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Et la fois où j’ai monté une grosse montagne pendant la nuit

25 Mai

Je ne fais pas trop dans le spirituel en général… je visite bien des temples, des églises, et j’ai lu « Eat Pray Love », mais ça s’arrête à peu près là. Pendant mon séjour au Sri Lanka, j’avais tout de même proposé un petit défi à l’amie qui m’accompagnait : celui de faire la montée du Adam’s Peak.

Pour vous situer, Adam’s Peak est une montagne de plus de 2000 mètres considérée comme un lieu saint par les hindous, les bouddhistes, les musulmans et les catholiques. Pour une fois que tout ce beau monde est d’accord sur quelque chose, je me disais qu’il devait bien y avoir quelque chose de spécial. Là où ça se corse, c’est que c’est aussi un pèlerinage à faire, avec ses quelques milliers de marches. Et moi, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de le faire aussi, question de donner un peu de profondeur à notre voyage.

Alors avec mon amie, on se prépare mentalement, on prépare même des petits papiers avec les noms de gens qu’on aime en se disant qu’on se prendra en photo avec lesdits papiers pendant la montée, question de faire un pèlerinage d’amour pour eux, enfin quelque chose du genre.

On commence la montée de nuit, car le but est de voir le lever du soleil. On est pleine de motivation, le ciel est rempli d’étoiles et on se dit qu’on est belles et qu’on est capables. Sauf que 3h de montée, avec des marches pas égales, un sac à dos qui finit par peser et la fatigue accumulée pour des filles pas spécialement sportives, je peux vous dire que c’est long. Je pense que ça m’a paru plus long que l’intégralité du Seigneur des Anneaux en version extended !

Quelque part en chemin, on trouve un spot pour faire une pause devant un bouddha et on se dit que c’est le moment de faire notre trip photo pour les gens qu’on aime. Sauf qu’il y a plein de monde, et quand on s’arrête, en sueur, on se met à avoir froid vu l’altitude, et en plus on se sait pas combien de fichues marches il nous reste à monter ! On se regarde, et d’un accord commun, on se dit « f**k  le spirituel ». On voulait juste arriver.

Je n’y croyais presque plus, mais on a fini par atteindre le sommet. J’aurais pu pleurer. Sauf qu’il restait presque 2h encore avant le lever de soleil et, au sommet, c’est en fait un tout petit plateau avec un temple. C’était déjà bondé avec tous les gens qui étaient montés de jour et s’étaient fait un campement pour être aux premières loges. L’aube arrive, mais on ne voit rien derrière tous ces gens et ces téléphones et appareils photos brandis bien haut vers l’Est.

Tout ça et je n’aurai pas la possibilité de voir le lever de soleil promis ? Pas question ! Je détecte un bout de muret sur le côté, où il n’y a personne. Je grimpe sur le muret à l’aide d’une poubelle, j’aide mon amie à se hisser avec moi sur notre petit bout de mur, et là, c’était le carré VIP : vue parfaite et au-dessus de tout le monde.

Lever du soleil au sommet de Adam's Peak

Lever du soleil au sommet de Adam’s Peak

Bon, pour être honnête, ce n’était même pas le plus beau lever de soleil que j’ai vu dans ma vie. Mais c’était quand même particulier avec tous ces gens et les coups de tambours qui accompagnaient le spectacle. Ce qui m’a coupé le souffle, c’est la vue qui s’offrait à nous ensuite : à 2000 mètres dans le noir, on ne se rend pas compte de ce qu’on a pu monter, et on ne voit rien en dehors du sentier. Après le lever du soleil, on voyait les montages et les lacs en contrebas, et on réalisait vraiment l’ampleur de notre parcours. On aurait dit une peinture, et les photos ne rendent malheureusement pas le dixième de la beauté du décor.

Notre vue du sommet

Notre vue du sommet

Voilà, nous avions accompli notre défi. Mais vous savez ce qui est plus dur que de monter des marches pendant 3h ? Les redescendre ! Car dès la première marche, nos mollets voulaient exploser. Mais il y en avait encore pour 3h…

On était tout en haut!

On était tout en haut!

Avez-vous déjà fait un voyage/activité spirituelle?

Lisa Marie

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Et la fois où j’ai mangé comme une cochonne à Porto

8 Mai

Je sais, si on pense à la ville de Porto, on s’imagine plutôt en train de boire que de manger. Mais moi, je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt de boire du vin accompagné de chocolat.

Et pendant mon week-end à Porto, mon coup de cœur n’a pas été la dégustation de porto aux Caves Kopke (même si c’était très sympathique), mais plutôt la découverte de la Taberna Santo Antonio !

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Dégustation de Porto

En effet, je suis arrivée à Porto en fin de soirée avec mon amie, et il pleuvait tellement que nous avions juste envie de trouver notre hôtel, aller manger, et rentrer. Sur les bons conseils du réceptionniste, on se dirige vers ce restaurant (qui n’en avait pas vraiment l’air vu de l’extérieur) et on y entre sans trop de conviction. Et c’est là que la magie a commencé ! On se rend compte que l’endroit est géré par une famille (qui parle français en plus !). Le garçon au service et la mère en cuisine. On est accueillies comme si on était de vieux amis, gentiment mais sans chichis, et on nous fait goûter le vinho verde tout en nous expliquant le menu. En effet, pas de menu traduit en anglais pour les touristes. Ici, le menu écrit en portugais change tous les jours en fonction des envies de la mamã. On commence donc avec nos entrées, et notre quart de vin chacune (pas de vinho verde pour moi, ce sera du rouge !). On passe ensuite au plat principal… My God, c’est immense !

J’avais opté pour la francesinha, question de commencer par un plat typique. On pourrait comparer ça un à genre de croque-monsieur (pain, jambon, fromage), servi avec un œuf sur le dessus et plein de sauce. Servi avec des frittes, au cas où ça ne suffirait pas… Mon amie avait quant à elle opté pour un autre classique, le bacalhau (morue) accompagné de arroz de feijão (riz aux haricots). Je ne pourrais pas dire pour le poisson, mais le riz était tellement bon que j’en ai mangé malgré ma propre assiette d’ogresse ! Je pense qu’à ce moment-là, on avait déjà dû déboutonner nos pantalons… Mais quand on nous a offert le dessert, on ne pouvait juste pas refuser.  Cet endroit était reconnu pour sa mousse au chocolat, il y avait même un article de journal sur celle-ci accroché au mur, alors il fallait bien tester !

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Notre repas « léger »

La soirée avançait, et à force de discuter avec le serveur et la mère qui venait s’assurer qu’on se régalait, et de prendre des photos avec eux, on se sentait vraiment comme à la maison. On prend donc le digestif, une eau de vie qui nous a bien arrachés la gueule (même pour des alcoolo comme nous !). Mais il fallait bien quitter à un moment ou à un autre (pour mieux revenir !), alors on finit par demander l’addition : un gros total de 23 euros. On regarde et regarde encore, on se dit qu’ils ont dû oublier quelque chose ! Mais non. Entrée, plat, dessert, quart de vin et digestifs en quantité et qualité ; le tout dans une ambiance des plus chaleureuses pour un gros 11.50 euros par personne. Porto, je t’ai aimé dès le premier soir !

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Crédit Photo: Lisa Marie Grenier

Lisa Marie xx

Et les fois où je trouve ça dur de repartir

28 Avr

Je vis à Paris depuis 2008. L’été 2007, j’ai rencontré un gars à Paris pendant un voyage/stage, et après avoir dû rentrer pour terminer ma dernière session d’université, j’ai lâché ma job et mon appart pour venir dans la Ville Lumière.

Quoi de mieux que de découvrir Paris avec un nouvel amoureux ? Par la suite, il y aura des hauts et des bas, je commencerai à avoir une vie plus normale et faire moins touriste, je finirai par quitter le mec en question… mais 7 ans plus tard, je serai toujours à Paris. J’ai une bonne job ici pour l’instant, et surtout, c’est tellement facile de voyager depuis l’Europe ! Plein de destinations sont à portée de main, même pour un court week-end, en plus des tonnes de compagnies aériennes low-cost qui se font compétition pour mon plus grand plaisir. En plus, le vin n’est pas cher. Quoi demander de mieux ?

Tout ce qui me manque ici, c’est ma famille, mes amis et le bon lait du Québec. Pis toutes les autres cochonneries sucrées ou grasses que je ne retrouve pas en France bien sûr ! C’est pourquoi faut bien que je retourne « chez nous » de temps en temps, au moins une fois par année.

C’est tellement le fun de retrouver mon monde, ma famille et mes amis, comme si on s’était vu hier. Surtout ma nièce qui s’en vient de plus en plus cute, et même mon filleul qui ne me reconnaît pas encore et qui me boude niveau câlin… Je profite à fond du temps passé avec ma mère, je vois le plus d’amis possible, et je retrouve ces moments où je ne faisais pas nécessairement grand-chose avec eux, sinon de niaiser sur le divan en regardant la télé ou en jouant à un jeu d’ordinateur « comme dans le temps », comme si je n’étais jamais partie.

Sauf qu’au bout de mes deux semaines habituelles, mon départ approche et j’ai comme une boule dans le ventre qui grossit au fur et à mesure que l’heure de partir pour l’aéroport se rapproche. Pis les 3 maudites heures d’attente me paraissent tellement plus longues au retour parce que me sens 100 fois plus seule à me demander pourquoi je quitte encore ceux que je suis venue retrouver.

La dernière fois que je suis rentrée au Québec, j’y passais un peu plus longtemps, et mon meilleur ami m’a dit qu’on avait passé trop de temps ensemble… Je ne comprenais pas avant qu’il m’explique « que d’habitude, si on se voit juste un petit peu, c’est comme plus facile quand tu repars… ». Ouch. Comme si le fait de passer parfois en coup de vent était plus facile au final pour pouvoir se dire que ma présence était une hallucination et de continuer à vivre comme si je n’existais pas vraiment en réalité et que ma courte présence n’avait été qu’un mirage.

J’aurais pu pleurer quand il m’a dit ça. Je fais la fière comme ça, mais je trouve ça tellement dur parfois et je m’ennuie tellement de lui et des autres. Mais j’ai retenu mes larmes. Après tout, c’est moi qui ai décidé de partir, non ?

Photo d'une époque où j'étais encore au Québec

Photo d’une époque où j’étais encore au Québec

Lisa Marie 

Et la fois où j’ai joué avec des gros guns en robe de soirée

9 Avr

Comme j’ai presque autant de plaisir à préparer mes voyages qu’à les vivre, j’utilise beaucoup les sites comme le Routard pour avoir une idée d’itinéraire à adapter, ou TripAdvisor pour me donner des idées de choses à faire.

En général, les activités proposées en top 10 sont généralement sans grande surprise : principaux monuments, châteaux, musées, parcs… D’où mon étonnement le jour où j’ai voulu planifier mon long week-end à Budapest où se trouvait en première place le Celeritas Shooting Club. Comprenant qu’il s’agissait d’un club de tir (d’armes à feu), je suis un peu perplexe, et je me dis que jamais je n’allais faire ça. Mais ma curiosité est piquée ; les commentaires sont excellents, tant par ceux qui venaient célébrer des enterrements de vie de garçon que par des femmes.

Cinq minutes plus tard, je réservais une session, décidant que ce serait mon challenge du week-end. (En vérifiant aujourd’hui, le numéro un sur TripAdvisor est un musée de machines à boule. Original, mais l’expérience n’aurait surement pas été la même !)

J’arrive donc à Budapest, une ville magnifique soit dit en passant, et après avoir retrouvé mon studio à deux pas du Parlement, je me balade un peu avant qu’il soit l’heure de me diriger au club. C’est en dehors du centre, donc environ 1h avec le tramway et le RER (un train qui semble sortir d’une autre époque). Au moment de descendre, je me retrouve dans ce qui semble être un parc industriel, pas trop bien indiqué, et à ce moment-là je me demande si je ne vais pas me retrouver victime d’un film du genre Hostel.

Une fois l’entrée trouvée, on se retrouve dans le sous-sol vouté d’un bâtiment, dans une salle d’attente avec une grille du genre prison qui nous sépare de la « zone armée ». On remplit un formulaire avec quelques notions de sécurité, et surtout une clause de non-responsabilité ! (Est-ce que j’avais prévenu ma mère que j’allais là, moi ?). On vient enfin nous chercher, avec les lunettes et le casque pour protéger nos tympans, et on nous fait passer du côté de la salle de tir. Toutes les armes sont étalées sur la table et on nous fait une belle présentation, comme si c’était des Tupperware. Il y a tout un choix de packages selon les armes qu’on veut essayer. Personnellement, j’avais opté pour le « Greatest Hits » qui me semblait contenir tous les noms que je connaissais grâce aux films et aux romans : Ruger, Glock, Smith & Wesson… et dans les plus gros, un Uzi, une Kalashnikov et un fusil à pompe ! Moi qui ne peux m’empêcher de fermer les yeux chaque fois que je donne un coup de marteau, ce n’était pas gagné…

Armes & Balles

Crédit : Lisa Marie

Malgré la fraîcheur de la cave, j’ai l’impression que les 40˚ de l’extérieur nous rattrapent. Je n’ai jamais trippé sur les armes en général et j’avais vraiment la chienne (de tuer quelqu’un involontairement, bien entendu). Mais les gars du club sont des pros, et je me porte finalement volontaire pour tirer en premier. Consignes de bases : ne vise pas le plafond, ni le plancher, et pointe toujours l’arme devant toi. Simple mais efficace.

Je commence donc avec le plus petit. Bon ok c’est pas si pire… puis un semi-automatique… « Place bien ta main si tu veux pas te faire arracher la petite peau entre le pouce et l’index avec le recul du chargeur ! »… Puis vient le calibre Magnum. Il est lourd. J’ai les mains moites et je sens que je vais l’échapper. Quand je tire, je vois le feu exploser un peu trop proche de mes lunettes embuées par ma sueur. Et le gun remonte à 90 degrés vu la force du tir. Je capote un peu! Je ne peux pas encore dire que j’aime ça à ce stade-là, mais je peux dire que je réalise vraiment tout ce que ça implique d’avoir une arme à feu entre les mains ! Puis on passe aux gros guns qu’on voit dans les films de guerre. J’ai mal partout (mine de rien c’est lourd tout ce bordel !) et je suis toujours aussi stressée. Après un coup de fusil à pompe, je dois le redéposer parce que j’ai plus de force. C’est là que le gars me propose de le tenir au niveau de la hanche, charger et tirer. Et là je me suis vraiment trouvée cool !

Une fois terminé, je peux enfin relaxer, car c’est maintenant le temps du shooting photo ! Pas mal moins stressant quand toutes ces belles armes sont enfin déchargées ! C’est d’ailleurs là que la robe de soirée intervient.

J’avais une amie à l’époque qui avait visité le Portugal, et sur les photos je la voyais en petit talons hauts… Je lui disais que ça n’avait aucun sens de visiter une ville comme ça, et que dans ce cas j’irais bien tirer en robe. J’ai sans doute eu l’air un peu fou devant le reste du groupe, mais telle Mme Smith (sans son Mr Smith, par contre), j’ai pu faire un shooting très drôle et ça m’a fait des souvenirs plus originaux encore !

Mme Smith

Crédit : Lisa Marie

Car comme disait le gars qui prenait des photos vraiment chouettes : « Qu’est-ce qui est mieux qu’un Smith & Wesson ?… Deux Smith & Wesson ! ».

Lisa Marie alias Mme Smith

NB : J’espère que vous aurez compris que je ne fais pas du tout l’apologie des armes à feu dans ce texte ! Je continue à en avoir un peur, et même si dans un contexte bien encadré comme celui-là j’ai pu (finalement) prendre plaisir à essayer de viser le front de ma cible en papier, tu prends vraiment conscience du fait que ce n’est pas un jouet, que c’est pas aussi simple à manier que ce que les jeux vidéo ou le ciné nous laissent croire, mais surtout que le danger est sérieux. Je continue toujours de penser que ça devrait être interdit partout dans le monde ! Mais l’expérience en valait la peine… Peace !

Je vous laisse d’ailleurs sur une petite vidéo qui vous montre mon désespoir à la dernière seconde!

Shooting @ Celeritas Shooting Club from Lisa Marie on Vimeo.

Et la fois où j’ai volé dans les nuages

3 Mar

En décembre dernier, je suis partie au Costa Rica pour 3 semaines. C’était la première fois que je partais aussi longtemps toute seule, et c’est sans doute le voyage pendant lequel j’ai essayé le plus de nouvelles choses. Entre autres, les zip-lines !
Bon, le concept des tyroliennes n’est pas inconnu au Québec, mais je n’en avais jamais fait et après quelques recherches, j’ai pu constater que la plus longue faisait 300 mètres de long et qu’on touche presque au sol tellement ce n’est pas haut, donc rien à voir avec ce que j’ai testé !

De tout mon voyage, il y avait UNE journée que je redoutais, et c’était celle où j’avais booké un tour au Selvatura Park dans la région de Monteverde. Comme je le disais dans mon dernier article, j’essaie toujours de me donner des petits défis en voyage, et pour moi qui ai le vertige et peur du vide, c’en était tout un ! Surtout que j’avais eu la bonne idée de regarder des vidéos de tyrolienne au Costa Rica sur YouTube avant le départ, alors je n’étais pas du tout rassurée ! Surtout par le saut qui fait partie du parcours appelé la « Tarzan Swing »…

Je suis donc bien stressée en ce 2 décembre au matin, j’avertis mon entourage que si je ne donne plus de nouvelles après cette journée-là, c’est que je n’aurai pas survécu. J’arrive sur le site, où le staff commence à mettre les harnais à notre petit groupe (et attacher les GoPro à nos casques, ils ont l’habitude !). Je fais connaissance de deux français pendant ce temps qui se moquent bien de moi et mon stress, alors que je les supplie de m’attendre et de ne pas me laisser seule !

Après des explications de la part de nos guides qui me paraissaient bien nébuleuses dans mon état, ce fût rapidement mon tour d’être accrochée au premier câble (que je refusais bien de lâcher). Une fois rassurée du fait que j’y étais bien attachée et que je n’allais pas me retrouver la tête en bas ou simplement tomber, je me suis finalement relâchée tout en relâchant le câble.

Et c’était GÉNIAL !

Arrivée à la seconde plate-forme, j’avais les jambes en coton vu le stress que j’avais accumulé, mais j’avais déjà hâte de passer au câble suivant. En effet, la vue est simplement magnifique pendant les déplacements : nous sommes au niveau ou au-dessus des arbres (qui ne sont pas petits soit-dit en passant dans la forêt de nuages!) et vu l’altitude, il y a presque toujours de la brume qui nous donne l’impression de voler dans les nuages. C’est difficile de décrire la sensation de liberté éprouvée à ce moment-là ! Pour notre plus grand plaisir, le parcours était fait de 15 câbles allant de 70 mètres à 1 kilomètre de longueur.

Photo: Lisa Marie Grenier

Photo: Selvatura Park

Alors que j’avais repris ma confiance et que je trippais à fond, nous sommes arrivés à l’infâme Tarzan Swing. En gros c’est la possibilité de se jeter en bas d’une plate-forme située à 12 mètres du sol pour se balancer à un câble comme s’il s’agissait d’une liane. Moi qui n’avais jamais voulu plonger du 5 mètres à la piscine de l’école… Je fais bien attention de ne pas regarder ceux qui passent avant moi, mais je n’ai pas d’autres choix que de les entendre crier ! Et quand vient mon tour et que je prends le câble en main (ce qui me semble complètement inutile, à quoi bon se tenir à une corde lousse ???), je supplie le guide de ne pas ouvrir la barrière tout de suite mais trop rapidement je me retrouve à faire un pas dans le vide et… voilà que je crie comme une gamine, tout d’abord de peur et ensuite d’exaltation totale! C’était maintenant mon tour de rire de ceux qui n’étaient pas encore passés !

En grande finale, j’avais pris l’option de faire le plus long câble en mode Superman (couchée sur le ventre, retenue par le dos). Je pense que ça a été un des plus beaux moments de mon voyage ! C’était déjà impressionnant de voir ceux qui partaient avant moi disparaître dans les nuages, car à cet endroit-là on était vraiment haut au-dessus des arbres. Bon ok, j’étais un peu déçue de ne pas pouvoir tendre les bras comme Superman à cause du vent qui nous ralentissait (pas envie de rester coincée en plein milieu non plus !), mais n’empêche que la vision était juste MA-GNI-FI-QUE. Et je trouve le terme faible, je n’en trouve juste pas d’autres pour décrire ce que j’ai éprouvé. Même la pluie ne m’empêchait pas d’être totalement émerveillée… Imaginez : plusieurs mètres au-dessus de la cime des arbres, dans les nuages, à voler… je ne peux pas y repenser aujourd’hui encore sans m’empêcher de sourire comme une idiote.

J’ai tellement aimé l’expérience que j’en ai refait 2 fois pendant mon séjour. Dans les nuages sous la pluie, et au sec sous le soleil. Peu importe, ça restait toujours aussi trippant. Je le recommande vraiment à tous, c’est possible de le faire avec des bébés (accrochés à un adulte bien sûr !) ou avec des personnes âgées, donc c’est vraiment pour tout le monde, même ceux qui s’en croient incapables à cause du vertige!

Si j’ai la chance d’y retourner, la prochaine fois je ferai la Tarzan Swing du parc 100% Aventura qui fait 40 mètres de haut !…

(Suite à des problèmes avec ma GoPro, j’ai perdu plusieurs vidéos, dont la Superman, mais je vous en présente quelques unes qui ont fonctionné.)

Zip-lining in Selvatura Park from Lisa Marie on Vimeo.

Tarzan Swing in Selvatura Park from Lisa Marie on Vimeo.

Zip-lining with Pura Aventura from Lisa Marie on Vimeo.

 

À bientôt, pour de nouvelles aventures!

Lisa Marie

Et la fois où j’ai mangé une grosse araignée pas belle

3 Fév

Bienvenue à notre nouvelle louve, Lisa Marie, qui nous partage ses aventures de voyages! Voici son premier texte. 

Quand je pars en voyage, j’essaie toujours de me dépasser à un niveau quelconque, parce que je suis un peu moumoune dans la vie, alors je me lance des petits défis, aussi banals qu’ils puissent sembler pour certains. Et je m’assure de bien en parler autour de moi avant de partir, question de bien me mettre la pression et de ne pas pouvoir faire marche arrière. C’est comme ça que je me suis retrouvée à manger une mygale au Cambodge.

Je suis comme à peu près tout le monde par rapport aux araignées : je trouve ça dégueulasse et ça m’écœure d’en trouver chez moi, même petites. Mais avant de partir, j’avais appris que les mygales étaient une spécialité locale, servies même dans les restaurants gastronomiques du pays. Bien évidemment, j’ai commencé à me vanter devant mes collègues de travail que j’allais en manger une, et plus ils me disaient que j’étais folle, plus j’en remettais une couche. Toujours facile à dire quand t’es en train de manger tranquillement ton steak-frites à la cantine…

Dès les premiers jours de mon voyage, je me retrouve devant une table remplie de bibittes prêtes-à-manger et plus dégueulasses les unes que les autres, étalées comme dans un présentoir à bonbons : les fameuses mygales, des espèces de cloportes, des petits serpents piquées sur un bâton, etc. J’avoue que devant ce tableau, je me suis bien dégonflée et que j’ai dit à mon ami « Ok, peut-être pas tout de suite… ».

Photo Lisa Marie Grenier

Photo Lisa Marie Grenier

Deux semaines plus tard, je me sens cheap de ne toujours pas être passée à l’action. Le soleil décline déjà et je repars le soir-même. Je fais le tour du marché à Phnom Penh, qui est en train de fermer, en demandant « Spiders ? » à tout le monde. La seule réponse positive a été d’une femme qui m’a présenté un sac plastique bien remplis et qui grouillait encore… ça n’allait pas être possible ! Je retourne donc à l’hôtel avec mon ami pour attendre le tuk tuk qui devait nous conduire une heure plus tard à l’aéroport pour rentrer à Paris, la queue entre les jambes devant mes collègues qui n’avaient pas cru à mon audace avec raison. Je m’en voulais de ne pas avoir réussi à relever le seul défi que je m’étais donné pendant ce voyage.

Alors dans un élan soudain de détermination, j’ai demandé au premier tuk tuk du bord de m’amener au Palais Royal. Je savais qu’il y avait toujours des vendeurs installés là-bas… je me retrouve donc à nouveau confrontée à une belle table pleine de délicatesses locales. Pour un gros 25 cennes US, on me remet une belle grosse mygale frite dans un petit sac plastique. Sur le chemin de retour, j’avoue que je m’inquiète un peu du moment fatidique ou je devrai mettre ça dans ma bouche. On s’y prend comment d’ailleurs, avec ces grandes pattes qui partent dans tous les sens ?

Photo Jonk

Photo Jonk

Je commence donc justement par une patte, pour avoir une idée. Bon, c’est crunchy et on goûte presque juste l’huile à friture… mais il reste le corps, ça va pas être tout gluant ça ? C’est ce que j’ai découvert tandis que mon ami filmait l’expérience (ça prenait des preuves quand même non ?). Ce n’était pas si mal que ça finalement, c’était croustillant partout, et la seule chose qui finit par écœurer est le goût d’huile (je n’avais pas de petite sauce au poivre comme dans les restaurants moi !).

Comme disait la plupart des gens après avoir vu la vidéo : « Que tu y aies goûté, ok. Mais pourquoi tu l’as mangé au complet ? ». Bonne question. Parce que même si c’était moins pire que ce à quoi je m’attendais, et qu’on ne peut pas le voir sur la vidéo… j’avais les mains qui shakaient ben raide pendant que je la mangeais ! Et même après cette expérience, je suis toujours aussi écoeurée de trouver des petites bibittes chez nous…

Question de finir en beauté, je vous fais cadeau de la vidéo, en tenant à spécifier que je mange pas toujours la bouche ouverte comme ça, c’était juste pour ajouter une touche de drama!

Dégustation de mygale en 5 étapes from Lisa Marie on Vimeo.

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