoi de mieux que de s’évader le temps d’un week-end avec ses amies de fille, loin de la ville et du temps qui file à toute vitesse. Prendre une pause passer du temps de qualité ensemble. À chaque année, avec ma gang d’amies de l’université (entre 10 et 13 selon les années) on se réserve un weekend du mois de janvier ou février pour l’incontournable CDC (Chalet Des Confidences).

Le CDC existe depuis maintenant 7 ans et il y aura même une version automnale dans quelques jours, ce qui m’a donné envie d’écrire sur le sujet.

Voici donc un petit aperçu de nos traditions, qui pourront peut-être vous inspirer pour vos moments privilégiés entre filles.

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Crédit photo: darlingmagazine.org

Les équipes de repas

On a toutes étudiées en relations publiques, alors que voulez-vous, on est un peu trop organisées!

On a des équipes de repas (qui sont souvent les mêmes que les équipes de voitures): souper du vendredi, déjeuner du samedi…Chaque équipe s’occupe de son menu, d’apporter la bouffe, de la cuisiner et de faire la vaisselle le moment venu. Lorsque ton tour de repas est passé, tu peux te la couler douce le reste de la fin de semaine!

La confiscation des montres et des cellulaires

La meilleure règle qui soit: pas d’appels, pas de textos, pas d’heure. On doit se départir de notre cellulaire et de notre montre. Bon, tout le monde triche et le secret de la cachette des précieux appareils n’est pas gardé bien longtemps mais ça fait franchement du bien à l’esprit. Pas d’heure de souper, pas d’heure de dodo. On profite du temps ensemble, sans distractions.

cellulaires

Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

La mise en commun de l’alcool et des cochonneries

On aime bien aligner toutes nos bouteilles sur le comptoir. Et à chaque fois, réaliser qu’on en a de trop et qu’on est un peu alcoolique. Même chose avec la malbouffe…Ce n’est pas le weekend le plus santé, disons-le!

cochonneries

Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

Le toast officiel

Le premier boire, que l’on fait habituellement dès l’arrivée. Pour ouvrir officiellement les festivités du weekend.

Le tour de table

Ce moment où on raconte notre meilleur et notre pire moment de l’année. Généralement, c’est ici que se verse quelques larmes. Parfois de tristesse, parfois de fierté. Le vin aidant, les émotions sont fortes. Et on y trouve souvent notre défi, notre objectif pour la prochaine année.

Le moment girly

La mise en commun et le partage de nos vernis à ongles. On se peinture mutuellement les orteils, souvent le samedi après-midi alors que notre corps tente de se remettre de la soirée bien arrosée de la veille. Doux moment.

Le moment plein-air

La marche de santé, les glissades, les bonhommes de neige…On prend toujours un moment pour jouer dehors.

La séance de danse, les discussions, les jeux

Selon nos envies, des petits groupes se forment pour lâcher son fou en dansant, philosophant sur la vie ou jouant à la boulette.

Vient finalement la corvée du dimanche, le ménage de groupe, pour laisser le chalet dans un état décent.

Peut-être qu’un jour, on fera nos CDC avec nos bambins, ou bien ce sera justement notre sortie de l’année sans enfants, mais j’espère fort qu’on accordera longtemps cette importance capitale à nos amitiés.

La 5e édition du CDC

La 5e édition du CDC, en 2013. Crédit photo: Marie-Sophie Trudeau

Merci les amies Andrée-Lise, Camille, Catherine, Flavie, Geneviève, Geneviève, Isabelle, Joanie, Laurence, Marie-Sophie, Maude et Sandra 🙂

– Michèle

Une rentrée colorée au Quartier latin

27 Août

La Rentrée…on en parle beaucoup, partout et ce, même si nous ne sommes pas tous prêts psychologiquement! Mais outre l’achat de cahiers Canada, la rentrée c’est aussi des activités culturelles et de l’animation qui peuvent rendre un quartier bien vivant.

Je travaille en plein cœur du Quartier latin et parfois, je le boude un peu parce que j’y passe beaucoup de temps. Mais ces jours-ci, je le trouve assez trippant avec ses activités de fin d’été.

Festival OUMF

Logo OUMF

Le festival, qui se tiendra du 10 au 12 septembre, en est à sa cinquième édition.

Rue piétonne, spectacles de musique, d’humour, arts de la rue…Il y en aura pour tous les goûts. Et un détail non négligeable, c’est gratuit!

J’y suis allée l’année dernière, sans trop d’attente voir le groupe Groenland et j’ai été surprise de l’ambiance qui régnait rue Saint-Denis.

Cette année côté musique: Les Deuxluxes, Canailles, Dead Obies et plusieurs autres! Tous les détails sur le site officiel du OUMF.

Jardins Gamelin

Jardins Gamelin

Crédit photo: quartierdesspectacles.com

On connaissait le Parc Émilie-Gamelin pour son côté un peu trash mais depuis quelques temps le parc arbore un tout nouveau look ainsi qu’un nouveau nom: les Jardins Gamelin.

L’idée est de revitaliser le parc en offrant une programmation d’activités variées et des installations attrayantes jusqu’au 4 octobre. Danse, musique, activités sportives, jardinage, conférences, etc. De jour comme de soir, y’a pas de quoi s’ennuyer.

Marché fermier de l’UQAM

Marché fermier de l'UQAM

Crédit photo: Actualites.uqam.ca

Je prêche ici pour ma paroisse parce que je travaille à l’UQAM, mais il s’agit d’une initiative étudiante des plus chouette. Grâce au Comité Aliments d’ici du Groupe de recherche d’intérêt public (GRIP-UQAM), la Place Pasteur se transforme en un marché fermier tous les mercredis jusqu’au 28 octobre. Plusieurs producteurs locaux sont sur place pour vous offrir des produits frais et bio.

Entre deux party de début de session, ça vaut la peine de venir se promener dans le coin 😉

Bonne rentrée!

Michèle

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